‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 4)Chapitre 36 sur 190 · Brugsch, Reiseberichte aus Ægypten, p. 149 sqq · texte numérisé non relu

Brugsch, Reiseberichte aus Ægypten, p. 149 sqq

grand sanctuaire d’Ammon Thèbain'. La lutte se prolongea plusieurs années, pendant laquelle la ténacité des Khëtas, toujours vaincus mais toujours prêts à recommencer, lassa la patience de leurs adversaires. De guerre lasse, Séti traita avec le roi Motour (Motener) et conclut une alliance offensive et défensive qui dura jusqu’à sa mort.

Désormais la frontière égyptiennne ne dépassa plus lembouchure de l’Oronte : l’autorité des Pharaons, restreinte à la Syrie du Sud et à la Phénicie, n’en devint que plus solide sur ces contrées. Au lieu d’exiger simplement le tribut, Séti imposa aux peuples vaincus des gouverneurs de race égyptienne et mit des garnisons permanentes dans les places fortes, Gaza, Ascalon, Mageddo : la révolte devint moins facile et la paix mieux assurée”. C'était là un grand résultat, mais, si on le compare aux résultats obtenus par Thotmès III, on ne peut s’empêcher de remarquer combien l'Egypte était plus puissante au temps de la dix-huitième dynastie. Jamais les Pharaons d’alors n'auraient considéré les roïtelets syriens comme des égaux avec qui l’on pouvait conclure une paix honorable : ils ne voyaient en eux que des ennemis qu'il fallait vaincre, ou des rebelles qu’il fallait châtier. La guerre se terminait par leur soumission sans conditions ou par leur ruine complète, mais non par une simple convention. Séti avait beau se décerner les titres de vainqueur du Routen et du Pount, se vanter de ses victoires sur les Bédouins, proclamer que son empire s’étendait des bords de la Méditerranée aux bras du Vent (Bab-el-Mandeb) : les régions adjacentes à l’Euphrate Jui échappaient sans retour. Il ne pouvait aller guerroyer à son gré en Mésopotamie ou en Chaldée : un petit peuple, la veille inconnu, tenait ses armées en échec et lui barraït le chemin de la haute Asie.

Du vivant de son père, il avait épousé une ‘princesse de l’ancienne famille royale, petite-fille d’Amenhotep III, et nommée Tai comme sa grand'mère : il avait de la

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