A BINET IMPÉRIAL DE VIENNE
avait exécutée pour François Ie'' et qui fait maintenant partie du cabinet impérial de Vienne. Le travail en est extrêmement soigné
assez malheureuse, et en somme c'est surtout l'habileté du praticien qu'il faut admirer ici. On peut en dire autant d'une aiguière
et la ciselure en est parfaite, mais la disposition des lignes est conservée au palais Durazzo, à Gènes, et d'une coupe de torme
L'ORFÈVRERIE
bizarre, qu'on voit à Munich, et dont l'attribution est d'ailleurs incertaine. Plusieurs belles pièces d'argenterie, ayant appartenu aux grands-ducs de Toscane, se voient dans les collections de Florence, et on ne manque pas de les donner à Cellini, mais ce qui peut jeter un certain doute sur leur auteur, c'est que Cellini
a décrit très minutieusement dans ses écrits tous les ouvrages qu'il a laits, et il serait au moins singulier qu'il eût omis précisément ceux qui nous sont parvenus. Toutes ces pièces d'ailleurs se recommandent par l'excellence du travail, mais rarement par le goût, qui est assez souvent faux et maniéré. Quoiqu'il ait eu
MARTEAU EN ARGENT REPOUSSÉ ET DORE. (MUSÉE DE MUNICH, XVIe SIECLE.)
de nombreux élèves. Cellini n'est pas un chef d'école et la décadence arrive aussitôt après lui.
M. Ferdinand de Easteyrie apprécie ainsi les dernières étapes de l'orfèvrerie italienne. « Si, pour en revenir à notre point de départ, dit-il, nous jetons un regard sur l'orfèvrerie italienne, que nous avons vue si admirable aux xivc et xve siècles, mais déclinant déjà dans la seconde moitié du xvi<-, nous
trouvons que, pendant le cours du siècle suivant, cette décadence ne Ht que s'accentuer de plus en plus sous l'influence néfaste du chevalier Bernin, dont l'omnipotence en fait d'art fut, on le sait, presque aussi grande que celle de Lebrun à la cour de- France. Ce fut encore bien pis au xvme siècle. Le maniérisme, chez nos voisins, ne se racheta pas même par la grâce parfois piquante de l'école de Boucher et de Watteau. Aussi, les pièces
aiguière en vermeil du xvie siècle, trésor de l'église de santa maria presso san celso, a milan.)
PLATEAU EN VERMEIL DU XVIe
(TatfsoR de l'église de santa maria presso