‹ Histoire ancienneChapitre 22 sur 116 · PTOLÉMÉE-LATHYRE ET ALEXANDRE · texte numérisé non relu

PTOLÉMÉE-LATHYRE ET ALEXANDRE

(An du inonde 3888, — Avant Jésus-Christ 116.)

Physcon laissa le trône a Cléopâtre, sa femme^ avec la

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liberté dé faire régner *ar TÉgypte celui de sea deux fils, Lathyrô et Alexandre, qu'elle préfêreFait. Il donna la Gyréaaïqne à Ptolémée-Appion, son fils natureh

Ia reine y qui voulait garder le pouvoir^ couronna d'abord ÂleiLandre» espérant qu'il serait plus soumis que son frère. Elle envoya Lathyre en Chypre { mai&'les grands n'approuvèrent pas l'injustice qu'on faisait au fils aîné de Pbyseon, et ils obligèrent la reine à rappeler Ptolémée- Lathyre et é lui donner 1^ Itône.

Alexandre prit sa place dans Tlle de Chypre. On exigea, en même temps que Lathyre répudiât Gléopâtre, sasœur* et èpouisât ^on autre sœur^ qui s^appelait Séléne ; il obéit, la malitôureuse Ciéopàtre, sa première femme, s'étant mariée ensmte à 4pUoebus de Cyzique, fut attaquée à Antioehe par Antiochus-GrypuSi pendant une absence de sen époux. Trompée par une capitulation, elle se repiditf mais la reine' Tryphène, femme de Grypus» la fit inhu" mainement massacrer. Bon marij arrivant trop tard pour la sanver, la vengea, prit Tryphène,. et la fit périr.

Peu cLe temps après» Jean Hirqan, prince des Juifs, vpuhit s'emparer de Samarie. Antiochus de Qyzique secourut cette ville. Ptdiémée-Lathyre, son alliée lui envoya des troupes, malgré la volonté de sa mère, qui était gouvernée par deux ministres j oif», fils 4'Onias.

Ciéopàtre, voyant que son fils gouvernait seul et n'écoutait plus iies conseils, résolut de se venger de lui et de le chasser du trône. Klle fit blesser quelques-uns de ses eunuques, parcourut les rues d'Alexandrie, versa des larmes^ en s'écrîant que Latliyre voulait la tuer et avait blessé ceux qui la défendaient. Le peuple alors, irrité contre le roi, lui enleva sa femme et Sélène, le força de fuir en Chypre, où il réj^itiâ, rappela Ptolémée-Alexandre son f rare,, qui remonta ainsi sur le trône d'Egypte.

Lathyre^ furieux contre les Jiufs, qu'il regardait comme les premiers aiUeurs de sa disgrâce, et kpii avaient contracté uaa alliftnce %t6&9Qn â^re et sa mère^ rassembla

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des troupes, déclara la giterre à Alexandre, roi de Jadée, et lui livra, sur les bords du Jourdain, une bataille dans laquelle il tua trente mille hommes. Josèphe et Strabon assurent que ce roi cruel, voulant, après sa victoire, inspirer une grande terreur dans le pays, massacra tous les prisonniers 'qu'il avait faits dans cette bataille, et les fit man'ger par ses troupes.

Cette horreur, invraisemblable dans tout antre temps, devient croyable dans un siècle où les princes d'Asie et d'Ép^ypte signalaient leur tyrannie par les pliis infâmes et par les plus aflï^uses cruautés.

Ptolémée-Alexandre, obéissant aux ordres de sa mère et de ses deux ministres jtdfs, Ghelcias et Ananias, leva une armée, et débarqua en Phénicie^ Cléopâtre marcha elle-même à la tête de ses troupes. Craignant quelques troubles pendant son absence, elle déposa dans l'île de €k)s son petit-fils Alexandre. Le sort de cet enfant fut extraordinaire ; car Mithridato, roi de Pont^ s'étant emparé de cette île, fit le jeune prince prisonnier. 11 fut délivré par Sylla, qui l'emmena à Rome ; et le sénat, dans la suite^ le fit roi d'Egypte.

Cléopâtre et son fils Alexandre obligèrent Lathyre à lever le siège de Ptolémaïde.

Tandis que la reine était dans cette ville, Lathyre tenta de rentrer en Egypte ; son expédition fut malheureuse. Il se vit forcé de retourner dans 111e de Chypre. La reine Cléopâtre, dont l'ambition n'avait poii^t de bornes, et qu'aucun crime n'effî*ayait lorsqu'il s'agissait de la satisfaire, conçut le projet de s'e^lparerde la Judée, et voulut assassiner le roi des Juifs, qui se trouvait près d'elle à Ptolémaïde. Le ministre Ananias empèclia ce forfait.

Ayant appris que Lathyre s'était allié avec Antiochus de Cyzique, la reine embrassa le parti de son rival Antiochus-Grypus, et lui donna en mariage Sélène, femme de Lathyre, qu'elle avait retenu dans les fers.

Lorsqu'elle fut revenue à Alexandrie, elle continua à

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