‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 91 sur 170 · ALPHABETS ARCHAÏQUES DE TH^AA · texte numérisé non relu

ALPHABETS ARCHAÏQUES DE TH^AA

Sur les textes les plus anciens il siéent de droite à gauche comme son prototype phénicien; puis, Tusage s'introduisit de ranger les lettres en lignes flexueuses autour des figures qui ornaient le monument Cette

LES ECRITURES DO MONlB ORIENTAL. (M)3

rappela à l'esprit des cootemporains la marche du bœuf attelé k la chiurrue, que H laboureur fait reveoir sur luinéme pour tracer un second sillon à côté du premier; ils \\Mi donnèrent le nom de Boustrophédon, qui lui resta. Plus (tvd, on substitua aux lignes flexueuses des lignes droites ^parallèles dans lesquelles la direction des caractères alter- (Hait régulièrement : la première ligne était écrite de droite )^ gauche , la seconde de gauche à droite, et ainsi de suite •jusqu'à la fin du texte. Le boustrophédon servit de transi- ^ tion entre les systèmes sémitiques où les lignes se lisent ^de droite à gauche , et le système européen où toutes les lignes se lisent de gauche à droite.

L'alphabet cadméen ne tarda pas à s'idtérer sdon les

iieux et à former des variétés qu'on divise parfois en deux

dasses, plus souvent en quatre : i* les alphabets éolo-do-

Wiens en usage dans la Béotie, l'Eubée et les colonies chai-

odiennes, la Phocide, la Locride, la Laconie, l'Élide,

l!Acbaîe et ses colonies, Egine, Mégare, Céphallénie, la

^hessalie et laGrande^rèce^ 2* l'alphabet attique; 3* les

alphabets des Grecs insulaires; 4* Vdphabet ionien. Le

|dus complet, l'alphabet éolo-dorien, compte vingt-huit

«îgnes répondant à autant d'articulations distinctes ; le

plus incommode est l'alphabet attique. Tous restèrent en

usage jusqu'à la fin du v^ siècle avant notre ère : sous Tar-

'chontat d'Euclide en l'an II de la xcvi* olympiade (4o3

av. J. G.) les Athéniens se décidèrent à adopter l'alphabet

' ionien de vingt-quatre lettres et leur exemple fut bientôt

suivi par tous les peuples de la Grèce. Il n'y eut plus désor-

' Hiais qu'un alphabet commun :

ABrA£ZHeiKÂMNSOnPSTT<I>X'rO

, différant sensiblement de l'ancien alphabet cadméen par l'ordonnance et la nature des lettres.

De Grèce l'alphabet cadméen se répandit sur tous les pays environnants. L'Asie Mineure ne nous a pas encore livré de monuments assez anciens pour nous permettre de suivre l'histoire des transformations que subirent les écritures d'origine phénicienne chez les différents peuples de la côte ou de l'intérieur. Les alphabets des inscnptions

lyciennes et phrygiennes ne

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