Voir plus haut, p 512-514, de cette Histoire
LES SARGONIDES.
châtiment et dans une même honte; un jour qu’il offrait un sacrifice, il les attela au timon de son char de guerre et il se fit traîner par eux jusqu’à la porte du temple . La défaite de Khoumbankhaldash acheva l'abaissement des Susiens. Une partie des contrées sur lesquelles il avait régné fut annexée et administrée directement par les généraux assyriens; les clans sauvages des montagnes échappèrent à la servitude, et réussirent plus tard à délivrer les tribus de la plaine.
Mais le coup porté par Assou rbanabal avait été trop rude pour que les effets ne s’en fissent pas sentir longtemps encore d’une manière désastreuse. L’Élam, le plus ancien des États de l’Asie antérieure, disparut de la scène du monde. Les souvenirs de son histoire réelle s’effacèrent bientôt au milieu des légendes : le fabuleux Memnon remplaça dans la mémoire des peuples ces lignées de souverains ambitieux et de hardis conquérants qui avaient possédé Babylone et la Syrie, en des temps où Ninive n otait qu'une simple bourgade (645). Le dernier acte de ce drame sanglant eut le désert pour théâtre. A peine assis sur le trône d’Arabie, Abiatèh avait rejeté le joug assyrien et s’était allié avec Nathan le Nabatéen. Tant que i’Éiam avait résisté, Assourbanabal avait fermé les yeux sur la trahison de son vassal : Khoumbankhaldash abattu, il songea à la vengeance. Il quitta Ninive au printemps de 642, franchit l’Euphrate, traversa la ligne de collines alors boisées qui borde à i orient le cours de ce fleuve, s’approvisionna d’eau à la station de Laribda, et s’enfonça dans le désert à la recherche des rebelles. Malgré les souffrances de son armée, il traversa le pays de Mash et de Kédar, pillant les bourgs, brûlant les tentes, comblant les
puits, ramassant les femmes et les bestiaux, et il arriva à Damas avec un butin immense. Les Arabes terrifiés désarmèrent : restaient les Nabatéens, que l’éloignement encourageait à persévérer. Assourbanabal ne s’attarda pas à célébrer longuement sa victoire dans la capitale de la Syrie : le 5 Ab, quarante jours après avoir quitté la frontière chaldéenne, il partit de Damas dans la direction du sud, enleva la forteresse de Khalkhouliti, au pied du plateau que dominent les montagnes du Hauran, et toutes les bourgades du pays l’une après l’autre, bloqua les habitants dans leurs retraites et les réduisit par la famine. Abiatèh fut pris, Nathan se racheta par la promesse d’un tribut. Au retour, on châtia plusieurs villes de la côte phénicienne, Akko, Oushou, et on raffermit par ce trait de vigueur la fidélité chancelante des vassaux syriens. Ninive regorgea de richesses : les chameaux volés aux Arabes étaient en si grand nombre qu’on les vendit, « comme des moutons », aux portes de la ville pour un demi-shekel d’argent pièce.
Jamais la victoire d’Assour n’avait été plus complète, et pourtant, à bien y regarder, il sortait de la lutte presque aussi affaibli que l’Elam. En résumé, c’étaient toujours les mêmes dangers et les mêmes difficultés qu’au temps d’Assournazirabal ou de Tiglatphalasar ; pour conserver leur autorité. les" rois étaient contraints de courir sans relâche d’une extrémité de leur empire à l’autre. Toute guerre qui se continuait pendant quelques années et qui les retenait à l’est, relâchait à l’ouest les liens d’allégeance ; il fallait régulièrement recommencer la conquête ou renoncer à l’acquis des expéditions précédentes. Assourbanabal, épuisé par sa lutte contre l’Élam, dut renoncer à la guerre perpétuelle et il résigna ses droits à la suzeraineté de l’Égypte, sur les Tabal, sur la Lydie. Il n’en resta pas moins le souverain le plus puissant du monde oriental. Presque le dernier de sa race, il fut celui dont la domination s’étendit le plus et il dépassa ses prédécesseurs en activité, en énergie, en cruauté, comme si l’Assyrie, se sentant près de sa ruine, avait voulu réunir en un seul homme toutes les qualités qui avaient fait sa grandeur et tous les défauts qui ont souillé sa gloire1 1. Maspero, les Empires , p. 434-442.
LES DÉBETS DE LA MÉDIE
Les Mèdes et les Perses : Déiôkès. — La Judée : la renaissance de l’Égypte. — L’invasion scythique; Josias et Néchao : la chute de Ninive (608).
Les Mèdes et les Perses : Déiôkès.
Les Sargonides avait fondé sur les débris des royautés partielles un grand empire sémite. Âraméens , Juifs, Phéniciens, les gens de l’Assyrie, même quelques tribus arabes, tout ce qui parlait un dialecte sémitique entre 1 isthme de Suez et l’embouchure de l’Euphrate, reconnaissait un même chef et était réuni pour la première fois sous une même domination : les peuples conquérants d’autrefois, Égyptiens, Élamites, clans de la Chaldée, avaient succombé tour à tour. Mais le triomphe de la race sémitique sur ces vieilles races civilisées de l’ancien monde avait été acheté chèrement. Nous avons vu quel avait été le sort de Babvlcme et des Araméens d’Orient pendant les dernières guerres ; les Sémites occidentaux avaient souffert encore plus que leurs cousins de Mésopotamie et de Chaldée. La Syrie, jadis si riche et peuplée si dru, était en pleine décadence : Qodshou n’existait plus que dans le souvenir confus des scribes égyptiens ; Gargamish, Damas, Hamath, perdaient chaque jour de leur importance politique ou commerciale. La Cœlé-Syrie, écrasée par dix siècles de combat, restait inerte à la merci du premier ennemi ; Moab, Ammon, les Philistins, étaient plus qu’à moitié ruinés, Israël avait disparu : les Phéniciens et les Juifs conservaient encore quelques signes de vie, mais leurs révoltes et leurs intrigues ne nuisaient plus qu’à euxmêmes, et le jour où le puissant souverain de Ninive se lasserait d avoir à les réprimer, il n’aurait qu’à lever le
doigt pour les précipiter de l’étal de tributaires autonomes à l’état de sujets.
Et pourtant, au moment même où il semblait qu’Assourbanabal n’eût plus qu’à jouir en paix du fruit de ses victoires, le peuple se levait et s’organisait qui, dans l’espace d’une génération, allait détruire son œuvre et celle de ses ancêtres. Le pays à l’Est de l’Assyrie se divise assez naturellement en deux zones : l’une de montagnes, qui sépare le bassin du Tigre de celui de la Caspienne, l’autre de plaines, qui s’en va, au Sud vers l’Océan Indien, à l’Est vers l’Helmend. La partie montagneuse s’appuie contre un massif à peu près triangulaire, élevé sur les côtés, creux au centre ; les eaux, descendues au fond de la dépression, s’y amassent en un lac sans issue1, situé, comme la Mer Morte, bien audessous du niveau de l’Océan et tellement saturé de sel que nul poisson n’y vit. L’Etbourz se détache de ce plateau à l’Est, et, après avoir côtoyé la Caspienne, il va rejoindre au loin l’Indou-Koush ; un de ses sommets, le Démavend, s’élance en pyramide à près de vingt mille pieds dans les airs, et. il passe pour le pic le plus haut de cette région2. Sur le côté opposé, cinq ou six rangées parallèles courent,, bien connues des géographes grecs et romains sous les noms de Khoatras et de Zagros. Elles s’inclinent en général du N.N.O. &n S.S.E. et elles étreignent une contrée entrecoupée de torrents et de ravins profonds, de crêtes presque inaccessibles et de vallées fertiles, qui débouchent sur l’Assvrie ou sur l’Elam et qui versent leurs tleuves dans le Tigre. Derrière ces lignes naturelles, comme derrière les murs d’un vaste camp retranché, s’étale un plateau ondulé légèrement dont la lisière, bien arrosée par de nombreux cours d’eau, nourrit une population nombreuse ; mais, à mesure qu’on s'enfonce dans l’intérieur, les rivières se tarissent et la sécheresse règne en maîtresse. Le sol, sans approcher celui de l’Égypte ou de la Chaldée, abonde en ressources. Les montagnes renferment du cuivre, du fer, du plomb, un peu d’or et d’argent, plusieurs espèces de marbre blanc et coloré 3, des
1. Aujourd’hui le lac d’Ouroumiyéh. — 2. L’Ararat n’atteint que 17 000 pieds et le plus haut pic du Caucase n’en dépasse pas 18 000. — 3. Entre autres le marbre de Tebriz.
LES DÉBUTS DE LA MÉDIE
pierres précieuses et surtout un lapis-lazuli fort estimé des anciens1. Nues par endroit, elles se revêtent le plus souvent d’épaisses forêts dont les pins, les chênes, les peupliers, s’associent au plane oriental, au noisetier, au saule. Les flancs du Zagros et les rives de l’Ouroumiyèh sont de véritables vergers où prospèrent la poire, la pomme, le coing, la cerise, la pêche, l'olive. Le plateau est plus pauvre et de moindre apparence : des arbres en petite quantité, au voisinage des rivières et des étangs ; du froment, de l’orge, du seigle et des légumes excellents, dans les cantons où l’eau ne manque pas. On y trouvait, à côté des bêtes féroces appartenant aux espèces les plus redoutables, le lion, le tigre, le léopard2, l’ours, beaucoup d’animaux domestiques ou susceptibles de le devenir, l’âne sauvage, le buffle, la chèvre, le chien, le dromadaire et le chameau à deux bosses, alors presque inconnu en Assyrie et en Egypte, même plusieurs races de chevaux, dont une, la niséenne, était renommée pour sa force, sa taille et son agilité3. Les premiers conquérants assyriens, Tougoultininip et Tiglatphlasar 1er, ne franchirent pas la barrière du Zagros et du Khoatras. Leur effort porta presque entièrement sur les tribus à demi civilisées qui s’agitaient entre le Tigre et le plaleau de l’Iran, et, s'ils se hasardèrent quelquefois au delà, ce fut comme au hasard et sans idées de conquête sérieuse. Assournazirabal eut trop d’occupation en Syrie et en Arménie pour rien entreprendre à l’est; Salmanasar, plus libre que son prédécesseur, pénétra probablement jusqu’à la lisière du désert, et son fds Shamshiadad s’avança à trois reprises assez loin vers l’orient pour qu’on puisse le soupçonner d’avoir été en contact avec le peuple des Mèdes4.
Les Mèdes se qualifiaient eux-mêmes d’Ariens 5 : vers le ve siècle avant notre ère, ils se partageaient en six tribus,
1. On ne trouve plus aujourd’hui de lapis-lazuli dans ces contrées.
— 2. Le lion, le tigre et le léopard ont presque disparu aujourd’hui.
— 5 G. Rawlinson, The five great Monarchies, t. II, p. 251-505. —
4. Delattre, le Peuple et l’empire des Mèdes, p. 57-74, a fort bien
résumé et commenté le passage des textes assyriens relatils aux rapports de Ninive avec la Médie. — 5. Hérodote, VII, lxii : 01 oz Mrjôoc ixaXéovxo uàXai 7tp'o 7tomu>v vAptoi.
les BüsêS, les Parétacènes, les Slrouchates, les Arizantes, ies' Budiens et les Mages *. Ils avaient conservé vaguement le souvenir de l’époque où, réunis à d’autres nations de même souche, ils erraient dans rAiryanêm-VâedjôL Les historiens modernes ont- placé d’abord cette contrée mythique sur les bords de l’Oxus et de l’Iaxarte, non loin de ce prétendu plateau de Pamir qu’ils regardaient comme le point de départ des races indo-européennes. Ils conjecturèrent qu’une partie des tribus descendit vers le sud dans le bassin de l’Indus et de ses affluents, tandis que d’autres mettaient en culture les oasis fertiles du Margoü et du Hvârazmi1 * 3. Les rédacteurs des livres sacrés de l’Iran prétendaient même connaître les étapes de la route que les Modes et les Perses parcoururent avant de s’enraciner sur le sol de l’Iran4 *. Ils assuraient que leurs ancêtres avaient habité des régions diverses qu’AhoUramazdâ, le dieu bienfaisant, créait pour eux, mais d’où les manœuvres du mauvais principe, AngrômaïnyoUs, les chassaient toujours. Forcés par le froid de déserter l’Airyanêm-Vâedjô, ils se répandirent sur la Çoughdhâ6 et la province de Moûrou6. Les guerres civiles et les incursions des nomades voisins les contraignirent a s’exiler et ils se détournèrent vers l'est, dans Bâkhdhi, « le pays des hautes bannières7 8 * », puis vers le sud-est, dans la contrée de Niçâra,
« qui est entre Bâkhdhi et Moûrou* ». A partir de Niçâya, ils pénétrèrent sur le plateau de l’Iran par l’HaroyoU* et ils débordèrent sur le Vaêkereta-Douhzaka10, où ils se séparèrent
1. Hérodote, I. ci. — 2. La « demeure des Aryens ». — 3. Merv et
le Kharîsm. — 4. Sur les migrations iraniennes telles qu’elles sont repré¬
sentées au premier fargard du Vendidad (James Darmsteter, The Zend* Avesta, 1. 1. p. 1-10), voir M. Bréal, Fragments de critique zende S de
la Géographie de V Avesta (Extrait du Journal asiatique , 1862, et dans
les Mélanges de mythologie et de linguistique , p.187, sqq ), et Spiegel,
Eramsche Alterthumskunde, 1. 1. p. 190-196. — 5. La Sogdiane des au¬
teurs classiques. — 6. La Margiane, le Margous des inscriptions achéménides; aujourd’hui le canton de Merv. — 7, C’est-à-dire « le siège de la royauté ». Bâkhdhi est la Bàkhtrisdes textes perses, la Bactriane. —
8. La Ntcata de Strabon et de Ptolémée (VI, 10, 4). — 9. Haraïva des
Perses, Aria ou Ariana des auteurs classiques. — 10. D’après Lassèn et Haug, le Seïstan actuel, où se trouve la ville ruinée de Doushàk'(DjeUabnd), sur la rive orientale du lac Ilamoun, an sud des embouchures de
l’Helmend.
LES DÉBETS DE LA MÉDIE
en plusieurs corps de nation1. Les uns traversèrent l’Haraqaïti2, l’Haêtoumat3, et débouchèrent dans l’Heptahendou4 *; les autres inclinèrent à l’ouest par l’Üurvâ0, le Khnentâ- Vehrkanâ6, Rhagâ7, le Tchakhrâ 8, jusqu’au Varena et aux rives occidentales de la mer Caspienne9. Ce ne sont là que des légendes inventées après coup. 11 est vraisemblable que les Iraniens vinrent d’Europe à travers le Caucase, et que leur pays traditionnel d’origine, l’Aryanêm- Vaêdjô, doit être cherché vers les plaines de l’Araxe et du Kour10.
Les Mèdes conquirent pied à pied le sol de leur nouvelle patrie. L’histoire a perdu le détail de leurs premières luttes contre les maîtres anciens du pays, mais les traditions persanes ont conservé jusqu’au moyen âge le récit des exploits fabuleux qui les signalèrent et les noms des héros légendaires qui y furent engagés. Dès l’antiquité, les Perses, ne pouvant admettre qu’un peuple de leur race eût joué si récemment encore un rôle insignifiant dans l’histoire du monde, composèrent pour cette époque une sorte de roman glorieux, dont Ctésias de Cnide recueillit et consigna dans ses livres les inventions principales. Il plaça vers 788 la révolte d’Arbakès, la prise de Ninive, la fondation d’un vaste empire mède qui se prolongea sans interruption jusqu’à Cyrus. Les noms de ces prétendus rois manquaient, ainsi que les années de leur règne : il créa une dynastie de toutes pièces un Arbacès, un Mandaukas, un Sosarmos, et cinq autres à la file11. Les monuments assyriens, nous ont
1. Le Vendidad-Sadë n’indique en cet endroit que deux directions
vers la Médie et vers l’Inde. — 2. Aracbosia des géographes grecs. —
5. Position incertaine. — 4. Le Pendjab actuel. — 5. D après Lenormant,
l’Ourivân des monuments assyriens, l’Apavarctisene d Isidore, § 13,
PApavortene de Pline, vi, 18. — 6. Le Vàrkana des inscriptions perses,
t’Hyrcanie des Grecs et des Romains, aujourd’hui le Djouardjân. —
7. Rhagæ, « la plus grande ville de Médie », au dire d’Isidore, § 7. —
8. Karkh, à l’extrémité nord-ouest' du Khorassan, d’après M. Haug. —
9. Peut-être la Khorènè de Strabon {\. XI), la Klioarinê d’Isidore, § 8,
la Choara de Pline VI, 17. — 10. Spiegel, Eranisclie Alterthumskunde ,
t. 1, p. 194, 211-212; J. Darmstetter the Zend-Aveslay t. 1, p. 3 et le Zend-Avesta, t. II, p. 5, note 4. — 11. Volney a découvert la méthode dont Ctésias s’est servi pour fabriquer sa dynastie. Plaçant la liste
donné la preuve de celte fraude. Lorsque Tiglatphalasar 111 effleura la Médie, dans les années qui correspondent au règne du prétendu Mandaukas, le pays était réparti entre un grand nombre de chefs indépendants qui exerçaient l'autorité chacun sur son canton, et qui ne relevaient d’aucun pouvoir supérieur : il se borna à opérer quelques razzias productives1. Vingt ans plus tard, vers 783, Sargon monta sur
qu’il donne des rois mèdes à côté de celle que fournit Hérodote :
IIÉnODOTE CTÉSIAS
Tntprrponp
Arbakès . . .
Déiôkès .
Mandaukas.
Sosarmos. .
Artvkas . . .
Phraortès .
Arbianès. . .
Artæos. . . .
Artvnès . . .
Kyaxarès. ....
Astvbaras .
voit que, tout en
changeant les noms
d’Hérodote,
Ctésias répète ses
nombre deux à deux :
(Arbianès. .'. 22
Phraortès. . . 22\ Artæos . 40)
(Artvnès 22 >Kyaxarès . 40
^ Astybaras... 40)
A la place des quatre premiers rois, Hérodote indiquait Déiôkès et un interrègne de longueur indéterminée : Ctésias prit pour les cinquantetrois ans de Déiôkès le nombre rond de cinquante ans, et substitua à l’interrègne un règne qu’il évalua à la durée moyenne d’une génération humaine. 11 appliqua à ce nouveau couple royal le procédé de ‘reproduction dont il s’élait servi pour le couple précédent :
Arbakès... 28)
(Mandaukas.. 50 ^Interrègne . x
Déiôkès . 53< Sosarmos.. 50)
(Aitykas . 50
La substitution de vingt-huit pour trente au règne d’Arbakès n’est là que pour donner à tout le catalogue un air de vraisemblance (cf. Volney, Recherches sur l'histoire ancienne , t I, p. 144, sqq. ; G. Rawlinson, Herodotus , t. I, p. 529-550). Selon Oppert [le Peuple et la langue des Mèdes , p. 17 sqq.), les noms d’Hérodote représenteraient. « les formes aryanisées des noms touraniens, dont Ctésias nous a donne ta traduction perse t>.