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VASE DÉCORATIF, PAR CHRISTOFLE

LE MÉTAL

DANS LES TEMPS MODERNES

architectural saisissant. Elle est conçue dans le style du xive siècle. 11 est difficile d'interpréter avec plus de goût et d'art, de mieux s'inspirer d'une e'poquc et de la faire revivre avec plus d'intelligence et de science.

Puis viennent : un tabernacle à porte trilobe'e surmontée d'une croix, stvle du xin° siècle. Le tabernacle est gardé par deux anges qui tiennent une lance et un bouclier.

Un tabernacle de style romano-byzantin orné d'une balustrade. La porte émaillée représente le Christ bénissant le monde ; il est placé sur la montagne d'où partent les quatre fleuves. L'émail est vert, bleu et or; en haut une petite croix dans des rinceaux décorés d'oiseaux, de forme archaïque.

Une crosse pour Mgr l'archevêque de Paris, exécutée d'après un dessin de Viollet-le-Duc. Dans le tournant de la crosse,

saint Michel transperce le démon de sa lance victorieuse; quatre évêques en buste décorent le montant.

Une crosse pour un évêque de Versailles décédé (Mgr Mabille). L'évêque est représenté à genoux devant saint Pierre. Le prince des apôtres est placé sur son trône ; sous ses pieds le serpent vaincu cherche vainement à avaler le monogramme du Christ. Des émaux placés autour de la crosse représentent saint Jean l'Évangéliste, saint Julien, saint Louis et saint Vincent de Paul.

Un autel de la Vierge, fait d'après les dessins de M. Roynet, est conçu dans le style Renaissance. Il est destiné à l'église d'Yvetot. Sa décoration se compose de bronzes, de marbres et d'émaux. Cet autel a été modelé par M. Chedeville.

Un autre autel, un autel du Sacré-Cœur, trouvera sa plaCC-

^E OU GEOIR EN FERRURES d'0R ROUGE POLI, PLATEAU ET BOBECHE EN CRISTAL DE ROCHE.

toute naturelle dans la cathédrale d'Auch. Il est conçu dans le style des fameuses stalles du xve siècle, avec lesquelles il doit s'harmoniser.

Parmi les objets de moindre grandeur, il faut signaler :

Un calice gravé et décoré en ors de couleur. Des médaillons encadrés de pampres de vigne et de divers feuillages représentent l'histoire de la chute et de la rédemption.

Un calice, un ciboire et une burette décorés d'émaux cloisonnés, dans le style du xmc siècle, et exécutés d'après les dessins de M. Cuypers, architecte à Amsterdam.

Partout l'on retrouve le cachet particulier qui distingue M. Poussielgue-Rusand et qui lui fait une place à part dans l'orfèvrerie religieuse.

M. Poussielgue-Rusand se complaît dans les grandes lignes, M. Armand Calliat s'attache avec amour au fini des détails. Ce dernier est plus moderne, plus fait pour saisir le genre de décoration qui convient à nos églises contemporaines, églises quelquefois douées d'un certain caractère, mais toujours élégantes, riches et petites. Les reproductions de M. Armand Calliat sont le complément inévitable d'une dévotion mondaine qui a rem-

placé l'austérité par le luxe, le grandiose par le raffiné. L'orfèvre lyonnais est un délicat. La finesse de son outil ne laisse pas prise à la moindre critique. Ses œuvres sont charmantes, élégantes, ravissantes, tout ce que l'on voudra, mais elles ont le tort, pour des pièces destinées à l'église, de trop faire songer au coffret capitonné dans lequel on les renfermera soigneusement après telle ou telle cérémonie. M. Armand Calliat a raison de dire que ses œuvres sont éminemment personnelles, il pourrait ajouter qu'elles sont aussi bien de leur temps. Avec son exposition nous nous trouvons en plein art du xixe siècle.

La vitrine d'exposition de M. Calliat, comme le dit celui-ci dans son excellent catalogue, est divisée en cinq groupes principaux. Le plus important contient l'ostensoir de Notre-Dame de Lourdes. L'idée dont l'artiste s'est inspiré est peut-être un peu alambiquée ; mais peu importe, puisque le résultat est une œuvre charmante. Voici le motif : « L'Immaculée Conception donnant au monde le Dieu de l'Eucharistie. » Bien des gens seraient très embarrassés en présence d'une semblable donnée ; mais il y a des grâces d'état pour les artistes. Puis vient une série de reliquaires. Le premier, d'un mètre d'élévation, est en

L'ORFÈVRERIE

argent dore. Le pied est porte par quatre griffons; au-dessus sont les armes des donateurs, le baron et la baronne d'Aubigny- Uberherrn, de Mgr de Dreux-Brezé, et de S. S. Pie IX. La face et les côtés du pied sont ornés de sujets émaillés. Des fleurs de lis forment la décoration du centre de la croix. Le reliquaire, appartenant à Notre-Dame de Saint-Etienne en Forez, porte le fac-similé de la lettre d'envoi de saint Louis, roi de France.

Les autres groupes possèdent un magnifique retable de Notre-Dame de Bourg en Bresse, un reliquaire de Saint-Mors, de Carpentras, puis des burettes, des calices, des chandeliers, des vases divers, etc.

En dehors des grandes maisons dont nous venons de parler, il faut signaler quelques fabricants qui ne font de l'orfèvrerie qu'accidentellement, mais qui apportent dans cette branche le talent qu'on est habitué à leur voir dépenser ailleurs. Ainsi, M. Boucheron, joaillier et bijoutier de profession, sait aussi se montrer orfèvre à ses heures. Son bougeoir en ferrures d'or

rouge était une pièce tout à fait hors ligne. Mais comme la plupart des pièces d'orfèvrerie de sa maison se recommandent surtout par les émaux qui les décorent, je me réserve d'en parler dans le chapitre qui traitera plus spécialement de l'émail.

La division du travail, dans l'orfèvrerie comme dans tous les arts appliqués à l'industrie, vient compliquer la fabrication, en mettant un obstacle à l'unité de l'œuvre. Le dessinateur compose l'ensemble, le sculpteur en modèle les figures et les ornements, puis viennent le fondeur, le ciseleur, le polisseur; il faut pourtant que l'œuvre semble partir d'un seul jet, qu'elle obéisse à une direction unique, et qu'il n'y ait pas de divergence entre la manière de voir des coopérateurs. Les incrustations, les combinaisons entre des matières diverses, le rapport des parties qui doivent être mates et de celles qui conserveront tout leur éclat métallique, sont difficilement calculés d'avance par celui à qui revient la conception première, et le jeu de la lumière vient souvent modifier l'idée qu'il se faisait de son

œuvre. Le talent du fabricant est de réunir ces éléments divers ; c'est pour cela que le véritable orfèvre est celui qui connaît à fond toutes les parties qui constituent la fabrication. Mais il faut aussi qu'il sache faire son choix parmi les artistes qu'il emploie, et il est arrivé plusieurs fois que le succès d'une grande maison était dû surtout à des pièces conçues et exécutées par un collaborateur unique.

Vechte pourrait en fournir un exemple. Voici comment le duc de Luynes, rapporteur d'une des sections du jury dans une des précédentes expositions, racontait les débuts de cet artiste : « L'orfèvrerie d'art, dit-il, compte en France plusieurs hommes habiles à concevoir une pensée générale comme à diriger vers un but unique les artistes ou les ouvriers dont ils emploient les talents ou le travail ; il n'en existe peut-être en Europe qu'un seul capable de composer et d'exécuter lui-même comme faisaient autrefois les maîtres italiens. M. Vechte commença par repousser des ornements pour les bronziers; il fit ensuite des pièces imitées de celles de la Renaissance, boucliers, casques de fer, plats d'argent, petits vases. A mesure qu'il produisait sans révéler son nom, les antiquaires et les amateurs s'étonnaient de voir paraître et vendre, à de hauts prix, des objets presque tous au repoussé, d'un mérite supérieur, dont rien n'avait jusque-là

révélé l'existence, et dont le caractère, assez voisin de celui de l'école du xvi° siècle, avait cependant un type particulier trahissant un talent mystérieux et un maître inconnu. Quelques personnes initiées au secret de M. Vechte lui demandèrent de ses ouvrages et l'encouragèrent à se déclarer et à ne plus désavouer des œuvres dont quelques-unes passaient déjà pour les plus beaux ornements de splendides musées. M. Vechte consentit enfin à ne plus s'abriter derrière un autre siècle que le sien. «

Le musée du Luxembourg possède deux vases de Vechte. L'un, qui devait représenter la Paix et la Guerre, est une reproduction en galvanoplastie d'un modèle en plâtre reste inachevé. L'autre, qui est au contraire très terminé, est une composition inspirée du Paradis perdu de Milton. On peut y voir le talent merveilleux avec lequel l'habile artiste savait passer de la ronde bosse à des reliefs à peine sensibles. Un vase merveilleux, représentant le Combat des dieux contre les géants, a figuré à l'Exposition des Beaux-Arts en 1847, et les artistes ont été unanimes pour admirer ce chef-d'œuvre. « Ce vase admirable, dit le duc de Luynes, acheté par l'orfèvre anglais Mortimer, figura dans l'exposition de ses successeurs au Palais de Cristal; ce fut pour cette œuvre de M. Vechte que le jury international demanda et obtint la médaille de première classe décernée à MM. Hunt et

ioo LE MÉTAL DANS LES

Roskell. » Il n'est pas rare dans les expositions universelles de voir des fabricants étrangers battre les nôtres avec des ouvrages français dont ils étaient devenus les acquéreurs.

Vechte est mort en 18G8. Mais l'orfèvrerie française possède aujourd'hui deux artistes de premier ordre qui heureusement travaillent pour leur compte et n'ont jamais songé à mettre au service des fabricants étrangers leur talent absolument hors ligne.

Les frères Fannière méritent une place à part dans l'orfèvrerie contemporaine. Ce ne sont pas de grands industriels, des chefs d'importantes maisons, des directeurs dévastes entreprises, ce sont des hommes modestes, qui dans la connaissance pratique de leur métier comptent parmi les ouvriers les plus habiles, mais que l'art revendique, et a déjà classés parmi les maîtres. Véritables artisans de la Renaissance égarés dans notre siècle, les Fannière ne confient qu'à eux-mêmes le soin de donner un corps à leurs inspirations et ils sont leurs propres praticiens. De là le charme indéfinissable que causent leurs ouvrages, charme qui réside avant tout dans la relation harmonieuse des parties, et dans cette exécution délicate et savante qui traduit nettement la pensée de l'auteur sans tâtonnements ni hésitations.

Les frères Fannière sont élèves de leur oncle Fauconnier, orfèvre plein de talent, et du peintre Drolling. Les deux frères se complètent admirablement, l'un s'étant plus particulièrement voué à la sculpture et l'autre à la ciselure. Leur exposition mérite, par le talent et la conscience dont elle témoigne, d'être citée en première ligne.

Les statuaires apprécieront plus particulièrement le Bellérophon combattant la Chimère, beau groupe en argent, offert comme prix de courses au comte de Lagrange et que plus d'un regrettera peut-être de ne pas voir exécuté en bronze et sur une grande échelle pour la décoration d'un de nos jardins publics. C'est en effet une conception monumentale et vraiment superbe pour la tournure et l'agencement des lignes. Le héros est représenté au moment où il va lancer son javelot contre le monstre qui se roule à terre, la gueule ouverte et menaçante, la tête levée vers l'adversaire qui le serre de près. Pégase se cabre et enlève son cavalier dans un élan vigoureux. Tout cela est plein de verve, de vie, et en même temps de noblesse et d'élégance.

Nous retrouvons dans cette exposition un pot à bière en argent massif, ciselé, repoussé au marteau, qui avait déjà attiré l'attention publique à l'Exposition de 1867 où il figurait. C'est bien le pot à bière allemand, tel qu'on le voit représenté sur les gravures du temps d'Albert Durer, tel qu'on l'emploie encore aujourd'hui dans les brasseries d'outre-Rhin. Mais d'un type, dont la forme générale était en quelque sorte imposée par l'usage, MM. Fannière ont su tirer une œuvre d'art charmante, absolument nouvelle par sa décoration. L'anse est formée d'une tige de houblon, dont les racines constituent l'attache ; cette tige envoie des ramifications qui courent de chaque côté du vase en se chargeant de feuilles et de fleurs délicatement ciselées et l'enlacent de toutes parts. Le même système d'ornementation se retrouve dans le couvercle, qui se soulève par une petite figurine. Un mulot, l'hôte habituel des houblonnières, et divers insectes, de l'espèce de ceux qu'on trouve habituellement sur le houblon, se détachent en relief et viennent rompre les lignes sinueuses de la végétation

TEMPS MODERNES

C'est à l'Exposition de 1 8G7 qu'on a vu la fameuse coupe des Courses qu'on pourrait appeler le chef-d'œuvre de l'orfèvrerie contemporaine, si d'autres ouvrages des mêmes artistes ne pouvaient aussi bien mériter ce titre. Nous pouvons citer parmi les principaux ouvrages des frères Fannière qui ont figuré à l'Exposition de 1878 :

Une coupe donnée comme prix pour un concours régional vinicole, en 1869; la décoration de cette coupe est entièrement formée de vignes.

Une coupe de la Loi, que l'on voit personnifiée par une femme placée entre deux enfants. Cette coupe, sur laquelle des noms propres sont gravés, a été offerte, comme gage de reconnaissance, à une personne qui avait su arranger, à la satisfaction des deux parties, une affaire d'intérêt très compliquée, et évité par là une brouille et un procès.

Une coupe du Printemps, dont le support est formé par une jeune fille tenant des fleurs. L'intérieur de la coupe est décoré par un charmant petit groupe représentant une fauvette qui défend son nid contre un serpent.

Une grande coupe supportée par deux sirènes; l'intérieur est décoré d'un bas-relief représentant le Triomphe d'Amphitrite. Cette coupe appartient à MmC Blanc.

Une a,iguière et plateau, avec bassin à double fond, en argent repoussé et de forme orientale. La décoration est formée de coquillages, de plantes d'eau et de petits canards qui barbotent.

La pendule en lapis, décorée de figures en argent, est une véritable œuvre d'art. Le couronnement du monument se compose d'une très belle figure représentant le Génie des Arts ; sur les côtés, la Poésie et la Musique personnifiées.

Un pot à tabac, dont la décoration est entièrement faite avec une plante de tabac, est on ne peut plus pittoresque ; les anses sont formées par une branche dont les feuillages couvrent la panse. Le plateau est en style moresque, et sur le couvercle, on voit un Arabe qui fume.

Puis viennent une salière avec sirènes et tritons, un pot à bière, de l'Exposition de 1867, un service de style Louis XV, un service à thé de style japonais, un encrier servant de pendule ; un enfant qui décore l'encrier porte sur sa tête une boule sur laquelle est le cadran.

Un légumier en argent, décoré de feuillages de chêne et de châtaignier. L'anse est formée avec des cardons et le couvercle est orné d'artichauts et de carottes.

Et une claymore en acier repoussé, dont le manche est magnifiquement décoré avec des feuillages, des chiens et de riches ornements

Nous pourrions encore ajouter toute la série des bijoux, broches, épingles, bracelets, qui sont autant de petits chefsd'œuvre.

Les frères Fannière mettent une sorte de coquetterie à travailler exclusivement l'argent, en sorte que c'est toujours la valeur artistique de l'objet 'beaucoup plus que sa valeur intrinsèque, qui donne à leurs ouvrages un prix inestimable.

Nous avons tenu à terminer notre revue de l'orfèvrerie française par ces deux éminents artistes, que les gens de goût de tous les pays sont unanimes à considérer comme les premiers dans leur profession, et dont les ouvrages sont destinés à être placés au premier rang parmi les chefs-d'œuvre de l'art contemporain.

L'ORFLVRERIK.

Angleterre. — Depuis Henri VIII, l'Angleterre n'a pas cessé de mettre dans la circulation un nombre considérable de pièces d'orfèvrerie. Parmi les ouvrages les plus remarquables exécutés sous la Renaissance, on cite une coupe en forme de calice donnée par la reine Elisabeth à la corporation des orfèvres de Londres. La révolution de 1649 na Porté qu'un coup momentané à cette fabrication et, comme la richesse nationale a toujours été en croissant depuis cette époque, la pratique de l'orfèvrerie n'a jamais cessé de suivre une marche-

analogue. Il faut ajouter que pour la partie technique de la profession, pour les procédés employés, pour la monture et l'ajustage, l'orfèvrerie anglaise n'est surpassée par celle d'aucun autre pays. Mais si nous voulons apprécier ces produits au point de vue de l'art et du goût, nous sommes obligés de juger les choses différemment.

« L'Angleterre, dit M. Ferdinand de Lasteyrie, est toujours restée, à travers les révolutions, le pays conservateur par excellence. On y trouve encore un certain nombre de ces grosses

pièces d'argenterie, comme chez nous Louis XIV en fit tant faire qui ne survécurent malheureusement pas à son règne. De grandes richesses d'orfèvrerie se trouvent accumulées en Angleterre entre les mains des corporations municipales ou industrielles, dont tout le monde sait quelle est la puissante organisation chez nos voisins. J'ai déjà eu l'occasion de citer Norwich, parmi les villes les plus riches de ce genre. Bristol, Bath, York, Doncaster, ne le sont guère moins, et les corps de métiers de bien des villes, ceux de Londres surtout, pourraient au besoin rivaliser avec elles. Comme richesse, comme luxe d'apparat, cela représente beaucoup ; comme valeur d'art, à peu près rien. L'orfèvrerie anglaise, pendant tout le xvn" siècle, et presque jusqu'à la fin du xvm°, n'a guère en effet qu'une qualité incontestable ; c'est cossu, c'est bien établi ; on voit qu'on n'a pas épar-

gné la matière. Mais du style, du goût, il n'y en a pas trace. C'est du Louis XIVsans grandeur, du Louis XVsans esprit et sans originalité. Le retour a des formes plus châtiées ne se manifeste que bien tardivement et surtout bien incomplètement en Angleterre, sous l'influence ultra-classique du sculpteur Flaxmann. »

Les formes générales et le système ornemental adopté au xvnc et au xviiic siècle, pour les pièces d'orfèvrerie, sont à peu près les mêmes en France et en Angleterre. Seulement la forme générale est moins élégante en Angleterre et l'ornement est plus maigre.

L'orfèvrerie anglaise du xvme siècle présente une certaine uniformité. Les cafetières à manche d'ivoire montrent invariablement un goulot en bec d'oiseau terminé en feuille et prenant naissance dans un cartouche d'enroulements et de fleurs qui se

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