‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 52 sur 170 · Peut-être la Oaxdva de Ptolémée^ YI · texte numérisé non relu

Peut-être la Oaxdva de Ptolémée^ YI

vinces se soulevèrent. D revint sur ses pas et { jusqu'en Arie (735). L'autorité do TAssyrie dura ques mois à peine après son départ, mais le so de cette expédition ne s'éteignit pas. Longtemps Touklat-habal-asar, on savait que les Assyriens \ dominé un moment les pays au sud du Caucase i mais on attribuait à Sémiramis tout Thonneur de quête. Il appartenait à la science moderne de re( cette erreur et de rendre à qui de droit tout le mé cette grande entreprise * .

Cet épisode brillant de l'histoire de l'Assyrie peine terminé, que des soins plus pressants app Touklat-habal-asar au sud et à l'ouest de son e Jusqu'alors les rapports de Juda avec l'Assyrie avai rares et indirects. Après sa défaite par Jehoash, Ae avait employé le reste de son règne à réparer ses Son fils Azariah ou Ozziah acheva la conquête d'É recouvra sur la mer Rouge le port d'Elath perdu Jehoshaphat. Surpris par la lèpre vers la fin de son il associa son fils Jotham au trône. Grâce à l'énergie deux princes, Juda redevint puissant et prospère au u même où le demi "^espoir d'Israël tombait avec Jérob Sa renommée se répandit au loin, et lorsque Hamath ; par Touklat-habal-asar chercha des appuis, elle mieux faire qu'implorer l'aide d'Azariah. Cet es» liance ne fut pas heureux et aurait pu avoir pour le des conséquences fâcheuses, si le monarque assyrien pas eu affaire en Médie*. Azariah et bientôt Jothan rurent en paix après avoir relevé leur royaume', au contraire, s'abaissait de plus en plus. Toute r< féroce de Menakhem ne put le mettre à l'abri c treprises assyriennes : il dut acheter leur retn prix de ses trésors*. Son fils Pékakhiah, qui lui suce

1. Cf. sur cette campagne: £. Norris, Assyrian Dictionc Namri, Zikroutt^ Ariarvay Araqouttou; Fr. Lenormant, Sur U gne de Teglathphalagar H dans l'Ariane, dans la Zeitschri p 48-55, 69-71. — 2. Voir p. 370. — 3. II Rois, xiv, 17-21 ; 32-38; II Chron^fixy, 25-28; xxvi-xxvii. — 4. II Rois, xv, ;

isassiné l'année d'après par un de ses généraux, Pekakh, fede Remaliah*. Pekakh gagna à ce meurtre un royaume )uisé et pressé de toutes parts. Damas n'avait pas gardé ttigtemps les garnisons de Jéroboam II : après un Benidar IV dont on ne sait rien', Retsîn ceignit la couronne. (ms sa direction, Damas sortit enfin de la torpeur où elle lit resté plongée pendant un demi-siècle et reprit la [ute main sur les affaires de Syrie. Il ne se sentit pas )OTd assez solidement établi pour tenir tête à TAssyrie reconnut la suzeraineté de Touklat-habal-asar ' ; mais Sud, dans les pays soumis jadis à Benhadar II et à 11, son ambition se donna carrière. Pekakh, trop de pour lui résister, trop pauvre pour l'éloigner à prix fent, se fit son vassal, et tous deux tournèrent leurs contre Juda. Un jeune homme de vingt ans, Akhaz*, it de succéder à Jotham : il fut battu en deux renconses campagnes furent ravagées, et les Juifs entraînés las encombrèrent les marchés d'esclaves de la Syrie. itôt les Édomites se révoltèrent, les Philistins se jeiX sur les villes du Midi et de l'Ouest, Beth-Shemes, Ion, Socho, Timnah ; dans une de ses pointes vers le I, Retzln poussa jusqu'aux bords de la mer Rouge et Ëlath. Comme malgré tout Akhaz résistait encore, les alliés résolurent de le détrôner et de mettre en sa une de leurs créatures, le fils de Tabéel, sur la fidédnquel ils pouvaient compter*. Dans cette extrémité, tourna les yeux Vers le seul prince assez puissant ir le tirer de danger et assez ambitieux pour saisir un texte d'intervenir en Palestine : il mit à sec les trésors temple et envoya une ambassade porter tribut au roi ïsyrie*.

klat-habal-asar a le nom altéré de Phoul. — 1. II RoiSf xv^ 22-25. '7, Ce Benhadar est mentionné dans les textes assyriens comme pcre ^RetsÎD. Cf. Schrader, Die Keilinschrif., p. 152-153.— 3. Voir p. 370.— 'JjbÈ textes assyriens l'appellent Jehoakhax, — 5. M. Oppert a supposé

fia nom du fils de Tabéet était Asriah d'après les monumentsassyriens la Chronologie bibliqucj etc., p. 29-32). J'ai admis, comme M. Schrafi l'identité de l'Asriyahou des monuments assyriens avec Azariah de £u— 6. II Rois, XVI, 1-8; II Chron., xxviir, 1-19 *, Jésaiahi'^iijNiiijTX.

Touklat-habal-asar accourut : voyant combien la fcwl de Retzîn avait augmenté pendant son absence, il u'^l qua point Damas de front, mais se jeta sur Israël. Vk\m n'était pas de taille à lutter et s'enferma dans SaioBiit,) laissant le reste du royaume à la discrétion du conquéniDktV Les tribus du Nord et de l'Est, déjà plus d'à moitié ruml*j pendant les guerres contre Damas , reçurent le detiù coup. Touklat-habal-asar « vint et prit Ijon, Abel-Brf Maacha, Janoha, Eedes, Hatzor, Giléad et la Gn^Sà même tout le pays de Naphtali, et en transporta le pie en Assyrie*.» Le royaume d'Israël ne s'étendit que sur le territoire d'Ephraîm et sur quelques cant voisins» Cette exécution sommaire remplit d'effroi la B lestine et précipita les soumissions. Hannon, roi < Gaza, qui en sa qualité d'ennemi d'Akhaz se croyait pi directement menacé, s'enfuit en Egypte ; le pays des F| listins se reconnut tributaire' (734). Soit crainte, i faiblesse réelle, Retzln avait laissé écraser son allié, « tenter aucune diversion : Touklat-habal-asar se retou aussitôt contre lui. Isolé qu'il était, il résista deux ana entières (733-732), mais à la fin ses forces s'épuisèn sa capitale fut prise et lui-même tué. Huit mille habita furent transportés à Kir, en Arménie, la contrée récb en province assyrienne, et rien ne subsista plus de l'i pire qu'elle avait exercé sur la Syrie*. Avant de s'él gner, Touklat-habal-asar convoqua ses vassaux (732),

1. II Rois, ZY, 29. -^ 2. Schrader, Die Keilinsehriften wid dot* TeftarMfit, p. 145-146.— 3. Il Rois, xvi, 9; cf. Isaîe, xvii, la Schrader, Die Kiitinschrifteriy p. 151-154 ; cf. Smith, The annak Tiglath-PileMer II, dans la Zeittchrifty 1889, p. 14. Voici autant qc peut la connaître, la liste des rois de Damas depuis Salomon :

Rëzon.

HÉZION (?)

Tabbimmon.

Bkn-hada» I*% Benhadar II.

Khazasl.

Denhadar III.

[Mariah.]

[Beniiadar IV.]

Retzîn, P)-732.

8^"^cinq rois se rendirent à son appel. Akhaz vint . ^e les autres apporter son tribut et remercier son licteur*, "^'v^^^nte la Syrie était conquise ou tributaire : il sem- ^^^ ^t que les Assyriens, pour compléter leur domination l'j^Y l'ancien monde, n* eussent plus qu'à passer en Egypte. ^^1^ Chaldée lès rappela des bords de la Méditerranée aux • "^"Ves de TEuphrate. Babylone leur restait toujours fidèle ^- ^^ les rois qui avaient succédé à Nabou-Natsir, Nâhid ^^\^33-731),Oukinzir et Poul (731-726), préféraient payer J^^B)ut plutôt que de courir les chances d'une lutte inégale. -'ïies petits princes du Sud furent plus rudement traités '• %|icore qu'ils ne l'avaient été dans la campagne de 745. "; % Dougab, le fils d'Amoukkan, je l'enfermai dans Sapiya '■ ^ ville royalj,; j'élevai des monceaux de cadavres devant W8 portes. Les plantations, les lentisques qui étaient devant son palais, je les coupai.... Toutes ses villes, je les

■ ai détruites, désolées, brûlées. Le pays de Beth-Shilân, ; celui de Beth-Amoukkan et de Sahalli, je les ai rendus

' déserts, je les ai changés en collines et en monceaux de

« débris. » Le reste du pays n'attendit pas l'arrivée des

'"^^ Assyriens pour s'humilier. Balazou (Bélésys), Nadin et

t^taèrne Mardouk-bal-idinna (Mérodach-Baladan), roi de

Beth-Yakin, vinrent apporter leur hommage sous les murs

de Sapiya. Beth-Yakin n'avait jamais encore prêté ser-

■ ment au roi d'Assyrie: c'était une longue bande de terrain étendue aux embouchures de l'Euphrate et du Tigre, protégée au nord et à Test par les marais, au sud par le solfe Persique, confinant à l'Êlam et au désert d'Arabie*.

■ ' La soumission de la Chaldée méridionale (731) fut le der-

nier fait important du règne. C'est à peine si la révolte de Multon II, roi de Tyr, et l'assassinat de Pekakh (729) rendirent nécessaire une nouvelle intervention en Syrie : Hoshea fut installé roi d'Israël en la place de sa victime et paya comme ■ cadeau d'avènement dix talents d'or et mille talents d'ar-

1. II liais, XVI, 10 ; Chron., xxvi, 20-21. — 2. Schrader, Die Kcih intchriftcn und das Alte Testament^ p. 128-132.

gent*. Quelque temps après, Touklat-habal-asar II m rut en paix à Kalakh, après dix huit-années d'un règnes les plus glorieux et les mieux remplis qu'ait ei gistrés rhistoire de son pays (727).

I«a Tliifft-deaxlènie et la Tlngt-trolfllème dynastie) Ethiopiens en lË^ypte s Plânkhi et tthabak $ ekut royaume d'Israël.

A la mort de Touklat-habal-asar une révolte gém éclata dans les pays nouvellement conquis : Israël i Phénicie entière prirent les armes. Salmanasar V acco en toute hâte. Un soulèvement des Kitiens contre Ty rendit la victoire facile : la Phénicie rentra dans le dev et Israël abandonné à ses propres forces n'osa pas rési Hoshea se résigna de nouveau à payer tribut, et sa mission conjura pour quelque temps encore le dange menaçait Samarie '

Pour quelque temps, mais non pour longtemps, H( n'était ni plus pervers ni plus méprisable que la pi des rois qui l'avaient devancé au trône; peut-être i valait-il mieux que beaucoup d'entre eux, car les i tions nationales, tout en le comprenant dans la cei générale qu'elles infligent aux princes d'Israël, affii que, « s'il fit ce qui déplaît à Jahveh, il ne le fit pa tant que ceux qui avaient été avant lui *. » Mais royaume ne se soutenait plus : les pays au delà du . dain, le territoire des tribus du nord, la Galilée, é1 perdus; le jour était venu où nulle énergie ne pc plus sauver Éphraïm. Chacun le savait, le disait tout et s'y résignait presque par avance. Gomme toujou prophètes voyaient dans ce qui arrivait le dessein de I « Samarie, disait le prophète Hoshea, sera désolée, ca s'est révoltée contre son Seigneur ; ses habitants tomb sous l'épée, leurs petits enfants seront écrasés, et oi

1. n Rois, XV, 30. Cf. Schrader, Die Keilimchriften und da Testament, p. 146 sqq. — 2. Ménandre d'Éphèse, dans Josèphe Jud., IX, 4. — 3. Il Rois, xvu, ^. — U..»lblà.^ yiyl^I.,

dra le sein de leurs femmes enceintes*. » Du fond de Juda, Jésaïah joignait sa voix à celle des voyants d'Israël : « Malieur à la couronne d'orgueil des ivrognes d'Éphraïm, à la fleur fanée, la gloire de leur parure, qui est au front de la grasse vallée de ces gens étourdis par le vin! — Voici, un fort et puissant homme vient de Dieu, comme une tempête de grêle, comme un orage destructeur; comme un tourbillon de grosses eaux débordées il jette tout à terre avec violence. — Elle est foulée aux pieds la couronne orgueilleuse des ivrognes d'Éphraïm ; — et la fleur fanée, gloire de leur parure, qui est au front de la grasse vallée, tombe comme une figue hâtive, avant la cueillée *. » Hosbea lutta du moins autant qu'il put, malgré les conseils et les prédictions sinistres. Babylone et TÉlam, ces ennemis perpétuels de TAssyriej, étaient si loin, qu'en ce temps de communications malaisées il ne devait pas compter sur leur appui ; Juda, les Philistins, Tyr, la Phénicie, étaient trop faibles pour s'engager de grand cœur dans une entreprise hasardeuse : toutes les anciennes alliances d'Israël lui manquaient à la fois. Il en chercha de nouvelles.

L'expédition de Sheshonq I»' en Palestine n'avait été dans l'histoire de la vingt-deuxième dynastie qu'un épisode glorieux, mais peu durable. Il était arrivé alors à l'Egypte ce qui arrive souvent aux peuples vieillis : l'avènement d'un prince actif et vaillant semble leur rendre quelque chose de leur vigueur première. Les troupes égyptiennes, même celles d'alors, bien commandées et lancées résolument contre les masses désordonnées des bandes syriennes, ne pouvaient manquer de réussir : Jérusalem tomba sous leur effort et les villes de la Judée devinrent la proie du vainqueur. Seulement, il n'y avait plus moyen de rendre cette supériorité permanente : les éléments en demeuraient sans efficacité dès qu'un Pharaon médiocre arrivait au pouvoir. On le vit bien dans les siècles qui suivirent. Les successeurs de Sheshonq ne surent pas tirer le même parti que

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