‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 74 sur 140 · MF · texte numérisé non relu

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tant une coupe pleine de sang, et lui dire : ‘‘Buvez mon frère,” se retira en Sicile, où bientôt il périt à Syracuse tué dans son bain par un de ses officiers en 668 de la main d’un des siens. Il n'avait que 38 ans. Les persécuteurs de l'Eglise ont presque toujours une mort prématurée et sanglante.

Constantin IV, fils de Constant, fut un prince orthodoxe,qui travailla à la paix de l'Eglise. Le pape Agathon, secondant ses vues, permit un concile général, qui s’assembla à Constantinople en 680 ; c'est le 6e œcuménique, et le 3e de Constantinople. (Voir Darras, hist. de l'Eglise, Tome XII, sur le 6e concile de Constantinople et la condamnation d'Honorius.)

Les légats du pape le présidèrent. Macaire, patriarche d'Antioche, v défendit ardemment le Monothélisme, mais il fut convaincu de mauvaise foi. L’hérésie fut solennellement condamnée. Presque tons les évêques d'Orient se soumirent. Macaire fut déposé et renfermé dans un monastère. Le pape Léon II confirma les décisions du concile.

Dans cette lutte comme dans toutes les autres du même genre, toutes les violences, toutes les persécutions furent de la part des hérétiques. Il est à remarquer: que le règne de Constantin Pogonat a été heureux, et remarquable surtout par les victoires remportées sur les Sarasins.

2°,.—ÏIMPORTANCE LE L'HÉRÉSIE.

La question du Monothélisme avait une grande importance théologique et philosophique.

1. Le Monothélisme, en niant à Jésus-Christ une volonté humaine, conduisait à nier sa nature humaine, puisque Jésus Christ a pris la nature humaine, telle qu'elle est consistant en un corps et une âme douée d'intelligence et de volonté. Jésus-Christ n'aurait pas souffert les angoisses de la volonté aux prises avec le sacrifice. 11 n’eût pas réparé l'homme dans toutes ses facultés, il n’eût souffert que dans son corps ; il n’eût pas été le modèle des souffrances morales. Or cela rabaisse le Christianisme et la mission du Rédempteur.

2°. En attribuant à Jésus-Christ la nature humaine,

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