‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 4)Chapitre 75 sur 190 · RA-SEHER PETSEBAST, Ierov6dorts · texte numérisé non relu

RA-SEHER PETSEBAST, Ierov6dorts

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'Occey® III. — RA-OUSOR-PTAH STEPENRA PSEMOUT. Wappods IV. — — — Zi.

VINGT-QUATRIÈME DYNASTIE SAITE (Tawnekht, Téyvaris, Tvépaydo:, Tvepaydds, Necyaërc.) [. — RA-OUAH-KA BOKENRANW. Béxoug

Hérodote, II, 136-138; Diodore, I, 65.

facées par le temps furent gravées à nouveau. Thèbes, placée directement sous l’autorité de la reine Ameniritis, profita largement de la bienveillance de ses nouveaux maîtres, À Louqgsor, on refit la décoration de la porte placée entre les deux massifs du grand pylone; à Karnak, on répara plusieurs parties du temple d'Ammon. Pour trouver les bras nécessaires, Shabak remplaça la peine de mort par celle des travaux publics, et cette politique bien entendue lui valut par toute l'Egypte un renom de clémence ?. Le pays, rendu enfin à la tranquillité, commença de réparer ses ruines avec cette puissance de vitalité merveilleuse dont il avait déjà donné tant de preuves.

Une renaissance aussi inattendue devait attirer l’attention des peuples étrangers. Si naguère encore les rois d'Israël et de Juda avaient recherché l’appui d’un roitelet confiné à Tanis dans un coin du Delta, que ne devaientils pas faire pour s'assurer l’amitié d’un prince dont la domination s’étendait des régions fabuleuses de l’Éthiopie aux rives de la Méditerranée, et qui pouvait mettre sur pied des armées aussi considérables que celles du roi d’Assyrie ? Phéniciens, Juifs et Philistins, tous les peuples que l’ambition de Touklat-habal-asar avait inquiétés, sentirent que, si le salut pouvait venir de quelque part, ce ne pouvait être que d'Égypte. Hoshea envoya des présents à Shabak et lui demanda son alliance contre Salmanasar*, Divers motifs poussaient l’Éthiopien à bien accueillir ces ouvertures. Il savait que ses prédécesseurs égyptiens avaient possédé la Palestine et porté leurs

1. Sharpe, Egypt. Inscript., I, 30; cf. de Rougé, Sur quelques monuments du règne de Tahraka, dans le Recueil, I, p. 12, 20-21; Goodwin, Upon an inscription of the reign of Shabaka, dans Chabas, Mélanges égyptologiques, 3° série, t. I, p. 349 sqq. — 2. Hérodote, II, 137; Diodore, I, 65. — 3. II, Rois xvur, 4. Le texte hébreu nomme ND, Sévé, Soua; S6, le Pharaon auquel Hoshea s’adressa; d’autre part les textes assyriens nomment Shabak, SHABÉ et son successeur Shabatak, SHABTIÉ. M. Oppert a donné la raison deces divergences extraordinaires entre l’égyptien, l’assyrien et l’hébreu (Mémoire sur les rapports de l’Egypte et de l’Assyrie, p. 12-14). Le ghéez possède une classe de gutturales * particulières qu’on ne retrouve dans aucune autre des langues sémitiques et dont une entrait dans le nom des deux monarques éthiopiens. L’hé-

armes jusqu’au Tigre : ce qui avait été jadis possible et glorieux lui paraissait être possible encore à l’heure présente. Et quand même le désir d'ajouter un nom de plus à la longue liste des Pharaons conquérants ne#W’aurait pas bien disposé en faveur des Juifs, la prudence lui conseillait de ne pas les décourager. Le progrès des Assyriens vers l’isthme de Suez, lent d’abord, avait pris depuis vingt ans une rapidité menaçante et devenait pour l'Egypte une source de craintes perpétuelles. Il fallait ou vaincre les nouveaux maîtres de l’Asie et les rejeter au delà de l’'Euphrate, ou du moins maintenir devant eux une barrière de petits royaumes, contre laquelle vint s’amortir l’effort de leurs attaques. Shabak affecta de considérer les présents d’Hoshea comme un tribut et ses demandes de secours comme un hommage : les murailles de Karnak, qui avaient jadis enregistré tant de fois les noms des peuples vaincus, enregistrèrent complaisamment ce que la vanité de l’Éthiopien appelait « les tributs de la Syrie ».

Ces négociations n’avaient pu être si secrètement conduites qu’elles échappassent à l’attention des Assyriens. Salmanasar, informé de ce qui se passait, manda Hoshea près de lui, et le Juif, pris à l'improviste, dut obéir aux ordres de son suzerain. S'il s’était imaginé pouvoir justifier sa conduite, cette illusion fut cruellement déçue : il fut jeté en prison et y disparut oublié de tous. L'armée assyrienne entra sur le territoire d'Israël et mit une dernière fois le siége devant Samarie. L’aristocratie d'Éphraïm, breu supprime entièrement cette lettre embarrassante, Sévé, Soua, S6 ; l’égyptien lui donne pour équivalent le son plus rude de k, 7, Shabak ; l’assyrien enfin prend un terme moyen entre ces deux extrêmes

et rend la lettre en question par un signe qui équivaut à peu près au

y hébraïque. On a donc pour les noms des rois éthiopeins la gamme de variantes :

Éthiopien. Égyptien. Assyrien. Hébreu. Grec.

ns

Shabak' Shabak Shabé' Sévé, Soua, So Saëéxuy (Hér.) Shabatok @iShabatol ÆShabnie es... 2 Zebiywc,

Tahraga Tahraqga Targou Tihrakah Teagxù (Strab.) Tüpxoc, Oxpotxns (J0S.) Tépaxos,

Za6dxwv

rivée de son chef, n’en résista pas moins bravement. Shabak ne jugea pas à propos d'intervenir au profit d’alliés dont la cause paraissait si complétement perdue, mais le secours vint d’autre part. Tyr avait fini par triompher des Kitiens et son roi Louliya venait de se révolter à son tour contre l’Assyrie. Salmanasar laissa un £orps d’armée devant Samarie et se rendit de sa personne en Phénicie. Le domaine de terre ferme des Tyriens tomba rapidement en son pouvoir, mais la ville elle-même, protégée par la mer, défiait tous ses efforts. Il rassembla chez ses vassaux de Sidon, de (rebel et d’Arad soixante vaisseaux sur lesquels il embarqua des troupes assyriennes, afin de tenter une descente dans l’île. Cette flotte fut détruite par une escadre de douze navires tyriens, et cinq cents Assyriens tombèrent aux mains de l’ennemi. Salmanasar renonça dès lors à toute attaque directe, et changea la guerre en une sorte de blocus continental, dans l’espoir que le manque d’eau obligerait Tyr à se rendre’. Il y usa les forces de son royaume et le reste de sa vie : le blocus de Tyr et celui de Samarie duraient déjà depuis deux ans, quand il mourut sans laisser d’enfants, après cinq années de règne. Saryoukin (Sargon), l’un des grands officiers de la couronne, lui succéda dans le commandement de l’armée et dans l'administration de l'empire ?.

1. Ménandre d’Éphèse dans Josèphe, Ant. Jud., VIIL. — 2. Voici, autant qu’il est permis de le rétablir, le tableau de la seconde dynastie assyrienne :

I. — BEL-KAT-IRASSOU (vers IX. — SALMAN-ASAR IIT (827- 1020-1010). 822).

IT. — SALMAN-asaR IL (1010- [ASSOUR - DANIN -HABAL] 990). (829-822).

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