Oppert, let Sargonides^ p.) 46-47. — 2. Idem| ibid,^ p
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et nombre des meilleurs marins qu'il y eût au monde, ils furent tout naturellement amenés à employer des forces de mer aussi bien que des forces de terre à Tagrandissement de leur domination. Nous avons vu que dès le temps de Salmanasar les Assyriens s'étaient hasardés sur des navires, et, d'accord avec les Phéniciens du continent, avaient livré bataille aux flottes de la Tyr insulaire. Il est probable que le précédent ainsi établi fut suivi par les rois postérieurs et que Saryoukin et Sin-akhè-irib eurent, sinon d'une manière permanente, du moins par occasion, le service d'une flotte opérant sur la Méditerranée. Mais il y uvait une énorme différence à se servir des marines vas- ^ales sur les mers où elles étaient accoutumées, et à transférer aux extrémités opposées de l'empire les forces jusqu'alors confinées dans la Méditerranée. Cette pensée, qui certainement ne pouvait pas s'offrir à l'esprit du premier venu, paraît s'être présentée pour la première fois à Sin-akhè-irib. Il conçut l'idée d'avoir une marine sur les deux mers qui baignaient son empire, et, comme c'était sur la côte occidentale seulement qu'il avait une quantité suffisante d'ouvriers habiles et de matelots, il résolut do transporter de la côte occidentale à la côte orientale ce qu'il faudrait de Phéniciens pour lui permettre d'accomplir son projet. Les constructeurs de Tyr et de Sidon furent amenés à travers la Mésopotamie sur les bords du Tigre ; ils y construisirent pour le monarque assyrien une flotte de navires semblables à leurs propres galères, qui descendit la rivière jusqu'à son embouchure, et donna aux yeux étonnés des populations riveraines du golfe Persique un spectacle jusqu'alors inconnu dans ces eaux. Bien que les Ghaldéens eussent navigué depuis des siècles dans cette mer intérieure, cependant, ni comme matelots, ni comme constructeurs de navires, leur habileté n'était comparable à celle des Phéniciens, Les mâts et les voiles, la double rangée de rames, les éperons pointus des navires syriens, furent probablement des nouveautés pour les habitants de ces contrées lorsqu'ils virent pour la première fois déboucher du Tigre une flotte avçc laquelle leurs propres navires étaient
incapables de lutter*. » Les Susiens s'étaîcr une attaque par terre, et avaient sans doute forces le long de TEuphrate. L'invasion mari entièrement par surprise. « J'emmenai captifs dé Bet-Yakin, et leurs dieux, et les serviteurs lam. Je n*y laissai pas le moindre reste debc embarquai dans des vaisseaux et les menai si opposés; je fis diriger leurs pas vers TAssyrie, les villes de ces districts, je les démolis, je les cendres, je les changeai en déserts et en m ruines'. » Une diversion inattendue sauva les Si ruine complète. Le peuple de Babylone, voyant gagé dans une expédition lointaine, au delà d souleva de nouveau et remit le pouvoir à Sou révolte rappela Sin-akhè-irib en Chaldée. S vaincu, fait prisonnier et conduit en Assyrie jours après, Tarmée susienne, qui accourait au son allié , fut battue et refoulée, sans que cet assez décisif pour décider Koudour-Nakhounta La guerre recommença donc au printemps sui villes, que Soutrouk-Nakhounta avait gagnées à et qui jusqu'alors étaient restées au pouvoir des furent enlevées d'assaut et revinrent après plu ans aux mains de leurs anciens maîtres. Ce prem ouvrit à Sin-akhè-irib toute la partie basse de h qu'il mit à feu et à sang. « Trente-quatre grande les petites villes des environs, dont le nombre égal, je les assiégeai et les pris ; j'enlevai les < les démolis et les réduisis en cendres; je fis monte vastes cieux la fumée de leurs incendies comme c seul sacrifice. » La nouvelle de ces désastres remdour-Nakhounta de terreur • il ne se crut plus à Madaktou et se retira avec toute son armée a la ville de Khaïdali , dans les districts peu co: bornent la Médie, afin d'y préparer, à l'abri de s
1. G. Rawlinson, The five great Monarchies , t II, p. 1 2. J. Opparl, les Sargonidc», i^. «*&*, i. U^u^xiX., luuates, îaîL^
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tagncs, une résistance désespérée. Sin-akhè - irib n'alla pas le relancer dans sa dernière retraite. Au moment où il se préparait à marcher sur Madaktou, les augures se montrèrent si défavorables, qu'il préféra renoncer à sou expédition et rentrer en Assyrie. Trois mois après, Koudour-Nakhounta mourut, et, selon la coutume du pays, son jeune frère, Oumman-Minanou, lui succéda*.
Au retour, Sin-akhè-irib apprit que Souzoub, trompant la vigilance du préfet de Lakhir, son gardien, s'était ichappé de sa prison et réfugié dans les marais de la Ghaldée, d'où il essayait de soulever Babylone. La présence du roi d'Assyrie coupa court à ces tentatives. Souzoub, trop aible pour livrer bataille, n'eut que le temps de s'enfuir chez Oumman-Minanou. Il revint quelques mois après avec Talliance des Susiens, et les Babyloniens « lui confièrent la royauté des Soumirs et des Accads ». Afin de mieux s'assurer l'appui d'Oumman-Minanou et de se ménager les ressources qui lui manquaient, il ne craignit pas de commettre un sacrilège. « Il ouvrit le trésor du grand temple pyramidal; l'or et l'argent de Bel et de Zarpanit et des temples^ il le pilla pour le donner à Oumman-Minanou, roi d'Elam. Il lui fit mander : « Dispose tes troupes et divise tes forces, marche vers Babylone et fortifie nos mains*. » Grâce à cette subvention, le Susien refit son armée, détruite dans la campagne précédente. Les tribus de la Persido et du bas Euphrate firent leur jonction avec lui, et se réunirent à Babylone aux nouvelles le- Tées de Souzoub. « Ils vinrent pour commettre des crimes, comme des Arabes qui arrivent en masse et veulent piller. Au-dessus de la terre monta aux vastes cieux, sous leurs pas, comme une nuée de sauterelles, la poussière de leur marche*. » La bataille décisive de la guerre fut livrée près de Khalouli. Une première fois vaincue, mais non entamée, l'armée des rebelles s'était repliée, sans que le vainqueur osât l'attaquer dans sa retraite. H fallut que Sin-
1. Oppert, les Sargonides, p, 48. — 2. ldem,\I)\d.^'^. «iS. — 'î^A^^'ca.^ Ibid., p. 50,
BJSr, AJtG, ^
418 CHAPITKE X.
akhè-irib achetât au chef d'état-major d*Ouiï les plans de campagne des alliés. Malgré ce victoire ne fut obtenue qu'à grand'peine. • mouillée, les harnais, les armes prises dans nageaient tous dans le sang des ennemis, C( fleuve ; car les chars de bataille qui enlève bêtes avaient dans leurs courses écrasé les c( et les membres. J^entassai les cadavres de comme des trophées, et je leur coupai les mutilai ceux que je pris vivants comme des 1 et pour punition je leur coupai les mains' Minanou et Souzoub s'échappèrent presque l'aristocratie chaldéenne tomba aux mains < ou périt dans la bataille. Babylone fut prise, irib, exaspéré par le danger qu'il avait couru finir avec la cité rebelle. « La ville et les ter leurs fondations jusqu'à leur toit, je les abati les brûlai par le feu; les forteresses et les tours de briques et de terre, je les détruisis comblai le grand canal de leurs débris.» Dans tuaires violés, il trouva les statues du dieu déesse Sala, que le roi Mardouk-idin-akhè s de la ville de Hekali après la défaite de Te asar !•' quatre cent dix-huit ans auparavant, e Salmanasar I"', consacré par Bin-bal-idinna vi dieux de sa patrie. Ces trophées des antiques venus les trophées d'une victoire éclatante , portés à Ninive et installés triomphalement temples de la ville. Pendant huit années, Baby tié ruinée, resta sans roi et presque sans habitai rétablie dans toute sa splendeur que par Assoui La destruction de Babylone termina d'ui triomphante la carrière militaire de Sin-ak^ moins ne connaît-on que deux expéditions, assez peu importantes, qu'on puisse mettre da