DÉFECTION DU PAPE HONORIUS
1. Honorius n'a pas partagé l'erreur des monothélites. Trompé par la lettre équivoque de Sergius, il a cru qu'il s'agissait de la double volonté de ia chair et de l'esprit, qui se trouve dans l’homme depuis la chute, et il a soutenu avec raison que cette volonté ne se trouvait pas en Jésus-Christ. Toutes les raisons qu'il apporte, prouvent que c'était là sa thèse. De plus, il distingue expressément deux opérations en Jésus-Christ. La nature divine dit-il, opère les choses divines, et la nature humaine les choses corporelles, sans division et sans confusion. Tout le tort d'Honorius a consisté à déclarer qu’on devait éviter de dire une ou deux volontés, et cela, comme il le dit for-