BIST. ANC
\'m ifartii"
sieurs signes alphabétiques correspondant à chacune des articulations dont ils sont formés. Dans ce cas ils peuvent se placer :
1** Derrière tous les signes alphabétiques dont ils sont l'équivalent syllabique, '"'^ ^ j^ { , NOTseM, doux, agréabh; \y\^ AS, flûte, roseau;
2" Entre detix dés signés alphabétiques '"'^ \ j^, miseu, 3"* Devant tout ou paftié des signes alphabétiques |\,
NOTSeM, f P, AS.
On trouve, enfin « à côté des signes idphabétiques on grand nombre de signes idéographiques, t^arfois ils servent à rendre dans récriture une idée exprimée dans ie langage
par uti mot plu» ou inoins long t |, se lit ^, pareil, et
signifie dieu; j, se lit ^,,^®, et signifie vie. Lé plus souvent ib ne se lisent pas et lietitrent dans la dasse deë détih minatifêé On appelle iètenninatifk les signés d'idée placés après Texpression phonétique de chaque mot« de maniàre à figurer aux yeux par une image Tobjet ou Tidée dont les signés précédent^ ùotis donnent la valeur littérale. Le
mot j^ OBD, pain, se compose de deux parties : la première '^ â j^honétiqiié est formée dû s^abiqitié ^, AQt et dé son Complément i, q; là seconde <bb> représenté Tohjet même, ù pain, Leâ déterminatifk ^nt de detit r^ ture&. Les uns ne éonvienùeût qu'à un seul objet où à uni seule idée s ee sont le» détenûinatif» ipioiawt;. L'oreille f est un déterminatif spécial i ettr elle né s'emploie ijue dané
les motà qui expriment l'idée dWeillé: (DP^9, JlfesfM
Î'P^Âi^KB, „,^9iDeN. Les avitres sk)n.t génériques, c*est-jiire se placent après un grand noinbre dé racines àtd n'ont ^ué des rapports éloignés de sens lés unes avécW
autres. Ainsi, ]3l détermine : i"* tous les mots qui marquent ua actQ matéri4 à» î% bouche : j ]^>\ 3l* ^» mangifi
LES EGRirURGS DO MONDE ORIENTAL. 5M
^^MHenv, crier; ^ J^^ tsod» parler; a* tous les mots qui jonarquent une idée abstraite^ entraînant ou pouvant en-
- ^traîner un acte matérid de la bouche JE, 3^^ kseif^ m^
g 4là«r; @ 31^ *^^» connattre, savoir; i^Sl^ ap. Juger. " Quand le même mot a plusieurs déterminatus^ c'est ordi*
nairement le dernier qui donne le sens de la racine, { ^^
\j[^59» B'eteB, a le déterminatif des saisons i ou i, dV bord, le chevd ^ ensuite. Il signifie : cheval , attelage de dkevaax*
es
Le nombre des déterminatifs est considérable; voici U liite de ceux qu*on trouve le plus firéquemment dans les ^textes :
^^[w^m^ 1* [PE], ciel, plafond; a* élever, supériorité. ■ '^* Tf^' ^^^^* obscurité.
Lt; o « 1* [BA] I soleil, lumière ou absence de lumière ; a* divisions du ^ temps.
^J **« y pays montagneux, par suite pays étrangers, TÉgypte étant '^ un pays de plaines.
t O* 1* circonscription dé territoire; a* ville ou village*
i SB* nome.
; -^-^1 JaZUit Teau et toutes les idées d*arrosage, de lavage, da ^ purification, de soif qui 8*y rattachent
' (|, le feu, la chaleur, la flamme.
^, ]| , llioamie et la femme ordinairef.
4 • JBt les dieux, les ancêtres, les rois, toutes léft persorniti vénérables.
M>, toutes les actions : i* de la bouche, a* de la pensée*
^. le TtfOB, la tranquillité, h lafblcsseï»
^, J. redonlKML
^, i* rimpiété, le crime; a* rennemi.
*)( , !• la hauteur; a* Texaltation, la joie.
1^ , 1* le chef; a* la dignité.
j^, 1* f entant; a* Téducation; 3* le renouvellement
j , 1* embaumement ; a* rites , usages ; 3** images , formes.
TSV., 1* la chevelure, les poils; a* la noirceur; 3* le deuil.
j^.^ 1* la vue; a* la veille; 3** la science.
JÊt ^ 1** Todorat; a** la respiration; 3** la joie, le plûâ 4* la tristesse; 5* la prison.
,, \, 1* Talimentation ; la parole; 3* les matières terreuil 4* \ seul, les districts, les villes.
, toutes les actions exigeant le développement d'une foc .^-A, réioignement, récartement.
J , j , A , /v , la marche dans les diverses directions.
7 , 1* les cpiadrupèdes; a* la peau et les objets en peau.
i|^, 1, les membres.
^^, les oiseaux et les insectes.
'V«, 1* la petitesse; a* le mal, Timpiété.
), les arbres.
«»-v-, le bois.
4t, 1* les herbages; a* les plantes en général.
CjI, les édiGces.
, 1* les chemins; a* la marche; 3* le temps écoulé. , la pierre.
, i"* les barques; a** la navigation; 3* le voyage. ^, i" le vent; a* la (raicheur.
wjnm, i* écriture*, Y\Yt^%\ ^* ^^\tiXmx^\ 3!* toutes les idées i
LES ÉCRITCRES DO MONDE ORrEXTAL. 597
, 1** écriture; i* peinture; 3* ie lien, Tattache.
|l , les étoffes.
%M, ^^ les différents liquides, vin, lait, parfum, etc. » •, les matières granulées, blé, couleurs, sable, etc. 1*" Tembaumement; a* les comptes, les calciUs.
Pour mieux faire comprendre ie jeu des différents éléents dont se composait récriture égyptienne, on me pcrettra de donner la transcription et l'analyse d'un passage iprunté à la grande stèle triomphale de Thotmès 111 :
) premier groupe J ^ , se lit ei; il est composé du sylla-
^ue J et de la lettre \^ et veut dire aller. '"^ ^, iv-/. N t rindice du passé, et / le pronom de la première perntoe du singulier. EI-N-I, se traduit donc je suis allé.
, DU est donner, J , / est encore une fois ie pronom de la
emière personne : Di7-/, je rfo/i/ie, /accorde. ^^^^^•"^» tata, termine par v— ', signifie : écraser, assommer; ^^n, k, i le pronom de la seconde personne du masculin singujr. TatA'K, tu écrases. Le signe v-, trois fois répété pour
arquer le plurid, se lit un, oêr, grand, chef; g\^^t terminé par ie signe des pays étrangers » ^^^ est le nom i la côte cananéenne Tsàhi : oér-u, Tsàhi, les chefs de ys de Tsàhi. Tous ces mots réunis forment un premier embre de phrase : flÎN-I DU-I TATA-K OER-U TSAHi. suis allé,j accorde [que] ta écrases les chefs de Tsàhi. Dans
second membre de phrase se trouvent ^^ ^^j, ses', je-
^; Y m, seT, pronom de la troisième personne du plurid ;
^, KHCR, sous; \\, signe idéographique se lisant rut, les
eds; ^vn, K, toi; @ ^ , KHer, littéralement à la suite de, cution adverbiale qui signifie ici avec; ^^-é^ser, et régété
trois fois pour ie plurid, ser-u; f^, aeif, pronom delà troisième personne du piurid, dont les deux éléments alphabétiques 5 et ^ sont suivis des trois barres III, signe idéographique du pluriel. En réunissant toutes ces don nées on a le membre de phrase : SeS'-I SeT KHeR lUTei KHeT SeT'USeN, je jette eux (les chefs) sous [les] pieds à toi avec [les] pays d'eux.
L'écriture hiéroglyphique ne s'employait guère que sur les monuments publics ou privés; pour les usages de h vie courante et pour la propagation des œuvres littéraires, on se servait aune éo-iture cursive dérivée des hiéro* glyphes et nommée hiératique, par les modernes. Tandis que les hiéroglyphiques s'écrivaient indifféremment de droite à gauche ou de gauche à droite, l'écriture hiératique s'écrivait toujours de droite à gauche. En voici quelques spécimens. Le premier emprunté au papyrus Prisse (xi'dy^ nastie] \
se transcrit lettre à lettre :
BAN BD eM KHoPeR NoWeR BO mal en devient ie l^en.
Les dçux suivants nous reportent à la i^x* dynastie :
MÛ N nA KHoPeRD DVT H*eR Ri PÀ AQ •au une être faire à vieille fut%
eW BaN UÀS M NaKHTO de lui ienom [est] Thébaîdeeu Force *.
1, Pap, Prisse, pi. V, 1. 1. — a. Pûp. â^Orhimy, p . VI, L 6. — 3.^ 5ail^///^pl. 1,1. 6.
LES ÉGRITURES DU MONDB ORIENTAL. 500
iç dernier est d'épo^oe gréco-romaine :
fi?
NeB eM BaK eM K KHoPRU Nq( ARU d*ov épervier ent^tr^n^formatiopTua^flMt'.
E^tre la XjV et la }piv* dynastie, le systèqie hiératique se amplifia pour la commodité des transactions commerciales, ù^ caractères s'abrégèrent, diminuèrent de qombre et de voldtne et formèrent une troisième sorte dt^écriture, U l^ylaire ou démotique, employée d^Qs les <x)ntrats à par- . , du règne de Shapak et de Tahr^qà. L*éti|de du déqio- ^que a été négligée à cause des di^cultés que présente le âéebifiremeiit et de Taridité des textes connus jusqu*]^ prélent. Le passage suivant :
WN-AMWAUToPenMARaKH eWAN en lai U était monde du le lieu ne sut lui Point ',
suffira à montrer ce qu'était devenue entre les mains des derniers Égyptiens récriture }ârge et hardie det vieux scribes.
Origine dm Falphabet pliéalcleii i ses dérHrés ^rlens*
Les Assyriens s'étaient arrêtés au syllabisme, les Égyptiens avaient trouvé le caractère alphabétique sans pouvoir se débarrasser des syllabes et des idéogrammes, des homophones et des polyphones : les Phéniciens inventèrent Talphabet proprement dit\
Dès le début, Champollion émit Topinion que rdpha-
1. Pa». de Ikmbuf, nT S, p. 3, L 30. — s. lonuui démotiam, f/L I|I, L 1. — 9. Platon, Phmifm, p. 374; Dîodore, I, i5; Tadts, Ammiit XI, i4«etc.
ÔOO CHAPITKE XV.
bet phénicien dérivait des hiéroglyphes d*Égypte\ Ses idées développées par Salvolini *, modifiées par MM. Ck Lenormanl et Van Drivd, n^avaient reçu aucune consécntion scientiGque , lorsque M. de Rougé reprit le problème pour son compte et en donna la solution ^. II prouva qu'ai temps où les Pasteurs régnaient en Egypte, les CanaoéeiK avaient choisi, parmi les formes de récriture cursive.oi certain nombre de caractères répondant aux articulatioa fondamentales de leur langue. Sa démonstration , repith duite en ^iemagne par MM. Lauth, Brugsch et £bers,fiit considérée comme décisive et les résultats en ont été admis généralement \
L'alphabet phénicien se compose de vingt-deux lettres, dont quinze sont assez peu altérées pour qu'on reconnaisse leur prototype égyptien du premier coup d'œil, et donl les autres se ramènent au type hiératique sans blesser les lois de la vraisemblance*.
1. Leiire à M, Dacier, p. 8o. — s. Analyse grammaticale de tinscnpt» de Rosette, p. 86 sqq. — 3. Dans un mémoire lu en iSbg devant l Académie des inscriptions et belles-lettres , publié en 1 874 , par M. J. de Rougé. — 4. M. Halévy a essayé de prouver que le caractère phénicien dérivait non pas des formes hiératiques, mais des formes hiéro^yphiques deT^ criture égyptienne {Mélanges dépigraphie sémitique, p, 168-180).- 5. De Rouge i Mémoire sw la pT«^QL^ai\A\v,'^V.L
Cet dphabet, employé d'abord dans le pays de Canaan, 8*y modifia selon les localités et tonna successivement les alphabets araniéens, palmyréniens , hébreux. Transporté par les Sidoniens et les Tyriens dans les contrées ou les menait le commerce, il devint comme la souche commune d'où se détachèrent tous les sdphabets du monde connu, depuis Tlnde et la Mongolie, jusqu'à la Gaule et l'Espagne. Je n'ai pas à m'inquiéter ici des systèmes qu'il enfanta chez les peuples de l'extrême Orient ou de l'extrême Occident': il me suffira de montrer comment de Phënicie il passa en Grèce, puis de Grèce en Italie.
Les Grecs connaissaient l'origine phénicienne de leur alphabet. La tradition la plus accréditée, parmi eux, attribuait à Kadmos l'honneur d'avoir le premier répandu l'écriture sur le continent européen * ; d'autres légendes nommaient, au lieu de Kadmos, Orphée*, Linos*, Musée* et surtout Palamède. Les titres de Palamède à l'invention ou plutôt à la propagation de l'alphabet parurent si bien fondés qu'on essaya de trouver une combinaison qui réservât ses prétentions sans diminuer la gloire de Kadmos. On imagina que Kadmos avait apporté en Grèce un alphabet de seize ou dix-huit lettres, complété plus tard par Palamède. Les lettres cadméennes primitives étaient, selon les uns. A, B. r, A, E, I, K, A, M, N, G, H. P, S, T, T; selon les autres, A, B, T, A,E,Z, I, K, A, M, N, 0, P, S, T, T, O. Les lettres de Palamède étaient tantôt au nombre de trois : O, <I>, X, tantôt au nombre de quatre : Z, <t>, 0, X, ou bien, H, >P', O, X, ou d'autres encore'. La science moderne a prouvé qu'en matière d'alphabet comme en bien autre chose, les Grecs s'étaient laissé trop vite emporter à leur imagination. L'alphabet cadméen se composait des vingt-deux lettres de l'alphabet phénicien plus ou moins modifiées pour satisfaire aux exigences de la phonétique grecque. Les gutturales douces et les semi-voyelles des
1. Hérodote, V, 58. — a. Alcidam. Cont Palamed. p. 75, t. VIII, ëdit. Reiske. — 3. Diodore, III, 66. — à» Bekker, Anecdota grœca, t. II, p. 785. — 5. Servius, Ad, jEneîd. H. 83; Plutaroue. Symposion, IX, 3; nine,lf.J^.VII,56,etc.
langues sémitiques qui n'avaient que faire dans les idiomes helléniques furent transformées en voyelles véritables : ]^ en A, a; ^ en 3, e; y en X, X , on, y; o en O, o; Ot en 1 , 1. Uaspirée g prit double valeur : elle fut selon les cas une voyelle longue ou un signe d^aspiration. De ces alifr* rations de valeur résulta un dphabet que les inscriptions archaïques de Thérf^ nous ont conservé en entier.
tiHB
*'■ Jlll IIIMI JIIJI|
■ v.JU'^^yT*
■jv
. I . Il 'm
ILIUH
mmmt