‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 97 sur 140 · CONSEQUENCES DU SCHISME EN FAVEUR DE L'EGLISE · texte numérisé non relu

CONSEQUENCES DU SCHISME EN FAVEUR DE L'EGLISE

L'église grecque s'est séparée totalement de l'église romaine au Ile siècle. Mais dès le 9e, elle était animée contre celle-ci d’un tel esprit d’hostilité, qu'elle ne dut recevoir d’elle aucune innovation. Ortous les monuments de l'église grecque, jusqu’à cette époque et pendant longtemps encore, montrent qu’elle croyait tous les dogmes de l'église romaine, surtout toute la doctrine de celle-ci sur les sacrements. La tradition catholique reçoit donc un témoignage éclatant de l’ancienne croyance de cette société devenue schismatique ; c’est un argument très fort contre le reproche d'innovation adressé par les protestants à l'Eglise.

D'un autre côté, tout en ne rejetant pas, du moins ostensiblement, la foi aux dogmes principaux, les Grecs, depuis le schisme, sont tombés dans des erreurs plus ou moins graves sur le purgatoire, l'existence des âmes dans une autre vie ; ils admettent le divorce, ils sont adonnés à une foule de superstitions, et leur clergé est tombé dans le dernier dégré de l’avilissemeut. C'est là la conséquence de la séparation de la chaire apostolique, seule maîtresse de la vérité, seul maintien de la dignité et de l'indépendance ecclésiastique et chrétienne.

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