‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 108 sur 140 · JUSTIFICATION DU POUVOIR OBTENU PAR LES PAPES AU MOYEN-AGE · texte numérisé non relu

JUSTIFICATION DU POUVOIR OBTENU PAR LES PAPES AU MOYEN-AGE

C'est un fait incontestable, que pendant plusieurs siècles, les papes se sont cru le droit de prononcer des peines portant la privation de certains domaines temporels, de juger la conduite des rois et de délier leurs sujets du serment de fidélité Ces actes des souverains pontifes eurent l'approbation générale des évêques de leur temps

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et l'Eglise entière sembla adhérer. Ce fut au milieu de conciles nombreux que St Grégoire VII porta, à diverses reprises, la sentence contre Henri IV. En 1119,à Reims, Calixte II excommunia et déposa Henri V,dans un concile composé de 18 archevêques et de 200 évêques. Le concile œcuménique de Latran, 1170,priva de tout droit, de fidélité et de domaine, tous ceux qui étaient attachés aux hérétiques.

Au général concile de Lyon, en 1245, Innocent IV, de concert avec les pères, prononça de la manière la plus solennelle, l’'excommunication et la déposition de Frédéric II. Ce droit que le St Siège crut devoir exercer, lui fut reconnu par tous les théologiens du temps, par les docteurs et les écrivains ecclésiastiques, les plus éclairés, les plus saints, notamment par St Anselme, St Bonaventure, St Raymond, St Thomas d'Aquin, le plus, grand docteur de l'Eglise.

L'Eglise entière, a admis ce droit, du moins par une approbation tacite. Les papes se sont fait un devoir de conscience de s'y soumettre. Si cette croyance était une erreur, elle eût été la cause des plus grandes injustices, de la violation des droits les plus importants ; elle eût été l’usurpation du pouvoir le plus monstrueux dont l’histoire fasse mention. Un catholique ne peut admettre cette conséquence.

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