Pierre Barthélemi. Cf. p. i
4. La cathédrale d’Antioche, où était conservée la chaire de saint Pierre.
5. La date du 14 juin est donnée par Tudebode, p. 73, et Raimond d’Âguilers, 11, p. 257. Cf. le récit de la lettre des princes à Urbain II [EpisUdae et chartae; lettres^ p. i63) et de celle d’Anselme de Ribemont (/è/d., p. 159).
6. Le conseil de guerre aurait eu lieu le jour même, 14 juin. Il y a là quelque difficulté. Voir plus loin.
7. Anne Comnène (XI, 6, p. 121-122) donne du rôle joué alors par Pierre l’Ermite un récit purement romanesque. Elle ne parle pas, d’ailleurs, de son ambassade à Kerbôga, qui prouve que, malgré sa tentative de fuite, il avait gardé encore dans l'armée un certain prestige.
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I4S DE LEGATIONS AD CURBARAM MISSA
runt hec omnia : « Ite ad exsecratam Turcorum exercitumet diligenter narrateeis hec omnia, interrogantes eos cur audacter et superbissime introierint terram Chrisiianorum et nostram. »
His dictis’ recesserunt nuncii® veneruntque ad profanum* collegium, dicentes omnia missa verba Curbaram et aliis ita : « Satis multumque mirantur nostri majores et seniores quamobrem temere ac superbissime in christianorum introisüs terram et illorum. Putamus forsitan et credimus quia hue ideo venistis quoniam per omnia vultis effici christiani aut*" propterea igitur hue venistis ut per omnia christianos afficiatis? Rogant vos igitur omnes pariter nostri majores ut velociter recedatis a terra Dei et christianorum quam beatus Petrus apostolus jam dudum predicando ad Christi culturam convertit. At illi permittunt adhuc vobiscum deduci omnia vestra, scilicet equos et mulos et asinos et camelos, oves*^ et boves et omnia alia ornamenta*, quodeumque-^ volueritis ferre. »
Tune Curbaram princeps milicie soldani Persidis^ cum omnibus aliis^, pleni superbia, feroci respondere sermone : « Deum vestrum et vestram christianitatem nec opiamus nec volumus^* vosque cum illis omnino respuimus. Hue usque jam venimus, eo quod valde miramur quamobrem seniores ac majores quos memoratis, cur terram quam abstulimus efFeminatis gentibus illi vocant esse suam. Vultis namque scire quid vobis dici-
a. legati O. — b. ad prophanum venerunt C>. — c. aut propterea... christianos afficiatis omis par C*. — d. oves quoque A^. — e. ornamenta permittunt vobiscum A^, .4®, B, C®; Tudebode, p. jS; « Hist. belli sacri », p. 204. — /. quocumque A^. — g. et omnes alii C®. — h. nec voluntatem ad id habemus O.
1. Le récit de l’Ânonyme laisse croire que l’ambassade a suivi
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ENVOI d’une ambassade A KERBOGA (27 )uin IO98) 149^
donnèrent ces instructions : « Allez trouver l’armée maudite des Turcs et racontez-leur exactement tout ceci; demandezleur pourquoi, dans leur audace et leur orgueil, ils sont entrés dans la terre des chrétiens, qui est aussi la nôtre. »
A ces mots^, les envoyés se retirèrent et se rendirent dans l’assemblée impie. Là, ils transmirent à Gourbaram et aux autres leur message en ces termes : « Nos chefs et nos seigneurs sont extrêmement étonnés que vous ayez pénétré, pleins de témérité et d’orgueil, dans la terre des chrétiens, qui est aussi la leur. Peut-être pensons-nous et croyonsnous que vous êtes venus ici avec le dessein d’embrasser le christianisme, ou bien le motif de votre venue est-il de maltraiter les chrétiens de toutes les manières? Tous nos chefs vous demandent unanimement de vous retirer de la terre de Dieu et des chrétiens que le bienheureux apôtre Pierre a convertie autrefois par sa prédication à la doctrine du Christ. Cependant, ils vous permettent encore d’emmener tout ce qui est à vous, chevaux, mulets, ânes, chameaux, brebis, bœufs, tout votre matériel et de le transporter où vous voudrez. »
Alors, Courbaram, chef de la garde du Soudan de Perse 2, et tous les autres, remplis d’orgueil, répondirent fièrement :
« Votre Dieu, votre chrétienté, nous ne nous en soucions pas, nous ne les voulons pas et nous les repoussons complètement en même temps que vous. Nous sommes venus jusqu’ici parce que nous sommes très étonnés que les seigneurs et les chefs que vous mentionnez appellent leur une terre que nous avons enlevée à des nations efféminées.
immédiatement le conseil de guerre et la découverte de la sainte Lance. Toutes les autres sources montrent, au contraire, que cette ambassade eut lieu la veille de la bataille, après les jeûnes et les processions (2* lettre d’Anselme de Ribemont, dans les Epistulae et chartae, p. r6o; Raimond d’Aguilers, 11, p. 259; Foucher de Chartres, I, 21, p. 347; Albert d’Aix, IV, 44-46, p. 420- 421). Il y a donc ici une erreur manifeste dans les souvenirs de l’Anonyme.