‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 75 sur 140 · TRE ANT ES AS D DAME EN APRES TOUS · texte numérisé non relu

TRE ANT ES AS D DAME EN APRES TOUS

sans lui attribuer la volonté, il s’ensuivait que la volonté, le choix, le libre arbitre ne sont plus de l’homme, que l'âme n’est plus active, ce qui est une immense question psychologique. Aussi les évêques orthodoxes ont-ils cité à l'appui de la doctrine catholique l’autorité d’Aristote et d’autres philosophes. (On sent quel intérêt devait s’attacher à cette question. Un homme trouva alors que c'était une subtilité, le pape Honorius. Voyez ce que sa mémoire a souffert.

La discussion du Monothélisme a été si habile, si savante, qu'il est démontré que les connaissances les plus profondes étaient alors fort répandues. Et cependant beaucoup de ceux qui y ont pris part étaient pauvres, obligés de travailler de leurs mains, comme ils l’ont déclaré eux-mêmes.

Is quittaient leurs travaux, pour.se livrer à ces discussions graves, qui d'ailleurs les exvosaient à la persécution et au martyre. A-t-on jamais v une pareille passion de la vérité. t ce ne sont pas les prêtres seuls qui prenaient part à ces discussions, ce sont l’empereur, sa cour, et beaucoup de laïques, tout le mondel'étudiait. Et certes, cette question valait la peine d’être l’objet de recherches et de discussions autant que celles de notre siècle. Eh bien ? cela est-il d'un âge de barbare. (M. Osanam, leçon du 17 Juin 1840.)

Page 1