‹ Histoire ancienne des peuples de l'OrientChapitre 31 sur 215 · Xanthos de Lydie, dans Denys d’Hal., Ant. Rom., I, xxvm · texte numérisé non relu

Xanthos de Lydie, dans Denys d’Hal., Ant. Rom., I, xxvm

« Aux jours d’Atys, fds deManès1, il y eut une grande famine par toute la contrée de Lydie.,., Le roi se résolut à partager la • nation par moitié et à faire tirer les deux portions au sort i les uns resteraient au pays, les autres s'exileraient , lui continuerait de régner sur ceux qui obtiendraient de rester ! aux émigrants il assigna pour chef sou fds TyrsênoSt Le tirage accompli, ceux qui devaient partir descendirent à Smyrne, construisirent des navires, y chargèrent tout ce qui pouvait leur être utile et partirent à la poursuite de l’abondance et d’une terre hospitalière, Après avoir passé bien des peuples, ils parvinrent en Ombrie, où ils fondèrent des villes qu’ils habitent jusqu’à ce jour. Ils posèrent leur nom de Lydiens et, d’après le fils de roi qui leur avait servi de guide, se firent appeler Tyrséniens2. » Quoi qu’en dise Hérodote, cette migration ne s’accomplit pas en une fois dans une seule direction ; elle se prolongea pendant près de deux siècles, du temps de Sétoui Ier au temps de Ramsès Jll, et elle s’épancha sur les régions les plus diverses. On signale la présence des Pélasges tyrrhénieps à tmbros, à Lemnos, à Samothrace et dans la péninsule de Chalcis, sur les plages et dans les îles de la Propontis, à Gythère et à la pointe de Laconie. En Afrique, ils s’allièrent aux Libyens et ils assaillirent l’Égypte vers la Un de Sétoui Rr. Nous avons déjà vu qu’ils furent repoussés si rudement qu’ils s’abstinrent de toute hostilité pendant le règne de Ramsès II. Les Shardana, faits prisonniers en cette occurrence, furent incorporés à l’armée égyp-tienne et se distinguèrent dans la campagne contre les Khati ; ils s y heurtèrent contre les Lyciens, les Mvsiens et les Froyens, qui étaient au service des souverains syriens5, et que la défaite de Qodshou les dégoûta des aventures, Le triomphe des armées égyptiennes eut son contre-coup jusque sur les marines de la mer Égée 5 il priva les Khati des bandes d’aventuriers qui leur avaient été si utiles dans leurs premières conquêtes. Le poète égyptien n’avait pas entièrement tort lorsqu il vantait Ramsès d’avoir « brisé à tout jamais le dos de Khati »>.

t- Al n s é I ait petit-lils de Manès, d’après les autres généalogies —

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