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1. AapÊîo; jièv xàiiY)Xo;, Ka(i6uaYi; oà ôeffTCÔTTj;, Kûpoç ôè irarripi i éxanyiXeue Tiâvxa ta irpaYfJtaxa.... (Hérodote, III, 89). — 2. Hci ïll , 91 -, EWen, Vw . Bùl , ,\ , ^\,
pc. Tout l'argent brut qu'on irecevait était ooulé dans vases de terre et conservé dans les trésors royaux, L il ne sortait que pour être monnayé selon les bels ou le caprice du moment. L'impôt en nature n'était moins considérable. L'Egypte fournissait le blé néudre aux 120 000 hommes qui l'occupaient mili tairait ^ Les Mèdes donnaient chaque imnée 100 000 mouîi, 4000 mulets, 3000 chevaux; les Arméniens, 30 000 lains^; les gens de Babylone, 500 jeunes eunuques; ^ilicie, 366 chevaux blancs, un pour chaque jour de .née^ Les taxes royales n'avaient rien d'exagéré, mais s ne sauraient donner la mesure des charges que suptait chaque province. Les satrapes ne recevaient aucun tement de l'État : ils vivaient sur le pays avec leur te et se faisaient payer largement par les indigènes. Le 1 gouvernement de Babylone rendait dmque jour à son sesseur une pleine artabe d'argent* : l'Egypte, l'Inde, Médie, la Syrie, ne devaient pas rapporter beaucoup Qs, et les provinces les plus pauvres n'étaient pas les ns lourdement frappées. Les satrapes coûtaient à entrer au moins autant que le roi.
vec tous ses défauts, oe système était de beaucoup préble à celui qu'on avait employé jusqu'alors, dasis tout ient. Il assurait au souverain un budget régulier, molles provinces sous sa main, et rendait les révoltes natales fort difficiles. La mort de chaque roi ne fut pas rie comme autrefois de soulèvements dont la compres- L remplissait une bonne partie du règne suivant. Darios it pas seulement la gloire d'organiser l'empire perse : il iva une forme de gouvernement qui servit désormais ype aux grands États orientaux. Sa renommée d'orga- Lteur a même nui à sa gloire militaire : on a trop sout oublié qu'il avait agrandi ses domaines dans le temps il en réglait l'administration. A force de victoires, les
Hérodote, 111,91. ^2. Strabon, 1. XI, 13, 14. — 3. Hérodole, lit, YI, 42. — 4. Id., I, 192. Cela fait par an, en poids, prci de 1 000 francs de notre monnaie.
548 CHAPITRE Xm»
Perses en étaient arrivés à ne plus trouver d'issues qm dans deux directions opposées, à l'est vers Tlnde, à Tooest vers la Grèce. Partout ailleurs ils étaient arrêtés parda mers ou par des obstacles presque infranchissables m, lourdes armées de Tépoque, au nord : la mer Noire, le G» case, la Caspienne, les steppes de la Tartarie ; au sud, k mer Erythrée, le plateau sablonneux de l'Arabie, le déni | d'Afrique. Un moment, vers 512, on put croire qu'ils il* laient se jeter à lest^ Du haut des montagnes qui Invnent l'Iran, ils dominaient au loin les immenses plainfl de THeptahendou (Pendjab). Darios envahit ce pays,yc(»quit des territoires étendus, dont il forma une satrapie iMHh velle, celle de l'Inde, puis, renonçant à pousser plus km vers le Gange, fit reconnaître les régions du sud. Un flotte construite à Peukéla et placée sous les ordres d'm amiral grec, Skylax de Karyanda, descendit l'Indos jusqnl son embouchure et soumit sur son passage les tribus qai bordaient les deux rives du fleuve. Parvenue à la mer, die cingla vers le couchant et releva en moins de trente mé les côtes de la Gédrosie et de l'Arabie.
Une fois engagés dans l'Inde, les Perses auraient pi y fournir sans grand péril une carrière brillante (â lucrative. Je ne sais quelle circonstance les empêcbi de poursuivre leurs premiers succès et ramena leur attention sur les pays de l'Occident. Darios forma le dessein de soumettre les Grecs d'Europe. Mais, avant de se lancer dans cette expédition, la prudence lui commandait de conquérir ou du moins d'effrayer les peuples qui auraient pu inquiéter sa marche : il attaqua les Scythes. Dne première expédition, commandée par Ariaramnès, satrape I de Cappadoce, franchit le Pont-Euxin, débarqua sur la côte | opposée quelques milliers d'hommes et ramena des prison- | niers qui fournirent aux généraux perses toutes les informations dont ils avaient besoin^. Darios, renseigné
1. La satrapie de Tlnde n*est pas nommée dans rinscription de Béhistoun, mais se trouve sur les listes de Persépolis et de Nacb-i- Roustem. L'expédition de Darios doit donc se placer entre 515 et 512.^ , Pers;ca, ^ \Ç>.
par eux, franchit le Bosphore avec huit cent mille hommes , soumit la côte orientale de la Thrace et passa le Danube sur un pont de bateaux construit par les Grrecs d'Ionie (5u8). Les Scythes n'acceptèrent point la bataille qu'il leur offrait : ils détruisirent les fourrages, comblèrent les puits, emmenèrent le bétail et se retirèrent dans l'intérieur, le laissant aux prises avec la famine et les difficultés du terrain. L'intendance perse avait pris ses précautions et rassemblé toutes les provisions nécessaires : deux mois durant, Darios parcourut les steppes de l'Ister au Tanaîs. Il pénétra au cœur même de la Russie, brûla les villages, saccagea tout ce qu'il rencontra, puis revint vers le sud sans autre perte que celle de quelques malades. Pendant son absence, les Barbares avaient engagé les ftrecs à détruire le pont de bateaux et à retourner chacun dans sa ville. Miltiades d'Athènes, tyran de Ghersonèse, voulait qu'on suivît leur conseil : HistisposdeMilet s'y opposa, et son avis prévalut*. Darios, revenu sain et sauf, rentra en Asie, après avoir laissé à Mégabyzos une armée le quatre-vingt mille hommes qui soumit l'une après l'autre les tribus indigènes et les villes grecques de la Thrace et força le roi de Macédoine à se reconnaître tributaire (506). L'expédition de Scythie est considérée d'orlinaire comme un caprice de despote : en fait, ce fut une entreprise bien conçue et bien menée. Elle valut à la Perse me province nouvelle, la province de Thrace, et, ce qui valait mieux, elle assura à l'empire la tranquillité. Les Scyihes terrifiés se gardèrent bien de l'inquiéter et en res- )ectèrent désormais les frontières. Darios, assuré de ce iôté, fut libre de poursuivre ses projets de conquête sur 'Occident.
La Thrace et la Macédoine soumises d'une part, les Brecs de la Cyrénaïque réduits de l'autre (506), les Perses se trouvaient mis directement en contact avec la Grèce propre. L'invasion qu'ils méditaient fut prévenue par une révolte de la Grèce d'Asie. Il n'entre pas dans le plan de