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ena tJusieure villes à son entretien et à sa nourriture, lui fit é^user une des plus riches fetames de la Perse, et le combla de faveurs. - . , ,. -x
I>ans cette prospérité inattendue , Thémistocle disait fluelquefois à ses enfants, en leur faisant entrevoir les malheurs auxquels ils auraient été exposés 4ans Athènes: a Mes amis, nous périssions » nous n'eussions péri. »
Cimon qui s'était formé aux vertus et à la gloire sous la conduite d^Aristide, hérita de son crédit et administra la rénubUque. Sa jeuiiesse orageuse n'avait annoncé que Hps *ice8 ; ils disparurent et firent place à toutes les grande., aualités qu'on peut désirer dans un liomme d'État : on retrouva en lui le courage de MUtiade, la pmdepce de T^émistoele et la justice d'Aristide, ehef de l'armée et de Ta flotte athéniennes, û fit la coûqUète d'Étone sur le Strymon, d'Amphipolis et d'une partie de lajhrace : il y «STune colonie de dix milte Athéniens. Quelqiies-uns de ses succès furent vivement disputés : car, ma gré la Muériorité des Lacédémoniens et des Athéniens, 1 esprit et le courage grecs se retrouvaient partout, même en servant contre leur patrie.
Ouelanes Perses rivaUsaient de dévouement avec les GrSl Bogès, gouverneur d-Éione, après une longiie défenVe. jeta dans le Strymon toutes les richesses de te ^^rpoignarda sa femme, ses enfants, et pént dans les
%n«^.''a^£^y-* Athènes les os^^^^^^^ M uTfit rendre de grands honneurs: les héros ne sont Sma smieux honorés que par ceux qui les imitent. Cimon Ce contentait p^s d'illustrer sa patrie par ses exploits; ïnTOtS et encourageait les beaux,arts etles le très Commençaient à faire une grande partie de la gloire ÎAtSnes Eschyle jusqu'alors avait été le premier des auleïïs t;agiques; S^bocle lui disputa la palme, du f^lX l1 «iffl-ages ie partagèrent entre, eux: pn prit ^^^ie^môfetVelques généraux ses collègues, aussi
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éclairés que vaillants : ils donoèrcut le prix au jeaue Sophocle. Eschyle ne put supporter. eette disgrâce; il s'exila en Sicile et y mourut^ tant était yiolenl ehes les Athéniens Tamour de toute espèce de triompltei
Jusque-là on avait exigé avec rigueur des ^é& lep. troupes qu'ils devaientfoumir pour leur contingent. Gimon^ plus habile que ses prédécesseurs^ ne leur demanda que dé l'argent i Itfin qu'ih pejrdissent le goût des armes : ils s'amollirent dans la paix, de sorte qu'an lieu d'alliés ILl devinrent presque sujets des Athéniens. .
Cetiufatigablé guerrier, commandant deux centavoilaS| poursuivait toujours lès PerseSi épuisait leurs r^ssource&f minait leurs forces, et détachait beaucoup de villes de leur alliance ; en peu de temps il ne laissa pas au grand roi une seiQe possession dans l'Asie Mineure, depuis l'Ionie jusqu'à la Pamphilie*
Après la prise de Sestos et de Bysance, il s'était é^evé parmi les alliés une contestation sur le partage, du butia et des captifs. GimoU) plus fin que. ses. advcjcsaires, leur donna le butin, et garda pour Athènes les prisonniers. Oa le railla d'abord sur un partage qui semblait si désavan<* tageux; mais enfin les ranqons de^ prisonniers arrivèrent^ etleur)[)roduit8urpassatellementceluidubutin,qu'Athënea en retira les sommes nécessaires pour entretenir sa flotte, et son ai^mée pendant quatre mois.
Artaxerce^ irrité de tant de revers, et décidé à tenter im graâd efiEbrt^ avait rassemblé toutes ses forces maritimes, composéefrde trois cent cinquante voiles ; elles se réunirent à Tembouebure de l'Eurymédon. Une armée de terre les soutena,it. Gimon défit la flotte, prit deux cents vaisseaux, et en coula bas un grand nombre. Il descendit. ensuite à terre^ mit les Perses en déroute, en fit un grand carnage, et mpporta un butin immense. Apprenant en même temps qu'une flotte phénicienne de quatre-vingts voiles arrivait de Chypre, il courut aunlevant d'elle et la détruisit presque telalenienti
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^ Après ces victoires , que la renommée égale à celles de Sakmine et de Platée, il revint triomphant dans Âthèûes.
Toutes les richesses qu'il avait conquises furent em" ployées a rembellissemept dé là ville et aux fortifications du port. L*arinée suivante, il marcha vers THellespont, chassa les Perses de la Chersonèse de Thrace, et, quoique son père en eût été souverain , il là donna â Athènes. Les, habitants de Pîle de Thase se révoltèrent : Cimon détruisit leur flotte et assiégea leur ville. Ce siégé dura tfois ans. Les assiégés s'oplniâtraient à la résistance; les femmes mêmes combaltaeint et faisaient dés cordes pour les machines avec les tresses de leurs cheveux. La plus afifï^use famine se joignit enfin à tous les maux de la guerre ; tout allait périr, et aucun n'osait élever la voix pour la paix, parce qu^me loi menaçait de là mort tout honome qui parlerait de traiter.
Dans cette extrémité, un citoyen, nommé Hégétoride, - Butant attaché une corde au cou,^propoâa de capituler poiir' sauver lé peuple : ce courageux dévouement toucha et cUangea les esprits; on capitula; les Athéniens épargnèrent la ville et se contentèrent de la démanteler.
Cimon enrichit encore Athènes par la conquête de toute la Thraqe, très-abondante en iniiies. Les Athéniens, enorgueillis par toutes ces victoires, espéraient que là .Macédoine serait aussi conquise; mais Cimon s'arrêta aux frontières de ce royaume.
Xlngradtude populaire oublie les services et n'épargne aucune vertu pour peu qu'elle croie sbs intérêts blessés': Cimon fut accusé de.s'ètré laissé corrompre par le roi de Jtfacédoine. Il se justifia en rappelant la conduite d'Alexandre, qui avait été constamment aùiicale et pacifique. Il représenta aux Athéniens qu'ils soulèveraient toute la terre contre eux s'ils portaient leurs armes coiitre les princes et les peuples qui ne les avaient point attaqués. Le reproche de corruption parut improbable ; la vie entière de CimoU plaidait pour lui. ' ^
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Cependant Artaxerce, effrayé de la gloire d'Athènes,.,^ voulait encore tenter une invasion et détruire un peuple '^ qui lui faisait tant de mal : il ordonna à Thémistocle de prendre le commandement de son armée ^ et de marcher contre les Athéniens. Cet illustre citoyen résolut de mourir pour éviter d'être ingrat ou traître : il- offrit un sacrifice solennel aux dieux, donna un grand festin à ses amis^ leur fit de touchants adieux, et s'empoisonna; La ville de Magnésie lui éleva une statue.
Thucydide nie ce fait, et prétend que sa mort fut naturelle. Son refus de servir contre sa patrie n'en serait que plus noble s'il n'avait pas taché l'héroïsme de celte action par le suicide. Ce qui est certain, c'est qu'à la fin de sa carrière, l'hémist^cle, corrigé de son orgueil et de sa cupidité, ne montra plus que des vertus.
Sa fille était recherchée par un citoyen pauvre et vertueux et par un homme opulent, mais de mauvaises ^mœurs ; il préféra le mérite sans biens à la ricliesse sans /mérite.
L'entreprise que méditait Artaxerçe contre la érèce fut ^ arrêtée par une puissante diversion qui donna aux Athéniens de nouveaux moyens de vengeance.
Les Égyptiens, souffrant impatiemment le joug des Perses, se révoltèrent et prirent pour roi Inarus, prince de Libye. Athènes envoya au secours d'Inarus une flotte et une armée: Chaiitimes les ex}mmandait. Ce général détruisit, à l'embouchure du Nil, cinquante vaisseaux perses, remonta le fleuve, débarqua, et, s'étant joint à Inarus, attaqua le prince Açhéménides, frère d'Artaxerce, qui était entré en Egypte à la tête de trois cent mille hommes.
La bataîUe fut longue et sanglante : les Perses vaincus y perdirent ce^nt mille guerriers; le reale de leur armée se réfugia dans Mempliis, et s*y défendit trois ans.
Artaxerçe voulut en vain gagner les Lacédémoniens, et les engager à faire la guerre aux Athéniens. La jalousie qui existait entre ces deux républiques ne les avait pas
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encore aveuglées, comme elle le fit depuis, sur leurs intérêts communs.
Le roi de Perse, renonçant pour ]e moment à Tespoir de diviser les Grecs, envoya en Egypte una nouvelle armée sous les ordres d'Artabaze et de Mégabyse. Ces généraux, plus habiles ou plus heureux que leurs prédécesseurs, forcèrent les alliés à lever le siège de Memphis. Inarus fut battu: les Athénien^ forcés à la retraite, se renfermèrent dans Tîle de Pro^opytis, qu'entouraient deux bras du Nil. Ils s'y défendirent dix-huit mois, et restèrent ainsi seuls en armes après que TÉgypte se fut soumise aux Perses.
Les généraux d'Artaxerce creusèrent des^ canaux et mirent à sec les bras du Nil. Six mille Athéuiens^ restés sans défense, voulurent égaler la gloire des Lacédémoniens aux Themiopyles : ils brûlèrent leurs vaisseaux, et se montrèrent décidés à subir plutôt la mort que la captivité.
Cette résolution courageuse imposa aux Perses, qui leur permirent de retourner librement à Athènes.
Ce fut à cette époque qu'Artaxerce fît partir Esdras pour Jérusalem, en le chargeant d'y rétablir la loi de Moïse et le temple de Salomon. Dans ce même temps, Rome rendit un éclatant hommage aux lumières e1;aux vertus de la Grèce, en envoyant demander à Faréopage les lois qui devaient la gouverner. ^
Périclès commençait alors à prendre pfart aux affaires publiques. Cet homme fameux, qui donna son nom à son siècle, était destiné à répandre à la fois sur sa patrie le plus grand éclat et les germes de la corruption qui causa sa décadence. .
Il était fils de Xantippe, le vainqueur de Mycale, et, par sa mère, il descendait de Clysthène. Son instituteur fut Anaxagore de Clazouiène, ce sage philosophe auquel on avait donné le surnom à* intelligence y parce qu'il attribuait à uu seul Dieu la création et l^ gouvernement du monde.