PRÉFACE. XI
heureux qui a su donner à l'Europe la paix de Munster et la paix des Pyrénées. Évidemment il n'a d'autre intention que de répondre avec sincérité au prince qui l'a interrogé ; il raconte en conséquence ce qu'il sait, ou, si l'on veut, ce qu'il croit savoir, simplement; sans emportement, sans passion ; en un mot sa narration est la déposition d'un témoin impartial et calme, et non le plaidoyer d'un adversaire ou la sentence d'un juge.
Par tous ces titres, il mérite à notre avis que son témoignage soit conservé entier, exactement tel qu'il l'a rendu. Nous nous sommes donc appliqué d'abord à bien établir le texte de la biographie. Celui de la Rivista est généralement bon ; mais des membres de phrase ont été passés en quelques endroits ; des mots ont été altérés de manière à former des contre-sens et même des non-sens : nous en citerons seulement quelques exemples. Dans le premier paragraphe du préambule, après la phrase où l'auteur dit < qu'il a pris un soin tout particulier de se rappeler les choses dont il a été témoin, pendant le cours de tant d'années, dans sa jeunesse, en la compagnie du sujet dont il a à entretenir le cardinal de Savoie, » on ne trouve pas les mots qui suivent ; « et anco ho premuto haverne real conto étaltri miei amici e compagni ancora (in quei tempo dello stesso Mazarino). » Plus loin le biographe raconte que Pierre Mazarin fut envoyé :\ l'école, où il fit tant de progrès dans l'étude de la langue latixie qu'il devint habile à exercer la profession de notaire et à plaider quelques petites causes. Le texte de la Rivista porte : Che si rese abile ad esercitar in quel luogo di qitah'lie utile