‹ Histoire ancienne des peuples de l'OrientChapitre 83 sur 215 · Ezéchiel , xx · texte numérisé non relu

Ezéchiel , xx

LA CONQUÊTE PERSE

« juste restera en vie, parole du Seigneur l’Éternel. » Israël est donc maître de ses destinées : s’il s’obstine en ses égarements, il reculera d’autant l’heure du salut; s’il se repent et s’il observe la loi, la colère divine s’apaisera. « Ainsi donc, maison d'Israël, je vous jugerai chacun selon ses œuvres. Jetez loin de vous tous les péchés que vous avez commis; faites-vous un cœur nouveau et un nouvel esprit ! Pourquoi voudriez-vous mourir, maison d’Israël? Car je ne prends point plaisir à la mort de celui qui meurt ! Revenez donc et vivez 1 ! » Quelques-uns objectaient qu’il était bien tard pour parler encore d’espoir et d’avenir : « Nos ossements sont desséchés, disaient-ils, notre confiance est minée; nous sommes perdus. » Le prophète leur répondait que Dieu l’avait emmené en esprit au milieu d’une plaine couverte d’ossements. « Et je les adjurai, et tandis que je les adjurais, voilà qu’avec fracas ils se rejoignirent les uns les autres. Et quand je les regardai, je vis sur eux des nerfs, puis ils se vêtirent de chair et la peau les enveloppa, mais il n’y avait pas encore de souffle en eux. Alors Jahvéh me dit : « Évoque le souffle, évoque, fds de l’homme, et crie au souffle : « Voici ce que dit, le Seigneur, LÉternel : « Viens, « souille des quatre vents et souffle dans ces cadavres pour « qu’ils revivent. » Et j’évoquai, comme j’en avais reçu l’ordre, et le souffle entra en eux et ils revinrent à la vie et ils se dressèrent sur leurs pieds, une grande, grande multitude; alors il me dit : « Ces ossements-là c’est la maison « d’Israël... Voyez, je vais ouvrir vos tombeaux et vous en « sortir, ô mon peuple ! et je vous ramènerai dans la « terre d’Israël... et je mettrai mon souffle en vous, pour « que vous reveniez à la vie, et je vous replacerai dans votre « patrie, afin que vous reconnaissiez que moi, Jahvéh, je « l’ai dit et fait2. »

Les prophètes d’autrefois n’avaient tracé de la restauration d'Israël et de son bonheur que des descriptions poétiques où rien n’était défini nettement, ni la loi qui le jugerait, ni le culte qu’il pratiquerait, ni les conditions les plus propres à garantir sa prospérité. Jérémie le premier avait

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