I. Jésatak, IV
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wraseul haut élevé en ce jour-là. Car il y a un jour assigné par le Dieu des armées, contre tout orgueilleux et hautain 6t contre tout homme qui s'élève, il sera abaissé ^ » Lb8 prévisions du prophète ne tardèrent pas à s'accom- |Iir. Lorsque Manashôh remplaça son père sur le trône, à fige de douze ans, le parti païen, tenu à l'écart pendant tente la durée du règne précédent, recommença de s*apter, et réussit bientôt à faire tomber le nouveau roi ims les errements de son grand-père, Akhaz. Il rétablit kg images et releva les bois sacrés, ce bâtit des autels l toute l'armée des cieux dans les deux parvis de la maison de l'Eternel '. » Le Baal et TÂstarté phénicienne brent adorés sur la montagne de Sion; la vallée de linnom, où Akhaz avait déjà sacrifié un de ses enfants, iiilde nouveau s'allumer le bûcher de Moloch. « Manashéh b, passer son fils par les flammes ; il pronostiqua les lemps et observa les augures, dressa un oracle de i^ons et de diseurs de bonne aveniure; il faisait de plus «i plus ce qui déplaît à Jahveh pour l'irriter '. » La )la8 grande partie de la nation suivit l'exemple du roi •l revint à l'idolâtrie. Beaucoup parmi les prophètes commencèrent à deviner par le moyen des rêves ou à proikétiser au nom de Baal. Beaucoup parmi les prêtres renièrent Jahveh et adorèrent les dieux de pierre et de bois. Dy eut autant de dieux qu'il y avait de villes dans le pays*. Us fidèles de l'ancienne religion furent dépouillés de leurs bens et mis à mort, malgré les malédictions des prophètes. *Manashéh répandit une grande abondance de sang inno- Q^tjusques à en remplir Jérusalem d'un bout à l'autre'*. » B'aprèsles traductions rabbiniques, le vieux Jesaîah périt <lan8 cette persécution : le roi, importuné de ses conseils ^ de ses anathèmes, le fit enfermer dans un tronc d'arbre Wdé, et scier en deux. Un roi pareil n'était guère à craindre pour l'Assyrie : il en resta l'humble vassal sa vie
\'Jitaiah, ii, 2-12. — 2. IV Rois, xxi, 1-6. — 3. Jér., n, 8, 20, 26-30. ■^b.llilow, XXI, 16.
BIST. A.RC. 1.^
durant, et obtint par là de mourir en trône * (640).
Le règne d'Ammon ne fut que le prolongein< de Manashéh : il se termina par une tragédie, assassiné (840) et remplacé par Joshiah, un en ans. Le parti sacerdotal s'empara de Tédu prince et gouverna sous son nom. Non-seulen tes étrangers furent proscrits de nouveau, mi fluence du grand prêtre Hilkiah une révolu ti( se prépara dont l'influence fut décisive sur les peuple. Les Juifs possédaient un grand noml historiques, dont nous n'avons plus que des fra plus vieux de ces documents, ceux du moins portaient aux époques les plus anciennes, d deux sources différentes : dans les uns Die Elohim, et Jahveh dans l'autre. Après avoir sieurs reprises des refontes portant sur dei style et d'arrangement, ils reçurent, vers 1 huitième siècle avant notre ère, une forme définitive. Le recueil qui fut divisé plus tare livres : la Genèse, l'Exode, le Lévitique et les No tient des récits traditionnels sur l'origine du na l'histoire du peuple hébreu jusqu'à la descente sur la sortie d'Egypte et les courses des Héb] désert, sur la prétendue législation mosaïque e de Moïse. Le tout forme une compilation doni mal soudées entre elles sont assez faciles à : Quels que soient le nombre et la nature des rei successifs auxquels elle a été soumise, on ne sai qu'elle n'ait été faite par un rédacteur ^é/ioms/e. employant dans sa narration le nom de Jahvel temps d'Hizkiah les lois et les prescriptions qu mait avaient suffi à diriger le peuple : l'app écrits prophétiques et surtout la crainte qui
1. Je n'ai pas cru devoir parler de sa captivité en Âss nement De nous étant connu que par le témoignage plu: des Chroniques (Il Chron., ïxnu, W \^^.
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parée des esprits depuis la chute de Samarie les firent trou- L Ter insuffisantes. On crut qu'elles ne défendaient plus as- [éez la pureté de la foi, qu'elles ne proscrivaient pas assez rêrement Tidolàtrie et les alliances avec l'étranger. De îonveaux prophètes apparurent qui renchérissaient ensur les menaces de jésaïah, et Jércmiah commença sa rière.
Dans la dix-huitième année du roi Joshiah (622), le grand ^tre Hilkiah et le scribe Shaphan annoncèrent qu'ils raient trouvé dans le temple le «Livre de la Loi* ». On sait lel sens les Orientaux attachaient à cette formule : elle [marquait simplement que l'auteur, pour donner plus d'au- }rité à son écrit, le plaçait sous la protection divine ou lui tuait une origine surnaturelle. Les prêtres égyptiens {tendaient avoir trouvé au pied de la statue des dieux chapitres les plus vénérés de leur Livre des morts elles traités les plus importants de leur littérature scieniSfique. Lorsqu'on lut au roi le nouvel écrit, il fut rempli J'épouvante et déchira ses vêtements. L'écrivain inconnu supposait que Moïse, arrivé au terme de sa carrière, avait voulu exhorter le peuple à respecter la loi. Il énumérait les commandements, les complétait de nouvelles prescriptions et surtout menaçait de châtiments terribles la moindre infidélité. Joshiah revenu de sa terreur convoqua les anciens et se rendit avec eux au temple, où les prophètes, les prêtres et les gens du peuple accoururent en foule. Il fit lire devant cette assemblée le nouveau « Livre de l'alliance », la eeconde loi [Deutéronome)^ et commença une réforme complète du culte. Les dieux étrangers qui étaient adorés dans le temple à côté de Jahveh furent détruits, les hauts-lieux de Salomon et de ses successeurs souillés à loisir. Quand tout fut purifié et que les prêtres des Baalim eurent été égorgés sur leurs propres autels, Joshiah ordonna de célébrer la Pâque « en la manière qu'il est prescrit au Livre de cette alliance. — Et certes jamais Pâque ne fut célébrée, ni au temps des juges qui avaient jugé en Israël, ni au