‹ Histoire ancienneChapitre 102 sur 116 · SA · texte numérisé non relu

SA

dépmiMS penoiméDes. Leur pouvœr éUdt abeola, mais ils le i^cbaient sons les formes légales.

On aoeosait Hipparque d'être trop adooné aaz Totalités; capenchani aurait plotôt oonompa que révolté le peuple; mais il commit une injustice; elle ezeita la haine contre lni> et causa sa perte.

Deux jeunes citoyens d'Athènes» Bannodîus et Âristog^touj unis tous deux par une tendre amitié et plus encore par ime ardente passion pour la liberté^ projetèrent la mort des deux tyrans. Leur but était de rétablir la liberté publique^ et de venger la sœur d'Harmodius d'un afi&ont qu'Hipparque lui avait fait en la chassant d'une cérémonie publique: pour exécuter cette entreprise^ ilsxachent leurs poignards sous des branches de myrte^ et entrât dans le temple de Minerve^ où les princes offraient un sacrifice. Os devaient y attendre la réunion de leurs amis ; mais^ voyant , Hippias qui parlait tout bas à Tun des conjurés^ ils se croient trahis^ n'écoutent que leur fureur^ se jettent sur Hipparqne qui se trouvait près d'eux^ et luLfdongent leur poignard dans le sein. La garde massacra dans l'instanf même Harmodius ; Aristogiton fut arrêté. On le mit à la torture ; mais au lien de nommer ses complices, il accusa les propres amis d'Hippias: celui-ci^ sans examen^ les fit mourir. « As-tu encore d'autres scélérats à me faire cona naître? dit le tyran. — Non, répondit le jeune homme a en expirant ; il ne reste plus que toi. J'emporte au toma beau le plaisir de t'avoîr trompé et de favoir fait ^ora ger t^s meilleurs amis. »

Depuis ce temps Hippiaâ, a'écoutant que la peur^ le plus funeste dés conseillers, se fît détester par ses injustices et par ses cruautés. Tout ce qui est violent ne peut diHer; au bout de trois ans il fut renversé, malgré l'appvd ou^ avrit cru se donner en mariant sa fille au fils du tyran oe Lampsaque. *

Les Aloméonides^ famille puissante dans Athènes^ en avaient été ^ilés par les Pisistratides. Pendant leur exil.

Clygiàne^ leur chef» obtmt de» Amphictyons bt direction des travaux entrepris pour construire un nouveau tetnple à Delphes. Les Akméomdes employèrent leurs richesses & eo^Uir cet édifice; par cette magnificence ils gagnèrenV la {«Sti^esse d'ApoUon» qui faisait parler ce dieu comme ils . le voulaient. Aussi, toutes les fois que Sparte renvoyait coosolter» Torade n%promettait aux Lacédémoniens rassiatmoe^vine qae loraqu'ils mraient délivré Athènes du joug de la tyrannie.

, ^ Cette ruse eut une pleine réussite ; Lacédémone doima des troupe» aux Alcméonides poyr rentrer dans leqr patrie* Leur première tentatbe n'ent pas de sneoès: Hippias les battit; mais dans une seconde invasion^ ses enfants ayant * été pris^ il fut obligé^ pour racheter leur hberté^ d'abdiquer et de sortir de TAttique.

Son règne avait duré dix^huit ans. U s'exila en Aaie^t s'étaUit à Sigée> viUe phrygienne sur lès bords du Sci^«mandre,

Athènes chassa ainsi ses tyrans à la même époque où les rops furent bannis de Rome (an du monde 3496. — Av. J.-C. 508). Les Athéniens^ délivrés de leurs princes^ rendirent les plus grands hoimenra à 1& mémoire d'Harmôdius et d'Aristo^ton^ qu'on révéra longtemps après cosmie des dieux. Leyrs statues, érigée? dans la place publique, entretenaient dans l'esprit des citoyens la haine de la ty«rannie et Tamour de^la liberté» dont ils avaient été les martyrs. Dans les fêtes piA^^es cm chantait en leur hon«» neur un hymne qu'Athénée nous a transmis. Nous le rap«» portons comme un monument de l'esprit et des mcsurs de ce siècle : f

c Je porterai mon épée eonverte de feuilles de myirte, a comme firent Harmpdius et Aristogiton quand ils tuèrent a le tjncan, et qu'ils établirent dans Athènes l'égalité des.

. c Cher Harmodius, vous* n'êtes point encore mort; (m « dit que vous êtes dans les Iles des bienheurenX) où sont

JIM, HUraUMS lA. Mi^ (AT. JL-€. SIMM.)

« AduBe aux pieds iégeiSj et IMomède^ ee vaiDaiit fib de «Tydée.

c Je porterai mon épée co^erte de feoOles de myrte, • comme firent H^rmodins et Aristogiton lorsqa'U0aèc rent le tyran Hipparqne dans le temj^e des Panotfaé- « néer.

c Qoe votre gloire sdt étemdle, jAer Harmodiosy dier c Aristogiton, parce que toi^s 1|yez tné le tyran et étaUi c dans Athènes TégaiLté des lois! n

Athènes immortalisa aussi Faction d'nne femme qui a^ait ^ signalé son courage dans le temps de là conjuration ; c'était une courtisane nommée Lionne. EDe avait gagné le cœur d^armodius et d'Aristc^ton par ses charmes et par ses talents. Le tyran, connaissant leur intimité, fit metti^^^^ette femme à la torture pour apprendre le nom des conjurés. RUe opposa une constance inyindble aux plui^iffîreux tourments, et se coupa la langue, afin que la violence de la douleur ne lui arrachât aucune parole indiscrète. Pour conserver le souvenir de 'cette mort glorieuse, les Athéniens, n'osant décerner une statue -à une courtisane, firent sculpter une lionne sans langue.

Enfin longtemps après, ayant su qu'une petite-fille d'Aristogiton vivait à. Lemitos dans la n^sère, le peuple la fit venir à Athènes, la dota et la maria à un des hommes les plus riches de la ville.

On ne peut trop condamner toute Jisurpation, et trop louer Tamouif des lois, de la patj^ et oe la liberté. Cepen* dant l'histoire, attentive à ne jamais séparer la gloire de la morale, commet, je crois, une faute dangereuse lors- ^'elle ne fait pas sentir à la jeunesse que l'excès des élo-~ ges donnés par l'enthousiasme à des actions que la vertu réprouve est également contraire à^la raison et à Fhuipanité.

Celui qui combat un tyran peut acquérir f!he glofre pure; mais cacher ses poignards^ sous des myrtes^ assassiner au lieu de vaincre, dénoncer des innocents, ce sont des

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actes auxquels nous donnerons justement le nom d& ôri!mes; malgië lés louanges éloquentes de tous les auteurs anciens et modernes^ jatnais un noble but ne peut justifier des moyens coupables.

Athènes avait recouvré sa liberté, mais non sa tranquillité. Clysthène et Isagoras, à la tète de deux factions^ se disputaient ràutorité; le premier remporta et fit qtielqueâ changements à la constitution. Il établit la loi de Tôstracisme. EÙe donnaitle droit au peuple de bannir pour dix ans les citoyens qui lui faisaient ombrage par leurs richesses ou par leur mérite. On avait donné ce nom à cette sorte de jugement, parce que les citoyens écrivaient sur une coquille le nom de Taccusé qu'ils voulaient bannir.

Isagoras implora Tappui des Lacédémoniens; Cléomène, roi de Sparte, vint à son secours, força Clysthène de sortir de la ville avec les Alcméonides et sept cents famille» atta« chées à son parti.

Ces bannis furent vainqueurs à leur tour, rentrèrent dans la ville, et reprirent leur rang et leurs biens.

Sur ces entrefaites, les Lacédémoniens découvrirent la fourberie de Clysthène pour faire parler Toracle de Delphes. Irrités de cette supercherie et jaloux d'Athènes, dont ^ la liberté pouvait augmenter la puissance, ils formèrent le projet de relever le trône des Pisistratides.

Hippias, appelé par eux, vint de Sigée à Sparte; ïnais on ne pouvait exécuter un tel dessein sans Taveu et le se-, cours des peuples alliés. Leurs députés s^àssemblèrent : rélbquence de Cléoinène ébranJa d'abord les esprits; mais un député de C<H'int}ie nommé Sosicle, prenant la parole», reprocha hautement aux Lacédémoniens de vouloir établir dans Athènes la tyrannie qu'ils détestaient à Sparte. Il fit le tableau des malheurs que la domination d'un tyran avait récemment fait éprouver à sa patrie; il conjura lès peuples libres de renoncer à l'injuste projet d'asservir un autre peuple.

Tous les alliés se rangèrent à son avis, et ce projet des

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Laeédérnooieiis n'eut d'antre lésntkat que dévoiler, lenr jalousie et leur ambition. ^

Hippias retourna en Asie, chez Artapbeme, satrape de Lydie. Cet amlntieux, rompant tous les liens qui l'atta^ chaient à son pays, employa son adresse et sa coupable éloquence pour déterminer le roi de Perse à prendre son parti et à se rendre maître d'Athènes, dont la possession lui soumettrait toute la Grèce. L'oi^ueilleux satrape or-* donna aux Athéniens de rappeler. Hippias et de lui rendre son autorité. La république refusa avec mépris de se sou* mettre à une influence étrangère-: telle fut l'orig^e de la guerre qui ne tarda pas à éclater entre les Perses et les Grecs.

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