PREMIÈRES GUERRES DK SPARTE
( An do monde 826L — Ayant JésusrChrist 743. )
Guerre entre lesXacédéaiioniens et Tes Argienfe. —Combat et mort de six cents guerriers. — Création des éphores. — Cause de la guerre enMéssénlt. — Retraite des Messéniens dans, la TÎUe d'itbome. — R^iouTellement de la guerre. -* Origine der Parthéniens. -^ Blocus et prise dMthorae. —^ RéTolte des Messéniens. — Leur entière défaite^ — Messine bâtie par eux. "
Peu de temps après la mort de Lycurgue, les Lacédémoniens, sous le règne de Théopompe, firent la guerre aux Argiens, qui leiip disputaient la possession d'un petit pays' nommé Thyréa* Les deux peuples, voulant épargner le sang (Je leurs concitoyens, nommèrent de chaque côté trois cents champions pour décider cette querelle : presque tous périrent dans le combat; il ne resta que deux Argiens »ét un Lacédémonien, nommé Othriades. Chaque peuple s'attribua là victoire ; le combat continua : 1^ deux Argiens périrent. Mais Othriades, vainqueur, ne voulant pas survOTe à ses compagnons d'armes, se tua lui-même siir le champ de bataille.
Ge fut après cette guerre 411e le roi Théopompe, jaloux . •il ^énat, et profitant des sujets de plainte que ce corps avait donnés, au peuple^ créa cinq nouveaux magistrats, . nommés (photes, qui devaient siu'veiller la conduite des sénateurs et même celle des rois. Onle,séhsait pour un an ; leur autorité, fort étendue tant que la guerre durait^ était très-bornée pendant la paix.
Le ravissement* d'Hélène avait causé la ruine de Troie,; une injpre faite à quelques femmes de Sparte fut l'origine d'une longue guerre qui détruisit le royaume des Messéniens.
Suivant un antique usage, les habitants de Sparte venaient offrir des sacrifices aux dieu^dans un lemplc situé -Aiir lafroijlièr»de,hiitaconie et de la Messénic. J^s Mes- ' séniei^ au milieu des^ fêtes qui suivirent ce sacriffce, en- Jevèrent quelques fillef ladêd^onieniies.. Alcmêne, roi
Mo HISTOIRE DE LA GRÈGE. [Av. J.-C. 7&3>68A.l
de Sparte, pour se venger dé cet outrage^ entra en Messénie sans déclarer la guerre, surprit de nuit la ville d'Amphée, et massacra tous ses habitants.
Quatre mois après, les Messéniens pénétrèrent à leur tour en Laconie sous la conduite de Phaës, leur roi. Les deux armées se livrèrent bataille; le combat dura toute une journée, et la victoire resia indécise.
L^année suivante, Tannée lacédémonienne» en quittant Sparte, jura de n'y pas revenir avant d*avoîr conquis la Messénie. Une nouvelle bataille eut lieu sans qu^aucun parti pût s'attribuer la victoire. Mais une maladie contagieuse, s'étant répandue dans le camp des Messéniens, dipiinua leurs forces à un tel point qu'^s se virent obligés de se retirer-et de se renfermer dans la ville dlthonle, silliée sur une haute montagne.
t/oracle de Delphes, consulté par eux, déclara qu'ils {^avaient, pour s'assurer la faveur des dieux, leur ofifrir en holocauste une de leurs princesses. Âristodème, prince du sang royal; sacrifia sa fille. ^ ♦ ^^
Bientôt après, les Lacédémoniens s^approchèrent dlthome< Les Messéniens vinrent à leur rencontre : le com-j^^ bat fut opiniâtre et sanglant. Euphraès,.roi de Messène» • tomba percé de coups; la mêlée fut terrible autour de lui. Aristodéme l'enleva des mains des Spartiates et lé ramena dans^IthomCi où il mourut de ses blessureà.
La valeur brillante d'Aristodème lui mérita la couro% ne : les su&ages unanimes de sou peuple la lui donnérent< Profitant habilement de leur confiance et de leur ardeur y il marcha contre les ennemis, les jbattit, prit le roi Théopompe, et le fit mourir avec trois cents Spartiates.
Cette guerre se prolongeait toujours et semblait inter^minable. Les Lacédémoniens, qui avj^^it j^ de ne pas • revenir ftez eux avant d'avoir subjugpé leurs ennemis.
commencèrent à craindre jqju'vie ÎF longue M^l^^^ne causât Vextinctîbn de leùï^ familles. Ife envoyèrent à
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Sparte les jçunes soldats nôavéllement enrôlés» et (pii n'étaient pas liés, coix^me eux par un serment : ils leur cédèrent tous leurs femmes» et les enfants qui na<{uirent de ces mariais illicites s'appelèrent Parthéniens. Dans la suite, honteux de leur origine, ils se bannirent eux-mêmes, et allèrent s'établir à Tarente, en Italie, où ils fondèrent une colonie.
La guêtre dura encore quatre aimées. Enfin, apr^ une l<»igae vicissitude d'échecs etde succès, les Spartiates bloquaient la yilie d'Ithome. Les Messézdens lésistèrent longtemps» mais leurs vivres étant épuisés» ils ^b rendirent. Anstodèaie se tua sur le tombeaii de sa fille, Ithome fnt aséCr (ti le peuple messénîen se vit réduit en servitude. Cette première guerre avait durè vingt ans.
Trente ans après, les Messéniens se révoltèrent sous la conduite d'un de leurs princes, nommé Arîston^ène, qui défit pendant plusieurs fois complètement les l^artiates (av. J.-C. 684). Ceux-ci consultèrent l'oracle, qui leur ordonna de demander un génér aT à la ville d'Att^nes.
Les Athéniens, jaloux de Lacédémone, et désirant plutôt sa perte que ses auccês, lui envoyèrent, avec une sorte de dérision, un poôte nommé Tyrtée, qjji était petit eicontrefait. CoQouveau général n'avait jamais porté les armes^ son inexpérience lui atth» des revers; il fut vaincu trois fois. Les Spartiates, découragés, voulaient abandoimer le camp et retourner dans^ leurs foyers. Mais tyrtée, plus habile en poésie qu'en tactique, composa des chantd dont la verve et l'harmonie transportèrent les Lacédémo* niens d^une telîe ardeur, qu'ils lui demandèrent de les mener^r-le-champ à Tennemi. Tyrtée, répondant à leurs vœux, défit complètement les Messéniens, qui se retirèrent sur le mont Ira. Après une défense opiniâtre, Aristomèné périt, et les Messéniens cessèrent d'exister : les uns furent pris et réduits à la condition des Ilotes; les autres, cherchant leur salut dans k fuite, renoncèrent à leur patri^ et s'établirent en Sicile, où ils bâtirent la ville de Messine.
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Avant de parler d'une ftutre'guenrecpielarépaWiilue de. Sparte soutint epntre les Athéniens, nous allons Taire connaître les révolutions qui étaient suiTenues dans la ville d'Athènes depuis la mort .du roi Codrus. .
RÉVOLUTIONS D'ATOÈNES.
Gou.T«)riieiiient des archontes. — Bkacok. — LégUUtkm de DraeoiL. — floa exil et m mart. — GouTemement d^Êpiménide. — Son départ — Solon. — élection de So- Ion. '-^ Frise dé Salamine par la hise de Solon. '«— PooToirs de Taréopagé. — tois de Solon, — Son départ. — Son retour. — PuMnATB . — Bon ambjtion. — Sa po- ^ litique astucieuse. — Son respect pour Solon et «es lois. -^Mort de Solon.— Exil de Pisistrate. — Son retour. — Son nouveau gouveraenieùt. ^ 8a mort. — Hip- »AnQ«a et BmiAs, ses fils, chefs de la'républiquf . -^ Ii^ttatice d^ppaaqàe. — 8a nfort — r Tyrannie d'Hippias — Son abdication. --Son exil, —tib^^ d'Athènes. . — Courage d*uue courtisane.'— Faction de Oysthène et d*f sagoras. — Loi de Tos^ traeisme. — Origine de la guerre entre les Perses et les Grecs.
Après la inort de Codrus, les Athéniens pensèrent, qu^aucun homme ne pouvait jamais être digne de remplacer un roi qui avait porté son dévouement au peuple jusqu'au point de se livrer à la mîort pour lui ; ils adoptèrent le . gouvernement répubUcain, et donnèrent la prési-. dence des archontes qui les gouvernaient à Médqn, fils de Codrus. '^
Cette magistrature devait d'abord être perpétuelle ; dans la suite, après la mort d'Alcméon, le peuple augmenta le nombre des archontes, et décida qu'ils ne resteraient en place que dix ans : peu de temjps après, on réduisit cette durée à un an. .
Le premier archonte se nommait archonte-éponyme; on datait les actes de son nom, le second se nommait archonte-roi; le troisième archonté-polémarqm ; et les autres arçhonte^thesmothites.
Cette forme de gouvernement ne tarda pas à, dégénérer en anarchie. L'État était déchiré par trois factions : les . habitants des montagnes, pauvres et mdépendants, voulaient la démqcj^tiç; les riches, qui, possédaient la plaine,
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tendaient à roligarchie; tous ceux qui étaient distribués sur les côt^ désiraient un gouvernement mixte qui garantît les propriétés, et qui pût ïïiRiiit4?ïur ryrJre sans nuire à la liber^é. *
L'inégalité des forlimes s'était cousidérabU'mnnt accrue.. Les riches opprimaient les pauvres : ceux-» ij acca* blés de dettes^ se voyaient obligés^ pour los acquitter, de vendre eux ou leurs enfants. La trainte d'un*^, éternelle .servitude les portait souvent à la révolte. La licence était impimie ou réprimée arbitrairement.
Les anciennes lois royales incomplètes ne suffisaient pl^8*à un pays qui, par les progrès de sa civilisation, avait acquis Une nouvelle industrie, de nouveaux besoins et de nouveaux vices.