‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 5)Chapitre 75 sur 96 · Oppert, les Sargcnides, p. :A · texte numérisé non relu

Oppert, les Sargcnides, p. :A

LM sAfteOKiBÉs, 41«

nièfOg ànMei dé §dn i^gilë : 111il6, difigée eOfltre lèi Arabes, amena la soumission de léiil* Wi* dètûë Taiitté, qui eut jiout théâlffe là Gilicife, il ëUt dffitjfe âUi ÛMts, qu'il battit sut teti*e et feUr niët.

AU milieu de tes guefreô inéëëôâtités , ôtl se demandé édfUâletli il eut le tempâ de ^bngët à PadmiUiëtr&tiUh de soti empire et à la ctttlstrUctlbti de tëmpleé bU de |)akîs. Gej)elidtttit, c'est |)ëUl-Ôtre de touâ les toii d'AfesyriÔ celui qui k laissé le p\\xs dé môUUmcUtgl Importants. Qticë à ià pt^digfclité, grtëeftUsfeidUx nbilibl-ëUX pHfeotiiiîët^ de gUert^ qu'il enleva de lëuf pàp hâtai et fit ttdvàillër à seé èdifiëed, Tart asôyriett prit sous feoil tfegnô Un délrëloppètîieflt eltràordltiaire , et dépassa toUt ce qu'il avàît titodult jusqu'felôrS. « Le ëârtictfete të UlUs lïappànt de 1 ofrnemefttd* tion àdbptée pàf Siti-akhê4rlb ëël Un rêàllstne ti*ès^fort ôt ti'es*hlâi'au6. Ce fut sous lui ^é k ëoutunie se tépatldit de compléter chaque lableàU par uU foud sétnblable à celui (JUi existait aU tëttips et dans la localité de l*éVênô* toëtit î^ptésëtlté j Icfe ftiotitâgiics, \ei i*ochei*s, les àtbres, les rentes, lèfei riVîètés, les Idcs, fuirent figUréb i^éguliëteôlëflt, et Ton essaya de feproduii^e k localité telle qu'elle était aVéc ttUtatit dé tèt-ité ^ué lé përmetlaietit l'habileté de l'attistô et la natUfe déë faiatériaUX. Dans ces ëfesais dU né sé bërUait pas à rëpfoduitë leé tfaits géUéi^aux et lëé gfaftdeë lijîhéë de k scferië. Evidettitiieiit on Voulait éotn^ ptëndi^ téUs lés tUcnUs accessoires Uuë Toeil ôbsetVâteut de Tai'tistB ftutatt pu Ublër, 8*il avait fait son dôsàln d*aprfeë natuf è. Les différentes ëfepêtés d'ai*bi*e8 sotit îndiquéeë dans leé bàs-l^liefe; le* jardins, les ëhatnps, les 6tatig^,lés jélicg^ sont teprééentéH àVeé soin; lés animaUî^ sauvages, ôerfs, saUgliei'S, anlilopéë, SUfat ititroduits àVec leUi'ô traits cat-âCtétistiques ; leë difeeauX voleUt d^atbrë eh ai'bfe, ou sotii

f)et*chês suf leutë nids, taudis qUe leurs petits allotigerit e coU Vêts eux; les poissons joUent dahs l*eau; les pêéhëUrft ëiet^ént leui» métier* les bateliets et les oUvriei*8 des chattips poUrsuiVeht leurs trai?aux ; la scèhe est pou^ ainsi dire pnotographiée dans tous ses détails, — les moindres comme les plus importants — également maN

qués, sans qu'on ait essayé de faire un choix ou de poursuivre Tunité artistique.

« Dans le même esprit de réalisme, Sin-akhè-irib choisit, comme sujet de représentation artistique, les scènes tri^ yiales de la yie journalière. Les longues files de serviteurs qui entraient chaque jour dans son palais avec du gibier pour son dtner, des gâteaux et du fruit pour son dessert, ont encore sur les murs des corridors l'apparence exacte qu'ils avaient au temps qu'ils passaient à travers les cours chargés des friandises que le roi aimait. Ailleurs, il met devant nous tous les procédés employés à la sculpture et au transport d'un taureau colossal, depuis le moment où Ton tire* de la carrière l'énorme bloc non dégrossi, jusqu'au moment où il est hissé sur le tertre artificiel qui sert de soubassement à un palais, afin de décorer la porte monumentale d'une résidence royale. Nous voyons les haleurs traînant au cours d'une rivière le bloc "brut porté sur un bateau à fond plat, et disposés par pelotons, sous les ordres de contre-maîtres qui jouent du bâton à la moindre provocation. La scène doit être représentée tout entière : aussi tous les haleurs sont-ils là, au nombre de trois cents, costumés chacun à la mode de son pays, et dessinés avec autant de soin que s'ils n'étaient pas la reproduction exacte de quatre-vingt-dix-neuf autres. Puis on observe le bloc mené à terre, et taillé rudement en forme de taureau : dégrossi de la sorte, il est chargé sur un traîneau et amené sur un terrain uni par des escouades d'ouvriers, arrangés à peu près de la même manière qu'auparavant, jusqu'au pied du tertre où il doit être placé. La construction du tertre lui-même e«t représentée en détail. On voit les briquetiers moulant les briques àlabase, tandis que des maçons, la hotte au dos, pleine de terre, de briques, de pierres ou de décombres, montent pénibleinent — car déjà le tertre est à moitié de sa hauteur — et déchargent leur fardeau. Alors le taureau, toujours étendu sur son traîneau, eat hissé jusqu'au sommet, le long d'un plan incliné, par quatre escouades de manœuvres, en présence du monarque et de sa suite. Après quoi, la

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sculpture est complétée, et le colosse, dressé sur ses pieds, est conduit à travers la plate-forme jusqu'à la place exacte qu'il doit occuper ^ »

De toutes les villes de l'empire, Ninive fut celle qu'il se complut surtout à embellir. Abandonnée par Saryoukin, et déchue du rang de capitale, elle était tombée rapidement. Les murailles ruinées formaient brèche en maint endroit, les aqueducs anciens étaient rompus ; le Tigre, mal contenu dans ses quais, menaçait la ville de ses débordements.^Quant au palais, ce n'était plus qu'une ruine. « La cour des dépendances, les rois, mes pères et prédécesseurs, l'avaient construite pour y déposer les bagages, pour exercer les chevaux, pour la remplir d'ustensiles. Son soubassement ne supportait plus qu'on l'habitât; son pourtour sculpté était ruiné par la durée du temps; sa pierre angulaire avait cédé; ses assises s'étaient effondrées; son sommet s'était penché^. » H rendit à la ville son antique splendeur, rétablit les anciens aqueducs et en édifia de nouveaux, refit les quais du Tigre, fortifia l'enceinte et répara tous les vieux monuments. « J'ai reconstruit les rues anciennes, j'ai élargi les rues étroites et j'ai fait de la ville entière une cité resplendissante comme le Soleil. » Le palais royal fut abattu entièrement, et une vaste colline artificielle élevée de ses ruines. « Dans un mois heureux, au jour fortuné, j'ai construit, selon le vœu de mon cœur, au-dessus de ce soubassement, un palais d'albâtre et de cèdre, produit de la Syrie, et le palais le plus élevé, dans

le style de l'Assyrie J'ai restauré et achevé ce palais,

depuis ses fondations jusqu'à son pignon; j'y ai mis la consécration de mon nom. A celui qui, dans la suite des jours, sera, parmi mes fils, appelé à la garde du pays et des hommes par Assour et Istar, je dis ceci : Ce palais vieillira et tombera en ruines dans la suite des jours ! Que mon successeur relève les ruines, qu'il rétablisse les lignes 'qui contiennent l'écriture de mon nom. Qu'il restaure les

1. G. Rawlinson^ The fi/ve great Monarchies, t. n, p. 181-183. — 2. J. Oppert, Us Sargonides, p. 51.

çti pl^G0 1 Alorq 4p8ûup ût Istjw» é§otttôw>m «a prière. Maîp

celui qui altère mon écriture et moji n^pi, gu'A^SûUF, 1^

ffr^pd (iieH, h pôr^ 4e8 4iew^, le tr^le ^n rebellô, qu'il ui eplôye sqn BCieptre pf soq trôftp, qu'il <^bai»90 squ gjftive*. n J^'ftvenir, et uu ftVpBir ppqçl^», «a Qbiurgftft de 4pnu^r un déipenti sjiuglfrflt ^vm. pFom^Qsei d'étenMt^ que reufemaieul ces pftFQlps epgueilleuse^, Butre h 4édicftee 4p, 00 p^ais et Ift 4efttruoUpu iprépftï»^l)le, il n'y A guère p|ua de sqixi^u^e au^t

liÇ règue §e terîuiu^ p^p que tragédie, Uu jQUP que Siut akbè-iriî étftit 4^R^ U pwswi d^ NieiH^oh, son dieu, ^ il arrivft qu'A4ramwel0ot et Sftreeser, sbb fîjs, le tuàreul a^ee l'épée'. » J^^s lueuptpier^ uq prefitèreut pae 4«i leur onme, 44rftiwna?lôph esBftyji de se mire reeonuftttpe eamme rai, mais Vempira rcfui4 de lui obéir. Son frère, Asaouprakhér jdiu (E^WT'biddou), »é 4'uue fiutre wère, acdi«ié par Twv ïuée d'Àrméuie qu'il eQuimitndait, mareba aur Niwve et battit §efl coiupétiteura. An 4ira de^ uns, Adrammelofdi périt d^n» le eembM ; d'^prèe lea autres, il a'écbappa ayac pou frf r^. et ae r^fugi* eu Arménie. S'il faut eu croira la trftditiou IqeiLlef )e roi du paya aaoueiUit lea vaiacua a^oe bien?eil}ftnoo et leur doun* dea terre» qui restèrent aux poaiue de. leur postérité», Pès le début du règue, uue eamipugne dirigée contre lei dietriota montagueus qui séparent le b%mt\ du Ti^i'e de U Caapienne aasura une aour tuitieiou moiuentanée de pluaieur» peupladea aryeunea do Ift Médie. Oeuij guerrea contre lea gène do Vau, lea Tour bal, leq MouqUw et lea Rimn^érienu d'Albanie, portèrent Ift dominatiou aaayrienne jusqu'ou9 bopda de la mer Nm^o at jusqu'au pied du Gouefise. Qas guerrea «vs^eat rempli quatre ftnnéea, de 680 à 676. Asaourrrakhoridin fut r*p>pelé ^u audropt de Teuipiro par une révolte dea Gbaldéen». Un fila de Mardouk-^bal-riàinna, Nabourziruahraair, a'éititit emparé dea paya qui bordent rembouobura àê TSiv?

1. OpiMrt^ les Sargouiéêê, p. &a-5S. — 2. H Jk»if, su, HV. — 3« lioîse de Kborène, Hist» Ârm., 1. I, p. 22.

LES S.VRGONIDES. W

plirat(î, avep laide des Susieps : Assour-^hè-idiu h prit et le remplaça par Nabou-nabid, auquel il imposa un lourd tribut, lia Cbftldée à peine pacifiée, ce l'ut le tour do Ja 8yx\0 ;le roi de Sidou, AbdimilkQuth, se revoit^. Battu sur t^rre, il s* enfuit dans Tîle de (îypre, où il se croyait hora d'atteinte, Assour^akbè-idiu traversa la nier « comm^ u» poisson ï», fit spu ennemi prisonnier, puis ^e tourna contre les régions Bnontagneuses de h Phénicie qu'il mit k ftu et à sang. Sidon fut détruite, sqs grwid» furent égorgés, le rpi et les habitants furent transportés en Assyrie et rem"placés pf^r des colons venus do la Qbaldée et de !& Susiane. Assour^akbè-idin put tourner ses armes vers des régions nouvelles çt entreprendre des expéditions lointwnes, à trft-vers dei p^ys où n*avaient jamais pénétré ses ancêtres.

Jusqu'alors, les rois d'Assyrie n'avaient eu *ffair^ qu'^ pelles des tribus arabes qui bordaient les rives de l'Eu^ phrate ou vivaient sur les eonflns de la Palestine et de la Syrie, tribus nomades et pillardes pour U plupart, qu'ils avaient attaquées plutôt afin de prévenir ou de punir leurs brigandages qu'afin d'étendre les frontières de l'empife. C'est ainsi que, dès le huitième sièele, S^lman^sftr UI avait lutté opntre Djendib l'Arabe, que Touklat-babiil-^sar U avait reçu successivement Thommage de deux reines d'Ara» bie, et que Saryoukin avait entretenu des relations avec EltrEtymiar, roi de Saba. Mais plus tard, lorsque le eerele des opérations se fut agrandi et que Ninive n'eut plus rien à craindre en Syrie, les monarques assyriens cberohèrenl à porter le regard par-dessus ce rideau mpuvant de tribua qui leur fermait l'entrée de l'Arabie, et cemmeneèrent à eon?oiter la possession de l'Yémen, dont lea caraTanes ismaïiites eu les na^es bc^ylonieas leur appartient les produits.

£n e£fot, depuis le Jour où Ramsès lY , le dernier des Pharaons qui se soit occupé d'entretenir des rapports entre l'Arabie et PBgfypte, ouvrit une voie nouvelle au commerce et peut-être essaya faiblement de rétablir sur le Tonouter et le Pount la suzeraineté exercée jadis par ses glorieux ancôtres de la dix-huitième et de la dix^neuvième

dynastie, le Yémen n'avait jamais cessé de prospérer, d'abord sous les derniers Adites, puis, quand Yarôb, fils de Gahtân, eut soulevé les tribus Jectanides contre leurs maîtres de face koushite, sous les successeurs immédiats de ce prince. Malgré la perte de leur souveraineté, la plus grande partie des tribus koushites resta comme vassale dans le pays qu'elle avait si longtemps dominé. Quelquesunes se réfugièrent dans les montagnes du Hadhramaout, où elles se maintinrent jusqu'aux premiers siècles de notre ère. Un plus grand nombre passa en Afrique, où elles renforcèrent les tribus établies depuis si longtemps au delà du détroit de Bab-el-Mandeb. Leur arrivée à peu près vers le temps où l'Egypte, épuisée par ses conquêtes, laissait échapper l'empire de l'Asie, et où les prêtres thébains, vaincus par les Pharaons de la vingt et unième et de la vingt-deuxième dynastie, établissaient au Gebel-Barkal un royaume rival, eut sur les destinées de la vallée du Nil une influence décisive. Grâce à ces recrues inespérées, les Koushites purent combler les vides que la conquête égyptienne avait faits dans leurs rangs pendant des siècles, et fournirent, à Piânkhi d'abord, aux rois de la vingt-cinquième dynastie ensuite, les armées qui luttèrent parfois avec succès contre les forces de l'Assyrie.

Cette révolution intérieure n'avait rien enlevé à l'activité commerciale des Sabéens. Malgré l'émigration des Koushites et rétablissement d'une véritable féodalité dont les chefs ne reconnaissaient pas toujours l'autorité du roi établi à Mareb, le pays ne cessa pas d'être le grand entrepôt du commerce de l'Inde et de la Phénicie. Sin-akhè-irib, vainqueur des Égyptiens et des Juifs, parait avoir songé à les attaquer, eux et les autres peuples de l'Arabie lointaine qu'on devait aisément confondre avec eux. « La charge contre l'Arabie. Vous passerez pêle-mêle la nuit dans la forêt, troupes de Dédanim. Eau, venez au-devant de celui qui a soif; les habitants du pays de Téma sont venus au-devant de celui qui s'en allait errant çà et là avec du pain pour lui. Car ils s'en sont allés errants çà et là de devant les épées, de devant l'épée dégaînée, et de devant l'arc

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tendu, et de devant le fort de la bataille. Car ainsi m'a dit le Seigneur : « Dans un an, tels que sont les ans d'un merce cenaire, toute la gloire de Kédar prendra fin; et le reste <c du nombre des forts archers des enfants de Kédar sera « diminué : car Jahveh, le Dieu dlsraêl, a parlé ^. » Les révoltes perpétuelles de Babylone ne laissèrent pas au monarque assyrien le temps d'accomplir les menaces contenues dans cette prophétie. Seulement, vers la fin de son règne, il intervint dans les affaires du Hedjaz, et par la soumission du pays d'Ad-doumou, le Doumat des géographes arabes, et du pays de Hagar (Hedjir) dans le district deBahre!n, prépara les voies pour une conquête future de l'Arabie méridionale.

Le premier soin d'Assour-akhè-iddin, avant de se diriger vers le midi de la péninsule, fut d'assurer les conquêtes de son père et de se ménager une base d'opérations dans le Nord. La ville d'Ad-doumou, qui s'était révoltée, fut mise à la rançon, et ses dieux emmenés en Assyrie prisonniers de guerre : sur quoi, la reine du pays fit sa soumission. Les statues des dieux qui avaient été mutilées dans le transport furent restaurées et renvoyées en grande pompe, après qu'on eut écrit sur elles « les éloges d'Assour et la gloire de mon nom. » Les Arabes payèrent cette concession de leur indépendance : Assour-akhè-idin leur imposa la reine Tabouya, qui avait été élevée dans le palais de Ninive et devait être toute dévouée à la politique assyrienne. Une augmentation de soixante-cinq chameaux sur le tribut payé jadis à Sin-akhè-irib fut considérée comme une compensation équitable pour la restitution des dieux. Dans le même temps, Khazael, roi d'Ad-doumou, ét^nt venu à mourir, on accorda l'investiture royale au prince yalâ, fils du défunt, mais à la condition que le tribut annuel serait augmenté de dix mines d'or, mille escarboucles et cinquante chameaux de l'espèce la plus estimée.

Sa base d'opérations assurée, Assour-akhè-idin se lança vers les régions du" Sud, sans doute avec l'intention d'at-

l.Jesdich xxi, 13-17.

4â6 CHAPITRE X.

teindre ITémen. Les déserts qui eouvreat le oeixtre de TÀPabie arrôtèpent sa mt^rohe. Il se oontenta de somnettre le pays de Bâzau, » dpnt le site est loiatain, up passage do dépôpissement, une région de défaillance, un lieu où règne la soif, et oelui de Rhazou, dans lequel il tua huit rois. J'en^portai en Assyrie leurs dieux, leurs dépouilles, leurs trésors et leurs sujets. Laya]e, roi de Y^dih, s'était soustrait à ma domination ; il entendit le rapt de ses dieux, il coniparut devant moi àNinive, la ville de ma royauté, il s'iQclina devant moi. Je lui remis son péché, je Taberdai avec hienveillanoe. Quant à ses dieux, j'écrivis au-dessus de leurs images les éloges d'Assour, mep n^aître, je les apportai et je les lui restituai. Je lui confiai ce pays de BtJou et je lui impesai de payer un tribut à ma royauté. » AsBOur-akhè-idin, maître ae l'Arabie, put tournep ses regards vers i'ÀMque, où le progrès toujours croissigit de la dynastie éthiopienne eomm^qçait à l'inquiéter.

ïf*^ ^•ffrl^iit en 4sx9^i fAlir^q» (ft»-#»«)i wmn^tf

de l'Kfypte par i^MOar- akhè-ldln (•ft)| A4iMiar-baM- Mtal (Mf -«..)) eoii«oéte de I'^Imu.

La victoire de SéthoQ sur Bin-akhèrdrib avait délivré l*Egypte sans lui rendre sa forée et son unit^. Tandis que les deux principales dynasties du Nord, la Balte et la Tanite, se disputaient la suprématie dans le Delta, la dynastie éthiopienne végétait misérablement àThébes. Un instant on put croire qu'elle réussirait à recouvrer quelque chose de sa grandeur passée ) 8habatok, fils Qt successeur de Bhabak, réussit à se faire reconnaître dans tout le pays 4. LHnvasion de Tahraqa mit fin à ce succès éphémère : Shabfitok fut vaincu, pris et tué ^, le Delta soumis et Stéphi* Batès, qui représentait encore la dynastie saïte, dépouillé de Memphis. Tahraqa, pour consacrer 4a victoire, appela d'Ethiopie sa mère qu'il qualifia grande régente, dame des

1. Oppert, Mémoire sur les rapports de VÉgypte et de Vàssyrie, p. 14. — 2. Manéthon, édit., Unger, p. 251.

L?9 qAPOQNÎPPS. fcSSÎ

iùiii ip^Y^% mi^^P^s^e de tQute^ l^p n^tioQ^ *, 1^0 nom d^ TBgypte figwr^ au Gebql-B^rV^ ^t JHl»?^^ ^^^ 1^9 flaWïftiUeB d^si tonupje» tliébains parmi leq pq^s de» ppqplefi v^pouQ *. A.U bout dp ?iQgt aaq de r^e, T^bp^ft pouY^it «e cfoir^ pqlidewpnt é^feli s^y 1q trftpe, quand ripy^sioii i^ssyriepnp Y^pt F§»ettre ^H question son ftutpritét As^quivakbMdiîi p^nétf a par Péluse d^P^ J^ vallée du Nil, battit le^ Étbio»piens et les dispe^'B^. si pempléteiueBt que Tabi^qa dut a'pufuir jusqu'il N^pat^, Jyleïppbis tpmbft ftfltpe ie^ mvus 4§9 ennepiis, Tbèb^s fut pillée i les stfttues des dieui Qt d^s dé^9sep, les pi^Turep d'or ^es prètr^p et deg pfétresp^, tout h mfitériel du culte fut ^UY^yé en Aapyno et cquiMi^r^ çoiUTOP trupbèe dftpp les temples, AssQUP-fthkMdin p^opr eup^ ensuite ^'orgaiûse? le p^y» ^ la mo^e pjBsypiepne : il repdit riudépeudftR§e au|t viugt petits pfipp^s qui p^ partag^ent le territoire é^ TÉgyptft, leup imposa 4 ph^Qup up tribut pép^ré, et plftçft à lepr tête, oqmnae chef do h (iionfë^ératioB, Néko J", ypi 4e Saïs. Stépbipî^tèp était mort fera 6§l| laissât pi^ur héritier aqp fila Né^bepso, g?^pd mftgiclQP et grap4 ftstfo^qme, si'il f*ut en er^ire la ti^di^ tioA cl^^sique\ mï^is piètre ypi, qui ?estft s» wie dprwt vftfiB^ d§i Ètbiqpiepp (6Qi-p7<k). Néko !•% successeur de

Nékheps§, étftit pur le ty^pe deppip 4eui ftPPéep qnyirQp, qpapd ri»?asiop ftppyrieppe le délivra de Tfl^b^aqï^, C'était, pomme la plupfirt dea hqmmes 4e p^ r^ee, un pripçe ftptif, remuât, prêt 4 tput ose? pour ^rriyer ftu but que pour-r suivait depuis up sièele Vambitipp béréditaire de sa hr mille, la yeptaurfttiop 4e l'fmeienpe mepitrebie égyptieppo.

Il n'éprouYa aucun ppTUpulQ à pe hire T^Uié 4e« Assyr

rieps, puisque oette ftlUjmce lui Yftlut U suprématie sur les autre» pripees et la restitutiop 4e Memphis, Afin de préyenir pp retour Pffepsif des ïitbiopiens, AasourraWié* idip plftoa 4ans les forteresses 4e8 garpisops sémitiques, puis reprit le chemin de Ninive. L'abaissement de TÉ-

\. X^ PoHgé, dafts (^a U4k^H 4'4fçh^olçtgi^ ég^ffitien^ç et asm- • rifnw. t. h p. P?. TT ?. pryg^Gh, Ki*l<nr«, t. I, p. ?45. r- 3t Palien,

Astronom,^ vip, ^.

gypte, que tous ses prédécesseurs avaient préparé inconsciemment, se trouvait accompli. Il avait rendu à Thèbes l'affront que Thotmès III et Amenhotep II avaient infligé neuf siècles auparavant à Ninive. En rentrant dans ses États, il fil sculpter sur les rochers du Nahr-el-Kelb et à côté des stèles triomphales de Ramsès U une longue inscription où il racontait ses victoires et s'intitulait roi d'Egypte, de Thèbes et d'Ethiopie * (672).

Il employa les trois années de paix qui suivirent (67 1-669) à mener activement les travaux de construction qu'il avait entrepris au commencement de son règne. Il éleva en Assour et en Accad trente-six sanctuaires « revêtus de lames d'or et d'argent et resplendissants comme le jour. » Le palais qu'il construisit à Ninive, sur les ruines d'un ancien trésor, dépassait en grandeur tout ce qu'on avait fait jusqu'à ce jour. La toiture était en poutres de cèdre sculpté, supportée par des colonnes de cyprès cerclées d'argent et de fer ; aux portails se dressaient des lions et des taureaux de pierre; les portes étaient en ébène et en cyprès incrusté de fer, d'argent et d'ivoire*. Son palais de Babylone est entièrement détruit, et celui qu'il commença à Ralakh avec le butin d'Egypte ne fut jamais terminé. L'ornementation en était à peine ébauchée lorsque en 669 il tomba gravement malade. Tahraqa envahit l'Egypte, battit les Assyriens sous les murs de Memphis, et enleva la ville après un siège meurtrier *. Assour- akhèidin, incapable de reprendre la campagne, abandonna la couronne à son fils aîné Assour-ban-habal et se retira à Babylone où il mourut peu après (667).

Assour-ban-habal partit aussitôt pour l'Egypte. Il rallia en passant les contingents syriens, pénétra dans le Delta sans obstacle et rencontra l'armée éthiopienne près de Karbanit. Tahraqa fut battu et contraint d'évacuer Mem-

1. Oppert; Mémoire sur let rapports de VSgypte et de VÂuyrie, p. 38- 43, 80 sqq; G. Smith, Egyptian Campaigns of Etarhaddtm and àssurbanipal , dans la Zeitsehrifi, 1868, p. 91-94; G. Rawlinson, The (ive great Monarchies, t. II, p. 192-194. — 2. Oppert, les SargonideSy p. 57. — 3. G. Smith, dans la ZeiUehrift, 1868, p. 94-95.

LES SARGONIDES. 429

phis, puis Thôbes, où les Assyriens s'arrêtèrent quelque temps. Les rois tributaires furent rétablis et le pays remis dans l'état où Assour-akhè-idin l'avait laissé cinq années auparavant. Assour-ban-habal le quitta, convaincu qu'il en avait fini avec l'Ethiopie. H était à peine rentré dans sa capitale qu'une révolte éclata. Tahraqa vaincu paraissait encore plus redoutable aux dynastes égyptiens que le monarque ninivite. Ds lui envoyèrent des émissaires et conclurent avec lui un traité secret par lequel ils s'engageaient à le rétablir sur le trône des Pharaons. Les gouverneurs assyriens, instruits de ces menées, saisirent les chefs de la conjuration, Sarloudari de Tanis, Paqrour de Pasoupti et Néko, qu'ils envoyèrent à Ninive chargés de chaînes ; ils saccagèrent, pour l'exemple, Saïs, Mendès et Tanis, qui avaient donné l'exemple de la révolte, mais ne réussirent pas à arrêter la marche de Tahraqa. L'Éthiopien reprit successivement Thèbes et Mejnphis, où il célébra les fêtes d'intronisation d'un nouvel Apis, et menaça de s'emparer du Delta. Dans cette conjoncture, Assour-ban-habal comprit qu'il convenait d'user de clémence envers les princes égyptiens qu'il tenait prisonniers. Après avoir mandé Néko devant son trône, il le fit revêtir d'un vêtement d'honneur, lui donna un cimeterre à fourreau d'or, un chariot, des chevaux, des mules : non content de lui rendre Sa!s, il lui confia pour son fils aîné Psamétik * le gouvernement d'Athribi. Néko, de retour en Egypte, n'y trouva plus Tahraqa. Le vieux monarque, prévenu par un songe *, s'était retiré en Ethiopie et venî^t d'y mourir (666) ; il avait régné vingt-six ans sur l'Ègypto et près de cinquante ans sur l'Ethiopie.

Les Assyriens occupèrent Memphis sans difficulté, mais n'osèrent pas s'aventurer dans le Sud. Ourd-Amen, beaufils de Tahraqa', se fit proclamer roi à Thèbes, concentra

1. Psamétik prit par reconnaissance le nom assyrien de Nabou-sezibanni. — 2. Hérodote, II, 162, où le nom de Sabacon a été substitué à celui de Tahraqa. — 3. Divers savants (D. Haigh, dans la Zeitsehrift, 1868, 80-83; 1869, p. 3-4, et cf. Smith, History of Assurhanipal, p. 50- 61) ont proposé d'identifier Ourdamen avec le roi éthiopien Nouât [mex]

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sé§ lbféè8 èl npHl l'OHëheiVè. Lôd Aisyfièfli filfëtll viiâ* eus u^e ëëtoAde foi!^ ëtt ai^âfit dé Mëttit^hils, ëliféfMés àmi là tille et fot'Cés de fto rcndhè apfês tlfl loh^ siéffe. Néko, tombé entre les mains du roi éthiopidu, fut tnia à ihWi et Psamétik n'eut (Jue le temps de s'enfuir oïl Syrie poUf éviter le même sort *. Assoul^batl-hàbal ^é9olut d'ett finil*} Une fois poui* toutes, àVec les velléités d'iudépeiidaflce do l'Egypte et les ptéteiltions tdnquéràUtds de l'Ethiopie. Otifd* Atueil, battu dans le Delta, S'etlfUit àThèbe^, 6ù il espétait se refaite Uile atttiée. toursUiVi l'épêé dans les rèîfl&, il abatuiouna la Ville feaû^ résîsiafiée et Se sauVa jusqu'à lUp» kip ëii Ethiopie (606-665). ïhébës, qiii côibiliëtiçait à se f^ leVci» des mitlëë qu'Assoui^akhê^dlii y avait faites eu BTÎj fut Saccagée de liouVeaU. La population etitiêi*e, hOiillâëS et feititiieë, fut eiUmetée eh «isdavage. tt L'ol*, IVfgHht, les nïétauî et lés piel-teS pi'écieUsës,-toUs les tfêsôrë deS palais^ hs étoffes teintes feft hetotû , » qUe le gouvertieut* Men^ <«mnhâ venait de plâfcef dâftfe les temples *, « deUic obélis» (jues du poids de cefet taleflts i> qui étaient à la porte dHffl tettiple, furent transportés k N^nive^ Le paya fut de nouveâti reiionstitué à Tafesytienne fei les vingt roi» rétablis Eut le ti^ne pbUt la ttoisièrtie fois députe Éix bU feept àfts. Pftfc» tiïétik hérita là principauté, mais nOti le taûg âë iôn pôrèj Paqroui', prince dfe PasdUpti, devint le chef de 1* UgUe; Ourd-Amèn réfugié en Ethiopie ne fëpatiit pluS, él Tfr gyptë fut pout- ttUelqUeS années la vkfesale dôëile dé TAS* svrie*. Un sduIèVenient des t^héniëlëns et de là Cilicië (fUÎ s^êtait produit en même temps que l'inVaéiôU d'OUrd*Attôfl lut ptompteraent étoUffê : Baal, roi de tyl*, obtint Tamah} Yakinlon roi d'ArVad, Se tuâ plutôt qUe de tomber at4 pouvoit du VainqueutJ une cdutte ëatnpâgttè dêéidâ du

amoun. Ces! une prétention difficile à soutenir et que ni M. de Rouge {Mélanges d'Archéologie égyptienne et assyrienne, 1. 1, p. 89-91) ni moi n'avons pu admettre. — 1. Hérodote, lî, 152, met le meUH^e de îféko I«' sut- le compte dé Sabacon. — 2. î)e RoUgé,dans leô Mélanges d'Àrchéb»^ logie égyptienne et asi^riennéf t. î, p. 1^20. —3. Ammieti Marcëlllft, XVlI , 4, flttHbiid aut Carthaginois le sàc de Thèbes. ~ k. Oppeft, Mémoire sut ks rapporis de VÈgypte Bt de ^Âisytie, p, 8^ sqq.

LES SAROONID£S. 431

Bôrt de la Œliciei Sn 665 tout était tèilxiiiié) et la renom-^tnée d'A6sour^ban4i&kal si bieil établie qu'un prince JUB*^ qu'alors incoftnu, Gy^ès^ roi de Lydie^ lui rendit hôm^ tnage et implora «on aide contre les Kitntnériens. L'empire d'Assyrie s'étetidit au moins nominalement jusqu'à U mei^ Egée*.

Une guerre insignifiailte avec les gens de Manna tourna uû moment vers les pays du Nord l'attention d'Assour-ban» habal ^i On put croire qu'il allait recommencer conti^d rOutarti les entreprise^ de Sfti^oukiti. L'Êlam ie Jeta & la traverse de ses proiets et attira sur soi les désastres qui mefiaçaieAt l'Arménie. Aesour^kn^^habal avait pourtatit essayé de ee mettre en telations amicales avec le roi Ourtaki. Pendant une grande famine qui désola la Susiane, il lui avait envoyé du blé et des secours de toute sorte. Qaut des Ëlamites qui s'étalent réfugiés sur le territoire assytletl av&c burs familles, potit'éehàppet aut hotteuts de là faim| n'y avalent pasi été retenus eu esclavage : aprfed le^ aVoilr noutiisle temps nécessaire, on leg avait renvoyés dans leurs foyeM. Ourtàlti oublia vite les géflérositéë de 8bn rival I verô 659 •, il envahit des districts qui relevaient de la tie&>-royauté de fiabylone 6t les mit à feu et k sang.Vaineu par les Assyrien», il ne rentra dans bes États que pdur y pérff de la main d'un de ses sûjete *. Il était arrivé ttu pouvoir par une usurpation : comme il avait fait à son frère aîné Oummanaldas et âut enfiints d^ té dernier, son plus jeune frère TéoUmman fit à ses enfants *. Chassés d'Élam, ils s'enfuirent en Assyrie, tandis que leur oncle se proclamait roi. Asf^otir-bart-habal, encouragé par ces que-»relies domestiques, reprit la campagne Tannée suivante»

1. Fr. Lenormant, Histoirey t. II, p. 115-116; Smith, History of Âssurhanipalf p. 58-78*, Menant, Ànnak», p. 257-259. — 2. 6, Smith, bistory of Àsêurhanipal, p. 84-99. — 3. Le oanon des limnwu assyrienô Oesse brusquement en 665 à la troisième année d'A^sour-ban-habal. A partir de ce moment il devient difficile d'établir pour Thistoire d'Assyrie une chronologie certaine. — 4. G. Smith,' History of Àssur^ hanipal, p. 100-109; Menant, Annales, p. 281-282; G. Rawlinson, The fixe great Monarchies, t. II, p. 204-205. — 5. Pour mieux faire Comprendre au lecteur le récit qui va suivre, il ne sera pas inutile de

Les prodiges se multiplièrent en sa faveur : le soleil s'éclipsa et la déesse Istar lui apparut en songe, l'arc à la main, pour lui ordonner de tout détruire. Téoumman se retira derrière TOulaï et se retrancha dans le bourg de TouUiz, la rivière en front, un bois sur ses derrières : il fut vaincu et pris avec son fils aîné. Ses deux neveux, qui avaient combattu dans les rangs des Assyriens, furent mis à sa place et reconnus, Tammaritou vice-roi de Khaîdala, Oummanaldas II roi de Suse et de Madaktou sous la suzeraineté d'Assour. Une expédition dans le pays de (jamboul, qui s'était déclaré pour les Élamites, acheva la guerre. Les chefs vaincus furent traités avec toute la cruauté assyrienne : Téoumman et son fils furent décapités, plusieurs de leurs généraux écorchés vifs, aveuglés ou mutilés. L'horreur causée

f)ar tant de supplices n'abattit pas le courage des Élamites : eur roi, élevé par les Assyriens et vassal de Ninive, se laissa bientôt gagner aux sentiments patriotiques de son peuple et devint l'ennemi acharné de ses anciens protecteurs.

Assour-akhè-idin avait remis la vice-royauté de Babylone à son second fils Saoul-masadd-youkin. Ce prince vécut d'abord en bonne intelligence avec son frère ; mais le succès des guerres contre Téoumman lui fit craindre pour son autorité : il ne voulut pas rester l'humble vassal de son frère et songea à la pévolte. Assour-ban-habal ressentit

dresser au moins' dans ses parties essentielles le tableau généalogique de la famille royale susienne à cette époque :

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