‹ Histoire ancienneChapitre 103 sur 116 · BÉOTIE · texte numérisé non relu

BÉOTIE

Origioe du nom de cette contrée. — Caractère des Béotiens. — Leur gouterneineat. — Combat singulier entre le roi de Thèbes et Hélanthus.

Arant de terminer l'histoire de ce second âge, il est nécessaire de &ire connaître, en peu de mots, la situation où se trouvaient quelques cités et quelques peuples remarquables imr leur puissance, sans être aussi fameux que les Athéniens et les Lacédémoniens par leur législation et par leurs lumières.

Soixante ans aprèB la guerre de Troie, les Béotiens, descendant des montagnes de Thessalie, marchèrent contre la ville de Thèbes et se joignirent aux habitants de la campagne, qui avaient une origine commune avec eux : ils détrôneront la famille de Cadmus, et conquirent toute la province, ù laquelle ils donnèrent leur nom.

La grossièreté de ces montagnards les rendit, pendant longtemps, l'objet de la raillerie des Athéniens et des Spartiates, qui ]o8 trouvaient lourds et peu spirituels ; mais à la guerre on admirait leur courage. Us étaient plus habiles dans Tart militaire que dans celui de la législation; aussi

ils détruidireutfaôilementchezeux.la tyraùnie et ne surent pas bien y établir la liberté.

Leur constitution était trop militaire et leur gouvernement trop concentré pour former une bonne république! Tout citoyen était soldai et soumis à la discipline, dans la ville comme dans les camps.

Quatre magistrats les gouvernaient; quelquefois ils furent portés au nombre de sept: on les élisait pour mi an; leur autorité était semblable à celle des rois. Ces .magistrats s'appelaient Béotarques. Les conseils et les tribnnaïix conduisaient et jugeaient les afiaires sous leur surveillance. Dans les occasions extraordinaires, les petites villes .d^ fiéotie envoyaient des députés à Tbèbes. Les Béotarques présidaient leur assemblée.

Cette république fut troubléci comme presque toutes les autres, par deux factions, dont Tune soutei^it la démo^ oratie et Tautre Toligarchie.

Avant de chasser ses rois, Tbèbes fut souvent en guerre contre Athènes. Lorsque le dernier prince de la famille dé Thésée commandait l'armée athénienne, le roi des Tbé^ bains lui proposa de vider leur querelle par un ccNobat singuUer, Thymèthes, se trouvant trop vieux, refusa cette proposition ; mais, comme elle était agréable aux deux peuples, dont elle -épargnait le sang> Mélanthus, prince messénien, chassé de son pays par les Héraclides, s^offîit pour champion aux Athéniens. Il fut accepté, combattit, tua le roi de Thèbes, et obtint le sceptre d'Athènes après Tabdication 4e Thymèthes. Mélantli^us laissa le trône à son . filsCodros.

Page 1