‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 71 sur 140 · EFFETS DU MAHOMETISME · texte numérisé non relu

EFFETS DU MAHOMETISME

Si une doctrine s'apprécie par ses fruits, on peut regarder le Mahométisme comme renfermant une des doctrines les plus pernicieuses qui se soient répandues sur la terre. On peut en juger par ses effets dans l’ordre moral, politique et littéraire.

1°. Les Mahométans sont livrés à la volupté et à toutes ses suites funestes : les mœurs sont énervées chez eux, et l’on voit souvent la décrépitude dans un âge encore peu avancé. Les femmes avilies et captives ne jouissent d’aucune liberté, d'aucune considération : elles n'existent que pour les passions des hommes. Un autre défaut général qui se remarque chez les Musulmans, c’est l'esprit de rapacité, de pillage, du moins à l’égard des autres peuples. La crainte seule les empêche de se livrer aux plus criantes injustices contre les étrangers à leur race et à leur culte.

2°. La confusion du pouvoir temporel avec le pouvoir spirituel a produit un despotisme affreux. Le caprice du souverain est la seule loi : les peuples sont esclaves; nulle liberté politique, nulle force d'opinion publique, nul sentiment du droit chez eux. Ils ne se sont jamais soulevés pour secouer le joug de l'oppression : les guerres civiles acharnées qui se sont élevées dans les pays musulmans n'ont été que des luttes pour la succession au trône. Le changement de règne amène souvent les meurtres les plus odieux dans un intérêt d’ambition jalouse.

3”. L'ignorance s'est répandue partout avec le mahométisme et les contrées les plus florissantes, par les lettres et les sciences, avant l'invasion musulmane, sont tombées dans la grossièreté et la barbarie. On a vanté l'éclat que jeta pendant quelques siècles la civilisation Arabe, mais il faut cbserver que les Arabes ont emprunté une grande partie de leurs connaissances aux moines de la Syrie et de l'Egypte. On a fait honneur aux Arabes de la découverte de l’Algèbre, on leur attribue l'usage de la poudre à canon, de la boussolle, et même de l’imprimerie. Quand cela serait, comment se fait-il que tout cela ait fait si peu de progrès chez eux, que ces instruments ne les aient conduits à aucun graud résultat, tandis que d'immenses progrès ont été faits à l’aide de ces choses, dès lors qu’elles

ont été entre les mains de l'Europe chrétienne. (Le Normant, 16e L. p. 68.)

La science religieuse a été nulle chez les Arabes, parce que l’Islamisme ne permettait pas la discussion. Les sciences morales, philosophiques, législatives, gouvernementales n'ont rien dans le plus beau temps des Arabes, qui puisse soutenir la comparaison avec les plus mauvaises époques de l'Europe chrétienne. Et cependant, celleci était en proie à chaque instant aux ravages successifs des Barbares.

Le plus haut degré de la civilisation arabe a coïncidé avec le temps de la plus grande prospérité des états musulmans, dans le temps où une longue paix et les trésors des peuples conquis favorisaient leurs progrès. Encore les Arabes ont-ils dû au christianisme les premiers éléments de la philosophie.

St-Jean Damascène a été l’initiateur de cette science à la cour des Califes Omniades : Aboulféda, Ibn-Alatir, Abdallatif. Il est reconnu d'ailleurs que les meilleurs historiens, critiques et philosophes arabes sont postérieurs à l'époque des croisades. Les Arabes, dans les sciences, n’ont eu des succès que dans les mathématiques et la médecine, parce que la nature de leur esprit, sous l'influence de l’Islamisme ne cherchait que les vérités tangibles et les découvertes qui pouvaient améliorer l’état physique de l’homme.

Quant à leur littérature, elle tient au caractère du peuple: longtemps avant Mahomet, la littérature arabe avait de gracieuses productions, supérieures au Coran. Au reste, la grâce, l'élégance, une imagination sensuelle, voilà ce qui distingue les productions littéraires et artistiques de la civilisation musulmane ; on n’y trouve point la force, la grandeur, jamais l'inspiration du génie. Enfin cette société n’a pas su conserver les produits de sa propre littérature, malgré la prospérité dont elle jouit.

L'Europe chrétienne au milieu des troubles, des guerres et des ravages, a conservé la littérature ancienne ; une partie même de celle des Arabes, et ses progrès, dans les sciences et les arts qu'elle a créés, n'ont fait que s’accroître. En jetant un coup d’œil aujourd’hui sur les pays chrétiens et mahométans, on s'aperçoit que le Christianisme, c’est la civilisation, le mahométisme, la barbarie. Cela seul

décide de l’influence sociale des deux doctrines. (Lamartine et Chateaubriand.)

MONOTHELISME

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