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accomplit toutes choses avec art et vérité, Phtah ; enfin, quand il est le Dieu bon et bienfaisant, Osiris^, » Ammon, Imhotep, Phtah, Osiris, n'étaient pas adorés indifféremment par tout le pays. Chaque nome de TÉgypte, de même qu'il avait sa dynastie, avait son Dieu national qui était une des formes et portait un des noms du Dieu unique. Formes et noms du Dieu unique s'étaient partagé la vallée en autant de domaines qu'il y avait de nomes et avaient constitué à côté de la féodalité politique une sorte de féodalité divine. Toum régnait sur Héliopolis; Théni et plus tard Abydos, étaient sous l'autorité immédiate d'Osiris; Ammon possédait Thèbes, et Phtah vint dans les temps historiques s'établir à Memphis. Chacun de ces dieux, identique en substance au dieu des autres nomes, reconnaissait de bonne grâce cette identité fondamentale. Ammon de Thèbes, donnait l'hospitalité dans son temple à Min ou Khem de Coptos, à Toum d'Héliopolis, à Phtah de Memphis, qui, de leur côté, lui faisaient place auprès d'eux dans leurs propres sanctuaires. L'habitude de réunir dans une même adoration les formes différentes de la divinité amenait perpétuellement leur fusion en une seule et même personne, Sevek du Fayoum, associé à Râ, se changeait en Sevek-Râ; Phtah se confondait avec Sokari, sous le nom de Phtah-Sokari ; et celui-ci, rapproché d'Osiris, devenait Phtah-Sokar-Osiris. Tous les types divins se pénétraient réciproquement et s'absorbaient dans le Dieu suprême. Leur division, même poussée à l'infini, ne rompait en aucune manière l'unité de la substance divine : on pouvait multiplier à volonté les noms et les formes de Dieu, on ne multipliait jamais Dieu.
Son action s'étendant sur le chaos primordial, le débrouilla sans effort. U dit au soleil : « Viens à moi, » et le soleil, venant à lui, commença de briller. A son ordre, Shou, le lumin'^.ux, aplanit la terre et sépara les eaux en deux masses distinctes. L'une, répandue à la surface du 8ol, donna naissance aux fleuves et à l'Océan ; l'autre, sus-