‹ Histoire ancienneChapitre 68 sur 116 · SM0& «T. I.«G.] PERSES · texte numérisé non relu

SM0& «T. I.«G.] PERSES

plus d'ardeur que jainai« pour se disputer l'empire.

Ptolénjée, voulapt donnei::plus de força à ses prétentions^ engagea ClléQpâtre,sœm*d'AlexaDdreetveuvedttroid'Épîre, a Tépouser. Cette princesse réaidait à Sardes. Comme elle en partait pour aller en É;gypte, le gouverneur de Sardes l'arrêta et la fît assassiner par les ordres d'Àntigone, qui envoya ensuite au supplice les agents de son crime.

Séleucus et Ptolémée donnaient une base solide à leur autorité; ils se faisaient chérir par leur douceur et par leurs vertus. Antigone ne fondait son pouvoir que sur la force* On admirait sa valeur et ses talents; maison détestait sa tyrannie; sa politique était perfide, et personne ne croyait à ses promesses ni à ses serments.

Ce fut lui qui le premier osa prendre le titre de roi, au moment où son fils venait de s'ejnparer dé Salamine^ de Chypre, et de battre complètement Ptolémée.

Comme U voulait se concilier dans ce premier ini^nt l'amitié des Grecs, il chassa d'Athènes Démétrius de Phalère, et rendit aux Athéniens un& liberté illusoire.

Tous les autres gouverneurs de province , profitant de l'exemple d'Antigone, prirent le sceptre. Séleucus combattit et tua Nicanor. Il s'affermit en^ Médie, en Assyrie, et spumit totalement la Perce, la Bactriane et rHyi;canie. Il voulait aussi s'assurer des conquêtes d'Alexandre dans les Indes; mais tin roi indien nommé Sandrocotte, à la tète de six cent mille hommes, le força de renoncer à ses prétentions et de se contenter d'un tribut de cinq cents éléphants. Ce fut le seul fruit qui res:a aux Grecs de l'expédition sanglante des Macédoniens dans les Indes.

. Cassandre et Démétrius combattirent dans l'Attique avec des succès divers. Ptolémée perdit Sicyone et Corintbe, qui s'étaient misés sous sa protection.

L'orgueil d'Antigone révolta bientôt tous ses collègues. Délivré de la famille d'Alexandre, il se croyait seul digne de l'empire, et méprisait ouvertement tous ses rivaux. 11 disait, ainsi que son filsf Démétrius, que Ptolémée n'é-

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tait qu'un capitaine de vaisseaux marchands, Séle^eus un >comma^dant d'éléphants, et Lysimague un trésoriitfr. • . * . '

La vanité fait plus d'ennemis que la puissance. Ptolé^ mée, Gassândre, Séleucus ^ Lysimaque s'aOièrent contre Antigône et Démétrlus. La plaine d'Ipsus , en Phrygie, fut le champ de bataille où se décida cette grande quereDe.

Démétrlus commença l'action : son impétuosité mit en fuite un corps de troupes commandé par Antioohus , ûk de Séleucus. Mais, trop àrdeûtà la poursiîite, il perdit, en s'éloignant^ le reste de son armée, qu'il laissa à découvert. Séleucus, profitant de cette faute, entoura l'infanterie de Démétrlus, qui, loin de cojnbattre, se rangea sous ses dra^ peaux. Antigône , abandonné parla fortune, trahi par ses solçiats, combattit longtemps avec fureur, et tomba percé de coups. 11 avait quatrcrvingts ans.

Démétrlus se sauva à Éphèse avec neuf mille hoinmes.Il dût son salut au courage d'un ami : le jeune Pyrrhus, si fameux depuis par ses guerres contre les Romains, renversant tout ce qu^il combattait, lui ouvrit un passage au travers des rangs ennemis.

Après la bataille d'Ipsus, les confédérés se partagèrent les États d'Antigone." Par ce traité, l'empire d'Alexandre se trouva définitivement divisé en quatre royaumes. Ptolémée eut l'Egypte, là Libye, TAràbie, la Célésyrie et la Palestine; Cassandre, la Macédoine et la Grèce; Lysimaque, la Thrace, la Bithynie et quelques autres provinces au delà du Bosphore et de l'Hellespont. Séleucus posséda toiit le reste de l'Asie^ jusqu'aux frontières des Indes. Son royaume prit le nom de royaume de Syrie, papCe qu'il bfttitdans cette province là ville d'Antioche, qui devint sa résidence et celle de ses successeurs; sa race s'-appela 8éleûci4e, et gouverna longtemps l'einpice des. Perses.

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