‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 67 sur 170 · L'ASIE AU TEMPS DES SARGONIDES · texte numérisé non relu

L'ASIE AU TEMPS DES SARGONIDES

L'empire colonial avait éprouTÔ les mêmes Ticissitudes ^ que les villes du continent. Il avait continuô de croître ' jusqu'à Ithobaal I*' et même pendant le règne de ce prince. La Mauritanie et TEspagne du Sud, occupées en partie par des peuples mixtes nés de Talliance des Sémites avec les tribus indigènes, n'étaient déjà plus la limite extrême du commerce des Phéniciens vers TOccident. Les amiraux do Tyr avaient exploré la côte du Maroc bien loin au sud, et fondé, entre le détroit de 6adir et le Sénégal, des colonies nombreuses ; ils avaient remonté la côte d'Espagne, tra- Torsé la mer des Gaules et pénétré jusqu'aux lies do l'Étain, peut-être même jusque au delà do la Grande- Bretagne. Tyr était vraiment la métropole commerciale du monde entier. Les troubles qui suivirent la mort d'Ithobaal I*' interrompirent ce mouvement d'expansion et amoin-

1 drirent la force du pays au moment même où des ennemis i puissants commençaient à l'attaquer sur plusieurs points

2 à la fois. La marine étrusque arrêta ses progrès sur les côtes d'Italie et de Gaule, tandis que la marine grecque,

'^ après avoir enlevé dans la mer Egée ce qui restait de la

Histoire ancienne, t. III, p. 74-86. Pour juger de retendue dei renseignements que les monuments assyriens nous ont déjà fournil sur rhistoire intérieure de la Phénicie, il suffit de comparer les quelques pages que je lui ai consacrées au chapitre de Moyors qui traite de cette époque {Die Phœnixier, t. II, 1'*' Ttieil, p. 350-371). La liste des rois Tyriens a reçu également de notables développements, comme le prouve la liste suivante :

Abibal.

HlBOM 1*.

Abdastart.

(Anonyme).

ASTABT.

ASTARYM .

Phëlles.

Ituobaal I*.

Baletsor.

MCTTON !••

PTGMALIOIf.

[Hirom II] [MUTTON II]

Elouu [Ituobaal II]

[Baal]

Tieille colonisation Sidonienne, couvert de se les cdtes méridionales de TÂsie Mineure et { Chypre, s'aventurait jusqu'en Sicile. Em 734, un expédition fondait au pied de TEtna Naxos et IV 734 , les Corinthiens et les Gorcyréens bâtissa: cuse : en quelques années les Grecs occupèren cdte orientale et méridionale de Tlle. Carthage qu'ils avaient commencé. L'aristocratie tyrienne tée en Afrique y déploya, pour la grandeur de si patrie, l'activité qui avait fait la grandeur de dant les siècles précédents. La Ville neuve éclips sines, Utique, Âdrumète, Leptis, et ne tarda pas en rivalité d'intérêts avec la mère-patrie : soixar à peine après sa fondation, elle conquérait pour se la partie méridionale de la Sardaigne. Les Phéi Sicile, refoulés parles Grecs dans Makhanath (Pj Motya et Képher (Solonte), ceux de la côte d'E ceux de la côte d'Afrique, harassés sans cesse pa: bares, tous les peuples et tous les comptoirs que pèchée par ses guerres contre l'Assyrie ne pou défendre, se mirent sous la protection de Gart vieux nom national de Pœniy d'abord entendu sui du golfe Persique, résonna sur les eaux de la Méci et de l'Océan Atlantique, et l'empire Punique ren Occident l'empire Phénicien. Chypre fut conquise Assyriens en 708 ; Thasos par les Pariens à peu p le mêmetemps.Verslafin du règne d'Assour-ban- Phénicie n'avait plus une colonie qui reconnût g rite. Sa richesse et son commerce n'en souffriren a elle fit le métier de revendre aux peuples en ] « îles » et servit de commissionnaire en marchai monde entier, aux Carthaginois et aux Grecs comn d'Egypte et de Syrie. Sa force n'en était pas moins réduite à son territoire continental, elle garda asse gie pour résister aux assauts des conquérants étra pour succomber glorieusement, mais n'eut plus puissance effective pour peser d'un grand poids inées de la Syrie.

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