‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 70 sur 170 · II Rois, XXII · texte numérisé non relu

II Rois, XXII

temps des rois d'Israël et des rois de Juda, — comme celle Pâque qui fut célébrée en l'honneur de Jahveh, dans Jérur salem, la dix-huitième année du roi Joshiah^»

Les Juifs pouvaient réformer leur culte et se préparer par la pénitence au rôle qui leur était réservé dans le développement religieux de Thumanité; leur rôle politique touchait à sa fin. Impuissants comme les Araméens, comme les habitants de la Phénicie, ils ne devaient être d'aucun' secours aux Sémites dans la lutte contre les races aryennes de la Médie.

lA Hédle-ei le» mli^ratloB» Iraniennes.

Les contrées à Test de TAssyrie se divisent assez naturellement en deux régions : une région de montagnes qui sépare le bassin du Tigre de celui de la Caspienne, et une région de plaines qui s'en va au sud vers l'océan Indien, à l'est vers l'Helmend. La partie montagneuse s'appuie contre une sorte de massif à peu près triangulaire, élevé sur les côtés, déprimé au centre : les eaux accumulées au fond de la dépression y ont formé un grand lac sans issue*, allongé du N.-N.-O. au S.-S.-E., situé comme la mer Morte bien au-dessous du niveau de l'Océan et tellement saturé de sel que nul poisson n'y peut vivre. L'Bbourz se détache de ce massif à l'est, et, après avoir côtoyé la rive méridionale de la Caspienne, va rejoindre au loin rindou-Koush : un de ses sommets, le Démavend, s'élève en pyramide à près de vingt mille pieds dans les airs et passe pour être la plus haute montagne de cette région'. Sur le côté opposé courent cinq à six rangées parallèles, connues des géographes grecs et romains sous le nom de Khoatras et de Zagros. Elles sont dirigées en général dt N.-N.-O. au S.-S.-E. et forment une contrée entrecoupé» de torrents et de ravins profonds, de sommets presque inac

1. II RoiSy xxxii-xxxra; II Chron,, xxxiv-xxxv. — 2. Aujourd'hui 1 lac d*Ouroumiyèh. — 3. L'Ararat n'atteint que 17 000 pieds, et le ph haut pic du Caucase n'en dépasse pas 18 000.

.^.Mk

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es et de vallées fertiles qui débouchent sur TAssyrie am et portent leurs eaux dans le Tigre. Derrière ces naturelles, comme derrière les murs d'un vaste camp hé, s'étend un immense plateau légèrement ondulé

lisière, bien arrosée par de nombreux cours d'eau, )urrir une population nombreuse ; à mesure qu'on le de la lisière pour s'enfoncer dans l'intérieur du ,les rivières se perdent et le désert apparaît. Tout ce ans approcher de l'Egypte et de la Ghaldée, abondait jources. Les montagnes renferment du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent en petite quantité, rs espèces de marbre*, des pierres précieuses et sur- . lapis-lazuli fort estimé des anciens*. Nues parenelles sont le plus souvent revêtues d'épaisses forêts n, le chêne, le peuplier, s'étagent au-dessus du plane l, du noisetier et du saule. Les vallées du Zagros et roumiyèh sont de véritables vergers : elles produipoire, la pomme, le coing, la cerise, l'olive, la pêche, aît être indigène. Sur le plateau, les arbres ne crois- .'en petit nombre au voisinage des rivières et des

mais les parties où l'eau ne manque pas sont féen céréales et en légumes excellents. On y trouvait, le bêtes féroces appartenant aux espèces les plus rees, le lion, le tigre, le léopard'. Tours, une foule lux domestiques ou susceptibles de le devenir, Tâne î, le buffle, la chèvre, le chien, le dromadaire et le u à deux bosses, alors presque inconnu en Assyrie yypte, même plusieurs races de chevaux, dont une, mne, était renommée pour sa force, sa taille et son

•aces qui ont peuplé l'ancien monde avaient de tout Darcouru ces contrées. Les bandes Koushites et sétraversèrent le plateau du nord au sud, de Test st, mais sans s'y arrêter. Une première invasion

PC autres le marbre de Tebriz. — 2. Oa ne trouve plus aujourlapis-lazuli dans ces contrées — 3. Le lion, le tigre et le léoi presque disparu aujourd'hui. -- 4. G. Rawlinson, The five narchies, t. 11^ p. 251-305.

aryenne y laissa plusieurs peuplades échel tre la Bactriane et l'Asie Mineure^. La plus celle des Mata ou Matiani, avait comme jal« établissements la route suivie par les émigr ques-unes des familles qui la composaient éta en Sogdiane* ; le gros de la nation s'était fixé lac d'Ouroumiyèh, dans ce qui fut plus tard la I patène'; une tribu, emportée par l'esprit d'avei poussé de là jusque sur les bords del'Halys^ Les avaient trouvé le pays à leur convenance etTava dans toute son étendue. Ils le défendirent long succès contre les attaques des Aryens au nord mites à l'ouest. Les grands rois de la dix-huitiè tie n'arrivèrent pas jusqu'à eux; les premie rants assyriens, Touklat-Adar et Touklat-habe n'essayèrent pas de franchir la barrière que les EJboatras et du Zagros opposaient à leur ambiti< tamèrent à peine quelques tribus descendues c gnes dans les plaines arrosées par le Tigre, neuvième siècle seulement, à partir de Toukh et d'Assour-nazir-habal, que les Assyriens com: à gagner du terrain sur les nations de l'Est.

Sauf les Mata, Assour-nazir-habal ne trouva ( que des populations touraniennes. C'étaient en ligne, et à commencer par le sud, le Kharkharet 1 le Kharkhar sur le haut Gyndès et le haut Khc Namri, séparé de l'Assyrie par le Zab inférieur, 1 à cheval sur le Zagros et étendus au loin vers 1' la partie occidentale de leur territoire habitée < au moins par des populations d'origine koushite. du Namri et par delà le Zab supérieur commença de Khoubouskia, qui courait le long du mont I depuis la passe de Rowandiz jusqu'aux environs <

1. G. Rawlinson, The five great Monarchies, t. II, p. 371-3 dotuSy 1. 1, p. 546. — 2. Fr. Lenormant, Lettres assyriologiqrie, t. I, p. 24.— 3. Pline, H. iV., IV, 16. —4. Hérodote 5. Thotmès III et Amenhotep II ne paraissent pas avoir d dépassé Ninive

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^ Van. Placés en contact immédiat avec l'Assyrie, les peu- ^ Épies de ces régions ne furent pas épargnés; ils n'en ré- -^ flistèrent pas moins avec obstination et se firent détruire à moitié plutôt que de se soumettre. Derrière eux Assournazir-habal et Salmanasar IV rencontrèrent, dans le bassin st d'Ouroumyièh, les Mata, qui touchaient au Khoubouskia, 1 puis le Madakhir, sur les rives septentrionales, et le se KJiarrou, sur les rives orientales du lac. Au delà du Khar- ^ k roUy mais tirant vers le sud, le Mesa ; enfin, séparés du ftïï Mesa par « trois pics qui se perdent dans les nues et is dont nul oiseau n'atteindrait le sommet dans son vol », le •: pays de Giratbounda et ses cinq cents villes * . Au sud de . ces régions commençaient le pays d'Arazias*, qui confinait à la fois au Kharkhar et au Namri, et par delà TAraâas, le peuple de Barsou ou Parsou, qui dominait alors depuis le grand désert jusqu'à la Caspienne'. Salmanasar UI écrasa toutes ces tribus, comme son père avait fait avant lui. En 842, pendant sa quatrième campagne, • l'ardeur de la poursuite l'entraîna plus loin que le Parsou, dans des régions où nul prince assyrien n'avait pénétré avant lui. Il y rencontra un peuple nouveau, les Amadal ou Mada!, qu'il battit et soumit au tribut.

Les Mèdes appartenaient à la race indo-européenne et formaient avec les Perses Je gros de la famille iranienne. Ils portaient le nom générique d'Aryas *, et remontaient par le souvenir jusqu'aux âges où ils vivaient dans l'Airyanem-Vâedjô *, aux abords du plateau de Pamir. Un de leurs livres sacrés raconte qu'avant de venir se fixer sur le sol de l'Iran ils avaient longtemps couru le monde et habité des terres diverses qu'Ahoura-Mazdâ, le dieu bienfaisant, créait pour eux, mais d'où les manœuvres du mauvais principe, Angro-Mainyous, finissaient toujours par les chasser*. Forcés par le froid de quitter l'Airyanem-

t. Les Cadusii des auteurs antiques, aujourd'hui le Ghilân et le Mazanderân. — 2. La Médie propre. — 3. Fr. LeDormant, Lettres assyriologiques, 1" série, t. I, p. 23-26. —4. Hérodote, Vfl, 62 : 01 ôè Mtiôoi ixaXéovTo icaXat icpà; icdcvrcov 'Aptoi. — 5. « Demeure des Aryens. • — 6. Vendidad-Sadé, I*' Fargard Ce texte géographique a élé l*ohjot de

Vaôdjô, ils se répandirent sur la Çoughdhâ • de Môurou •. Les guerres civiles et les incuri mades voisins les contraignirent de s'exiler fois. Ils remontèrent vers l'est, dans Bâ. pays des hautes bannières*, » puis vers dans la contrée de Niçâya, « qui est entre Môurou*. » Jusqu'alors ils étaient restés en le bassin de TOxus : la crainte des tribus tour avait retenus d'escalader les pentes de l'Hind* d'aborder le plateau qui s'étend de la Gaspieni Indien. Au sortir du Niçaya, ils y pénétrèren rôyou ' et descendirent sur le Vâekereta-Douhz se séparèrent en plusieurs corps de nation'. Les sèrent l'Haraqaïti*, l'Haêtoumat*, et débouchèi vallée de l'Indus, Heptahendou *" ; ils y rejoij tribus d'origine aryenne qui s'y trouvaient déji dirent dans leur masse. Les autres poussèn sud-ouest et ne s'arrêtèrent qu'à la limite o l'Élam, dans un canton montagneux qu'ils Parçâ — la Perse. Les Mèdes, au lieu de s'en: le désert cpii sépare le bassin de l'Helmend di gros, s'élevèrent lentement vers le nord-ouest

nombreux travaux. Cfr. Rhode, Die Heilige Sage di p. 61 sqq. ; Lassen, Indische AUerthumskunde, t. I, Kiepert, dans les Monatsh. d. BerL Akad,j 1856; Spi t. I, p. 59-67, et Commentar, t. I, p. M8; Haug, The ofthe Vendidad, dans Bunsen, EgypVs place, t. III; Fr Lettres assyrtologiquety l^ série, t. I, p. 29-34. Les don phiques sont acceptées en général comme étant d'une i goureuse ; voir pourtant M. Bréal. — 1. La Sogdiane des siques. — 2. La Margiane, le Margous des inscriptions i aujourd'hui le canton de Merv. — 3. C'est-à-dire « le siège d Blkhdhî est la Bakhtris des textes perses, la Bac triai Ntvata de Strabon et de Ptolémée (VI, 10, 4) — 5. Harait Âria ou Ariana des auteurs classiques. — 6. D'après Lasse Seîstan actuel, où se trouve la ville ruinée de Doushal sur la rive orientale du lac Hamoun, au sud des em! l'Helmend. — 7. Le Vendidad-Sadé n'indique en cet end directions : vers la Médie et vers l'Inde. — 8. Arakouttouà Arachosia des géographes grecs. ~~ 9. Position incertair Pendjab actuel.

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-. rOurvâ*, le Khnenta Vehrkanâ^, puis inclinèrent vers le :: sud et s'établirent à Torient des Parsouas, dans les con- : trécs de Rhagâ* et de Tchakhrâ*, où Salmanasar IV dut t les rencontrer en 841.

Les Perses no paraissent pas avoir rencontré beaucoup l de résistance : les peuplades koushites et touraniennes jr assez clairsemées qui habitaient entre TÉlam et la Car- :n manie ne tinrent pas devant eux^ Les Mèdes durent con- >; quérir pied à pied le sol de leur nouvelle patrie. L'histoire V a perdu le détail de leurs premières luttes contre les Tou- ;; raniens, mais les traditions persanes ont conservé jusqu'au ? moyen âge le récit des exploits fabuleux qui les signalèrent et les noms des héros légendaires qui y furent engagés. Â partir du neuvième siècle avant notre ère, les indications des monuments assyriens nous permettent d'entrevoir les progrès de la conquête aryenne vers Toccident.En 831, Salmanasar IV trouvait encore le pays dans l'état que nous avons décrit plus haut. Presque aussitôt après sa retraite, les Mèdes se mirent en mouvement dans la direction du Zagros. Les Parsouas, acculés à l'Assyrie vers l'ouest, au désert vers le sud, n'eurent d'autre ressource que de se réfugier dans les cantons montagneux qui formèrent plus tard la province de Parthyène. En moins de vingt ans les Aryens franchirent l'espace qui les séparait de la frontière assyrienne : ils s'emparèrent du pays de Yarena* et du pays d'IHipi ^ Les campagnes do

1 . Ni Lassen n! Spiegel n'ont proposé d'identification précise pour ce nom. M. Haug place l'Ourvâ dans le Kaboulistan, sur la route de Tlnde ; M. Meineke dans la partie orientale de la Parthyène. M. Fr. Lenormant le rapproche du pays nommé Ourivdn dans les monuments assyriens, VApauarctisene d'Isidore, $ 13^ VApavortene de Pline, VI, 18. — 2. Le Varkdna des inscriptions perses, THyrcanie des Grecs et des Romains, aujourd'hui le Djourdjan. — 3. Sauf, je crois, M. Kiepert, tous les commentateurs sont d'accord pour voir dans Rhagâ, Rhagae, > la plus grande ville de Médie, » au dire d'Isidore, §7.-4. Karkhy à l'extrémité nordouest du Khorassan, d*après M. Haug. — 5. Fr. Lenormant, Histoire ancienne, t. II, p. 331-332. — 6. Le quatorzième séjour des Iraniens, d'après le Vendidad ; peut-être la Khnrênê de Strabon (1. XI), la Khoariné d'Isidore, § 8, la Choara de Pline, VI, 17. — 7. D'après M. Oppert Vlllipi ou lUibi serait l'Albanie. M. Fr. LcnotmauX ^jcUtw a\«>j[T\»\A-

Samsi-Bin III (820-816) les forcèrent de s'arr ment ; mais durant les règnes qui suivirent, momentanée de TAssyrie favorisa leurs entrep laissa toute liberté de s'affermir dans leur conqi plus d'un demi-siècle après Bin-nirari, To asar II ramena les armées assyriennes vers Te: s'étendait déjà du Zagros au désert et des frc tentrionales de TÉlam aux bords de la Gasp: nations qui avaient jadis possédé ce vaste te unes avaient été ou dispersées ou réduites € d'autres avaient émigré, comme les Parsouas unes maintenaient à grand* peine un reste d'inc Le Kharkhar et le Namri avaient perdu toute ] leurs domaines qui était située sur le plateau. '. avaient partout l'avantage sur les peuples de T Quelques siècles après ces événements, au te Grecs connurent les Iraniens, les légendes po] les convenances politiques avaient déjà ait en de la conquête. Les Perses , successeurs des IV. l'empire d'Asie, ne pouvaient admettre qu' de leur race eût été si récemment encore vassal de l'Assyrie. Ils composèrent pour cet une sorte de roman glorieux, dont Gtésias de cueillit et consigna dans ses livres les principale tions. Vers 788, quand Bin-nirari III venait i vaincre les premières tribus aryennes de la Méd place la révolte d'Arbakès, la prise de Ninive, et la d'un grand empire mède qui se prolongea sans in jusqu'à Kyros. Les noms de ces prétendus rois m ainsi que les années de leur règne; il créa pièces une dynastie*. Les monuments assyriens donné la preuve de cette fraude. Lorsque Toukl

giques, 1" série, 1. 1, p. 38-41) a montré que c'était la Médie — 1. M. Haug pense que les mots qui servent à désigner s la seizième station des Iraniens signifient « sur les bords â Ce ne peut être en ce cas que le littoral de la mer Caspien Tabaristân. — 2. Fr. Lenormant, Lettres assyriennes j 1'* p. 26-41. — 3. Yolney sl dëto\neA \;i \]Ci^\.\iç»dft dont Ctésia;

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}ar n envahit la Médie, dans les années qyn corresondent au règne du prétendu Mandaukas, le pays était ^parti entre un grand nombre de chefs indépendants qui Eerçaient Tautorité chacun sur son canton ou sur sa ville, t ne relevaient d'aucun pouvoir supérieur. Il se borna à induire vers l'Inde quelques expéditions lointaines, et à ire sur le plateau de l'Iran quelques razzias productives, ingt ans plus tard, Saryoukin entreprit sérieusement la mquête du pays. Il l'envahit vers 712, à la tête d'une >inbreuse armée, s'empara de la plupart des villes et les mexa à l'Assyrie, construisit sur plusieurs points impor-

ur fabriquer sa dynastie. Plaçant la liste qu'il donne des rois mèdes sôté de celle que fournit Hérodote :

HÉRODOTK OTtSUS

Interrègne « Arbakès 28

Délokès 53 Mandaukas 50

Sosarmos 30

Artykas 50

Phraortès 22 Arbianès 22

Artœos 4

Artynès 22

Kyaxarès 40 Astybaras 40

i voit que, tout en changeant leâ noms d'Hérodote, Ctésias répète is nombres deux à deux :

I Arbianès. •• 22 Artœos 40) Artynès .... 22 [Kyaxarès 40

Astybaras ..40)

la place des quatre premiers rois, Hérodote indiquait Délokès et 1 interrègne de longueur indéterminée. Ctésias prit pour les cinlante-trois ans de Délokès le nombre rond de cinquante ans, et subitua à rinterrègne un règne qu'il évalua à la durée moyenne d'une ^nération humaine. Il appliqua à ce nouveau couple royal le procédé I reproduction dont il s'était servi pour le couple précédent :

Arbakès.... 28)

i Mandaukas. 50 {interrègne.. . a

Sosarmos... 30) Artykas .... 50

La substitution do vingt-huit pour trente au règne d'Arbakès n'est que pour donner à tout le catalogue un air de vraisemblance. (Cf. 3lney, Recherches sur Vhistoire ancienne, 1. 1, p. 144 sqq. ; G. Rawison, HerodotuMfi. I, p. 329-330).

taniâ des forteresses destinées à maintenir s sujets dans l'obéissance. Fidèle aux tradition tique assyrienne, il transporta des Mèdes dî vinces occidentales de son empire, à Hamath, ( Syrie, et sema la Médie de colonies syriennes des Juifs de Samarie fut établie de la sorte a^ peuples aryens •. Comme tribut enfin, il en année l'envoi d'un certain nombre d'étalons domination comprenait toute la province de M le pays de Bikni, à l'est *, jusqu'au canton de confins de l'Atropatêne'. Il régnait en souvera les chefs de cette région, sur celui d'Allabria ^ d'Ellibi, sur les princes d'Agazi% d'Ouriakk banda% de Zikarlou^, et sur vingt autres dont vons où placer les domaines '. Sin-akhè-irib n peine à conserver la suzeraineté de l'Assyrie : A idin, dans sa dixième année (671), pénétra ( dans le Bikni . Pendant un demi-siècle, la Méd plétement sous la dépendance des rois de Nir Ici encore les traditions nationales avaient trar époque de soumission en un temps de gloire, racontèrent à Hérodote que vers 708, c'est-à-d ment où Saryoukin venait de coloniser une part toutes les tribus éparses de la Médie s'étaient un corps de nation et avaient fondé le royaume y avait chez les Mèdes un homme sage, à qui Déîokès, le fils de Phraortès. Ce Déïokès, en

1. II Rois, xvn, 6; xvm, 11. — 2. Le pays de Bikni , la p; de la Médie à Test, parait répondre aux environs de la vil xnée (VI, 2, 17) appelle 'Aêixaiva (Fr. Lenormant, Lettrée ques, !'• série, 1. 1, p. 45). — 3. Fr. Lenormant, l. l, — 4. I mant (op. cit., p. 36-37) voit dans Allahria une forme tou nom Barô-Berezàiti de l'Elbourz, et dans le canton d'AlL trict situé au nord de Rhagae, dans la montagne. — 5. Var 'AyaÇa ou 'AYaya de Ptolémée, VI, 2, 8, dans TAtropatêne. Cire r*AXoOaxa de Ptolémée, VI, 2, 10. — 7. Probablem pada des inscriptions achéménides, la Camhadinê d'Isidore ^5. —-8. La Sagartie des auteurs classiques. — 9. Cf. Fr. op. cit.^ p. 4449.

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louvoir, fit comme il suit : Les Mèdes vivaient par bourrades; lui qui était, dès avant cela, des plus considcrôs Uns la sienne, mit de plus en plus son étude à la praique de la justice; et il en agissait ainsi quand le lésordre était grand par toute la Médie, sachant combien l'injustice est ennemie du juste. Les Mèdes de sa bourgade, voyant ses manières, le choisirent pour leur juge, Bt lui, comme il courtisait le pouvoir, était droit et juste, agissant de la sorte, il eut louange non petite de ses oncitoyens, à ce point qu'apprenant ceux des autres »ourgades qui avaient été jusqu'alors frappés d'injustes entences, comment Déïokès était le seul homme qui ageât selon le droit, dès qu'ouïrent Ja chose, tout ontents accoururent vers Déïokès et, jugés eux aussi, b la fin ne s'adressèrent plus à aucun autre. Gomme la bille des clients augmentait toujours à mesure qu'on se lersuadait de l'équité de ses jugements, voyant Déïokès [ue tout reposait sur lui, plus ne voulut s'asseoir au lieu ïik s'asseyant jusqu'alors avait rendu justice, et assura pi'il ne voulait plus juger; car point ne trouvait son x>mpte à négliger ses propres affaires pour juger tous es jours celles d'autrui. Les rapines et le désordre révélant dans les cantons plus qu'ils n'avaient fait auparavant, les Mèdes s'assemblèrent en un même lieu et se M>n8ultèrent entre eux, parlant sur ce qu'il convenait Taire. Selon ce que je pense, les amis de Déïokès parlèrent plus que tous les autres : « Nous ne pouvons «c continuer d'habiter le pays dans l'état où nous sommes, «c Allons, établissons un d'entre nous comme roi, et ainsi « le pays sera bien gouverné et nous retournerons à nos tf affaires, et nous ne serons pas maintenus par l'injustice « dans un état de trouble perpétuel. » Parlant à peu près ainsi, ils se persuadèrent qu'ils voulaient un roi. Et sur le champ on examina qui on élirait roi : Déïokès fut proposé et fort loué par un chacun, si bien qu'ils convinrent do rélire roi^ » Une fois maître, Déïokès se construisit un

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