‹ Histoire ancienne des peuples de l'OrientChapitre 14 sur 215 · Hérodote, II, lxxxii. — 2. Id ., Il, lxxxiy · texte numérisé non relu

Hérodote, II, lxxxii. — 2. Id ., Il, lxxxiy

cas de mort du patient, iis étaient convaincus d’homicide volontaire et punis comme assassins1.

Le seul point qui nous soit familier de leurs doctrines est la théorie de la circulation. Le corps renfermait un certain nombre de vaisseaux qui charriaient des esprits vivifiants. « La tête a trente-deux vaisseaux qui amènent des souffles à son intérieur ; ils transmettent les souffles à toutes les parties du corps. Il y a deux vaisseaux aux seins qui conduisent la chaleur au fondement.... Il y a deux vaisseaux de l’occiput, deux du sinciput, deux à la nuque, deux aux paupières, deux aux narines, deux à l’oreille droite par lesquels entrent les souffles de la vie ; il yen a deux de l’oreille gauche, par lesquels entrent les souffles2. » Les souffles dont il est question dans ce passage sont appelés ailleurs « les bons souffles, les souffles délicieux du Nord ». Ils s’insinuaient dans les veines et les artères, se mêlaient au sang qui les entraînait par tout le corps, faisaient mouvoir l'animal et le portaient pour ainsi dire. Au moment de la mort, « ils se retirent avec l'âme, le sang se coagule, les veines et les artères se vident et l’animal périt3 ».

Les maladies dont il est question dans les traités égyptiens ne sont pas toujours faciles à déterminer. Ce sont, autant qu’on peut en juger, des ophtalmies, des varices ou des ulcères aux jambes, l’érysipèle, le « ver », « la maladie divine mortelle », le divinus môrbiis des Latins, l’épilepsie. Un chapitre spécial traite de quelques points relatifs à la conception et à l’accouchement. Le diagnostic est détaillé dans plusieurs cas et permettrait peut-être à un médecin de ^spécifier la nature de l’affection. Voici celui d’une fièvre typhoïde : « Lourdeur au ventre; le col du cœur, malade;, au cœur, inflammation, battements accélérés. Les vêtements pèsent sur le malade; beaucoup de vêtements ne le réchauffent pas. Soifs nocturnes. Le goût pervers, comme celui d’un homme qui a mangé des fruits de sycomore. Chairs amorties comme celles d’un homme qui se trouve mal. S’il

1. Diodore de Sicile, I, 82. — 2. Papyrus Ebers, pi. XCIX, 1. 1. c., 1. 14; Papyrus Médical^ de Berlin , pl. XV, 1. 5; pl. XVI, I. 3. Cf. Chabas, Mél. égyp ., I, p. 63-64. — 3. Pœmander (édit. Parthey), X.

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va à la selle, son ventre est enflammé et refuse de s’exonérer1. »

Les médicaments indiqués sont de quatre sortes : pommades, potions, cataplasmes et clystères. Ils sont composés chacun d’un assez grand nombre de matières empruntées à tous les règnes de la nature. On trouve citées plus de cinquante espèces de végétaux, depuis des herbes et des broussailles jusqu’à des arbres, tels que le cèdre, dont la sciure et les copeaux passaient pour avoir des propriétés lénitives, le sycomore et maints autres dont nous ne comprenons plus les noms antiques. Viennent ensuite des substances minérales, le sulfate de cuivre (?), le sel, le nitre, la pierre memphiie (aner sopdou ), qui, appliquée sur des parties malades ou lacérées, avait, dit-on, des vertus anesthésiques. La chair vive, le cœur, le foie, le fiel, le sang frais ou desséché de divers animaux, le poil et la corne du cerf, jouaient un grand rôle dans la confection de divers onguents souverains contre les inflammations. Nombre de recettes se recommandent par l’imprévu des substances préconisées : le « lait d’une femme accouchée d’un enfant mâle », la fiente du lion, la cervelle d’une tortue, un vieux bouquin bouilli dans l’huile2. Les ingrédients constitutifs de chaque remède étaient pilés ensemble, bouillis et filtrés au linge. Ils avaient d’ordinaire pour véhicule l’eau pure; mais souvent on les mélangeait avec des liquides d’espèces variées, la bière ( haq ), la bière douce (haq nozmou) ou tisane d’orge, le lait de vache ou de chèvre, l’huile d’olive verte et l’huile d’olive épurée (biq nozmou ), ou même, comme dans la médecine de Molière, l’urine humaine ou animale. Le tout, sucré de miel, s’avalait chaud matin et soir3.

Mais les maladies n’avaient pas toujours une çrigine naturelle, Elles étaient produites par des spectres ou par des esprits malfaisants qui entraient au corps de l’homme et qui y trahissaient leur présence par des désordres plus ou moins graves. En combattant les effets extérieurs, on parve-

1. Papyrus de Berlin, pl. XIII, 1. 3-6; cf. Brugsch, l. /., p. 129-113. — 2. Pap. Ebers, pl. LXVIII, 1. 22; pl. LXIX, 1. 2. — 3. Pour plus de détails sur la médecine égyptienne, cf. Maspero, dans la Revue critique , 1876, t. I, p. 233-239.

nait tout au plus à soulager le patient. Pour arriver à la guérison totale, il fallait supprimer la cause première en éloignant par des prières le démon possesseur. Une bonne ordonnance de médecin se composait donc d’au moins deux parties : d’une formule magique et d’une recette médicale. Voici une conjuration destinée à corroborer l’action d’un vomitif : « O revenant démon qui loges dans le ventre d’un tel fils d’une telle, ô toi dont le père est nommé Celui qui abat le s têtes, dont le nom est Mort , dont le nom est Mâle de la Mort , dont le nom est Maudit pour l’éternité1! » Pour guérir le mal de tête, on n’avait qu’à dire : « Le devant de la tête est aux chacals divins, le derrière de la tête est un pourceau de Râ. Place-les sur un brasier; quand l’humeur qui en sorlira aura atteint le ciel, il en tombera une goutte de sang sur la terre. Ces paroles devront être répétées quatre fois2. » Si ce galimatias ne guérissait pas le malade, au moins le débarrassait-il des terreurs superstitieuses dont il était assailli. Le médecin, après avoir calmé les craintes du patient, essayait sur le corps l’efficacité des remèdes traditionnels. L’invocation magique était censée anéantir du coup la cause mystérieuse; le traitement palliait les manifestations visibles du mal.

La littérature philosophique était déjà en honneur. Un papyrus de Berlin nous a conservé le fragment d’un dialogue entre un Egyptien et son âme : l’âme essaye de démontrer que la mort n’a rien d’effravant pour qui la regarde en face5. « Je me dis à moi-même chaque jour : Ainsi la convalescence après la maladie, telle est la mort ! Je me dis à moi-même : Ainsi que l’odeur d’un parfum de fleurs, ainsi que s’asseoir dans un pays d’ivresse, telle est la mort! Je me dis à moi-même, chaque jour : Ainsi qu’au moment où le ciel s’éclaircit, un homme sort pour aller prendre des oiseaux au filet, et soudain se trouve dans une contrée inconnue, telle est la mort ! » Un autre papyrus, donné par Prisse à la Bibliothèque Nationale de Paris, renferme le seul ouvrage

1. Papyrus de Leyde, I, 348, verso; pl. XIII, 1. 5-6. Cf. Pleyte, Etudes éç/yptologiques, t. I, p. 145-146. — 2. Id., pi. IV, 1. 9-10. Cf. Pleyte, Études, t. I. p. 61-62. — 3. Lepsius, Denkm ., VI, pl. 111-112-

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complet qui nous reste de cette sagesse archaïque1. Il fut copié sous l’un des premiers règnes de la douzième dynastie, et on y lit les élucubrations de deux auteurs dont l’un vivait sous la troisième, l'autre sous la cinquième : ce n’est donc pas sans raison qu'on Ta nommé le pim ancien livre du monde. Incomplet au début, il contient d’abord la fin d’un livre de morale rédigé par un certain Kaqimni à l’avènement du Pharaon Snofroui. Venait ensuite un ouvrage aujourd’hui perdu; un des possesseurs antiques du papyrus l’avait fait effacer afin de lui substituer un autre morceau, qui n’a jamais été écrit. Les quinze dernières pages sont occupées par un opuscule célèbre dans la science sous le nom d 'Instructions de Phtahhotpon.

Ce Phtahhotpou était le fils d’un roi de la cinquième dynastie. Il était sans doule assez âgé à l’époque où il prit la plume, car il entre en matière par un portrait assez peu flatté de la vieillesse. « Le monarque Phtahhotpou dit : Sire le roi, mon maître, quand l’âge est là et que la vieillesse se produit, l’impuissance arrive et la seconde enfance sur laquelle la misère s’appesantit de plus en plus chaque jour; les deux yeux se rapetissent, les deux oreilles s’amoindrissent, la force s’use, tant que le cœur continue à battre. La bouche se tait : elle ne parle plus. Le cœur s’obscurcit, il ne se rappelle plus hier. Les os souffrent à leur tour, tout ce qui était bon tourne au mauvais, le goût s’en va tout à fait. La vieillesse rend un homme misérable en toutes choses, car son nez se bouche, il ne respire plus, qu’il se tienne debout ou assis. Si l’humble serviteur qui est devant toi reçoit l’ordre de tenir les discours qui conviennent à un vieillard, alors je te dirai les paroles de ceux qui ont écouté l’histoire des temps antérieurs, de ceux qui ont entendu les dieux eux-mêmes, car si tu agis selon elles, le mécontentement disparaîtra d’entre les vivants et les deux terres

1. Ce papyrus a été publié à Paris, en 1847, chez Franck, in-folio; il a été analysé par Chabas, dans la Revue archéologique , lre série, t.. XIV, p. 1 sqq., puis traduit en anglais par Heath, A Record of the Patriarchal Age or the Prover bs of Aphobis, in-12, Londres, 1856, eu allemand par Laulh, en français par Philippe Virey, dont la traduction a été traduite en anglais.

travailleront pour toi! » La Sainteté de ce Dieu a dit : <t Instruis-moi dans les paroles du passé, et cela fera l’étonnement des enfants des grands; quiconque entre et comprend cela, son cœur en pèsera le sens avec soin, et ce qu’il dira ne donnera jamais de satiété1. » Comme on voit, c’est afin de montrer aux vieillards le moyen de se rendre utiles que Phtahhotpou se résigne à sa tâche. 11 veut les instruire dans la sagesse des ancêtres, afin qu’ils puissent l’enseigner à leur tour aux jeunes gens et maintenir la vertu par le monde entier.

11 ne faut pas s’attendre à trouver dans cette œuvre une grande profondeur de conception. Les analyses savantes, les distinctions raffinées, les abstractions métaphysiques n’étaient pas de mode à l’époque de Phtahhotpou. On négligeait les idées spéculatives pour les faits positifs, la théorie pour la pratique ; on observait l’homme, ses passions, ses habitudes, ses tentations, ses défaillances, non pas afin de construire à ses dépens un système de philosophie nouveau, mais afin de réformer ce que sa nature a d’imparfait en soi, et de montrer à l’âme le chemin de l’éternité glorieuse. Aussi Phtahhotpou ne se met-il pas en frais d’inventions et de déductions. Il enregistre les réflexions et les conseils qui lui viennent à l’esprit, tels qu’ils lui viennent, sans les grouper et sans en tirer la moindre conclusion d’ensemble. La science est utile pour arriver à la connaissance du bien ; il recommande la science. La douceur envers les subalternes est de bonne politique : il fait l’éloge de la douceur. Le tout est entremêlé d’avis sur la conduite à suivre dans les diverses circonstances de la vie, quand on comparaît devant un supérieur impérieux, quand on va dans le monde, quand on prend femme. « Si tu es sage, tu t’enfermeras dans ta maison et tu aimeras ta femme chez toi; tu la nourriras bien, tu la pareras, car les vêtements de ses membres et les parfums sont la joie de sa vie : aussi longtemps que tu observeras ce précepte, elle sera un champ qui profite à son maître5. » Analyser en détail un tel ouvrage est impos-

1. Papyrus Prisse, l IV, 1. i pl. Y, 1. 7- — 2. Papyrus Prisse , pl. ï,

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sible, le traduire entièrement plus impossible encore. La nature du sujet, l’étrangeté de certains préceptes, la qualité du style, tout concourt à dérouter l’étudiant et à l’égarer dans ses recherches. Dès les temps les plus reculés, la morale a été considérée comme une science bonne et louable en elle-même, mais tellement rebattue qu’on ne peut la rajeunir que par la forme. Phtahhotpou n’a pas échappé aux nécessités du genre qu’il avait choisi. D’autres avaient dit et bien dit avant lui les vérités qu’il prétendait exprimer de nouveau : il lui fallut, pour allécher le lecteur, inventer des formules imprévues et piquantes. Il n’y a pas manqué : dans certains cas il a su envelopper sa pensée d’un tour si ingénieux que le sens moral de la phrase nous échappe sous le déguisement des mots.

De la sixième à la dixième dynastie.

Il semble que le passage de la cinquième à la sixième dynastie ne se fit pas sans troubles. Deux rois sont mentionnés sur les monuments contemporains, Téti et Ousirkeri Ati, qui sans doute se disputèrent le trône. Ati est probablement l’Othoés de Manéthon, qui fut, dit-on, tué par ses gardes1. Téti, qui l’emporta, était-il apparenté à son prédécesseur? La liste de Turin interrompt la série des noms royaux entre lui et Ounas, ce qui indique un changement de famille : les listes grecques prétendent que la dynastie nouvelle était originaire de Memphis8.

Pépi Ier Mirirî succéda à Téti. A partir de Pépi Ier, l’autorité de Memphis sur le reste de l’Égypte commença de décliner. Les princes de la dynastie nouvelle, sans abandonner l’ancienne capitale, paraissent lui avoir préféré les villes de la Moyenne Égypte, et surtout Abvdos, dont la nécropole a conservé tant de souvenirs de leur règne. Du reste, ils ne laissèrent pas péricliter entre leurs mains la grandeur de leur pays : ils entreprirent des guerres heureuses au dehors

1. Manéthon, édit. Unger, p. 101. — 2. Manéthon, édit Unger, p. 101-102; d’après Lepsius, le texte de Manéthon serait erroné et il faudrait transporter la mention d’Eléphantine de la V* dynastie à la VI*

el ils poussèrent leurs conquêtes plus loin qu’aucun autre Pharaon n’avait fait avant eux. Pépi Ier, le second de la dynastie, en est aussi le héros. Pendant un règne qui dura au moins dix-huit ans, son activité ne se ralentit jamais. Secondé habilement par Ouni, son premier ministre, il recouvra sur les nomades asiatiques les établissements du Sinaï que ses prédécesseurs avaient perdus, soumit l'Éthiopie et sema l’Égypte de monuments.

Ouni avait débuté tout enfant à la cour du roi Téti. D’abord simple page f porte-couronne ), il avait bientôt obtenu un emploi dans l’administration du Trésor, puis un titre d’inspecteur des bois de l’État. Pépi le prit en grande amitié dès le début de son règne et lui confia successivement les charges de surveillant des prophètes de la pyramide funéraire et d'auditeur, dont il s’acquitta mieux que personne avant lui; aussi lui accorda-t-on comme récompense une garniture de tombeau et un sarcophage en belle pierre blanche de Troja. Il redoubla de zèle pour justifier cette distinction, et l’activité qu’il déploya lui valut des faveurs nouvelles : il fut promu à la dignité d'ami royal , nommé surintendant de la maison de la reine, et attira à lui la direction de toutes les affaires. « Je faisais, dit-il, toutes les écritures avec l’aide d’un seul secrétaire. » L’Égypte n’eut pas à se plaindre de son administration. Les mines du Sinaï, exploitées avec plus de suite et soumises à des inspections régulières, rendirent des revenus supérieurs cà ce qu’on tirait d’elles auparavant1. Une route fut tracée à travers le désert de Coptos à la mer Rouge et ouvrit au commerce une voie commode. L’exploitation des carrières de Rohanou fut poussée avec vigueur2, et, bien que les monuments édifiés alors aient disparu sans laisser presque aucun vestige, les inscriptions sont là pour témoigner de l’activité avec laquelle les travaux de construction furent menés. Une ville nouvelle fut fondée dans l’Heptanornide près de l’endroit où végète aujourd'hui le bourg de Sheikh-Saïd3. Le temple d’Hathor à Dendérab,

1. Lepsius, Denkrn., Il, pl. 116 a. — 2. Cf. Maspero, les Monuments égyptiens de la vallée de Ilammamât, dans la Revue orientale et américaine, t. I, p. 330 sqq. — 3. Lepsius, denkrn., II, pl. 112 d , e.

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élevé par les serviteurs d' H or us aux temps fabuleux de l’histoire et ruiné depuis lors, fut rebâti en entier sur les plans primitifs qu’on retrouva par hasard1. Cette piété envers l’une des divinités les plus vénérées fut encouragée comme elle méritait de l’étre par le titre de fils d'Hathor que Pépi désormais inséra dans son cartouche royal2.

Au dehors, le ministère d’Ouni fut signalé par des conquêtes. La Nubie était alors habitée en partie par des tribus nègres3, la queue probablement de celles qui avaient formé la population primitive de l’Égypte. Sans cesse révoltées et sans cesse vaincues,, elles fournissaient de faciles triomphes aux généraux de Pharaon, et elles remplissaient de soldats les cadres de son armée. Ouni les employa contre les Amou et contre les Hiroushai'tou qui dominaient alors aux déserts de l’isthme et dans la Syrie méridionale. « Sa Sainteté eut à repousser les Amou et les fliroushaïtou. Sa Sainteté fit une armée de plusieurs ibis dix mille soldats, pris dans le pays tout entier depuis Éléphantine jusqu’à la mer du nord, dans toutes les maisons, dans les villes, dans les places fortes, dans le pays d’iritit, parmi les nègres du pays de Maza, parmi les nègres du pays d’Amamît, parmi les nègres du pays des Ouaouaîtou, parmi les nègres de Kaaou, parmi les nègres du pays de Tomam*, et Sa Sainteté m’envoya à la tête de cette armée. Certes, il y avait tous les généraux, il y avait les chambellans, il y avait les amis du palais, il y avait les chefs, les princes des villes du midi et du nord, les amis dorés , les chefs des prophètes du midi et du nord, les intendants des temples à la tête des capitaines du midi et du nord, des villes et des temples, et aussi les nègres des régions mentionnées, et pourtant ce fut moi qui les dirigeai, bien que ma fonction ne fût que celle d’un surintendant des bois de Pharaon l » A travers les phrases mutilées qui

1. Dumichen, Bauurkunde der Tempelanlagen von Dendérah , pl.XTV, 1. 20; Mariette, Dendérah , t. III, pl. 71-72. — 2. Sur un .bloc trouvé à Tanis; cf. E. de Rougé, Inscriptions recueillies en Égypte, t. I, pl. LXXV. — 3. Lepsius, Nubische Grammatik. Einleitung , p. lxxxvilxxxviii. — 4. Ce sont les peuples situés au sud et à l’est de l’Egypte, entre le Nil et la mer Rouge. Cf. Brugsch, Die Negerstàmme der Una- Inschrift, dans la Zeitschrift, 1882, p. 30-36.

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