GROUPE EN BRONZE EXPOSÉ AU TROCADÉRO EN
en possède pourtant quelques-uns qui sont fort curieux, entre autres, des clefs égyptiennes (salle des colonnes, vitrine V).
L'Egypte, au xvn° siècle avant notre ère, produisait des ! ouvrages en or et en argent, dont quelques-uns se sont conservés jusqu'à nous, et qui peuvent être classés parmi les chefsj d'ceuvre de l'orfèvrerie et de la bijouterie. Cette époque, qui, | dans l'histoire de l'ancienne Egypte, a été une sorte de Renaisj sance, est celle où le roi Amosis a chassé les pasteurs et rétabli I la dynastie nationale. On sait de quelles dévastations avait été
LE METAL DANS L'ANTIQUITE PRIMITIVE
accompagnée l'invasion des pasteurs, mais les traditions antiques s'e'taient maintenues à peu près intactes dans la haute Egypte, ce qui explique en partie la Renaissance dont nous parlions. « La rapidité, dit M. Mariette, avec laquelle l'Egypte a cicatrisé ses plaies, est surtout apparente dans les admirables bijoux qu'Amosis fit exécuter pour orner la momie de sa mère, la reine Aah-Hotep. Au nombre de ses richesses, le musée de Boulaq (au Caire) ne possède pas de monuments qui témoignent d'une industrie plus avancée, et à voir la longue chaîne d'or, le pec-