‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 5)Chapitre 62 sur 96 · G. Maspero, Du genre épistolaire, p · texte numérisé non relu

G. Maspero, Du genre épistolaire, p

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rent mieux CsiirQ et défaire les rois à leur gré. Dès la fin de la vingt et unième dynastie, l'Egypte se trouvait en proie aux étrangers : elle n'eut plus d'autres maîtres que ceux qu'il leur plut lui infliger*.

Lies Sémites et les villes situées à Torient du Delta eurent d'abord le dessus. Vers le milieu de la vingtième dynastie, un Syrien nommé BebaP vint s'établir à Bubaste ou dans les environs. Ses descendants y prospérèrent, et le cinquième d'entre eux, nommé Sheshonk, épousa une princesse de sang royal, Meht-en-ousekb. Son fils Nimrod joignit aux dignités religieuses dont il était revêtu le titre militaire de commandant des Mashouash. Son petit-fils Sheshonq eut une fortune plus brillante encore. On le rencontre tout d'abord traité de Majesté^ et qualifié Prince des princes, ce qui semble montrer qu'il tenait le premier rang

Surmi les chefs des Mashouash. Plus tard,- il marie son fils sorkon à la fille du dernier roi Tanite, Hor«-Psiounkhâ« Meïamoun, le Psousennès II de Manéthon. A la mort de ce prince, il s'empare de la couronne et fonde une nouvelle dynastie, la vingt-deuxième^. C'était donc une famille sémite que le hasard des événements portait jusqu'au trône d'Egypte : malgré sa longue résidence sur le sol de sa par trie adoptive, elle n'avait perdu ni le souvenir de son origine ni la mémoire de ses dieux nationaux. Officiellement Sheshonq rendait hommage à Ammon-Râ, à Isis, à Bast surtout ; en particulier il conservait le culte des divinités syriennes et faisait acheter en Palestine des esclaves mâles et femelles pour honorer son père Nimrod, à la mode de ses ancêtres*. Il sut d'ailleurs ramener les petits chefs à l'obéissance et réunir l'Egypte entière sous un même sceptre. Si du côté de l'Ethiopie il ne parvint pas à sou-

l.Brugacb, tfistotre, i. l,y. 1^1 '2kU^ 2. he nom esiéçrit Bouai (bis), soïi Bmibouai. Il me paraît être analogue au nom hébreu, i;i2. -^ 3. Lep-

sius, Veher die XXII JEgyptische Kônigidyiiastie, p. 262 sqq. ; Brugsch, Histoire d^Égypte, t, I, p. 219-222. — 4. Idem, dans la Zeitsehrift, 1871, p. 85-86. Le tableau de la vingt et unième dynastie peut se dresser à peu près comme il suit :

340 CHAPITRE VIll.

mettre les princes de Napata, en Syrie sa politique fut plus heureuse. Sans rompre avec Salomon, il ouvrit son royaume à tous les mécontents : Hadad Tlduméen et Jéroboam trouvèrent asile auprès de lui. Cinq années après le schisme des tribus il envahit la Syrie et « monta contre Jérusalem». Tous les trésors que Salomon avait amassés dans le temple et dans le palais tombèrent entre ses mains ^: de là il passa dans Israël, dont les forteresses lui ouvrirent leurs portes sans résistance*. De retour dans son royaume, il fit graver sur les murailles de Ramak le nom des villes qu'il avait réduites. Ce fut là, avec le butin qu'il rapporta, le profit le plus net de sa campagne; il mourut bientôt après, et ses successeurs ne songèrent pas à revendiquer la suzeraineté qu'il avait un moment exercée sur la Syrie. Après la retraite de Sheshonq, Juda et Israël ne firent que s'enfoncer de plus en plus dans leurs guerres civiles, Jéroboam mourut en 908 et son fils Nadab fut assassiné devant Gibbéthon par Baesha, fils d'Akhijah, après deux années de règne. Le nouveau roi se jeta sur Juda, où Asa, fils d'Abijam, petit-fils de Rehabeam, venait de monter sur le trône, et fortifia Rama à deux lieues au nord de Jérusalem. Asa, qui avait su repousser, au dire de la légende, une armée prodigieuse d'Ëthiopiens et de Libyens*, ne se crut

VINGT ET UNIEBIE DYNASTIE TANITE.

I. — RA'NOUTER-KHOPER 8TEPENA11BN Si MENTOU MbUmOUN, X|i(vj^(.

U. — RA-ÀA-KHOPER 8TEPKNAMEN PSIOUNKHA. MEIAMOUN, Vou9twi|{ «'

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