N CHEF NUE
ompose de it de l’'homu cœur, et
DRE à AE
d’un culte dont les pratiques nombreuses nouvaient facilement être altérées par la mobilité et l'esprit de nouveauté de l’homme. Pour conserver sans changement une telle religion, il fallait une autorité suprème et infaillible qui pût toujours élever sa voix contre toutes les erreurs, et être l'interprète de la volonté divine. Le défaut d’une autorité reconnue comme juge des controverses est la cause des variations sans fin des sectes protestantes.
L'autorité suprème dans l'Eglise ne pouvait être dans les conciles, car cette autorité doit être permanente. Or, pendant trois siècles, 11 n'y a pas eu de conciles œcuméniques, le rer concile de Nicée s'est tenu en 325 ; iln'yen a pas eu depuis trois siècles, le dernier est le concile de Trente, terminé en 1563. Il est d'ailieurs souvent impossible d'assembler de tels conciles.
La croyance commune de l'Eglise ne peut être non plus la seule règle de foi, car quelquefois il est impossible, du moins pendant un temps considérable,de constater cette croyance générale. Il faut d’ailleurs que l'Eglise ait un organe qui expose sa foi d’une manière nette et précise, pour trancher toutes les difficultés.
Jésus-Christ a établi St-Pierre et ses successeurs comme chefs de l'Eglise.
Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. (Matth., XVI, 18.)
J'ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille point. (Luc, XXII, 32.)
Pais mes agnaux, pais mes brebis. (Joan, XXI, 15.)
Aussitôt après l’ascencion de Jésus-Christ, on voit Pierre exercer l'autorité.
Il propose de nommer un apôtre à la place de Judas. (Act. 1, 15.)
Le jour de la Pentecôte, il parle le premier aux Juifs et en convertit 3,000. (Act. II, 14.)
Pierre fait le premier miracle,en guérissant le boiteux. (Act. III.)
Pierre convertit le premier les Gentils. (Act. X.)
St-Paul ne reprit St-Pierre que sur un point de discipline et pour un fait de sa conduite particulière.
Pierre établit le siège d’'Antioche, 5 ans après la mort
de Jésus-Christ, et celui de Rome 12 ans après ; il occupa
ti (F :
eelui-ci 25 ans. C'est St-Pierre, qui ouvre le concile de Jérusalem au sujet des observances légales et sa parole fait autorité.
L'autorité de St-Pierre a passé à ses successeurs sur le siège de Rome: l'Eglise de tous les temps l’a reconnue.
Quand même l’histoire ne fournirait pas de preuves positives de l’existence d’une autorité, gouvernant l'Eglise pendant les premiers siècles, l'existence de l'Eglise seule suffirait pour attester cette autorité ; car,évidemment, l'Eglise n'aurait pu subsister sans chef,dans un temps où tous les principes étaient à développer, tous les établissements à former, toutes les erreurs à combattre, tous les dangers à braver, toutes les persécutions à subir, enfin tout le monde à refaire.
La primitive E,::se a laissé peu d’écrits : il s'agissait alors moins d'écrire, que de parler, d'agir et de combattre. D'ailleurs, la p'upart des écrits ont disparu dans les ruines journalières de ia peisécuuon et dans celles que firent plus tard les Barbares.
Néanmoins les preuves historiques, attestant l'autorité reconnue de l’'Evêque de Rome, ne manquent pas.
St-Jean vivait encore, lorsqu'un schisme éclata à Corinthe. On a recours à l’autorité de Clément, 3e successeur de St-Pierre. Le Pape adresse aux schismatiques de vifs reproches, leur enjoint de faire pénitence. Sa lettre, qui a été conservée, met fin au schisme.
St-Ignace, martyr, vers l’an 107, écrit aux Tralliens : Celui qui n’obéit pas aux pontifs romains est un athée et un impie, il méprise le Christ et attaque son institution. (Liguori, Tome XVII, 108.)
Au milieu du 2e siècle, les hérétiques Cerdon et Valentin, sont condamnés par le pape Hygin, et Théodote de Bysance, par Victor I, St-Irénée, après avoir établi la succession des Papes, depuis St-Pierre jusqu'à Eleuthère, et avoir parlé de la lettre de St-Clément aux Corinthiens, dit, en parlant de l’Eglise de Rome : ‘‘ Il faut que toute Eglise, c'est-à-dire les fidèles qui sont de toutes parts, s'accordent avec elle,à cause de sa primauté principale.”
Il s'était élevé une difficulté, par rapport à la célébration de la Pâque. Le pape Victor menaça de retrancher de sa communion les Evêques d’Asie qui ne la célébraient pas au même jour que les Occidentaux. St-Irénée l’en
AFNOR
sf
Re Pr