‹ Histoire anecdotique de la jeunesse de MazarinChapitre 6 sur 22 · VIII . PREPACB · texte numérisé non relu

VIII . PREPACB

du fonds Baluze, Pourtant ils se distinguent encore par quelques différences de mots. Surtout le premier contient sur une des belles-filles du maréchal d'Estrées une anecdote singulière que ne rapporte pas le second. On voit , par un passage de la fin , qu'il a été transcrit non-seulement après la mort, mais aussi après l'ouverture du testament de Mazarin, dont un prétendu résumé se trouve à la suite de la biographie , parmi les pièces comprises dans le manuscrit.

Si la biographie a été si souvent reproduite en quelques années, c'est assurément parce qu'elle jouissait d'une certaine faveur auprès des contemporains du cardinal. Nous en connaissons quatre copies. Il n'y a pas de témérité à dire que sans nul doute il en a existé et peut-être il en existe encore d'autres. Que la presse jette, au milieu d'un public indifférent ou moqueur, des centaines d'exemplaires de livres maussades , ce n'est , hélas I que trop ordinaire; et il n'y a pas à en conclure que ces livres aient reçu un accueil favorable. Mais que des copies à la main d'un écrit se multiplient, qu'elles se conservent nombreuses à travers les siècles, il faut à de pareils faits une explication qui ne peut se rencontrer que dans la valeur réelle de l'écrit : valeur historique ou littéraire, valeur relative ou absolue , valeur véritable pourtant et telle qu'il serait puéril de la méconnaître. Ce n'est pas la volonté de Pauteur qui fait cette publicité, pour ainsi parler, clandestine ; c'est la curiosité des amateurs, c'est la puissance de l'opinion. 'Les transcriptions ne précèdent pas le crédit de l'ouvrage ; elles le suivent. Elles ne l'établissent pas ;

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elles le confirment et le démontrent. Et parce qu'il résiste au temps, elles échappent à la destruction. On est donc forcé de juger favorablement de la biographie par le nombre des copies manuscrites qui nous en restent. C'est un document intéressant et curieux, qui, rechercVié dans le temps où vivait ' Mazarin,/inérite de Fétre encore aujourd'hui. II ne saurait être négligé sans dommage. Nos études précédentes nous avaient conduit à cette conclusion, rious y demeurons plus fortement attaché à cette heure que notre sentiment n'est plus en quelque façon que l'écho du sentiment public au dix-septième siècle, à une époque où l'auteur était peut-être aussi bien connu que le héros de la biographie.

Nous avons pensé en conséquence que notre premier travail ne suffisait plus, et qu'il était à ' propos de donner une traduction complète de Pœuvre publiée par la Rivista,

Dans les articles insérés au Bulletin duBibliojthiley nous avons dit que la biographie pouvait se diviser en deux parties, l'une prenant Jules Mazann à sa naissance et le menant jusqu'à la mort de Louis XIII ; l'autre racontant ses diverses fortunes sous le règne de Louis XIV. Nous avons ajouté que la seconde, fort incomplète, était, de plus, souvent fort inexacte. A cause de cela, nous Pavons laissée de côté tout entière. Nous persistons dans Popinion que, considérée en elle-même, elle est d'une insignifiance absolue ; mais si l'on veut y voir une expression des idées qui dominaient en Europe, et particulièrement en Italie, peut-être des jugements que Mazarin s'appliquait à faire répandre par ses amis et par ses correspondants, on trouvera sans doute qu'elle

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