‹ Histoire ancienne des peuples de l'OrientChapitre 50 sur 215 · liois, xin · texte numérisé non relu

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LE ROYAUME HÉBREU. 413

teurs de la Genèse placèrent à la bouche de Jacob mourant. Le poète passe en revue les tribus d’Israël et leur départit l’éloge ou le blâme. Juda n’est point trop maltraité, on souhaite seulement qu’il s’incline devant un prince sacré à Shiloh; mais Benjamin, Simeon et Lévi sont accablés d’insultes. Au contraire, la maison de Joseph et ses alliés ne reçoivent que des bénédictions : Joseph est un rameau fertile, Issakhar un âne vigoureux, Buben le premier-né d’Israël h Une race où les haines de tribu à tribu étaient si fortes et si vivaces cou rait grand risque de ne pas rester longtemps indépendante : ses divisions la livraient sans défense à tous ses voisins.

L’Égypte seule était alors en état d’en profiter. Le siècle qui s’était écoulé depuis l’usurpation des rois-pré très avait été rempli de guerres civiles et de révolutions. Une Égypte était morte, la vieille Égypte des conquérants thébains, et une Égypte nouvelle était née en sa place : la vie avait commencé à se retirer du sud et deThèbes, et elle refluait vers le nord et dans les nomes du Delta. Tant que les entreprises des Pharaons étaient restées enfermées dans 'le bassin du Nil, Thèbes avait été le centre naturel de l’empire. Assise au point de croisement des principales voies commerciales de l’Afrique et de l’Arabie, elle était comme un vaste entrepôt où s’entassaient les richesses des contrées étrangères, depuis le golfe Persique jusqu’au delà du Sahara, depuis la Méditerranée jusqu’à la région des Grands Lacs. Les cités septentrionales, tournées vers des nations avec

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