‹ Histoire ancienne les peuples orientaux Georges WeberChapitre 12 sur 16 · HEBREUX · texte numérisé non relu

HEBREUX

qu’il lui fut permis de faire venir son père et ses frères en Égypte, où la terre de Goscen, « dans le meilleur endroit du pays, » leur fut assignée. Ils y habitèrent pendant plusieurs siècles et firent paître leurs troupeaux dans le voisinage d’Héliopolis. Joseph , dont la vie fut un modèle de moralité et de vertu, resta le type favori de la poésie orientale et des légendes de tous les temps. — Le surnom de Jacob était Israël ; de là, les Hébreux furent appelés généralement Israélites.

I.a religion des Israélites est un monolithisme essentiellement différent des conceptions religieuses des païens ; car tandis que les divinités païennes, malgré toute la personnalité qui leur est conférée, sont inséparables des forces physiques qu'elles représentent, le Dieu des patriarches israéliles, supérieur aux forces physiques comme aux forces intellectuelles qu’il gouverne, est le créateur du ciel et de la terre, le seul Dieu indépendant, le Dieu saint qui récompense le bien et punit le mal. — Les noms des douze (ils de Jacob sont : Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issachar, Zabulon, Dan, Nephthali, Cad, Aser, Joseph et Benjamin. — L’histoire des patriarches est une riante peinture des mœurs simples et de l’ingénuité des nomades paisibles ; il ne nous en reste aucune semblable de temps si reculés. La noble figure de Joseph resplendit par dessus tout, il apparaît ferme et tranquille dans une disgrjce imméritée; serviteur fidèle de son maître égyptien, il résiste à de dangereuses séductions et obtient enfin la récompense de sa vertu par sa sagacité à expliquer les songes, faculté fort admirée en Orient. L’institution agraire que la tradition des Israélites attribue à Joseph, régna en Egypte à toutes les époques sous les divers gouvernements.

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FORMATION I)’uN ÉTAT PATRIARCAL.

§ 33. Sortie de l’Égypte. Au début, les Israélites prospérèrent dans la terre de Goscen. Mais lorsque Joseph fut mort et que l'Égypte fut gouvernée par un nouveau roi qui n’avait point connaissance des services qu'il avait rendus au pays, la haine des étrangers et le mépris de la vie pastorale poussèrent les Égyptiens à se montrer durs et cruels envers le peuple nomade. Les Israélites furent surchargés de rudes travaux agricoles et de corvées écrasantes ; on les contraignit de bâtir au pharaon des villes fortes, Pithom et Ramsès et de faire du mortier et des briques; comme ils se multipliaient malgré l’oppression, au point de causer, par leur grand nombre, des inquiétudes aux Égyptiens, le pharaon donna l’ordre de noyer tous les fils nouveaux-nés dans le Nil. Moïse (1500) eût subi un pareil sort, si la fille du roi, étant descendue vers le rivage avec ses femmes au moment où l’enfant, renfermé dans un coffret de joncs, se trouvait au milieu des roseaux, n’eût été touchée de compassion et ne l’eût plus tard pris auprès d’elle à la cour où il fut élevé avec soin et instruit en toute sagesse. Le meurtre d’un Égyptien que Moïse avait vu maltraiter un Israélite, l’obligea à s’enfuir dans le désert arabique où, sur le mont Sinaï, il reçut l’inspiration d’en haut de sauver son peuple de la servitude d’Égypte. Le pharaon refusa d’abord de laisser partir les Israélites et il augmenta leurs charges; mais après que dix plaies

envoyées sur le pays eurent répandu l’effroi et la consternation, il consentit enfin au départ demandé par Moïse et son frère Aaron. En mémoire de la sortie d’Égypte et de l’immolation des premiers-nés égyptiens, les Juifs célébrèrent dans la suite la fête du Passait, c’est à dire du passage de Jéhôvah et offrirent à cette occasion l’agneau pascal. La tentative des Égyptiens pour ramener les Israélites en les poursuivant à travers la mer Rouge, amena la perte des persécuteurs : les flots engloutirent toute l’armée du pharaon avec ses chevaux et ses chariots, et Miriam (Marie) sœur de Moïse, et toutes les femmes, chantèrent, au son des flûtes et des cymbales, la louange de Jéhovah dont la main puissante avait dispersé l’ennemi et jeté dans la mer le cheval et le cavalier : « tu as soufflé ton haleine, dirent les enfants d’Israël, la mer les a couverts ; ils ont été enfoncés comme du plomb au plus profond des eaux. »

§34. La législation mosaïque. — Moïse conduisit pendant longtemps le peuple rétif et murmurant à travers le désert arabique, afin de le fortifier, de lui rendre la moralité et le sentiment de la liberté et de laisser grandir une jeune génération endurcie qui possédât le courage et la force de conquérir la terre promise à main armée; la tradition fixe à quarante années la durée de cette période d’épreuve et. de purification. Dans l’intervalle, Moïse dont la grandeur d’âme, la constance et l’inébranlable confiance en Dieu croissaient avec les dangers et les obstacles, régla, par sa législation reçue de Jéhovah sur le mont Si « ai (ïïoreb), la religion, les mœurs et l’organisation civile des Israélites. Jéhovah lui-même était seigneur et roi ; il mani-

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festait sa volonté dans les lois, qui étalent conservées dans X arche d’alliance placée dans le Saint des Saints du tabernacle, et dont les interprètes étaient les prêtres sous la présidence d’nn chef ( grand-prétre ). Aaron et ses successeurs exercèrent la sacrificature à titre de privilège héréditaire; à côté d’eux se rangeaient les lévites comme sacrificateurs, instituteurs, légistes et médecins. Les chefs de tribus et les anciens dirigeaient les affaires séculières au nom de Jéhovah. A la tête de chaque tribu, se trouvait le prince entouré des « chefs de la maison de leurs pères. » Les anciens étaient les juges et les conseillers de la tribu. Mais les propositions d’un intérêt général étaient soumises à l’assemblée de la tribu et adoptées ou rejetées par acclamation. Les chefs de tribus et de familles formaient avec Moïse et Aaron le conseil suprême du peuple qui se composait de 70 ou 72 membres. Les sacrifices et les fêtes (Pâque, Pentecôte, fête des tabernacles) servaient de liens entre Jéhovah et son peuple, et les années de sabbat ( tous les sept ans) et de jubilé (tous les cinquante ans) empêchaient les inégalités trop grandes entre les détenteurs du sol. Au lieu de la vie nomade. Moïse assigna à son peuple l’agriculture comme occupation principale.

Jéhovah conclut sur le Sinaï une alliance solennelle avec les Israélites; il leur promit qu'ils deviendraient « un royaume de sacrificateurs et une nation sainte, » pourvu qu’ils le servissent et obéissent à ses ordonnances, dont la substance se trouve dans les dix commandements, auxquels se rattachent des règlements civils et rituels. Jéhovah, créateur, conservateur et dominateur du monde, est maître suprême et roi; c’est pourquoi l'idolâtrie est une rupture du traité conclu entre Jéhovah et le peuple qui lui est consacré par l’antique usage de la circoncision, un crime de Icse-majesté punissable de mort; devant Jéhovah, tous les confédérés sont égaux; aussi, les Israélites n’admettaient-ils ni l'esclavage ni la différence des classes avec inégalité de droits ; la condition servile était volon-

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taire et temporaire, car toute obligation de celte nature était dissoute aux années de sabbat ou tout au moins aux années de jubilé. Les prisonniers de guerre qui n’étaient pas Israélites ou les étrangers achetés étaient seuls traités comme esclaves. — En vertu du principe que Jéhovah, comme souverain et propriétaire du sol, en avait assigné une part à chaque membre de l’alliance, aucun fonds ne pouvait être aliéné ; le détenteur pouvait seulement en vendre l'usufruit pour un certain temps ; tous les cinquante ans (année du jubilé), le fonds devait retourner à son propriétaire primitif et toutes les dettes étaient remises. Dans les années de sabbat, les champs n’étaient pas cultivés; ce qui croissait de soi-même ne pouvait être moissonné, mais devenait un bien commun. — Comme centre du culte monothéiste de Jéhovah, Moïse érigea un sanctuaire religieux, la sainte tente ou le tabernacle, temple portatif comme l’exigeait la vie errante; il consistait en trois parties : 1) le Saint des Saints, accessible au grand-prêtre seul, où se trouvait l’arche d'alliance en bois d’accacia avec les tables de la loi; 2) le Saint, séparé du .Saint des Saints par un rideau; il renfermait le chandelier à sept branches , l’autel des parfums et la table des douze pains (azymes) de proposition; et 3) le parvis pour les sacrifices, avec l’autel des holocaustes et les lavoirs où l’on nettoyait les animanx destinés aux sacrifices. Aux grands jours d'expiation, le grand-prêtre avait à opérer la réconciliation du peuple par un sacrifice de propitiation. L’observation exacte des lois de purifications et de sacrifices était sévèrement recommandée.

§ 35. Division du pays. Il ne fut pas donné au grand prophète-législateur de couronner son œuvre en introduisant les Israélites dans la terre promise. Il contempla du mont Nébo les belles campagnes du Jourdain et quitta alors la terre des vivants; « sa vue ne s’était point affaiblie et sa vigueur n’était point passée. » Avant sa mort, il avait choisi p«ur succes-

IirSTOIÏtii. ANCIENNE.

seur Josué, fils de Nun, de la tribu d’Épiiraïm; il avait recommandé au peuple de s’attacher au dieu de ses pères et lui avait conseillé d’exterminer les Chananéens. Il voulait par lâ le détourner de l’idolâtrie. Mais ù peine le peuple eut-il vaincu, sous la conduite du brave Josué, les Amorrhéens et d’autres tribus, qu’il renonça à la guerre et demanda le partage du pays conquis. Ce partage s’effectua par le sort, selon l’ordonnance de Moïse, entre les descendants des douze fils de Jacob selon leurs tribus et leurs familles, en sorte que les fils de Joseph, Éphrdïm et Mantisse, ayant eu des portions égales, les enfants de Lévi ne reçurent point d'héritage, sauf quelques villes et la dîme du rapport du sol. Les Égyptiens et d’autres étrangers qui s’étaient joints à l’expédition, furent répartis parmi les tribus et les familles. Ruben, Gad et la moitié de Manassé choisirent les pâturages à l’est du Jourdain, les autres s’établirent à l’ouest du fleuve. La tribu d’Éphraïm, à laquelle appartenait Josué et qui s’était le mieux conduite dans le combat, se fixa entre le Jourdain et la mer au milieu de la terre conquise. Juda et Siméon se tournèrent vers le pays montagneux du midi; Dan obtint le nord du territoire Israélite autour de la ville phénicienne de Laïs, après avoir cherché longtemps en vain à déposséder les Philistins des montagnes voisines; les quatre tribus d 'Issachar, de Zabulon, d’.4scr et de Nephthali, occupèrent après de longs combats le plateau verdoyant autour du mont Tabor et du lac Kinnéroth; la tribu de Benjamin demeura parmi les Jébuséens dans les environs de Jérusalem.

L’unité fut bientôt dissoute, et chaque tribu dut combattre isolément contre les Chananéens. Ces combats furent accompagnés d’effroyables cruautés ; la soumission successive des indigènes ne s’effectua que de vive force et ne fit qu’accroître la haine native des Israélites contre les étrangers. — Les habitants de la rive droite du Jourdain continuèrent à se livrer à la vie pastorale, tandis que les autres s’adonnèrent bientôt à l’agriculture régulière, à la culture de la vigne, du figuier, de l’olivier, et apprirent des Phéniciens les éléments du commerce, des métiers et de l’existence des villes. Plusieurs préférèrent aussi, à une vie pénible, un sort paisible et assuré au service des marchands de Phénicie.

§ 36. Les juges (1300-1100). — Les Israélites eurent bientôt sujet de se repentir de n’avoir pas suivi le dernier conseil de leur législateur. Des peuplades puissantes, comme les Moabites, les Madianites, les Ammonites, les Philistins, etc., (§ 17, VII) étaient encore insoumises et leur disputaient la jouissance de leurs possessions ; des guerres sanglantes et ruineuses engendrèrent la rudesse et la sauvagerie. Les Israélites oubliaient fréquemment le Dieu vivant qui les avait tirés de la servitude, et tombaient dans l’idolâtrie, jusqu’à ce que les calamités et les revers les ramenassent à de meilleurs sentiments. Alors s’élevaient des hommes courageux qui battaient et dispersaient les ennemis et remettaient en honneur la croyance des pères et les anciens usages. La Bible les appelle juges. Les plus

HISTOIRE ANCIEMXE.

célèbres d’entre eux sont, outre l’héroïne Déborah, Gédéon, JepJité et Samson le fort. Leurs hauts faits survivaient dans la bouche du peuple; le sacrifice de la fille de Jephté, la lutte de Gédéon contre les tribus errantes du désert du sud, les exploits et la mort effrayante de Samson au pays des Philistins, servaient de textes aux récits des campagnards assis à l’ombre des palmiers et des figuiers et des pasteurs campés la nuit sous le ciel étoilé, et durant plusieurs siècles encore, les tribus du nord chantèrent le magnifique cantique de victoire de Déborah sur la défaite et la mort de Sisera, chef de l’armée du roi de Hatsor, à qui Jahel, femme de Héber, enfonça un clou dans la tempe. Mais Israël eut encore à passer par d’autres rudes épreuves. Les Philistins remportèrent une grande victoire et s’emparèrent de l’arche d’alliance. A la nouvelle de cette catastrophe, le grand-prêtre Eli fut saisi d’une telle épouvante qu’il tomba à la renverse de son siège, se rompit la nuque et mourut. Les vainqueurs soumirent tout le pays en deçà du Jourdain, dépouillèrent les Israélites de leurs armes et les opprimèrent durement. Les Ammonites menaçaient d’un sort pareil les tribus d’au delà du fleuve. Alors Saul, vaillant homme de la tribu de Benjamin, appela le peuple aux armes et se mit à sa tête; il battit les Ammonites et remporta des avantages sur les Philistins. En même temps, le successeur d’Eli, le grand-prêtre Samuel (1100), homme plein de piété et de patriotisme, parvint à renouer l’ancienne alliance entre le peuple israélite et son Dieu, à réveiller l’esprit national et à restaurer la

législation mosaïque. C’est des écoles fondées ou au moins réformées par lui que sortirent les orateurs populaires, inspirés pour la liberté, la religion et la patrie, lesquels portent dans la Bible le nom

de PROPHÈTES.

LA MONARCHIE TIIÉOCRATIQUE.

§ 37. Saül et Samuel. Samuel avait communiqué au peuple l’énergie, la confiance en lui-même et l'ardeur guerrière ; mais en même temps il avait rehaussé la puissance sacerdotale. Cependant, comme les fils ne suivaient pas les voies des pères, mais transgressaient la justice, les Israélites redoutèrent de nouveaux dangers pour leur liberté et souhaitèrent, à l’exemple des peuples voisins, un roi qui les conduisît, comme chef permanent, à la guerre et à la victoire. En vain le vénérable grand-prêtre cherchat-il à les détourner de cette pensée en contradiction avec la législation mosaïque, en vain leur peignit-il sous les plus sombres couleurs les afflictions et l’oppression qui les attendaient sous la conduite d’un roi; les Israélites s’obstinèrent et Samuel se vit forcé d’oindre Saul (1050) choisi pour roi par le peuple. Saül était un homme d’élite, fort et vaillant; mais comme il fonda sa domination plutôt sur la force armée que sur les saintes institutions, comme il n’observa pas strictement les ordonnances de Moïse, mais offrit un hotocauste de sa propre main et, après une victoire sur les Amalécites, ne détruisit pas, ainsi que l’avait ordonné Jéhovah , tout ce qui

Ui HISTOIRE ANCIENNE.

était tombé entre ses mains, il fut rejeté. Samuel fut irrité contre le prince qui, enflé d’orgueil par ses exploits et sa puissance, suivait son chemin propre, et c’est pourquoi il sacra roi. en secret le jeune David de la race de Juda, pasteur entreprenant et rusé, dévoué au parti des prêtres. Saül fut en proie à une sombre mélancolie que David seul parvenait à dissiper en jouant de la harpe. Mais d’une part, l’envie que faisait naître en lui la réputation acquise par le jeune pasteur dans les combats contre les Philistins, de l’autre un pressentiment secret de sa vocation future, poussèrent Saül à haïr et à persécuter David, quoique celui-ci fût intimement lié avec Jonathan, le propre fils de Saül, et marié avec l’une de ses tilles. David parvint cependant à échapper aux embûches de son adversaire. Lorsqu’enfin, après une bataille perdue contre les Philistins, Saül se fut transpercé de son épée, David régna sur Juda et sur Benjamin où la législation de Moïse avait jeté ses plus fortes racines. Il demeura six ans û Hébron, tributaire des Philistins, tandis qü’Isboseth , fils de David , gouvernait les autres tribus. Mais affaibli par la mort du vaillant Abner, Isboseth perdit par degrés toute puissance et toute considération, jusqu'il ce qu’enfin il fut assassiné par ses propres capitaines ; David alors fut reconnu pour roi par tout le peuple; il rendit bientôt les Israélites maîtres du pays de Chanaan et lit oublier par ses hauts faits les moyens ù l’aide desquels il était parvenu au trône.

§ 38. David et Salomon. Le règne de David

(vers 1030) est le point le plus éclatant de l’histoire israélite. Par des guerres heureuses, il étendit le royaume vers le sud jusqu’à la mer Rouge et vers l’est jusqu’à l’Euphrate; il fit son marchepied de la ville de Damas et détruisit sans retour la puissance des Philistins; en compagnie de son brave capitaine Joab, il soumit les tribus hostiles des Moabites, des Ammonites et des Edomites, et vengea d’une façon cruelle les défaites antérieures; il conquit la capitale des Jébuseéns, Jérusalem avec la forteresse de Sion, et la choisit pour résidence et pour centre du service divin. C’est pourquoi il fit apporter en grande pompe l’arche d’alliance de Kirjath-Jéharim à Jérusalem, au son des harpes, des cymbales et des tambours, et institua un culte solennel, dont l’une des parties essentielles consistait dans le chant d’hymnes religieuses [psaumes), dont il avait composé lui-même quelques-unes des plus belles. Il lui fut donné de tresser dans la couronne royale le laurier de la poésie lyrique. Malgré l’attentat par lequel il s’empara de la femme d 'Une, malgré plus d’une autre faute, David resta « l’homme selon le cœur de Dieu , » parce qu’il obtint sans cesse le pardon de Jéhovah par son repentir profond et scs pénitences. Il organisa l’armée et s’entoura d’une vaillante garde d’étrangers ; il améliora l’administration, augmenta le revenu royal et le trésor public, et rehaussa le pouvoir et la considération de la couronne. La fin de son règne fut troublée par la révolte de son bienaimé fils Absalon, dévoré d’ambition et égaré par de mauvais conseillers. Confiant dans la faveur popu-

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