‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 39 sur 140 · CONVERSION DE L'IRLANDE · texte numérisé non relu

CONVERSION DE L'IRLANDE

St-Patrice fut l’apôtre des Irlandais. Il était né en Ecosse. Il fut emmené à l’âge de seize ans en Irlande,où il passa six années en captivité. Il se sentit appelé de Dieu à convertir ce pays. Après une première mission en Irlande, il alla à Rome, où il fut sacré évêque par le pape St-Célestin I. Malgré mille obstacles, mille souffrances, il évangélisa l'Irlande avec le plus grand cuccès. Il prècha d'abord au milieu de l'assemblée générale des rois et des Etats de toute l'Irlande, qui se tenait tous les ans à Tarah, et il y convertit plusieurs princes. La conversion de ceux-ci amena celle des rois de Dublin, de Munster, et des sept fils du roi de Connaught. Sa prédication était accompagnée des plus grands miracles : il fit mourir, par sa seule parole, trois magiciens qui s’opposaient à la conversion du pays ; ressuscita des morts, transporta des rochers, fit couler des fontaines dans des lieux arides, etc. Il eut un tel succès que presque toute l’île fût convertie, et qu'il établît plusieurs évêchés. On a raconté sur St-Parice le” merveilles les plus étonnantes : elles ne sont pas

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à l'abri de toute contestation, mais une conversion aussi rapide ne s'explique guères que par des faits surnaturels.

Jamais nation n'a été plus fidèle à la mémoire de son apôtre que l'Irlande l’a été envers St-Patrice. (Cette nation a compris tout ce qu’elle devait à celui qui l'avait tirée des ténèbres de l’idolâtrie, de la corruption des mœurs, et l'avait initiée à une civilisation glorieuse. St-Patrice fonda entre autres monastères celui d'Armagh, qui remplit l'Irlande d'églises et d'écoles,où la piété et les études fleurirent longtemps. Les étrangers y accoururent de toutes parts : l'Irlande devint le rendez-vous général de tous ceux qui voulaient cultiver leur esprit par les sciences et se former aux maximes de la perfection. Elle fournit besucoup de missionnaires au Nord de l'Europe.

L'Irlande a conservé sa foi, malgré la plus longue et la plus cruelle persécution, et cette foi a conservé chez elle un caractère de nationalité qui est plus puissant que jamais.

Le spectacle de la lutte qu’a soutenue l'Irlande, montre tout ce qu'il y a de force dans la foi catholique.

Voyez sur la mission de l'Irlande, les Aé/anges Reli-

gieux, du 27 juin 1845, et Le Normant, cours d'histoire moderne, 1845, leçon XII.

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