ASSYRIENS
ObabUfité sut* les premiers peuples de l'Aile. *- Otigmedëi'astronomi^©td#l*a9trologie attribuée aux Chaidéeus. — Leur observatoire. — Venté des femmes. -^ Punition de radultère- — Culte des Babyloniens. — Babylone bâtie par Nembrod, selon rÉcrituPé saintes — Nkubrod. — âon surnoni déBéltis. — Fondation de lavllfe de Ninive. — Ninus. >-«■ La Tille de Ninire achevée par lui. -> Prise de 1a Tili« de Bactres par Sémiramis. — Mort de Ninus. — Sbhisamis. — Fable sur sa naissance. — Babylone bâtie par vingt et un. millions d*hommes. — Grands travaux sous ce règne ■• ^ Guerre sanglante de l'Itidei — Cohspiration contre Sémiramis. «>> Sa mort. — NiNiAt. — Son règne obscur, >— Règne de ses successeurs inconnus. — SiRDANÀPÀLB. — Son règne honteux — Conspiration contre lui. — Meurt sur lia bûcher. -^
Les premiers temps des geuples de FAsie sont enveloppés d'épaisses ténèbres ; aucun savant n'a pu les percer ; on y cherche en vain la vérité < On nous parle, dans les livres anciens, des BabylOiiietis et des Assyriens comme de deux peuples différents, dont les capitales, Niniveet Babylone j étaient sept fois plusJ grandes que Paris. On nous représente ces nationâ si rapprochées,. et oçeupaat le petitiierritoire qui se trouve entre le Tigre et l'Euphrate, comme des États assea puissants pour inonder et conquérir l'Asie avec des armées de deux millions d'hommes. Aucun lecteur sensé ne peut croire de pareils contes : l'ittvraisemblancé de ces récits et les contradictions de leurs auteurs prouvent assez qu'on ne saurait acquérir aucune connaissance certaine de cette partie de l'histoire du monde.
il est évident que Ctésias de Gnide, médecin du jeune Cyrus, n'a écrit que des fables répétées depuis par. Diodore. Plusieurs autres historiens l'ont copié; et, pour savoir le peu de foi qu'il mérite, il suffît de rappeler qu'Aristote le jugeait indigne de croyance, et que cet auteur a rempli son Histoif^deë Indes de fictions qu'il donnait pour des faits certains, et dont il disait avoir été le témoin oculaire.
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Nou« allons cependant rapporter brièvettietit ce que les anciens ont dit de Fempire d'Assyrie; et, tout en avertissant nos lecteurs qu'ils vont entendre dos fables, nous pensons qu'il serait peu convenable de les leur laisser ignorer, puisque la science de l'histoire consiste non-seulement à savoir des vérités, mais à connaître tout ce qu'on a dit de remarquable des peuples célèbres qui ont brillé sur la terre.
La ftfésopotamie est située entre le Tigre et TEuphrate : c'est une terre fertile, dans un des plus beaux climats du monde. On «qjpelait ce ptfys la Ghaldée : les prêtres de Babylone gardèrent le nom de Ghaldéens ; iU passaleht pour avoir fait les premières observations astrojpiniques, et leur pays disputait à l'Egypte l'avantage dliilPffr été le berceau des arts et des sciences.
On cherche en effets avec plus de raisoti, la source de la civilisation daiis une vaste plaine comme celle de Babylone, que dans un t)ays inondé comme l'Egypte.
Les Ghaldéens, astronomes, prirent bientôt les astres pour des dieux, et on les regarde comme les inventeurs de Tastrologie, science par laquelle on prétendait* connaître Tavenir»
lia avaient découvert le mouvement des planètes d'occident en orient. Ils divisaient le xodiaque en trente degrés, et chaque degré en trente minutes» Leurs années étaient de trois <ient soixante-cinq jours, auxquels on lijoutait cinq heures et quelques minutes* Ils regardaient lés comètes comme des planètes excentriques à la terre ; on leur attribuait l'invention des cadrans solaires» Une haute tour au centre du temple dt3 Bel leur servait d'observatoire. Leurs prêtres disaient que leur dieu Bélus, après Avoir créé le monde et les animaux, s'était fait couper la tête^ et que, du sang de sa blessure , les autres dieux détrempèrent la terre, qui produisiWes hommes doués d'une portion de l'intelligence divine.
Bérose regardait tes fableé des Ghaldéens comme utie
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allégorie mystérieuse • du chaos çt de la création. On trouve aussi dans TEzourvedham l'histoire d'un dieu dont les membres coupés donnèrent naissance aux différentes castes indiennes ; celle des Brames, la pri^miére de toutes, venait de la tête du dieu.
. Tout rOrient semblait reconnaître un dieu suprême qui avait chargé un ou plusieurs autres dieux d'établir et de mgiintenir Tordre dans l'univers; mais ce qu'on ne pourra jamais connaître, c'est la source de cette doctrine : les uns pensent qu'elle est sortie de l'Inde; les autres, que les Égyptiens et les Chaldéens l'ont répandue sur la terre; d'autfes enfin l'attribuent aux Chinois.
De temps immémorial, les arts florissaient à Babylone, et Ton y vit aussi régner de tout temps le luxe et la débauche. La superstition favorisait le vice. On regardait la Vénus des Babyloniens , nommée Mélita y comme une divinité malfaisante qu'on devait apaiser par le sacrifice de la vertu. On .prétend que chaque femme étjait obligée, une fois dans sa vie, de se livrer dans le temple à un étranger. Justin et iËlien disent que la même loi existait en Chypre et en Lydie.
[ Ce qui est remarquable , c'est que , dans presque toute l'Asie, les femmes se dérobaient aux regards des hommes, . * * et que les Babyloniennes seules vivaient et communiquaient librement avec eux.
/^ Pour favoriser la population, on vendait les plus belles '^^) femmes à l'enchère et les igides au rabais, de sorte que la partie pauvre du peuple trouvait toujours à se marier. On punissait sévèrement l'adultère ; mais le lien conjugal était rompu facilement en rendant la dot que les femmes avaient reçue de leurs maris.
Le peuple babylonien adorait beaucoup de dieux et divinisait les héros; il montrait une vénération particulière pour un monstre sorti ^e la mer, moitié homme, moitié poisson, qu'ils nommaient Oanès; ils prétendaient que ce dieu avait enseigné toutes les sciences.
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Les historiens anciens nous représentent TAssyrie comme Tun des plus puissants empires du monde. Justin lui donne treize cents ans de durée ; d'autres, cinq cent YÎeigt; cette dernière opinion est celle d'Hérodote. L'Écriture sainte nous apprend que la ville de Babylone fut bâtie par Nembrod, le plus ancien des conquérants. Callisthène écrivait à Aristote que les Babyloniens comptaient au moins mille neuf cent trois ans d'antiquité, lorsque Alexandre entra triomphant à Babylone ; ce qui ferait remonter son origine à Tan du monde 1771 , c'està-dire cent quinze ans après le déluge.