‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 95 sur 140 · SCHISME DES GRECS · texte numérisé non relu

SCHISME DES GRECS

Depuis Photius,tout se préparait dans l’église grecque à un schisme complet. On ne voyait dans cette société que l'égoïsme, l'ignorance, l’immoralité et la fourberie. La ja-

ja- intriguait : mais ses successeurs continuèrent le schisme, (1

s de lousie des patriarches contre le siège de Rome augmentait de jour en jour. Ceux-ci voulaient que le siège de l'empire plus fût aussi celui de la religion. Néanmoins, l'autorité du IF mé pape était si généralement reconnue, si solidement établie, 1 ; our qu'eux-mêmes étaient quelquefois forcés d'y avoir recours. f : Le Le patriarche Eustache, vers l'an 1020, demanda même à qui les Jean XIX la permission de prendre le titre de patriarche EE qui universel ; ce que le pape refusa. il er Michel Cérulaire, homme de basse extraction et sans fi Fa aucun mérite personnel, fut placé, quoique simple laïque, fi ru sur le siège de Constantinople, par une faveur de cour, en Fi] = 1043. Il conçut dès lors le projet de soustraire son siège à al * celui de Rome.-——Suivant la marche de Photius, il se mit Fi PAS à décrier l’église latine, et à l’accuser de corruption et d’er- ïl ude reur. Photius lui avait reproché une croyance erronée sur fl Lu la procession du St Esprit. Cérulaire l'accusa de se fi Co. | servir du pain azyme dans l'Eucharistie, de manger du il + fromage et des viandes étouffées de jeûner les samedis, et Li ii de ne point chanter l’Alleluia dans le Carème. Sur ces [1] frivoles prétextes, il ferma les églises latines à Constanti- j St nople,et se sépara entièrement de Rome. Le pape Léon IX [il er justifia, dans une lettre admirable, les pratiques de l'église fi ne 6 latine ; il écrivit en même temps à l’empereur Constantin us Ave Monomaque. il mis Celui-ci, qui avait besoin du secours du pape contre le et les Normands qui envahissaient ses possessions d'Italie, Li na- force Cérulaire à entrer en accommodement. Le pape en- 1 voie trois légats. Ceux-ci entrent en discussion avec le | par- moine Nicétas, homme très habile, le plus ardent défenseur fl 1ses du patriarche, qui. frappé bientôt des raisons qu'on lui op- FA Po- pose, abjure publiquement le schisme (Jager XVIII, 434). ji elle Les légats citent le patriarche, il refuse de paraître ; El ain- alors ils prononcent un anathème solennel contre lui. — Le pu leur patriarche, irrité de cette excommunication et de l'espèce d'approbation que l’empereur lui avait donnée, excite une pal sédition contre celui-ci, et le faible prince fit brûler la sen- Li tence d'excommunication des légats et flagellé ceux qui ll leur avaient servi d'interprètes. Le schisme recommença. {l | que Plus tard, Cérulaire fut dépossédé et envoyé en exil où il fe ! que mourut par l’empereur Isaac Comnène, contre lequel il \ !

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et la nation entière se remplit de plus en plus de préjugés et de haine contre l'Eglise romaine.

Les empereurs, par un intérêt politique, tentèrent plusieurs fois la réunion. On la crut opérée au concile de Lyon, en 1272, etau concile de Florence, en 1439. Mais le schisme était si profondément enraciné dans la nation que celle-ci ne voulut jamais de l'union. (Pluquet 2°, 165 Dic. des hérésies).

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