‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 136 sur 140 · OBJECTIONS ET REPONSES · texte numérisé non relu

OBJECTIONS ET REPONSES

1°. La liberté de penser est de droit naturel, tout ce qui la blesse est injuste.

Rép. La pensée est assujettie aux lois que Dieu lui a prescrites. L'homme n’a point droit de penser ce qu'il veut, mais comme les lois humaines ne peuvent pas atteindre la pensée, demander la liberté de penser à l’autorité extérieure, c’est tout simplement, dit M. de Lamennais, une sottise. Si, par la liberté de penser, on entend la liberté de parler et d'agir, alors, dans ce cas, lorsque la liberté dégénère en licence, elle doit être réprimandée et punie.

2°. Les troubles civils seuls peuvent être l’objet de l’action de l’autorité civile.

Rép. Les sectes, ayant toujours excité des troubles violents dans l'Etat, peuvent être réprimandées en vertu de ce principe même. D'ailleurs, il a été prouvé que l'Etat devait avoir une religion et qu’une religion fausse était funeste à la société ; l'intérêt de sa conservation ou de sa sécurité oblige donc l'autorité civile à mettre obstacle à la propagation de la doctrine erronée. De plus, dans les idées catholiques, l'autorité civile, établie par Dieu pour maintenir, par la force, l’ordre, la justice et la paix, doit protéger l'Eglise de Dieu contre les attaques des adversaires.

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