‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 73 sur 140 · ASE ET CT SF RE SE ES · texte numérisé non relu

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pratiquait sa doctrine. Mais celui-ci, impliqué dans une conspiration contre le nouvel empereur Constant, est forcé d'abandonner son siège à Paul, qui ne valait pas mieux, et lui-même il va répandre en Afrique le poison de l’erreur. Maislà il trouve pour le combattre le saint abbé Maxime. Il y eut entre eux une conférence des plus remarquables par l’habileté, la science et la modération. Pyrrhus, convaincu, alla à Rome pour abjurer son erreur entre les mains du Pape, qui le reçut avec honneur.

Mais Olympe, exarque de Ravenne, envoyé par l'empereur, Monothélite déclaré, vient à Rome, et par ses promesses, fait rentrer Pyrrhus dans l'erreur. Le Pape anathématise solennellement l'apostat. A Constantinople, Paul, pour conjurer l’orage qui le menaçait, engagea l’empereur à substituer à l'£c/hèse un édit sous le nom de Type, qui imposait silence aux deux partis. Le Pape dans un concile condamna le 7ype.

Son successeur, St Martin, porta une condamnation plus solennelle encore dans un autre concile. L'empereur Constant, malgré les ménagements que le Pape avait pris WT à son égard, devint furieux. Au iieu de défendre son emfl pire, attaqué plus que jamais par les Sarasins, il ne songe |] qu'à faire la guerre à l'Eglise. Il charge Olympe de faire Le à assassiner le Pape. Le coup manque ; Olympe demande pardon à Dieu et au Pape, rompt avec l’empereur, passe

en Sicile pour combattre les infidèles, et meurt dans cette expédition. Callopias, qui avait remplacé Olympe, fait Li saisir par les ordres de l’empereur, le Pape qui était gra- | vement malade. On le transporte d'île en île à travers les Cyclades, en le traitant de la manière la plus inhumaine : à Constantinople on l’abreuve d’outrages ; on use envers lui de la plus cruelle brutalité, et on l’envoie mourir de faim et de misère dans la Cherson.

Après sa mort, on se saisit de l'abbé Maxime,et après une longue persécution, on l’accable le coups de verges ; on lui coupe la langue et la main droite : il ne survécut pas longtemps à une pareille mutilation. (Gibbon, qui a relevé certaines persécutions exercées contre les hérétiques dans ce siècle, et qui au fond étaient peu de chose, ne parle pas de ces cruautés exercées contre les catholiques.)

Constant II,après avoir fait mourrir son frère Théodose,épouvanté de voir son frère lui apparaître,en lui présen-

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