PREMIER AGE
honorer leur mémoire par des jeux funèbres, les subsistances commencèrent à manquer dans le camp des Grecs. Une partie de la flotte fut chargée de ravager les lies et les côtes voisines.
Divers détachements sb répandirent en Asie pQur enlever les récoltes et les troupeaux, et pour dbliger lès alliés de Priam à revenir défendre leurs foyers. %
Achille, fameux par cette guerre, portait de tous' côtés, le fer et la flamme, et revenait au camp avec un butin immense et une foule d'esclaves, objet de Tavidité et 'des querelles des princes confédérés.
Bientôt la guerre recommença avec plus de vigueui^. Ulysse et Ménélas avaient demandé àl^riam de rendre Hélène et de cohclure la paix. Le conseil des Troyens;voulait qu'on acquiesçât à leur demande; mais le roi, touché des pleurs d'Hélène et de Paris, et n'écoutant que son antique ^aine ponti:e les Pélopides, rompit toute négôciatton, et causa par cette opiniâtreté sa ruine et celle de sa pactrie.
L'artificieux Ulysse, jaloux de Palemiède, prince de Tîlè d'Eubée, qui avait conseillé la paix et donton admirait à ~ la fois la science et la valeur, fît cacher dans sa tente une forte somme d'argent^ et parvint à faire ci:oire quePriàm Tavait envoyée pour acheter une trahison. Les Grecs irrités ordonnèrent la mort de Palatnède.
Achille, qui l'aimait et qui n'avait pu le sauver, roiùprt avec sesVruels alliés, et ne voulut plus combattre pour eux; cette inaction d'un héros ditninua la force des Grecs et augmenta celle des Troyens.
Hector et ses frères; plusieurs princes alhés, tels que Sarpédon, Rhésus, Mémnon, faisaient un grand carnage des Grecs. Enfin Hector, forçant leurs retranchements, mit* le feu à k flotte. La victoire semblait se déclarer pour. Troie ; mais alors Patrocle, ami. d'Achille, ne pouvant supporter le triomphe de ses ennemis, fit avancer les ïhessar liens, rétablit le combat et et mit en fuite les Troyens. Plusieurs guerriers vaiUantis périrent dans Oi^te bataille; Pa-
380 mSTOIRB BB LA GRÈCE. [At. J.-C. 4208.]
trôde, rerétu â^ armes d^ Achille » tua Sarpédon^ et périt iulHOième sous les conps d'Hector.
Cet événement changea les destinées des deux armées. Achille» furieux de la mort de son ami« oublia son ressen-* liment pour les Grecs. Après «voir immolé douze prisonniers aux mânes de Patrocle, il se précipita an nylieu des Troyens pour chercher Hector, le combattit, le tua^ et trai* nJa autour de la ville de Troie son corps attaché à un char.
Peu de tempe après, une flèche, partie de la main de Paris, termina 4es jours d'Achille. Paris lui-même, le flam** beau de cette guerre, fut tuè par Philoctète, qui avait hérité des flèches d'Hercule.
tes deux armées avaient ainsi perdu K^ plus illustres guerriers* Les Troyens nuiudissaient Hâène^lés Grecs soupiraieût après leur patrie; et cependant le 'désir delà ven^ geacce s'oppDsait à tous les vœux formés pour la paix.
Après dix ans de batailles infructueuses, Troie succom^
ba (av. J.-C. 1208); sa chute, qui remplit la Grèce d'or-
~ gueil et TÀsie d'effiroi, retentit encore dans TËurope, et
sert aujourd'hui même de principale époque à lliistoire.
Le» poètes disent que les Grecs, usant d'artifice, se cachèrei\t dans les flancs d'un immense cheval de bois, qui devait être consacré à Minerve, et qu'entrés de nuit dans la ville, ils exterminèrent les Troyens, surpris par cette attaque imprévue.
11 est probable qu'on a voulu nous apprendre, par cette aUégûrie» la.première invention d'une machine de guerre, dont Textrémité, représentant la forme d'un cheval, renversa leé murs de Troie.
Quoi .qu'il en 8oit> lesiaurs, les maisons, les palais, les tethples^de cette ville oélèbre furent ]^uit$ en cendres. Priam périt au pied des autels après avoir vu égorger ses fils sous ses yeux. Hécu4)ejsa femme, Gassandre si^ fille» Andromaque, veuve d'Hector, toutes les princesses et toutes les lYoyennes, chargées do fec^ suivirent leurs vainqueurs et terminèrent leur vie d^ins Tesclavage.
* ruelle; Les rois e jouissance faimencementdes
* trie,
9L ers. Ménesthée,
Ulysse erra^dix t ,. s Locriens^ pè-
le, uter, Diomède,
lié, leurs sujets lutres contrées.
e et vengé pare cette expédice ; et Ton peut u courroux des
rut les côtes de afin en Italie, il s temps, donna qui devait gou- )ie. Nous devons trois plus beaux VIliadeetVOdys-
Jrèce; l'an H84, m 1209, selon les
généralement ré-
cependant, si l'on
le Strabon, conÇi^
otte ville ne fut pas
isi que sa postérité,
fils d*Énée, occupè-
t les ruines de leur
\deur, et ne perdi-
5 Éoliens, cha^
en Asie.
392 HISTOIRE DE |>A GRÈGE» [AT. J.-G. il8&-52i*]