‹ Histoire authentique et secrète des traités de 1815 dans leurs rapports avec la restauration etChapitre 5 sur 10 · ALEXANDRE · texte numérisé non relu

ALEXANDRE

On sent de quelle importance pouvait être dans une telle affaire Topinion personnelle de Tempereur Alexandre; elle entratna toutes les autres opinions. Le duc de Wellington fut nommé à la présidence de la commission diplomatique et financière : des conférence»

UéqfWfk^ &'eiiig4ig^4il «vire le iarà-4iwrécli»L h dw de RiehdKev et M. MwiBÎer, «Ad d'atcivcir àua véiulÉtÉ de liquidation, et Toq j réussit.

Ce fut dans la session de 1818 qu'eufio on put espérer la délivrance ebflohie du torîUwei» we des fwmcupations les phis dières du due de Riehelieu; sou ééstr était qu'il p'y eût plus que des Français en France, tous féui^Âs &WS UA mAm^ draf^c^a^,. L'eaip^renr AJ^%màf:e paraissait trèsHli«|posé à eelto ommmiom «pu ealraîÉ ém» son système de balance européenne. Les représentais des nmlre ffmds ca^inet$ à Paris avaienl reçu la misma spéiciale de preftMmtijp l'e«prit puJilk eaFcance*. U situation intérieure des affaires, d»s pertis et de» opi« nions, ta possibilité de l'exact (jcquittement des indemnités pécuniaires. Dans le mois d'avril, ]Ml. de Richelieu put affirmer qu'au prockain centrés la quosUon de l'occupation étrangère sérail débattue; dès lors il dut se mettre en mesure d'obtenir le crédit législatif indispensable pour suivre avec Q(fi^«cilé ceUe négocintioa et la conduire à fin. Dans une oenfiàrence diplwQaèîiqiie du 6 avril entre le duc de Richelieu, lord Wellington, h comte Pozzo di Borgo, lord Stuart, le comte de Goltz et le baron Mounief (1), le^d»c«iè«€(s^ basée de^b liquidalion pour \m, ccéwMe é^Mpai|giBfe«» ftirwti |((^sées>. Il ne

(1) Le baron Moonier aralt aUm justemeiit acquis tonte la dxà duc da niobaliaiu

9!*Hfîw«t 1^ ipitt d'obltfntr VwmH^immi dés chaniiMO^^ Fmi* sont^k M }mî09r cet!» jJ Éwé r c hft» l«flr jèvranœD officiels^ de FEiv€»pe rtfçateM YotitHàihnmftkev \k pet* iiUlM d'uM ffoehatne ^vftouMîmr 9e» mM pi^éoiseé^; peiMs^fr mit ref^Milupto df s gNiAdes eomir», ^aièif i « D'tprës l'arL 5 du tf^îlié 4$ Pm'i^teaft mteortm^ la qpestioi^ dd mtbiv m Ve^euftlMfr «îKtaipé deer frmM tûère» de FtMee fMloeflif^ à ia*iiii>4»' 1#18» on Mprd^ loogar racole 4(w *)A 4oî( ^im ^ééidéi l'aftlêoitao

pmr kiftreié eti le MW-^âtte é» FBii*f p»,» dommiAe «ni eximiei^ a^profi^oflU, %^ plr ^imiéqiieiifc mr pémMon dt4 pioHMi4î^ de» colNoete aiuqMb^ tf appv^tieiitw d' âppèb le teite dea Iraîlési, d«^' décidéf ottti qtféstfonv L'objet d& celle véwîe» n'^t p^ w sewe^f bien afm ne fifet luie iéa>éÂ4é de tovUm» è'*veiifie Mr assi^per' 1» rèmMiÉ) il eat ioif^saibte poQitant' f(& k^s^febînets eonndèpeflÉ b 9]besli0» ceoim^ létok^ aiM»! ^'elle lÂi ékè di»f eiilé^ (1). » âo^te d^ «QetiaKle jirtéd «ai agitateurs pur M. de MettePEiîeh,

C'est eor se TaiaaRt pr^eédet par As telle» eàpératioA qae M. de Rkhetttaa vnit réelainer ttit crédit législatif attffisftKi- pour anieiM^ to déKvrMiOfr i^ territoiite. l&mioistpe comiiiiHi^pia aov elMibieS' le- lésuhat des* «é^ gociatioAB déjà terimaéesr tt deiliapdaf le no^ de

(i(^ Q«a^ litote 4tiiît4ti)mKi (fi>(9<Bt«v

condure celles qui devaient Télre ayant la nouvelle convocation des diambres. Après les derniers traités avec les alliés, la France avait été soumise à deux espèces de charges : les unes résultant du traité du 50 mai

1814, les autres créées par le traité du 20 novembre

1815. Le premier traité ouvrait à tous les créanciers légitimes du gouvernement français, demeurant en pays étranger^ un recours contre le gouvernement; le second créait des obligations pour les indemnités de guerre stipulées. De grandes difficultés avaient environné cette liquidation ; les réclamations s'élevaient à 1 ,600 millions, et encore on ne comptait pas les pétitions individuelles pour des créances personnelles aux princes de la maison de Bouii)on. Un traité particulier avait été conclu avec l'Espagne; 1 million de rente avait été stipulé en sa faveur, sauf compensation. Les créances des sujets anglais avaient été également l'objet d'une convention spéciale qui fixait à 3 millions de rente l'indemnité stipulée, ce qui portait le total général des rentes à créer à 12 millions 400,000 francs, lesquelles cependant ne devaient être délivrées que par douzième et de mois en mois, afin de ne pas trop affecter la place.

ce La France, disait M. de Richelieu, doit retrouver le prix de sa courageuse résignation; tenant à la main ces mêmes traités, dont elle a rempli les conditions les plus rigoureuses, elle ne demandera pas en vain à TEurope d'exécuter à son tour cdles qui lui sont favorables;

le traité du 20 novembre porte : L'oei^pation mHkaire de la France peut finir au bout de trois ans; ce terme approche» et tous les cœurs français tressaillent de joie de Tespérance de ne plus voir flotter sur le sol de la pa~ trie que la bannière française; les souverains vont s'as*sembler pour prononcer sur cette grande question; ce ne sont plus ces conférences de rois que l'bistoire a si souvent retracées comme un funeste présage; cette au-« guste réunion doit s'ouvrir sous de nobles auspices; la justice y présidera; les régulateurs des peuples céderont au vœu du roi, à ce vcsu qu'à l'exemple de son auguste famille la France entière répète d'une voii unanime. La plus parfaite tranquillité règne en France; nos institutions se développent et s'affermissent; la charte ouverte à tous les partis les reçoit, non pour en être envahie, mais pour qu'ils s'unissent et viennent se perdre dans son sein; s'ils avaient paru un mondent se ranimer, la sage fermeté du roi les a aussitôt désarmés, et cette expérience a été pour nous, comme pour toute l'Europe, une évidente démonstration de leur impuissance. L'année dernière, de toutes les calamités la plus propre à agiter un peuple s'est fait cruellement sentir. Si au milieu de ces circonstances la monarchie légitime a déployé tant de force, que pourrait-elle redouter dans l'avenir, et quelle alarme pourrait inspirer à l'Europe la France libre sous le sceptre bienfaisant de ses rois? d Après ces paroles si françaises, le ministre proposait

M»yOê» &nc8 pw« la) H^Mitioii àm qrèMm éttaaH gàrëavel ée ptM ti» cféèà érschirt es 34 mîMomée fwies pno èlrd smplÉTil à conj^iéter k pwciÉtmt d«ft eMHMiB 4uni mn poîsBaticM étongèr»^ cmiae înlc»* Mié ^gmvre^èksmièe te lintèdailfrMvmbre f 8t& L» okonèiié èa» d6|Mitéi a ecB fl i Wi ce» iemà pf opMM ^mB'dèf oréAil a^ uH^ kaol sBiriHDenI d/aÉwâtoitifei «Heg fiin»fe mtwfêm isat^ km barrant idnÉédiaimmily «ti, É» Aôîè le éÎR^ toUes left opèoiMfi s'nÉMiétèreDè i ce §p«Bè«uiv« dk Vèmndhm ia tafrièoiee, car il js cela iA aeUe daiu k^ carattàre ftoèf m^ ^'i^ m'êSBtht JMMI

▲m moi» ée mai tôtft^ If av&ît éié aipr«ié daM fa pcMlsée der A>aRBeiaim cpa'iU se' pAuairaknl a vartt ta: fii Aa rwitée. U tîHe d' Ait^ahChapeik fitf Msignée pow k eom^gfikar : œ ai^éftMl poînft «aa granda cité ewMM Vkaiii». ojui Baritik GeKa téttwoii d^we «oiMe d«»éa w ^«îlb pdiat èlrer uw Emwukr édîtioa Ai* cmgrèisr da Viaftte«r yfim el krilka!» image da pkkîra ^ dôr {âtoa, iaa aaweailifisr tvaîeat «aaowlé qni/ik vA reaMVwaHt ^ <{iBwkpié^ joUrSh) aioar qtia kiiri» nHaiata^^ pou? «égkc 1^ piotoeol)»^ 0t la$' oeadÀiio^» pajaqîfak^* l^ «OngpKM 9m^ di'aiMMdr^tÀ désigné pouv^ k iQ^îade 4eptei|ibtra« H filb défiailiyamaiH.&Qé attiMÂs d'oatolireic piks rapfK^eM de k saasi<u^ll. da.Riehdli€kipril«aDgédd LeKtsXVIK* ^ 1^ dAW«aMta>d«roîè^t^ aaiC^daiioQt) Iw dîb: «- ^n-

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Uûm; ftéjpéMz ir V e^ifev^Q» À)A^«pdm (p'il peut; i^ep#i| ((iifilihii a.i^w.Qn l^|4^ti i$i1^&;.«p«tet^vQiifre£rt9iun4

g6aiQ4Q.Qi^é»dQa4>f]^ltfi.l^.«fi[(Mi;^^(;)u^r (}^.la prière 41^ ^t49L&aMi9Q4^4iMu^ji^«Bftl^^^^^^ l^Wfi^

veraement de Tétrang^er,

et tous les motifs de sécurité qu^élle présentait à l'Europe. Oa demanda à H. de Richelieu si le système électoral, tel qu'il était alors combiné en France, éloignerait de la chambre certains hommes dont les noms effrayaient encore les cabinets. M. de Richelieu répondit par le résultat des dernières élections, qui n'avaient donné à la chambre que des hommes modérés, sauf quelques exceptions. L'état de la presse fut également l'objet de ces conférences particulières, et l'on demanda s'il était impossible d'empêcher que les feuilles fran*çaises s'occupassent d'une manière si étrange et si hostile des nouvelles qui touchaient TÂllemagne. Il fut ré* pondu qu'il n'était aucun moyen dans la législation d'arrêter cette liberté de la presse, qu'elle était complète en Angleterre, et qu'on ne s'en plaignait pas. On s'engagea cependant à surveiller et à poursuivre d'une manière plus spéciale les articles qui traiteraient des af-* faires extérieures et particulièrement de l'Allemagne (1). L'empereur Alexandre accorda plusieurs audiences à M. de Richelieu; il s'entretint avec lui surtout des affaires de la France, a Votre nation, lui dit-il, est brave et loyale; elle a supporté ses infortunes avec une résignation héroïque. Croyez-vous, monsieur de RichelieUi qu'elle soit mûre pour l'évacuation? Pensez-vous le gou-

(1) I^\état efferTMcent des esprits tsa Allemagne occupait déjà les cabinets, *

vernement suffidammeDt affermi? Dites«-moi tonte la vérité» car, vous le savez, je suis l'ami et Tadmirateur de votre nation; je ne venx qne votre parole. » M. de Ricbelien répondit qn^il affirmait à Sa Majesté impériale que jamais nation n'avait été plus digne et mieux préparée au grand acte qu'elle allait devoir à la magnanimité de l'empereur; que Sa Majesté impériale avait pu voir avec quelle fidélité elle avait acquitté ses engagements, et qu'il répondait des résultats du système politique. « Mon cher Richelieu, répliqua le czar, vous êtes la loyauté même; je ne crains pas en France le développement des principes libéraux; je suis libéral moi, très-libéral, je voudrais même que votre roi flt un acte quelconque qui rattachât davantage, s'il était possible, les acquéreurs de biens nationaux; mais je crains les jacobins, je les hais; prenez garde de vous jeter dans leurs bras. L'Europe ne veut plus de jacobinisme (1). »

Après une longue explication, car, à vrai dire, il n'y eut pas de discussion, le principe de l'évacuation du territoire de la France fut admis dans la soirée du V^ octobre; un courrier de cabinet fut immédiatement expédié au roi pour lui annoncer l'heureux résultat. Le premier protocole, signé le V^ au soir, ne contenait qu'un article :

(1) A ce moment, les élections de 1818 se formulaient dans un sens réTolatîomuûre qui effiraTiitrEarope.

dq terriiûinîde H Ft^w^s te 31 novembre ppQcbi^jp,.OM pki^ Wt si fiiîr^ se peut, tes places et forts que les susdîteé troupes occtrpent sctorrt Téttlîs lut t»!>!nttii«5aiir«5 ti^toés 4 <»t ëfet ^ te Miîcglè iMMfalAiMSbé diM rète <Mi eiieB m «^ jpûweoi 4e l'«ccti{»tipQ, en cpnfonnHé 4e râriûie ^ de la convention conclue en exécution de Tart. 45 du traité du ïp novembre 1*IS. U Sotiîttlc deètîflée à pcmrvoif à là SoldÇ, l'écïtilpetttetttetllifidiHilmefildeBiltOtipisde l'^mrtfeâtMMïMiliiiSi^ payéBf ddB6 tous k«^ cas» jos^'au ^ aovemtimi sur te mime pied qu'elle l'a été depuis le 4" décembre 18} 7.

C'était là le point esseiùiel k régler; îl était admis que le iieilritoire jfraqçais jqc serait plus occupé par les troupes étrangères; les souverains interprétaient t^arU 4 dé la convention du âO noyembre dans le sens d*6ne simple occupation de trois années, ail lieu de ToccupatiQn {acullative i^ cinq ans .({u^ils pouvaient se réserver; ils reconnaissaient e^nfin que la France était appelée à jouer le rôle d^ne nation grande et indépendante qui lui appartenait. A partir de éette époque seulement» Topinion de La France pouvait être comptée darts les conseils diplomatiques^ et c^esl ainsi que te comprenait le diic ^e jftichelîeu.

A la suite dç ces conférences fut rédigé le Iraité définitif pour féVacuation du territoire, ainsi que cette declaration :

Appelés par Tart. 5 du tcaité du 20 novembre 1815 k es^aininer, de concert avec Sa Majesté le roi 4^ Ft an<;e, ni rp«GHpatiead'ttii0

fMNKiK 4a Vsfmè\9e (teuiçftte fii^raii éONÉeÉ àladn 4)è ta IM*^ «ièttie afiûée, w 4tev«lt «e ^râlonger j«M|tt^à la la 46 la <)ni-*> 4Qlêtne) to«i« Ifaj«6lé8 f efM^iWBsr (f Aoidobe , le roi de frusa^ cl fiempsreur de ftQssie se «cmt reodus à Aisi^la^hapelle et oui «havgé lenrs ministres de sTy rôonir mi eonf^^noe avec les plé^ iil^QtentiamB de Sa Majesté le toi âe Fraiiee et du roi de la i^rande-^Bretagoe, afin de se livmr à i^eounien de cette grande question. i/aUiGiiCion <}e8 ministres a df^ se fixer, avant tout,

^ dans cet examen, sur Tétat intérieur de la Franee et sur Texé^

«miân des engaf^eiiieiite oontraotés psu* le JgouveraeméDt truk^ içais eavens les puttysaoces sign^Ettaires du Irtité do aO tÈOvmàM

' lai». L*ôtat i«téneur de la Francs ayant été depais longlemps

te 8u|et des môditalloiis anivies des cibioeiS, et les plénipotealiai^es réunis à Âix-la-Chapdle s'étant mutiiellenieotcotn-

I «aniqué les opinions itifiis s'étaieni formées à œt égard , les

augustes sonveniias , après les avoir pesées dans leur sagesse^

) ont pçomiiHi avec satisfeiclion que Tordre de choses heunense-

ment établi cq France par la restauralioa de la nonarchiélégitiau et conetitttCionatUv, ot te Buooàa qui a courénaé joequ'ici te soins paterttelfi de Sa Maiestô crèt^ehrétiemei, justffîsieAt plainemeot f eapttr d'un affi^missemeni saoeessii de cet otrdne de diosessi esseoitiel pour le repose! la prospérité de la Franœ,

I ^ si éttoiteaienl bé i tous las intépéia de fEUropo. Quant i

Tea^éoution des engageBuais, hss èommiinkatiaDs que» dès l'ouverture des conférenœs^ le pléniixikmliftira de Sa ll^iesté très<chrétieone a adressées à ceux des autres puissances n'ont

' laissé aucun doute sur celte question , en prouvant que le gou-

I Teraeinent français a rempli , avee Tcttaotitude la plus sorepu-

Jeust el In plus bo^orab^^ ^W to ctos^» des tra*Ués et «oo-

' vention^ ^ 20 novembre, ^t çn pfO(K)saj:U pour celle de ces

clauses dont Taccomplissement était réservé à deg époques plus élo%né« des engagemeôts sat^isfalsants pour les parties eontni€taoteB. Teia sont tas réetteta de reBamoi de on gr*vo3 Qaeç^tiûQs, Leu^M^eaté» iwp^ria]jçs et xoyales aa sont félicitées 4e n'avoir plus à écouter que ces sentiments et ces vœux peN

sonnets qui les portaient à mettre un terme à une mesure que des circonstances funestes et la nécessité de pourvoir à leur propre sûreté et à celle de TEurope avaient seules pu dicter. Dès lors les augustes souverains se seraient décidés à faire cesser Toccupation militaire du territoire français, et la convention du 5 octobre a sanctionné cette résolution. En regardant cet acte solennel comme le complément de la paix générale, considérant maintenant comme le premier de leurs devoirs celui de conserver à leurs peuples les bienfaits que cette paix leur assure, et de maintenir dans leur intégrité les transactions qui Tout fondée et consolidée, Leurs Majestés impériales et royales se flattent que Sa Majesté très-chrétienne , animée des mêmes sentiments, accueillera avec tout Tintérêt qu'elle attache à tout ce qui tient au bien de l'humanité , à la gloire et à la prospérité de son pays, la proposition que lui adressent Leurs Majestés impériales et royales d'unir désormais ses conseils et ses efforts à ceux qu'elles ne cesseront de vouer à Taccomplissement d'une oeuvre aussi salutaire. Les soussignés, chargés de prier M. le duc de Richelieu de porter ce voeu de leurs augustes souverains à la connaissance du roi son maître, invitent en même temps Son Excellence à prendre part à leurs délibérations présentes et futures, consacrées au maintien de la paix, des traités sur lesquels elle repose, des droits et des rapports mutuels établis ou confirmés par ces traités, et reconnus par toutes les puissances européennes.

Le texte de cette déclaration est d'une haute impor-* tance : plus d'occupation étrangère, et par le fait l'in-* dépendance de la patrie» paiement de contribution de guerre, libération de la France; enfin l'admission de notre pays dans les délibérations générales de l'Europe pour les questions de territoire et de prépondérance di-

plomatiqae» ce qui la replaçait au premier rang des cabinets et des nations.

On peut considérer cet acte signé au congrès d'Aixla-Chapelle comme le dernier terme de l'exécution des traités de 1815. La France les avait subis avec une résignation, une déférence, dont l'Europe devait lui tenir compte. Il n'y avait plus que le drapeau français en France, l'occupation avait cessé; nos ressources financières et industrielles prenaient un immense développement; on n'eût jamais dit que cette France venait d'être envahie par 800,000 étrangers, et que les chevaux des Baskirs avaient sillonné son territoire. Quelles ressources abondantes et glorieuses un pays peut trouver sous un gouvernement paternel et national I Les jacobins et les impérialistes des Cent-Jours, les sabreurs et les patriotes avaient signé la capitulation de Paris, livré nos plus belles provinces; et pourtant, après trois années à peine d'un gouvernement bienveillant et sage, la France pouvait se dire encore ridie^ forte et heureuse!

ïlf.

TKNT4T|yi9 99 U IBSTAUllif ION POU» SQKTIl DiES TlÀltl dM itïi.

Oiiié ta BtUMttoii i^cIptu^M d6 4mm ÉUIs fégriièro** MeM «#É»lifliiis ti Mt iMÉtikê d« Apposer ^'ob piMM 9'fiffrafidiir éèâ mMà VfgjMtMVmA OMctot autrement qtie par le gttefPe M p«r dM aotiventioii mtiHdt«iiée« OepéâdMt je y«U MMntrer eemiMOt, dans les der^ titiftm «tmées delà iMiatMiM^ en étnl près d'arrivef à ce notable résultat d'affranchissement moral de ces traités de 1815, qui pesaient encore à notre orgueil.

J'ai besoin ici de procéder avec ordre et méthode dans une série de faits et de principes qui touchent aux époques actives de notre histoire.

Il y a deux manières en diplomatie d'atténuer les traités douloureux et pénibles : la première est de chercher, en dehors de ces traités mémes^ des moyens d'in-

SolmeA li'igritldMeiiieAti fai ëeconde esi d'antener» fÊÊ kl ferd» d^ chMds, ii iiiodifio«lî0ii ^ponlà^ des traités, en se ménageant ie^ àHkneei^ « préparant dèa Éjctèfliet p«Ul^ll^s qlii 164 ea tard tiofrafilent les éosiiBriAafBMi qme la faro« dea événananta yatns a itn^ ptaAes* Tel fet ie y6le de h France depuis 1818 jta»qu'à i%$ùf époqtie où fifiil la ne diplomatîqae de la reMeeratiOHi

Ce fui «n biMifa ipectadel DM que la fréoee Art dtii^ée de l'emipa^cui étrangère el qoe so» gowein^ ment put prendre son essor nature) , le pays eut un èj^ tèoie ifidépe«daet, tine politique eatîofiat^, qui (Éiereha le aaieuk d« sea inCéréta dees les négoetattena earo-^ péettuea. Le lourd iratait de le restaittation, celui qui VaiMpflia dâna lea prfinîèMi eiteiées» oe fut d'organiser Pedté, l'année e| les flilanoei z émftt difficile qui ft'«<8omptitde 1817àlfl9i aessleffliniatèreRidieBeur M, après que la Fratee fiit denenoeaiMi «ne farce reeottnlie, uae nalioa prépondénàte, elle dot leebeiw cher des aliiences, et à aen teor oa la rechaicha. Dèsoe seiieiii* elle put «pérèr une fdace easeï btete pour alî|Hfler des eeaiditiena f t des avantages. Le ministère Biehelieu ae proMiife (depnia iSiê) pour TaHiance miee. Cette allianee, Aételefpée dans lea ^ngrès de Troppau, de Laybach et deVérone, prend un essor iiPWe«|i apriiS la gucirre d'£sp9gp.e, question dans laquelle le gouyernement des BejndboÉS ee déclare ow^wm

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tement contre rÂngleterré. J'ai montré dans un antre livre toute la force que cette heureuse expédition donna à la politique française (!)•

Mais la période où elle prit le plus grand ascendant» c6 fut à la fin du ministère de M. de Villèle et durant toute l'administration de M. de Martignac; elle commence surtout à l'affaire du traité du 6 juillet 1827 sur l'émancipation de la Grèce. Je considère ce traité comme la première transaction dans laquelle la France va jouer un rôle considérable de prépondérance et de force»

Depuis longtemps la Russie s'occupait de l'émanci-' pation de la Grèce et des moyens de finir par un coup de main ses vieux différends avec la Porte Ottomane. Cette pensée» qui se mêlait essentiellement à un protectorat sur la Méditerranée» blessait profondément l'Angleterre. M. Canning» quoique rapproché des whigs» était avant tout un homme d'État. Â la fin de 1826 et lorsqu'il vit la question très-avancée, il résolut d'envoyer une ambassade extraordinaire à Saint-Pélers^ bourg» et» à cet effet» il dut choisir un nom d'un très-grand crédit; il n'hésita pas à charger le duc de Wellington de celte ambassade extraordinaire. Le duc de Wellington était l'expression de la vieille alliance

(1) Voyez Diplomatie d$ la France et de VEipagne depuis VavifMOMfit d$ la maif on tfe Hotir^on.

anglo-russe. En Angleterre, l'esprit public est tel, que les hommes politiques en dissidence sur des questions intérieures ne le sont jamais quand il s^agit des intérêts et des droits du pays au dehors.

Le duc de Wellington , profondément Anglais, sentit qu'il fallait éviter l'intervention exclusive de la Russie dans la question gréco-turque; l'Angleterre devait prendre la haute main, et il s'en saisit. On a toujours mal jugé le duc de Wellington : c'est un esprit droit , exact, habile, modéré, et qui partout apporte l'autorité d'immenses services et d'un grand nom. A peine arrivé à Saint-Pétersbourg, le duc de Wellington imposa l'intérêt d'une intervention commune; la Grèce avait invoqué la protection de la Grande-Bretagne; les choses étaient arrivées à ce point qu'il fallait en finir avec cette situation provisoire. En allant à son amba^ sade de Constantinople , sir StrafTord Canning avait visité les chefs principaux de la Grèce à Hydra; il avait obtenu d'eux un acte habile qui plaçait la Grèce sous son protectorat. L'Angleterre avait donc pris la direction du mouvement grec, et le duc de Wellington se trouvait dans une excellente position à Saint-Pétersbourg. Toute la nation russe appelait l'émancipation de la Grèce; l'Angleterre le savait , et son but était de ne pas la laisser agir seule, afin de ne point rester étrangère à un événement aussi grave.

C'est dans cet objet que ftit conclue la primitive con^

vention du 4 avril ($826), qui régluU 1e§ codUlkm auxquelles Fémancipation grecque serait rés^l^e» et ces eonditioBS étaient à peu près lea pi^ea que celles qu'avait stipulées rassemblée souveraine 4'Hydra : la Grèce, qui par le fait oessaii d'être une dépendan^^f de l'empire ottoiqan , paierait à la Porte qn tri|Mit aifpiiel dont le montant serait fixé une fois pour toutes, h^ Grecs seraient gouvernés par des autorité^ qu'iU qobh meraient eux-mêmes, mais sur la déngaation deiHquelles la Porte aurait une certaine infiuence; la pleine liberté du commerce leur serait i^surée, ainsi fue la direction exclusive de leurs aflairea intérieures. Afin d'effectuer une séparation complète^ \fs Gréas seraient tenus d'acheter les biens appartenant aux Turcst mi sur le continent de la Grèce, soit dans les lies. Le roi d'Angleterre et l'empereur de Russie s'engageaient à profiter de toutes les oeoasions CRvorables pour employer leur influence auprès des deux parties, dans la vue d'effectuer leur réconciliation sur les bases ci-dessns* Ils se réservaient d'adopter par la suite les mesures nécessaires pour régler les limites du territoire ^t les noms des lies de l'Archipel que l'on proposerait à la Porte de comprendre sous la dénomination de la Grèce (1).

Cette primitive convention, que l'influence seule du duc de Wellington avait acoompUe^ U Eus^e ft TAn-

dont rawwtiioçpl éuU 4*patapt plw «ollické, fVQ jvs-^ qii*içi rAuirû?be ^t |a fffwe »'4M^nt Ab^tei^uieii d> prendre port, 4 qw ^* dç MeUernicb désirait quci lu Frapce r^stAt «p delior». Cbarl^^^ jt^ès^ispoaé pour )a cwse desGr^c^, meUfit un grand iplérèt à affranchir W^ popubitipa quî adorait h ctjçix. Vpe carr^^p^uidapci^ perspQHfJle ^ po^rwiiyaU çfiUp J^i M Ut da Poligo^ç MIT aa( iotéraiwit ^j(çt, i^i p^rl^it /si ^rd^mmeni k Iç^jr coAvidjioA rel^«u96 et À I» lil)§rté dp o^pnd^; 1^ rpi epgageait pw Mp^a^a^df^r li l^oM^^^ à A^frir 1» purUcijpalifii ^ |>ppw d^ h Fr^iy^ çq LwMis lea 4^ fair^ des Heilèo^t T^wt /l'é^jt prgaaiaé fp Grèo^ ap conaéqueoce de la doubla prali/9i#op des «abipeU de SaiPt-Pélerabotttg ^1 d* I40p4rei; If /çomte Capi^*d*{fi^ trias avait été noamépirésplept^ lar4 <^brane gr^dy amiral» et Cburch g^aéraiissime ^ prm^ à^ tçrr^t Lft (^rèœ était en qwlqœ aw*te QMStîtuée,

Par spite des résolutions prisw ^ jSaint-Pétersboprg, des pégociatiops cepitales s*entaipèrept k Coostantino^ pie; M* Straflbrd Caopipg reipit w divan une nota explicite^ qpi fiit apppyée avpç éptçrgie par'M. df Ri^ beaopierre» nouvel «cob^asiMlettr de Russie (i), I#a France venait d'accéder |ii|i prptpeple du 4 »fri\ d*pne manière absolue; elle se réunit aux ambassadeurs russe

(1) L*uii des hommes les plus remarquables de la diplomatie msif*

et anglais, afin d'obtenir l'adhésion de la Porte à ce protocole; l'internonce autrichien baron d'Ottenfels, lai-méme, remit au reiss-effendi une note dans laquelle il suppliait la Sublime Porte de prêter une sérieuse attention aux propositions faites par les cabinets de Lon-dres et de Saint-Pétersbourg (1); il lui conseillait de les peser mûrement dans sa sagesse, et de réfléchir aux conséquences incalculables que pourrait avoir une résolution imprudente et contraire à ses véritables intérêts et aux voeux des puissances. Le retss-eflendi n'y fit que des réponses verbales, évasives; mais enfin, cédant aux représentations plus ou moins prononcées des grandes légations, il remit aux drogmans des légations française, anglaise, russe, autrichienne et prussienne, une réponse hautaine aux premières propositions. La Sublime Porte rejetait toute intervention, k Les protocoles des puissances violaient la doctrine de l'obéissance passive des sujets envers leurs souverains légitimes; le droit du prince de régler ses propres affaires était inviolable; jamais le peuple musulman n'avait permis d'intervention ; d'ailleurs, elle était entièrement contraire à la primitive déclaration du ministre anglais, M. Straflbrd Canning, qui avait assuré que la Grande-Bretagne n'interviendrait pas dans cette affaire. » La note se terminait en

(1) M. de Metteroicl) youliiit éviter la caaipag^iie des fusses à travers les Balkans,

annonçant la formelle détermination du divan de n'ad-» mettre aucune offre de médiation étrangère, et de ne plus répondre aux communications subséquentes qui pourraient lui être faites.

De ces négociations importantes résulta le traité du 6 juillet 1827, conclu à Londres entre la France, la Russie et l'Angleterre, et qui d'un seul bond plaçait la prépondérance de notre pays au plus haut point de force et de durée; cet acte, unique dans les annales diplomatiques, créait un état de guerre en pleine paix, et stipulait des moyens de coercition énergiques au cas du refus de la Porte Ottomane d'accéder aux stipulations arrêtées (1). Les trois puissances convenaient ensemble que, si la Porte Ottomane n'acceptait pas, dans le délai d'un mois, la médiation proposée, il lui serait déclaré que les inconvénients de l'état de choses qui subsistait depuis six ans dans l'Orient , et dont la cessation, entièrement au pouvoir de la Sublime Porte, paraissait encore éloignée , imposait aux parties contractantes la nécessité immédiate de se rapprocher des Grecs; rapprochement qui s'opérerait par des relations commerciales, en leur envoyant à cet effet des agents consulaires et en en recevant d'eux. Si , dans le même délai , la Porte n'acceptait pas l'armistice proposé, ou si )es Grecs refusaient de l'exécuter, les hautes puissances

, (1) C'est i pea près ce qui s*est fi^H pour le |(acha d*Égypte en 1^40.

rait le pradeoee^ d*ob(eair k» eflieM îaunédul^ dlr^ Tarr i»i»iice danl eUei désiraieiiire:iécoliQii, » empAdiMi totitefoif 9 aoUoI qo^il serait en leur pour oir, ta«t frpis^ lemertt entre k$ parties conle^danles, et sans prendre aitqtne part ani hostilités entre elles. Enfin si, eontie tonte attente # les menre$ ne suffisaient point po«r faire adopter le^ propositions par la Porte CMlonuuie, on si les Grecs renonçaient aox conditions stipnléea, les hautes puissances contractantes s'engageaient h trar vailier i Tcauvre de la pacification d'après les bases arrêtées entre elles; eUes autorisaient leurs représentants à Londres à discuter et arrêter les mesura ultérieures (1)«

On était bien loin certes à cette époque du point de départ dea U*aités de 181^ et dfi9 huaailiations qiM les avaient suivis. La France cessait d'dtrq abaissée par les cabinets de rEurope{ elle prenait part à toutes les négociations; la Hussie, rAngleterre, la caressaient tour à tour; TAutriche lui faisait déjà le^ pins helliçis oITres si elle voulait prendre parti pour la nealralité et se prononcer pour elle dans le9 questions orientales. 1| devait résulter de cette situation nouvelle des avantages considérables pour notre patrie» et, dans le vaste conrflit qui a'élevait sur TOrient, noua aurions nécessaîre-r

tt) s&imii an uiiii ^ .a j«aM laaa.

mai m iou Ih» Unité 4n § iiûU^t 4iti4t ««nMoii i^m princiyei : T l'iatair^aliao dei faw» piMiMsum p^HT M«IKr reiiMwç# poljtHi^e 4e ia (icrifaj 9^ 1^ ipivvirQf de codralioA envers U Jfoxi^ pour la €0ptraiQ4re i^ re9^ pecter l'état de cbfses mroiuui. Ce deroier artide av^it été coniaçré par h gioriew ot bôaire bit d'ariMi^ di9 Navarin^ qU luAre marine araît joué un li ))eaa rMe^

Depuis, de gravea évétemeola étaient aurYonuit jtf, CaiHÛng n*é(ai( plua, et avac lui â'âtaieal éyanouie^ lea grandes espéranœs de rémaocipaUofl de« peiqde^ VadmîoislratiQn de lord Godericht ^i lui avait mç^ çédé^ faible et malheureux amalgame de wbigs tt de liorie» modérés, s'était dissoute d'eltinméme. ?t le duc de WelUfigtoQ avait repris la direction suprême du carbinet* Considérée en oe qui touche les grandes %W9^ tioos de la Grèce et de la Eussie» l'arrivée du duc de Wellington aui^ aflairea ne changeait pas la marche p^ litique de l'Anglelerre» ]Le duc de Wellington avait signé le protocole du 4 avril à Saint-Pétersbourg, lequel avait préparé le traité du (^ juillet» içt, quoique dans l'opinion de Sa Seigneurie ce traité fût allé trop loin, et que l'emploi de la force, dans le combat de Navarin surtout, eût été bI4mé par le nouveau ministère^ le duc de WeUin ton ne paraissait préoccupé que d'une seule îdéo : empêcher le conflit m^nagant wtre la Porte ^ la Russie.

Un arrangement était-il possible? les chose; n*étaiiçnt-

dèiii itn anifiilieft oOUBdMSM, li ^ belle p^^iliMI qU nalfe ptijt ait pu (bSfêf^f 4^piii» h MsMMilMf dt 1SI5; il hn fvl <)it ^r h tMite fèitta 41 BtWf;», IM non dn edbliiM tte Pét«riboi(lf (t). é ViMtèiMfèdi inrtoâra fâiti pour nou^ dant )« gttWr# d'Oi^Mt Vé«lez-YOus nous làènr iMrduft- èti «¥Mlt tê p«Mà^ d« l'empire litre doit aéflHMÎneiiiiiftl «ttMMf iê tMfèlies eomUnkmHi Mi Bsropi; les (mités àé i%iê tlN»

pèiiinlr ib «Bi Ueiséf otre of^^ii «( f otrè iâdépméuidi/ Oi bîmlrioi d« pins iimple ^ue de les liidKfiir imn Bft MRiaiBwiaiit 9énAiil dé TEtiropA* Votre IM «NééMI pu bail La froniaèrQ 4» Rhin mtê à voas; n'ert^M pii lA YtânêAaiit La Fnisie t^oavmi no indMMiité daiM If Siset la m èaSiEe daoa te gnodndMiié d» Vafaoftel rAikiBMigne Aiflto ipMtqtaa polîMida fAntîMie; t'AiN irkbe dma la IkaMé «i la 8arviet A fioda» f oad aaiëii Mail i|BQ «M» avaina las yeiia ilxéa sur ia cMia da SaiolaHSapèÉa^ Ga aaai dèa diaaaa ftti daiafol arrivai' par la Bésasaîté des teitipa^ il aa ràacatair ipia lé «oû^ rtge it ks aéan Maariiës cm iuhis^ tout im Wm. à

Gtebl «teit hm^ a'eat^tt paaf Nana aiifiaaa aoUk daa Uatida de 18É5 aina tMiesnéa» aana glierra^ aaM agi^ UIMI4 t>ai^ alâÉa d'uiia paépaadéfàiice mUifMe, iè la (aMa da aalha aalâaia^ da ta ■aralité da nalrè goMot»»

(1) Je crois, sans raffirmer, qu*il en fat dit quelque ciiose à Pétersbourg au di^^ltaMMrU

dans Tesprit de Talliaiice russe. Or, le cabinet de Pé» tersbourg déclarait « que pour ce qui tenait à ses différends avec la Porte» c'était là une question particulière et qui rentrait tout entière dans son droit de nation; elle pensait donc agir librement en communiquant aux cours alliées les motifs de son armement. »

Dans ces circonstances si graves» M. de la Ferronnays reçut dépêches sur dépêches de Saint-Pétersbourg qui lui annonçaient l'imminence des hostilités entre la Russie et la Porte (1). M. Pozzo di Borgo fut chargé de pressentir la France sur l'attitude qu'elle prendrait en ce cas. Il fut répondu que, sans prendre parti dans une question particulière entre la Russie et la Porte» la France se confiait aux magnanimes intentions de l'em* pereur pour le maintien des traités existants; il fut également donné l'assurance au cabinet anglais qu'on garantirait l'existence des traités et la circonscription actuelle de la Turquie. Dans cette situation délicate et pour se prémunir contre tout événement» M. de la Ferronnays crut nécessaire une augmentation dans l'effectif de la marine et de l'armée; le ministre la proposa et l'obtint des chambres. Il voulait être prêt pour toutes les éventualités et donner à la France cette attitude de prépondérance et de force qui doivent toujours lui appartenir. C'est à ce moment que fut faite au cabinet Martignac»

(1) Le doc de Mortemart Tatiit remplaeé à Pétenbourg.

vivementy afin de demander le rappel des troupes fran-çaises.

La Morée, une fois évacuée par les Égyptiens, devait être aussi délivrée des Turcs. Ou entra en pourparler avec les commandants des diverses forteresses. « La Porte, répondirent-ils, n'est pas en guerre avec les Français, ni avec les Anglais; nous ne commettrons au* cun acte d'hostilité, mais nous ne rendrons pas les places. » On eut recours à la force, la victoire resta définitivement à nos drapeaux, et, quelques jours après, il ne restait pas un seul Turc dans le Péloponèse; Tamiral de Rigny les avait tous fait embarquer et conduire a Smyrne.

Nous étions donc maîtres de la Morée avec une petite armée et une flotte; inquiète alors, l'Angleterre notifia à la France que, le but des conventions étant accompli, le cabinet n'avait plus de prétexte pour tenir garnison en Morée, que dès lors elle verrait avec plaisir le retour de l'armée française (1). Il fut répondu que l'état de la Grèce ne permettait pas ce retour absolu des troupes françaises; qu'on se bornerait à rappeler une brigade, et que l'autre resterait au service de la Grèce jusqu'à l'organisation de l'armée nationale. La brigade du général Higonet fut ramenée en France, l'autre resta en expectative devant les événements; on avait par la Mo*

(1) Dépêche, mai 18i9.

rée un beau point de surveillance dans la Méditerranée.

A cette époque, la Russie soutint la France dans son occupation de la Morée ; car nous Tappuyions nous-mêmes moralement dans sa campagne contre Constantinople. Plus d'un gentilhomme français vint combattre à c6té de Nicolas sur les Balkans : l'esprit de croisade pour la Grèce se mêlait à cette expédition. La: première campagne n'avait pas été heureuse; la seconde, mieux cou-* duite, mit fin à la guerre. Les drapeaux russes s'étaie&t montrés sous Constantinople; l'intervention des trois puissances, l'Angleterre, la France et l'Autriche, avait rappelé à l'empereur Nicolas ses engagements politiques. Les Russes s'étaient retirés, et les bases provisoires d'un traité avaient été jetées et admises. Cette difficulté était donc ajournée. La Grèce indépendante voyait égale* ment alors deux résultats s'accomplir. : on finissait la question des frontières et de leur limitation; on donnait à ce nouvel État une forme monarchique, et des négo* ciations s'engageaient sur le choix du souverain appelé à le régir.

Dans toutes ces transactions, la France intervient comme puissance prépondérante et caressée par tous. On ne sait pas toutes les menaces que fit alors l'Autriche à M. de la Ferronnays; elle alla jusqu'à invoquer le fantôme de l'impérialisme et du duc de Reichstadt contre la maison de Bourbon. M. de Metternich devient im-^

pél'ieui^ cblère/à rtgftrd de la IhiMè etde ià Framcib; il perd son calme habituel; la Russie, au contraire^ Inw ddntie ioui appui et tout is^ir, tandis tpierAbgielërre fidtis ttiéhage et nous tnëuace à h fois. N&ns amas teolm le rang qui nous âppdrtieut; ou nmis ortiplei od nous t^Motitl^^ hoh poidt dai^ me fnterreutiM irréf^ière de l^itit^Agédde tét^dÉtiidumiire» maié dans faction batafreile ^t foitË de h diptooHttiè; qu'allaîMt dévedir les traita ^C( 191dt Nous étions un géairt âut^del on avait rais des ^eihies; nous bmioni paAout nos chbfnes eu dehuré^ tëmbin eneote FeÉpèditîoh d'AJ^ér^ ()ui Art le fmiflt Imhiiinantdë la rèstauratién;

La querrite de la Franee aVee là régence d'Alger re^ «bbtait loin; il «'agissait de la képarlitibn des itldem^ hMs fikéed [)ar uii traité déghitif Siaûs lie miiiistère du inàréèhàl Ooutîta Saidt-flyr. Dépuiï 1814v tous les (sbdgrès s'étaîettt «iecvpés de ià piralerie; Il entrait dam la pensée des sbilî^ràins qui araient aboli la traite des noirs d'anéantir éghlement ce pillage de corsaires, cel esclavage de chrétiens^ ce tribut honteux auquel la plu-^ part des puissances maritimes étaient soumises; L'expé^ dition de lord Etmouth avait témoigné de ces généreuses intieniions; l'Europe to^t entière s'y était inléresiée. DiBpuis^ la régence d'AIgt» avait centime ee émel coM^ mérce d'hoMUiéS} elte ^iHait lei navii^dn pape et du rot de Sârdèigné; te \tmMi de la Fmncëéitaitinsikltéç %\m dM piiteâultoiis ]naiiliiMe$ fuitJhl eodcerVéeSi On ^l iHi

mitlist^lidii dû lioulèttàn^éfa^âl de CAtaL A? 6it dressé lé plAii èé caMp&gtiè, itktè \k stratégie A'nn dége^ et là mtiùt aHU été éôti^nltéë ^it Mi tfyde d« NëttVillé^ L'iiistrite stfuffëtté p^t lè tapttàiiié La BrêUmtitère àtaii aggravé Ié§ âif!lcQU4; là Ff àtiee lie potitafU rafcif de tètië» htiiif}fiatlon!r f d'uii antre cAté^ te iidfaë^ piti^Sëlt te rbi pour qtl'H eût nïo^nélif (tèltë éU (|tté^ilë sttHë te gdnfdfotrièi' An ptp^ él le VêûgeM* éëi îMtfltèilIkitM Alt saltil-!iiégé. La hiarttië, j[(1tiêiètue& foi» c«ttSl!Été^,> âVâlt totjotli^ tépoiidti i|ne la sRnattdti d'ÀIgér étàft telte, qu'on ne pouvait répondre d'un débébrqiièidëttli Il êtisté aux dëpOt!l de ta guerre et éfd lA liAriËé de volumineux tnéûimrë^ s%ir cétié f{uestiétl d'iitt débai^^ quemeni; t>reâqtië tous létnoigtiaiént Aeà grandes dijft^ 6ulté^ 4tt^difraiëtit lès dètè^ d'Algéff : ^fi« ptèiffiiière i4éé hi exposée ûh tamaa pt le pt^éë de PoligtlàC, ^ tenAild^eiigbgër uûé tlégotiiàtlofÉl AVëd lëpafehàd'Égyptét ibbyënMiit 10 luHHëfaii et iteis tàiiiietitt de hatit bi^M qûë hii donnait li FrAnte, le padiA A'obfigeAît & détHiirè Alger.

Quatit AUl tabiiiets aratigerÉ, tt n'y àVail de précis ^émetit iûquîet sttr l'e)i^pédttit)ii qài se préparait qte FAtigteterre; aussi Un échàhgë tfès-acli^ de notes s'eft*gàgeà ètitre le èômtfe d'Attefileed et M. de Laval A Londres, lord Stuart de Rotbsay et M. de Polignac à Paris. Lord Stuart reçut l'ordre de M èour déposer

à M. dePolignac cette qoesiion : a Au cas où Texpé^ dilioj) préparée par la France pour la régence d'Alger irait à sa fin, quelles seraient les intentions ultérieures du gouvernement français? » M. de Laval communiqua la réponse suivante au comte d'Aberdeen : « Si dans la lutte qui se prépare il arrivait que le gouvernement actuel d* Alger fût dissous, dans ce cas» le roi, dont les vues en cette circonstance sont tout à fait désintéressées, se concertera avec ses alliés pour aviser au nouvel ordre de dioses qui devra être établi au plus grand avantage de la chrétienté et dans le triple but qu'on s'est proposé (!)• » . , . .^

' En réponse, à cette note, le copte d'Aberdeen dé-* dara « qu'en exprimant toute la confiance de Sa Majesté britannique sur les vues désintéressées de la France, a paraissait cependant que le but de l'expédition n'était pas ordinaire, et qu'on ne se proposait pas seulement d'obtenir une réparation ou d'infliger un cbAtiment. Ce qui étonnait surtout le comte d'Aberdeen, c'était qu'en toute cette négociation il ne Ait pas une seule fois question de la Porte, dont le dey d'Alger était le vassal* Sa Seigneurie persistait à demander au cabinet français la déclaration précise qu'il renonçait à toute idée de possession ou d'agrandissement territorial. » M. de Po-* Jignac resta toujours dans des termes évasifs, en décla-

(i) Note davriusao.

nvernement français ferait rédiger un mé^ ne» dans lequel les intentions et le seraient nettement exposés. Ceci, suivante :

.id (TAberdeen à lord Stuari de Rothsay.

imailSSO.

. liilord, le retard mis par le gouvernement français à donner sur ses intentions ultérieures relativement à Alger des explications plus précises et plus offidelles a causé id une grande surprise. Les promesses de M. de Polignac à cet égard ont été si fréquentes et si positives, que le gouvernement de Sa Majesté ne peut comprendre encore les motifs d'un pareil délai. Il faut le dire, cette affaire commence à prendre une tournure fâcheuse et par éveiller des soupçons qui d'abord étaient bien éloignés de notre pensée.

M. de Polignac nous a fait dire qu'il espérait que nos prétentions ne seraient pas assez déraisonnables pour le forcer à prendre des engagements qui pourraient avoir de flkheuses conséquences pour le gouvernement de Sa Majesté très-chrér tienne. Je n'ai pas besoin décharger Votre Excellence d'assurer le prince que nous sommes loin de désirer une pareille chose; mais notre devoir nous a tracé une ligne de conduite dont jl noua est impossible de nous départir, et ee devoir nous corn^ mande évidemment de demanda une explication ofiQpielle des projets du gouvernement français en préparant une expédition militaire aussi considérable, et telle, qu'elle est faite pour éveiller les soupçons et les craintes dans tout le midi de l'Europe. Votre Excellence n'ignore pas sans doute que le langage

daci^la^ pmopiM^ j^W^^ fm^fi W ^. fS^^W"

nement est loin d'être d'accord avec les assurances verbales que vous avez reçues; c'est nn motif de plus pour insister sur UM ixplièètioa oOiâiUe. Si les pnoîtts du gpuwmum&Jii firaa? çais sont aussi purs que )e p^^teod M- 4f PolîfPQiP.iJW W 8*oppo6e, ce nous semble, à ce qu'il nous donne sur ce point une satisfaction complète. U suffirait pour cela d'une déclaration courte et précis^; ce moyen me semblerait plus convenable et surtout plus franc que le long et solennel manifeste que le prince de Polignac vous a déclaré être dans l'intention de publier d'après te désir de Sa Majesté très-chrétienne. Dans le cas où les explications premières n'auraient pas encore été envoyées à fambassadenr français à Londres, Votre Bicelience 4evra tàdher de voir sans délai M. dé Polignac pour lui repréisenter les dan|;ers â*un silence plus prolotigé. Après tout ce qui s'est passé, le ministre français ne doit pas être surpris aue nous nous laissions aller aux soupçons,' et il doit craindre â*assumer la responsabilité de toutes les conséquences désas* treuses qui pourraient résulter de la prolongation d'un pareil état de choses (i).

CfÇiil^ iiégQciatip0 conlÎRpa dflfi? ^^ terflï*^ ftu§» y\% «ttssî proMoeég; lord Stu^rt femit i j^iini^urt Fapriftip diverses notes à M. dePalignac : r Répondec» disait le prince^ quCi dans une entreprise accomplie par le pays^

fleur et de fîntérèt du ptff . » Ds nouvdiiee (KpKeatîeiis furent encore demandées par le cabinet britann{(}ue; ]f>j^ Stprt Jeç^^ d^s flép^çhe^ W^Wliv^ î P9 JW Wr

donnait de voif M- de Polignac et de Uffàre expU^jf^i? (faachemenl sur ses projets ppqtre Algfr* L'iimbas^deiir anglais eut plusieurs miïfk^ne»^ ai^p le, pr^sîd^ni du conseil» qui lui fit part des vuf^s d^ la Ffancfi ppt? tièremeni désintéressées* « Mais, ditlpni Stuar^> qiici dois*je répondra à icette derpiir^ npbit qt^i exige d^« Indications fonidles? », trn fi lie iuî$ €9PSé ne pas l'avoir lue, » répondît avec fern^oié te prince i» Fqt? Itgnac.

Tout cela était digne et ptojsqjielimlaiu, quand on se rappelle le point de dépar| : la Frano» telle que les patriotes et. les impérialistes aws Tayident laissée en 1815. Ainsi plitsieqrs faits d'unie grande importaoco venaient grandir notre existence cooime nation.

1^ La guerre d'Espagne ^ 182$, qui avait pour hA d'assuiev notre prépondérance dais là Péninsule et le renouvellenent du pacte de famtUe (jputr^ l'Angleterre;

S^ L'osccupation de la Morée, qui «ous donnait le protectorat politique dans la Méfiiterrauée et un cannpeinent en face ()e la république des s^pt Ues;

3^ L'ezpéditipn d^ Alger» qui, ep «pus conciliant tout le conunerce de l'Italie par l'aholition de la piraterie, nous créait une gcande colonisation en Afrique.

Yoâà donc où en éUient les trajtés de 1815 au commenceofiept de 1850. La France était d^venue une puissance tfèft?4ûrtB» trâsHSonadé)rée, sellicitée par tous, et

reprenait, grâce à son propre essor, sa place naturelle à la tête de la société européenne. La Russie lui disait : « Marchez avec moi, et les frontières du Rhin vous seront acquises. » L'Angleterre la redoutait au point de surveiller attentivement l'expédition d'Alger, et M. de Polignac repoussait dignement ses notes; il y avait des troupes françaises en Morée, en Afrique; nous avions une force militaire capable de tenir tète dans une lutte continentale, et une marine qui venait d'accomplir le beau fait d'armes d'Alger»

La France n'avait donc pas besoin de violer les traités de 1815; ils devaient tomber d'eux-mêmes. Quand tout le monde demande concours à un peuple, à un gouvernement; lorsque les uns sollicitent son appui, lorsque les autres le surveillent parce qu'ils le craignent^ il y a évidemment des faits nouveaux qui doivent éclore, une situation nouvelle qui va surgir. La France pouvait dire ; « Je vous donne beaucoup en force morale; que me donnez-vous enfin en possession territoriale? » Et cette question qu'elle posait était d'autant plus facile à résoudre, qu'alors il y avait séparation, désaccord réel entre les cabinets de l'Europe : l'Autriche ne marchait plus avec la Russie, l'Angleterre redoutait l'accroissement immense de la prépondérance du cabinet de Pélersbourg; les conventions militaires de 1814, le traité de Chaumont» n'existaient plus entre les cabinets : jamais

donc la position diplomatique de la France n'avait été plus belle; après les conquêtes morales viendraient les conquêtes matérielles. Gomme on voyait partout notre drapeau» il fallait bien que Ton vit quelque part notre souveraineté. Pour la France d'alors» les traités de 1815 n'étaient plus qu'un souvenir et une obligation du passé, un témoignage de notre fidélité à garder la parole donnée aux jours de nos malheurs. .

LÀ RÉVOLUTION DE JUILLET ET LES TRAlTfiS DE 1815.

Une première question diplolkiatiqoe se présenta tout aussitôt après les graves événements accomplis en 1830, que l'Europe vit avec répugnance et inquiétude : ces événements étaientr-ils d'une nature si capitale, que les traités de 1815 en fussent eux-mêmes violemment ébranlés? Je dois encore ici rappeler les faits dans une certaine précision historique.

. Il s'était généralement répandu une opinion vulgaire, à savoir « que le complément nécessaire des traités de 1815 était le maintien de la branche atnée des Bourbons dans Tordre légitime sur le trdne de France. » L'erreur résultait surtout du bruit alors répandu que la branche aînée des Bourbons était imposée par l'étran-

WRiS depilis lu aecQA^e rç^fjiiHraiien, qq a d<) pRÇftnqjrtkS

l'état de paix avec la France, et q^f l'jEQfopg ^ F^F^

Wf tWite l4lMe pçur IWlW «YSP WP autre 4yiw^»e eliW^fi HYCc qaç ft^rtr^ fpnwe dg goPTernçuaent, |;m

f(^i(i( )m«8 4oqta 4^ir^ w» i$50, «r^imne t^ m^, le

4«f| grw4e!» gW*«tt^ 4e ?^'}nté et dç tppps, pqwrxî ifOQ ^plqtiQP plus légale à ]i crise; mais cf; n'était p§§ IMAÇ (cpqdittoq ^ particulièrement p^ig^PHTÇ, jjpe ^llç

C*%iJ 4(»fi »W WT«»r «te crqJTfi qnç les traités de i^^ {ftmr^ Pfofppd^jrt j^it^r^ par lu r«vftHHi<»n 4e juillet; iif Qel'jiprpest #é q^^ p^r 1^ vpl9i#<ui }'«t(ii«4« 4e feç? ipi prfifl«i«n( (»|flff |? djr¥pfw« «j» jjffwpfr

^u |ei« 4« ce f«9feff eniffut 4çi^ 4fipl<^ f'é^iç|i( 4l#vé^ : i'wf «H »9Rlfli^ filÏR» 4« BWÇfpe PW^W une continoation du système de la ;;çj^n]r^(i;fQ^ ^fi^-

incMMmnwnt donnifli i k rasUniratioB.

là n'était pas la moins habile et la moins honorable (t); Taatre, an contraire, partant à peu près dn même point' que la chambre des représentants pendant les Cent- JourSy aurait amené les mêmes désordres, les mêmes périls, la guerre, le soulèvement de l'Europe entière contre nous; et, comme le nombre est toujours définitivement victorieux, nous aurions eu à subir de nouveau les malheurs de 1815.

Toutefois, tout en apportant un certain désordre aidées dans la pensée gouvernementale, cette école, qu'elle se personnifiât en M. de Lafayette, M. Benjamin Constant ou en M. Laffitte, n'en déclara pas moins ac^ cepter les traités de 1815 comme une conséquence des faits accomplis et une nécessité; et cela non point par ce sentiment honorable qui fait respecter les conventions synallagmatiques, lorsque rien ne les a brisées encore, mais parce que tous avaient une certaine terreur de la guerre. Il faut se rappeler que H. de Lafayette fiiisait partie de la députation des représentants qui allèrent i Haguenau solliciter l'appui de l'étranger pour les Cent- Jours expirants, et l'intervention de l'Europe dans le choix d'un souverain pour la France : ainsi ce parti n'avait pas autant de répugnance pour Télranger qu'il voulait le faire croire.

<i) Dès rwigù», le dvc 4e Eniflie «t M. Gvool «fttel «ni priik

Il ayaH vu de trop près les périla des Cent-Joiffs pour provoquer de nouveau une crise semblable; et» quels que fussent ses assurances, son amour-propre naïf » M. de Lafayetle ne voulait plus essayer le terrible jeu de la guerre. M. Benlamin Constant était également le secrétaire de la commission qui était allée à Hâgaenau, et ce souvenir lui était présent comme une lerreuf. Je rappelle ceci pour bien caractériser et définir la situation du parti révolutionnaire en 1830.

Quelque temps après cette grande crise, la Prusse, qui voulait s'informer du véritable esprit de la révolution de juillet en ce qui touchait l'Europe, invita M. de Humboldt à visiter M. de Lafayette, le chef visible de la propagande. « Quelles sont vos idées? quel est votre système? » demanda M. de Humboldt au vieux patriarche de la révolution. Celui-ci répondit : <c Nous avons fait une révolution populaire; nous avons choisi un trône populaire , nous voulons -qu'il soit entouré d'institutions républicaines; nous ne permettrons pas que qui que ce soit se mêle, de nos affaires; nous ne nous immiscerons pas non plus dans celles de nos voi-^ sins. Si vos peuples sont contents de leurs gouverne-ments, tant mieux pour vous; s'il survient des discussions entre vos peuples et vous, il ne nous appartient pas d'y intervenir; mais, si d'autres peuples veulent imiter notre exemple et conquérir leur liberté, nous ne souffrirons pas que des gouvernements étrangers y en-

NemB sôbbéitotié fé^et ëâ paix ftVéfe IduS nôd ^slà(t| tl6a« u'éibûi ht^pdrtC dëtîi âbtf ë fétoMioti hiUsûtÙt MM d^afflbHtoii, 4tLël<iilësfééIaiâ^titittè que hbiiè e1issi6îié â ftirë, qudlqtlës fefhfaéhè^ qUë fiob^ èO^èioBi^ à jprëûdNi. Mais si, iËalgré hotte tbodé^Miott, Vtftts fùrtaiez eneorë iihe Coalition contne dofas, si vous fëhoùteléSK ce qtii it été fait à l^iloitz, ei ce qtii à été plus ou moins cdnlkmé pendant qnarante-detlt ans, il nonS Sëf*d ph>tivé qttë rioli'e fiberté esl iftcowpalible avec rèïlstënfce de Wlre diplomatie bil^itfairé; Si tous tenter d'eniitr die^ ûottii, ce ttfe ponfM être qû*avëc le ptojét dé nous àsseirvîi', de ttous partàgei" pëm-étre i alors il éSt de tiotte detôir et d«itis notre droit de votis combatti^ë avet le6 drmes de \A libellé, de sôttletei* Vos peuples tdhite vous autant ^u^H m^ eft tïtfité poUvOii' de ie ftiifë, ë^ ^1 to^ tràties tië poUtàiéM point âë IrétonciUelr tnt f indépëùdàuee et ffl fibërté dé ta Wââlkcë, il serait de nëtre lAlèrét de ne poief lès armés que lorsque 6ës Itthk^ auraient été brisés et unéâtitis. SI, ttu ëotitràirë, votis ûdUS kisséiÉ tfdUqfUHeS, Si vouâ h^atlëif pa^ étouffeib la liberté dièl des peuples tolsiùS, ée qui toUstitùëfàit ûiié hostilité dirërte ël llagràOte contre notre ëikletiée Sociale, vottt h'iaiittèt i vMS plaindre ùt de la F fanée ni de la fitblU^ tion de juillet, d

H y avait ict déUi idées qtil indiquaient toute la poli-: tique de M. de Litfàyëtte i tëspëd iëi tiVités de 1^15,

fnrrœ (fm lé tM Hé li f«VeimM& ft p»if\ If miU ttttè marelle intë^ofii fihé nëtt¥èlte é^rè^lv« d'tfagUëhàti} cri qÉ'ii VMii «'é^( fi^lfef l'EB^dpë è ^tl AMi jmf tb propagande» pat- la pirédkallba lâes |)ritfcipei qû! pétt^- Y&Êà kl bonléVërnék-. C'est a(iièi cj[u'il agit éâ KàH^, ëh AlleiMgne, éti Espagne^ m ^Igiqdë; il eorfespoiid patioôl^ il mym \é)s bba^ à Mtts liée féfbgiéë^ ^lÈbh sàfoti ^vietH le cëlitrë de 6€^ petHé!) cbÉts)^i?à(iaM tpû éthttéAt en ëlnetited^ M. dé Lafayette M )ë t)ltiÀ ghafid idbdpéMé dan^ iet$s thetaKê«s qtii GéWp)^o)aî(i'ei)t ai ttlèiihëtli^étklieftëHi iesrëkgiës de ïém leè ^u^tes^ il lëtit* dlMit : « ÀHëtt, ibarchez ^ Tâile» révolte^ tout le monde, et hbtis iovâ soUtienditHis. » Ett{tiaiMi têi ih^lheUk^i, ctt>yaht è iseà paroles, allaient semer là di^ordë partout, lorstjiie lëé gonvérnefeëhts répriHaftaiettt sévèrëhiëtit 1« ï^ètttUé, iH. de Lafayette se corteotéit de pf ottoncër lëtit- ortiSôn fâttfi^ bire devèht la (^haMb(*e des dèptetéi^.

l*aj(Mtè!râi qlkë të qfai réffëHhit t'Ëttroj^é dah^ la M ànx traités de 1818 M pt^d^êttèbt ëéRe Mion dê^brdonnée de la {)ropégattdë. Toilt ëti ^tàfat pàrtètit de grands cris, deB clamemrs lAir la liberté et rihdépel&daAiôë des peuples^ là rétôlttlioA nbûs irattàtba pai^ de folalëi chaînes à ces twkis, et Vbîd ptrufquôl t

Avant 1830, il y avait espérance pour un gouVettie==^ ment habile et sage de diviser l'Europe, d'y faire naître des intérêts séparés* d'eotratner vers nous des alUaoees, des sympathies de cabinets, de manière à ce que te Mi^

ceau européen fât disjoint, ce qui éteit le seal moyen de nous aRranchir des traités de 1815. Or, la propa-gande , en menaçant dans ses folles équipées toutes les souverainetés légitimes , en proclamant la monstrueuse alliance des peuples contre les rois dans une sarabande de folliculaires et de politiques (1), groupa les cabinets entre eux dans des conditions si étroites, si inséparables, qu'avant d'asseoir toute espèce d'intérêt, ces cabinets convinrent de ceci : « Exécution pleine et entière des conventions de Paris qui ont assuré la paix du monde; renouvellement du traité militaire de Chaumont qui garantit les conventions elles-mêmes, de telle manière que la guerre fût en tous les cas de tous contre un. » Telle a été la situation réelle de la France depuis 1830, situation qui nuit si particulièrement à ses rapports. Dans toutes les circonstances, par exemple, ob l'on a pu désirer pour la France le concours du prince de Mettemich, et où même l'Autriche avait intérêt à le donner, on ne l'a jamais pu obtenir, tant le cabinet de Vienne avait peur de briser le faisceau des alliances pour les mutuelles garanties. En 1859 et 1840, le prince de Metlernich fut sérieusement malade à la seule idée que le lien entre la Russie et l'Autriche pût être affaibli!

(i) Voir mon livre sur r Europe âepuit Vavénement dtt roi louit" PhiUppe.

H isolement qui ne nous permet

' 'ique en Europe; la cause

'■h'on d'une alliance,

que aux gouver-

principe révoluiion-

,ecles idées» les formes

âine. Ce principe tient à ses

^ulte les souverains, un ensei--

. la Odéiité des peuples, une tri-

incessamment la politique de TEu-

.le violence, une injustice, une barbarie;

^)ropagande alerte , menaçante de loin , aux

lanfarons, et qui invite les masses à la révolte.

..lient voulez-vous qu'un gouvernement régulier

icnne à vous pour vous offrir son alliance et s'associer

à votre système politique? C'est une impossibilité de->

vaut laquelle doit reculer le pouvoir le plus sage, le

plus sérieux.

Il y a une singulière école qui dit à la monarchie de 1830 : «c Quoi! depuis dix-sept ans, vous n'avez eu qu'une seule alliance possible , celle de l'Angleterre ! » Puis, à chaque mouvement révolutionnaire en Italie, en Allemagne, cette école veut qu'on soutienne les brouillons; de sorte qu'on dit aux gouvernements étrangers : « Venez à nous ; » puis on tend la main à la révolte qui veut les briser. Faites des alliances avec cela !

Prenons les choses en 1830 : un vieux trène est

renversé; un prince habîla« appelé à goutCFMr ceilè nation en émeutei vaut lui rendre ia limix, la aécurilé, ^ne la turbulence d'un moment lui a fait perdre^ Le premier soin du roi Louis-Pbilippe fut donc de • rassurer TEuxope» de lui dire haut quellea étaient sas inlentions d'ordre et de ^écurti^» fion respect pour les trutés signés qui forniaient la base du droit public.

. . Tout se renferme dans ces oondîtions essentielles avant toute reconnaissance. Quand M. de TaUeyrand communique au corp$ diplomatique les résolutions prises sur l'avènement du 8 août, résolutions qui co(Ment au prince hii**méme^ queUe est la première qvoslion posée? — Les traités de 1 SI 5 seront^ils fidèlement maintenus? — > Siu* cette question» M* de Talteyrand promet et engage sa parole que telle est la résolution inflexible du nouveau roi • Tobservation des traités existants est la première loi qu'il s'impose} sans cela , il n'eût pas accepté la couronne, et la reconnaissance du nouveau souverain n'aurait pas eu lieu.

Les lettres autographes que portent les envoyés extraordinaires, les généraux Baudrend, Belliard, Mouton et Athalin, à Londres, Vienne, Berlin et SainU-Péiers* bourg, sont conçues dans les mêmes termes : « Le chan« gement de dynastie n'esl (ja'une confirmetioD des traités existants, d La lettre si remarquable que le roi adresse k l'empereur de Russie est un gage de cet e^rit de paix qui distingue le nouvetti souverain :

MMsieor n&on frôrô, i'aniionde JBAùii aTéaeitmnt à lA ocuh Tonne à Ydtre Majesté impériale par la lettre que le géoéral Athalin lui présentera en mon nom ; mais j'ai besoin de lui parler atec uae entière oonfiaaoe sur les suites d'une eatastro^ phe que f aurais tant voiâu pilêvenir; U y a longtemps que je regrettais que le roi Chartes X et son gouverneoieiii ne svir» vissent pas une marche mieux oalculée pour répondre à Tafr» tente et au vœu de la nation. J'étais bien loin pourtant de pié^toir les prodigieux éfrénemeots qui viennent de se passer^ et je eroyais même qu'à déluxt de oelie aHure (hmche et loyide dans Tesprit de la Charte et de nos cûutituiiûûs qu'il éftait impos*aible d'obtenir, il aurait sufli d'un peu 4e prudence et à& mûdératîoQ pour que ce gouvernement pût aller longtemps eomme il atkit; mais, depuis le S août 4at9« la nouvelle com)jQflitiM du ministère m'avait fort alarmé; Je voyais à quel poiili celle composition était suspecte et odieuse à la natkin« et ie parta^^ geais l'inquiétude générale surJes mesures que nous devions en attendre. Néanmoinar l'attadiemeat aux Ms « l'amour de l'ordre, ont fait de tels progrès en France, que ia lésistance | ce ministère ne serait certainement pas sortie des voies pute»menuiires, si, dans son délire^ ce miniètèr» lui-même n'eût donné le iatal signal par la plua audaeiéase vic^tioit de la Charte et par raboHtioa de toutes le&gariaûtieS de nos libertés nationales, pour lesqudles 11 n'est guèce de Français qm ût aeit prêt à verser son saag. Aocuâ exeès n'a suivi cette lutte terrible.

Mais il était difficile qu'il n'en résultât pas qudqne ébranle^ ment dans notre état social ; et cette mène exsdtation des esprits, qui les avait détournés de tant de désordres, les portait en même temps vers des essais de théories politiques qui auraieat précipité la France et peut-être l'Europe dans de terribles calamités. C'est dans cette situation. Sire, que tous les yeux se sont tournés vers moi ; les vaincus eux-mêmes m'ont cru nécessaire à leur aalut; je l'étais eoooie plus peuuètre pour que les vainqueurs ne laissassent pas dégénérer la victoire. J'ai donc accepté

cette tâche noble et péaiUevet j'ai écarté toutes les cooskléra- Uons personnelles qui se réunissaient pour me faire désirer d'en être dispensé, parce que j'ai senti que la moindre hésitation de ma part pourrait compromettre Tavenir de la France et le repos de tous nos voisins. Le titre de lieutenant général, qni hiissait tout en question , excitait une défiance dangereuse, et il fallait se hâter de sortir de Tétai provisoire, tant pour inspirer la confiance nécessaire que pour sauver cette Charte si eissentielle à conserver, dont feu Tempereur, votre auguste frère, eonnalssait si bien Timportance, et qui aurait été très-com* promise, si Ton n'eût promptement satisfait et rassuré les es* prits. Il n'échappera pas à la perspicacité de Votre Majesté ni à sa haute sagesse que, pour atteindre ce but salutaire, il est bien désirable que les affaires de Paris soient envisagées sous leur véritable aspect, et que r£urope, rendant justice aux motifs qui m'ont dirigé, entoure mon gouvernement de la confiance qu'il a droit d'inspirer. Que Votre Majesté veuille bien ne pas perdre de vue que, tant que Charles X a régné sur la France, l'ai été le plus soumis et le plus fidèle de ses sujets, et que ce n'est. qu'au moment où j'ai vu l'action des lois paralysée et Texereice de l'autorité royale totalement anéanti, que j'ai cru de mon devoir de déférer au vœu national en acceptant la couronne à laquelle j'ai été appelé. C'est sur vous. Sire, que la France a surtout les yeux fixés; elle aime à voir dans la Russie son allié le plus naturel et le plus puissant, et sa confiance ne sera point trompée; j'en ai pour garantie le noble caractère et toutes les qualités qui distinguent Votre Majesté impériale. Je la prie d'agréer les assurances de la haute estime et de l'inaltérable amitié avec laquelle je suis, monsieur mon frère, de Votre Msyesté impériale, le bon frère,

LOUIS-PRtLIPPE (1).

(1) On se rappeiio à combien d'absurdes accusations cette lettre donna naissance.

Quoi dé plus sage que ces paroles, de mieux raMoimé que celte lettre ! quelle exposition plus claire et plus simple des principes d'une haute politique! Le nouveau roi ne déguise pas les fautes de la restauration : c'ett elle-même qui a brisé sa couronne, un grand désordre en est résulté. Il a fallu Tapaiser par le sacrifice de son repos; il a accepté la couronne pour remplir une misH sion d'ordre et de pacification; le respect des traités est la première loi que le monarque s'impose. Ce n'est pas tout : chacun des envoyés du roi, personnellement interrogé, a reçu les mêmes instructions, les mêmes assurances. Cest toujours le maintien des traités, la conservation de la paix européenne, qui est le but constant des efforts du roi. A ces ouvertures, toute l'Europe répond par une adhésion pure et simple. La lettre même de l'empereur Nicolas est un acte de reconnaissance des faits accomplis :

Zarskoé-^élo, IS septembre 1S30.

rai reçu des mains du général Athalin la lettre dont il a été porteur. Des événements à jamais déplorables ont placé Votre Majesté dans une cruelle alternative. Elle a pris une détermination qui lui a paru la seule propre à sauver la France des plus grandes calamités, et je ne me prononcerai pas sur les considérations qui OQt guidé Votre Majesté; mais je forme des voeux pour que la Providence divine veuille bénir ses intentioos et les efforts qu'elle va faire pour le bonheur du peuple français. De concert avec mes alliés, je me plais à accueillir le désir que Votre Majesté a exprimé d'entretenir des relations de paix et

~ Ai8 —

dlamilii ay» tous les tMftd« rsuippo; taai quHUa» seiont tissées aur les traités e^stants et sur la (eraie volonté d*ea respecter les droits et obligations, ainsi que Vét^t de possession territoriale qu'ils ont ccwasacrôs, l*Europe y trouvera une garantie de la |Mdi, si nécessaire au repos de la France elle-même. Appqté« coaJQintemeot aveo id^ alliés, à cultiver avec la France, sous son gouvernement, ces relations conservatrices, j'y apporterai , pour ma pari , toute la sollicitude qu'elles réclament, et les dispositions dont j'aime à offrir à Votre îrfajesté l^assurance aa leioar du çeotiment qii'dte m'a exprimé. Je le prie d'agréer, ea môme temfts, etc .

Nicolas.

Ainsi # qu'on le remait^iie bien » celle loltre, qu^on a ifowée droiAt et qui est néaraftoina pleine de oonw^ nance» é^ dignité» rqiosa spécii^meRt sur le respect dus ^ailéptde 1815^ tur le mainlien da la circonscrip*^ tioii borrîteuriak qu'ils ont élablte; l'empereur en fait «iiie eM^îtion de ta paix; nul ne pourra les enfreindre ni les méconnattre.

Quand un ministère régulier est organisé, quand le portefeuille des affaires étrangères est à M. le comte Mole, Im ambassadeurs» et spécidlemeiit M. de Talleyraud à Londres, établissent la théorie « que rien ne sera touché à la constitution actuelle du droit public européen. On rçspec((^9 dans toute leur teneur les tireitéa enis* lanls. a Sans cela, il y aurait eu la guerre sur ta plus vaste échelle. On serait revenu aux terribles éîénemen(s des Cenl-Jours.

M« liif&tte» président du oonaeil^ dirige presque

— 2ii —

d'une manière absolue tes affaires du fnjs, et queRe déclaralion vient-il faire plusieurs fois à la tribune? a Les traités de 1815 sont un malheur, mais non une honte. » Telle est la théorie constamment établie, et c'est en vertu de ce principe que les négociations diplomatiques s'établissent avec les pouvoirs de l'Eitrope; s'il se révèle un peade méfiance, tout marche néàsmoins régulièrement vers le respect des conventions existantes.

Comment s'exprime M. LafBtte dans la séance du 28 décembre 1850, quand il donne, cotnme président du c(ynseil , des explications sur la politique générale? « Le principe de non-intervemîon, dit-il, avait le double objet de faire respecter la liberté partout , mais de ne hâter sa venue nulle part^ parce qu'elle n'e^t bonne que là où elle est un fruit naturel , parce que Texpérience a prouvé que, dans tou^ les pays, la liberté apportée par l'étranger était un présent aussi ftmeste que le despotisme. Plus d'intervention d'aucun genre, tel a été le système de la France : il arait l'avantage de garantir notre indépendance , ainsi que celle des pays nouvellement affranchis, et de rassuner en même temps les puissances qui pouvaient redouter une pertuAation chez eHes. Ce principe, qui conelliffît notre dignité avec la sécurité de f Europe, qui n'était pus un expédient, mais une vérité profonde, ce principe a prévalu dans notre politique.,. Pendant les négociations sur la Belgique, des puissanoes avaient armé dùns des rues de

sûreté plutôt que d'agression. La France» pour ne rester en arrière en rien , pour être prête à tout , a surle-champ armé à son tour; ses préparatifs de guerre continuent et ne seront suspendus que lorsque les armementSy fort exagérés d'ailleurs, que Ton impute à certaines puissances, auront cessé. Ainsi donc, la France n'a été, au dehors» ni hostile ni faible : elle a parlé avec modération , mais avec assez de force pour être écoutée; elle a repris son rang et sa prépondérance. Tout prouve que la paix sera conservée : le triomphe de Tordre dans son intérieur sera une raison ajoutée à toutes les autres, et qui touchera les puissances non moins que nos armements. »

Le lendemain, M. Laffitte fut vivement interpellé par M. Mauguin sur l'existence des traités de 1814 et de 1815, et M. Laffitte répondit : a II reste une grande question que j'ai dû soulever avec peine. On a rappelé de vieux souvenirs, on a réveillé d'anciens regrets; on a fait un retour sur les malheurs de la France. Je conçois facilement ces sentiments dignes d'âmes françaises; mais la question peut se réduire en ces termes : la France doit-elle préférer la paix à la guerre, ou la guerre à la paix? Eh bien! si la France peut conserver la paix avec dignité, si elle peut faire respecter ses droits, je ne veux pas prévoir un avenir peut-^tre fort éloigné. Je ne crois pas qu'il faille s'occuper de faire la guerre, si on peut maintenir la paix. La paix est le

premier besoin de la France. Nous avofas tous les moyens de faire la guerre, et, s'il le faut, nous la ferons d'une manière qui sera victorieuse, je Tespère; mais noire premier besoin est de coeserver la paix. Soyons justes, soyons sages, faisons la France à l'intérieur ce qu'elle doit être; c'est le meilleur moyen de la (aire respecter au dehors. »

Cette même doctrine de la paix est soutenue par M. Casimir Périer, par le comte Sébastiani , comme elle l'a été par le comte Mole. Tous veulent et appellent la paix avec le maintien des traités de 1814 et de 1815, qui sont la base du droit européen. Ils savent que s'en écarter, c'est la guerre. Il n'y a pas pour l'Europe de questions sérieuses en dehors du maintien dés traités et de la répression de la propagande*

Alors trois faits surgissent et viennent comme troubler l'harmonie que les gouvernements s'efforcent de maintenir.

Ces faits, les voici :

1^ Les menées de la propagande en ÂUemagae, en Italie, en Espagne (1);

2® La révolution belge;

3^ La révolution polonaise.

(1) rai donné quelques autres détails de cette propagande dans mon livre sur la Diplomaiie dt la France et de VEepagne depuis Vavi* nemerU de la maiion de Bourbon.

2* Cepeodant la réyohiiion de Belgique ne viot^e pas modifier les traités de 1815 malgré I^Eurdpe et de son consentement? C'est ici nne confusion souvent faite entre les actes du congrès de Vienne et les traités de Paris. Le congrès de Vienne est un acte général de l'Europe entière accompli en mai 1815; les traités doni on parle si souvent n'ont été signés qu'au 20 novembre suivant, c'est-à-dire six mois après, et ils n'ont donc rien de commun avec les actes du congrès. Ainsi la révolution belge, qui modifiait les conventions de Vienne, ne touchait pas aux traités de 1815; elle les laissait intacts, et la constitution d'une royauté nouvelle à Bruxelles a pu s'accomplir sans toucher à ces traités sa* cramentels.

Et encore faut-il remarquer que tout ce qui se rattachait à la révolution belge tenait plutôt à un changement dans l'administration intérieure qu'à une modification politique; la France ne gagnait pas un seul poîice de terrain; les échancrures que nous avaient imposées les traités de 1815 n'étaient point effacées; nous avions les mêmes frontières; l'Allemagne et la Belgique gardaient les leurs. Rien donc ne se rattachait à la modification des traités de 1815; ils restaient dans toute leur teneur et leur application. J'ajoute que, sur ce point, le 8cru« pule fut poussé à un si haut degré, que, dès qu'il s'agit d'altérer en un sens quelconque l'œuvre du congrès de Viennoi immédiatement tout devient commun entré les

(missances signataires; et à peine un mois s'élaii-il écoulé depuis la révolution belge, que déjà FEurope intervient dans des protocoles, signés par les puissances qui sont intervenues an traité de Paris.

Protocole de la conférence tenue au Foreign-^ffice le 4 novembre 1830.

Présents : les plénipotentiaires d'Autriche, de France, de la Grande-Bretagne, de Prusse et de Russie.

Sa Majesté le roi des Pays-Bas, ayant invité les cours d'Autriche, de France, de la Grande-Bretagne, de Prusse et de Russie, en leur qualité de puissances signataires des traités de Paris et de Vienne, qui ont constitué le royaume des Pays-Bas, à délibérer, de concert avec Sa Majesté, sur les meilleurs moyens de mettre un terme aux troubles qui ont éclaté dans ses États, et les cours ci -dessus nommées ayant éprouvé, avant même d'avoir reçu celte invitation, un vif désir d'arrêter, dans le plus bref délai possible, le désordre et Teffusion du sang, ont concerté, par Torgane de leurs ambassadeurs et ministres accrédités à la cour de Londres, les déterminations suivantes :

1* Aux termes du § 4 de leur protocole du 15 octobre 1830, elles ont invité Tambassadeur de Sa Majesté le roi des Pays-Bas à se joindre à leurs dèlibératicMis;

2* Pour accomplir leur résolution d'arrêter l'effusion du sang, elles ont été d'avis qu'une entière cessation d'hostilités devait avoir lieu de part et d'autre.

Les conditions de cet armistice, qui ne préjugerait en rien les questions dont les cinq cours auront à faciliter la solution, seraient telles qu'elles se trouvent indiquées ci-dessous :

De part et d'autre, les hostilités cesseront complètement; '

Les troupes respectives auront à se retirer réciproquement derrière la ligne qui séparait, avant l'époque du 30 mai 1814,

Ks foMBSkm» du f lioce souvenin à» ProTiaees^Unte, de

celles qui oot été jointes à son territoire pour former le royaume des Pays-Bas, par ledit traité de paix et par ceux de Vienne et de fWs de rannéelS^Î^;

Les troupes respectives érAonerOQl lea fjinom et toeritoin» qu'elles occupent mutuellement au-delà de ladite ligne, dans Tespace de dix jours;

La proposition de cet armistice sera faite au gouvernement de Sa Majesté le roi des Pays-Bas par rintermédiaire de son ambassadeur présent aux délibérations;

Les termes de ce môme armistice seront communiqués à la Belgique au nom des cinq cours.

Signé: Esterhazy, Tàlleyrand, Aberdeek, BuLOw, Mathisghiwigh.

Ce premier protocole est donc rédigé oomme mie conséquence des traités de Paris et da congrès ée Vienne, dont il est, en quelque sorte, une confirmalions il n'en change 4]ttdques éléments particuliers que d'an eomflonin aceonl«

5* Dans la fatale affaire de Tinsurrection polonaise, il faut rendre cette justice au gouvernement de juillet, qu'immédiatement il voit k queslion telle qu'elle doit être entisagée, et qu'il repolisse toul6 foHe idée d*kitervention. Pour bien comprendre celte difficulté, il faut se reporter aux débats qui eurent lieu, au mois de f^rier 1851, à ta chambre des députée* M« de L§h» fayelle avait proposé un amendement sur le paragraphe de l'adresse ainsi conçu : « Seul , ce peuple admirable (les Poloa«s)« disaîlr-il, combat coulre les fmreurs

ennemies ai les {aalveUlMoes v^^isinêd. RempltMOf» seuls^ s'il le faati envers lui, uq devoir ffaieînel, un devoir européea^ Réclamons é&ergi^emeoi tonlre les enirates conlraii^ au droit dés gens qui inlerceptenl nos coaununicalions avec lui ; e( , poor reûdre plus ré-^ gulière et plus efficace la médialion de Voire Majesté» hèlons-nous, en recevant la légation polonaise aux acclamations de la France, de reconnaître celte indé** pendance de droit et de fait , acquise au prix des restes d'un sang sî généreusement verBé pour noiuSd )i

Riet) d^ plus net que celte f édaciion : insulte à la fois aux Russes» aux Autrichiens et aux Prussiens, ré* clamalions énergiques contre le système qui empêchait de porter des secours aux Polonais, et avec ceki recoiHnaissance de l'indépendance et de la nationalité polo^ naise. Dans un tel paragraphe» s'il eût été adopté par la chambre » it y avait la guerre européenne , et les trois grandes ambassaides demandaient leurs passeports le lendemain. Néanmoins» atec la plus stocèiiQ qniétude, M. de Lafayette développa sa fHropositÂon : c L'ameiH dement que vous venez d'entendre n'est pas, à propiO'»^ ment parler, l'amendement de votre collègue, je n'en suis que le rédacteur; c'est l'amendement de la France entière, c'est l'amendemeot de toute la populatian de la capitale, des gardes nationales et de nos armées, qiii brûlent de téiftoigner leur sympathie pour la Pologne. La seule <d)jeclîon que l'on ^sae foire eoulre eet amen«

dément, c'est Tidiée qu'on pourrait le regarder comme une déclaration de guerre. Je ne le pense pas; ce n'est pas une brèche au système de neutralité. Ce qui viole le système de neutralité, c'est la conduite de la Prusse à l'égard de la Pologne; c'est la réponse faite, il y a peu de temps , par le gouvernement prussien , réponse qui le constitue réellement en guerre avec la Pologne. Ma proposition se borne à répondre à une difficulté qui peut avoir été présentée a\ec quelque raison par le cabinet russe. Il a prétendu à tort qu'il s'agissait d'une querelle entre la Russie et une de ses provinces. Le fait n'est pas exact : la nationalité polonaise a été reconnue même par le congrès de Vienne. La seule différence à l'indépendance complète est que la Pologne avait le même monarque que la Russie. C'était une combinaison fort étrange sans doute; mais enfin telle était la combinaison du congrès de Vienne, qui en a fait bien d'autres. Le contrat qui avait été passé avec la Pologne n'a pas été tenu : la Pologne s'est déclarée indépendante. Elle a fait la même chose que la Relgique, que les États-Unis autrefois; elle a établi un gouvernement de son choix. Ne nous arrêtons pas, messieurs, à des idées peu gêné» reuses; n'abandonnons pas la Pologne si les dangers augmentent. Pour la troisième fois, je suis heureux de dire à celte tribune : La Pologne ne périra pas ! » . Que d'illusions dans cette espérance de conserver la paix en secouant tous les liens européens! Il est à croire

même que M. de Lafayette, comme en 1792 , vêdait la guerre : dans quel motif personael? on l'ignore. Souvent le désir de garder sa popularité entraînait ce gentilhomme au-delà de sa volonté. Ge fut M. 4'Argout qui le premier répondit à M. de Lafayette : « Que nous demande-t-on? de reeonnattre Tindépendance de la Pologne. Cette indépendance, nous a dit PiUustre général , existe de fait et de droit; mats» je le demande» serait-ce là un secours véritable donné à la Pologne? Cette reconnaissance lui donuerait^lle un écii ou uil soldat de plus? Non; au contraire» elle lui ferait plus de mal qu'elle ne pourrait lui procurer d'avantages. On^a parlé d'infraction aux traités de 1814 et 1815» qui avaient reconnu la Pologne comme État séparé sous le sceptre du czar. Le principe du système de gouvernement a été le respect dû aux traités. Si nous donnions l'exemple de les enfreindre» les autres puissances ne seraient-elles pas autorisées à agir ainsi que nous? Dès cet instant» l'Autriche et la Prusse feraient ouvertement la guerre à la Pologne » et l'auraient terminée par la perte de ce pays avant que nos secours pussent être utiles. »

Le général Lafayette répondit sur-le-champ à M. d'Ar> goût : ce M. le ministre a dit que ce que je demandais pour la Pologne était dangereux pour la Pologne ellemême. Je lui demanderai la permission de m'en rapporter, pour les plans de campagne» au général en chef

i la légation potoonise* an sépaU et à ta natioa polo^ nai^e;^ je le» cr<HS meilleurs jjoges de ce qiû peut les Wnrir qu'abcpii ipitiiatère qae oe soit« » M* Dopia ajouta : « L'adrewe s'eit placée dans lea lermes de la «Hédiation* Le ptalgrapbe proposé par le géaéralLa- Jâyetle tend gtices au r(H de France d'avoir oOerl s» pilédialion. Laissais dope cette médiation produire aea f 0ats; laisses cette voix puissaute se faire entendre au Boni da peuple* Eo résumé^ l'ameudeaient serait une dédaration de guêtre» «ne déc}araUo|i non pas eipli* cite, non pas dans les mots, mais dans lesdioses. Il est nfk sentiment profond f unanime » qui ne s'éteindra pas m fond des comni* Non, la Pologne ne périra pas I a . Alors le général Sébastiani vint compléter la pensée du gouvemement sur le respect des traités : « On nous demande la reconnaissance immédiate de la Pologne, et l'on nous dit qu'elle n'amènera pas la guerre, que Yous ne ferez que céder aux vœux des Polonais, et satis- (isire un désir qui se trouve au fond de tous les cœurs (fancais. On a d^ijecté que l'intervention dans la ques* tion de la guerre d'Amérique avait précédé le traité; oaais on a oublié que c'est précisément cette reconnaislance qui provoqua la guerre. Et dans quelle situation les choses se trouvaient-^Ues alors? L'Amérique était sans vpisins; l'Amérique n'intéressait alors qu'une seule poissaucet TAngleterief Aucnqe puiesanee de quelque

YQiiir (km c^tta goêrella qui oe fM l'iUiée d« )« Frunea. L'bp»^ 9'e$t tmwréQ dms ce ^^. Eb bi^ql éyivl«n»t mM ce qae voub forieis pqqr |a Polog»^ omèfl^rait k

Le général Sébtstîdni éteit l'orgÀn^ d^ te pepïé^ royale; par coivéqiie&t» su ¥oii airaît nm ^rojide pvîiH sauce en face d^ l'Europet attentive k 09 .4^fcfitr Pogf la Potogoa ou ritalie* la prppaptode 4taH toejiP«ra ^ li veiUe à» se jelêr da^s )a gmr^i Wii$ de toqs K^lé« m secret in^iinct relevait ia riévolaM^ii eUe-i|^f»# d^np ^ respect du droH puJbl^c ei^opéeo.

QuQÎ qu'il e» soit, ce iKi^aiqU^D des Mté^ 4« ^?A5 B^esi pas u^e pepa^e spé^f à tel po^YO^r flifltAi qu'il t$| autre en ]S^rope» c'/s^l l«i fpr^iile générale 4^ la diyjk^rr

pp^r .4 ^fi ar«G^W|#9t général ^( à ia guerre uniyjçr^ seUe. JBaas 4^t^, d^us I9 pplémiqn^ ard^te des jour^r ^u?^, dans k choc yiplen^ 4^s prjj^ipes et des opiQions, ou peut bistariqueuient géffiir sqr les dures co^ditioi^ qw fJors nous ffreot i»iie»; mais ni^ ministre, p^f iQétte ]tf. LtaffiUef n'eût été asse;E osé pour prendre sur bfi la responsabilité d'ujn manquemep^ fui stipulation^ des traités de 181^,

Je fxfe Iroiupe» il y euf mp^ éppque de turbulence^ 4'«giUitioii téprih, eff^ 1340» sous le ministène de ]|f , Jhîpj^r jQp se ]Uy/re,t9ijit à poifp à noiUe fantaronpadesji'.

on écrit des livres sur le Rhin fraaçaiSi des espèces de Maneilaise» en volumes; on excite t'esprii de conquête, on humilie FAllemagne. Elle si paisible» si habituellement calme, tout à coup prend feu; des haines se réveillent, et le plus grand service qu'on ait pu rendre aux cabiniets absolument répressifs, tels que l'Autriche, c^est précisément ces hymnes jetées contre les traités de 1815, contre la nationalité allemande, qui se leva spontanément pour la cause commune. 1^40 nous fit un grand mal, car toute surexcitation qui n'a pas un but de guerre immédiate est une faiïte pour un gouvernement; n'est-ce pas se donner la fièvre à volonté?

On avait imprudemment mis en jeu la fierté des nations; si la France est justement orgueilleuse de son histoire, l'Allemagne aussi est fière de son peuple. Si les journaux français parlaient de conquérir les bords du Rhin et de saluer encore une fois ses splendides métropoles, les écrivains des universités, à la voix de la patrie, répondaient qu'ils étaient allés plus récemment à Paris, et que, si les Français voulaient le Rhin , eux iraient reprendre les grands fiefs de Lorraine et d'Alsace, rameaux arrachés à l'arbre antique de la patrie allemande. Le nom de TeuUonia retentissait comme en 1815, et les querelles éteintes depuis trente ans se réveillaient aux chansons imprudentes de M. Thiers.

Au demeurant, ces démonstrations n'avaient jamais été sérieuses : ni le roi ni les hommes graves de son

conseil D^avaienl voulu déchiper ni modifier par la Violence les traités de 1815, parce qu^indépendammenl même de la foi promise, la violation de ces traités eût entraîné la guerre générale avec les puissances grandea et petites, sans exception.

Laissez, au contraire, se développer les conséquences de Tordre et de la paix , vous verrez que les puissances viendront peu à peu à votre alliance, à vos principes de liberté régulière. Le monde aime la France, ses moeurs, sa civilisation, son caractère; il n'y a que Tesprit révolutionnaire et le principe de la conquête napoléonienne qui fassent peur : ils nous replongent dans la barbarie;

Il nous a donc fallu établir avant toute chose les démonstrations suivantes : les traités de 1 SI 5 furent la conséquence de la situation que nous avait faite la fatalité des Cent-Jours. L'Europe fit la guerre au jacobinisme et à l'impérialisme, et, triomphante, elle nous imposa des sacrifices inouïs*

La restauration exécuta fidèlement les dures clauses de ces traités jusqu'au congrès d'Aix-la-Chapelle en 1818; dès ce moment , elle entra dans les grandes négociations européennes; elle se mêla librement à tout; en Orient, elle eut le premier rôle d'activité, car elle occupa la Morée, conquit Alger; on lui promit l'agrandisse^ ment de son territoire comme résultat d'alliance parti-

<»dièr0; elle était arrivée à m hattl caractère 4'itidépeii-^ datioe lorsque ta révolution de jtiillet éolatai

La nouvelle courontie s'engagea à rexécatiotv des tacites; la propagande vint soulever par ses folies , comme le parti jacobin et impérialiste en 1815^ les craintes et les ressentiments de TEntope. Dès ee moment^ toute combinaison en dehors de ces traiiés devint impossible; l'Enrope en fit toujours un oasm bdlù et c'est dans cette nouvelle circonstance qtie se dét)loyërent une fois encore les deux écoles dont j'ai parlé c Tune cottserva-* 4rice^ sadiant bien qu'il ne faut pas se joutr avec eeK questions inflammables^ et que la politique extérieure de la restauration devait s'accepter franchement et loyalement; l'autre remuant toutes les passions révolutionnaires^ et effrayant l'Eiirope pcir ses projets* C'est en cet état qtie se trouve la question aujourd'hui exacte^ ment posée.

Ne restM*il aucun espoir de sortir deë lois itifleiibles des traités de 1815? Faudra-t-^il ét&rnéllemenl les subir? Est-ce la terrible fatalité de notre destinée?

LÉGITIMES MOYENS t>E SOllTlk DES TRAItÉS DE iS15.

J'élabiis iMfropMÎlftOiifi niîvMlas^ quû pour paraître étranges, n*en sont pas moins an fond de bien dm eon^ victions sincères. Lfit meilkiars nuiyena de sortir des irakés de 1815 sooi oata-ei :

V Étabiissemeiil de plus an pkis renne de Tordre niônirebii|*ue en Franœ, de manière à ee que la mnlti** tnde, qni lient an peu de ia barbarie, se transforme dans l'unité, qui est la civilisation;

â^ La répression du principe de propagunde, qui a cessé d'être matériel pour s'incarner dans une presse qnt jette ineessamneat siur l'Europe ses insultes, ses menaees et ses démoralisatioiis;

5^ Im régnlarisftlion de la focUM représentative de teUa manière qu'eUe devienne, par une majorité fixe, un moyen solido de fpmftrMmrat; sm m mot, quç le roi

règne et gouverne, que le ministère soit constamment mattre de la majorité» et la majorité souveraine mat*tresse des élections.

Delà résultera pour Textérieur une fermeté invariable dans les rapports de gouvernements à gouvernements; tout ce qui sera promis sera tenu; les engagements seront solennels, les alliances faciles. L'intérieur, on doit incessamment le répéter, exerce la plus grande action sur l'extérieur; M. Guizot l'a souvent écrit de Londres en 1840 : avec l'ordre dans les institutions et les esprits, notre force morale est encore puissante sur l'Europe.

Ces axiomes ont besoin d'être développés; je le ferai sans hésitation et sans crainte.

Le plus grand mobile des^ailiances a toujours été ce qu'on appelle l'harmonie des principes; je conçois parfaitement que si le principe de 1792, triomphant partout, s'était étendu sur l'Europe entière pour y produire des similitudes de gouvernement, je conçois très-bien, en cette circonstance, dis-je, qu'il aurait pu résulter une harmonie d'alliances avec le principe nouveau*né en France.

Mais ces résultats n'ont pas été obtenus; la révolution française a été vaincue et refoulée partouten 1815; ses efforts impuissauts ont donné des prétextes et des forces à l'Europe pour achever la Pologne et dominer l'Italie; la sainte^Hîauce existe debout avec ses goii«

vernenieBlSf ses principes d'une grande énergie. Tant donc que la France ne se rapprochera pas le plus possible des formes générales de la monarchie européenne; tant qu'elle portera dans son sein les bruyants éclats de la révolution, elle sera un objet de méfiance pour tous; si chaque loi répressive du désordre matériel ou moral en France est un moyen de rapprochement pour nous avec l'Europe, chaque acte de faiblesse et de concession est au contraire un point d'éloignement. Je sais bien que des alliances peuvent se conclure entre des gou-vememei^s d'origine différente, témoin nos traités sous le vieux régime avec la république de Hollande et la Suisse.

Ce n'est pas la forme que l'on poursuit, mais le principe et l'idée : telle république peut être si sagement constituée, qu'elle fasse moins peur qu'une monarchie bruyante et travaillée par les partis. Que la forme r^ présentative devienne en France ce qu'elle est en Angleterre, qu'en un mot le principe révolutionnaire s'ef-* face pour faire place au véritable principe constitutionnel, et alors l'Europe ne s'inquiétera pas le moins du monde de nos débats, de notre forme politique.

Ces principes posés, il est nécessaire d'arriver aux applications, et une discussion récente a donné la me« sure des embarras qui peuvent nattre de l'exagération du système représentatif en ce qui touche les négocia** tiens européennes.

Depuis les disctissiotis orageuses qui, sous le point de tue diplomatique, agitèrent la chambre des députés en 1831 et 185S, rien n^a été pitis sérienx et plus grave, à mon sens, qu^ttne certaine phrase de l'adresse récemment votée par la chambre des députés.

En 1640, il 7 {ivait bien turbulence dans la situation; un ministre inconséquent se complaisatt à tourmenter l'Europe paf des taquineries, à insidter les cabinets et tes nationalkés; mais ce ministre avatl contre lui la ma** jorité de la éhambre, qui ne l'auraît pas laissé aller au delà de certaines limites; et* quand le temps en fut venu, ce ministère fut brisé par tm seul acte da la Tofamté royale.

Mais eotte fois c'est une chambre fortemant consarvatriWt (oujaurs disposée à donner des gages à l'ordre* au maintien de la paix* ^i vole une phrase de l'adresse tellement significative que» si die avait été prisa sériau* seolent par les cabinets de l'Europe» elle eût donné lieu peulr-^re à un rappel d'ambassadeur.

Cette phrase, la voici : « Un événement inattendu a aUéré l'état des dioses fondé en Emnope par le dernier traité de Vienne» La république de Gracovie, État in»* dépendant et neutre, a été incorporée à l'empire d'Auiridié^ La France veut sinoèrament la respect de Vis^ dépendanse des Étala et le maialieo des engagements dMtauauna pliManoe ne peut ^'affranchir sans en a^ franchir en même temps les autres. En |Nratas(anl contre

celle violatidii des îmièi, nouvelie attemte à raotiqae nationalité polonaise» Voire Majesié a reiâpli un iiupé^ rieux deroir et répondu à la juste émotion d^ la coa^ science publique. »

J'ai examiné dans toute sota étendue la question de Gracovie pour en conclure c[ue l'Europe avait agi contre le droit et le texte des traités (i).

Ried de plus naturel donc qu'une protestation à la suite d'un érénement irrégulier» acte de violence et de force (c'est ainsi qu'il faut qualifier l'affaire de Gracovie)^ cette protestation était dans le sentiment national. Hais ceqfi'il y avait de grave dans l'adresse, c'était de poser en fait que toutes les puissances étaient désormais af-*franchies des conventions de Vienne; une telle affirma-* tion par un pouvoir sérieux eût porté le désordre dans nos relations à l'étrangeif» si l'Europe n'avait pas eu une confiance absolue dans la baute sagesse du roi. Les conv^tions de Vienne sont la base qui constitue le droit public pour les petits et les ^ands États* S'en af*franchir, c'est pousser au désordre.

Je conçois très4>ién qu'un pouvoilt ou un oorps politique menace dans des termes siguificatifs lorsqu'il veut faire la guerre : au parlement d'Angleterre» cela se fait ainsi. A côté de ces sortes de voaux, il but un vote de submleS et d'armées; l'action doit accompagner la

le» fMifimU VJEm^ von» dît $!#» r « L'raiooIlM absolue 4a ce» tnîtés om la gqerri^ géoérule» *

Si» «Il co«traîff6t V9ii» mto^riey votre gr«fi4efMMf-^ ehie de prînâpM inîMa en banoaoie avec la 4reît p«r> blie générait n vous ([K)iiprinEiiez avec énergie k« mm^ vaises pa^iops et lesmauvaîspropo«, alorBiout doi^cemenl. et par la forée des choses les traités de 1815 s*aiïaibliraîent et tomberaient en désuétiide; ils disparais traient aq point de vue des alliances, parce qa'alprs, rintérét de la ligue européenne n'éUot plus qu'accès»* soîre» dhaque puissance reviendrait à ses intérêts, h saa rivalités* L'Autriche ne tendrait plus la main à la Bu»sie, la Prusse a l'Autriche; les intérêts viendraient se glisAçr entre elles, comme cela se vit au congrès de Vienne* Tant que cela n'existe pas, la peur domine les cabinets, les entraîne, les pousse à ^m m^sijires q^n'Âiis n'auraient pa^ aocpo»plies si vo^s étiep: inoonrcbiques et si la révolution éMiit étoufTée chez yous.

Qu'arrivM-il avep tous ces débals de chauibres, ayae ces dissertations, ces proteslatioi^? C'^st qu'pn m »'ous tend h main qu'avec ioquiéUide, et la prewe eo es( dans l'bîsUoire des quinze der^ères années,. Un pafric^ preiod à u^ majorité, elle nejeUe les stipulalUoiis faites pour 1^ Pelgique» un peu plus tard M refuse de ratjto* lea conventions arrêtées pour le dro>t de visite, cpmpne si le respect de la foi prowse n'était pas Vi pnemi^e condition dM droit piublic* La iteili^, $>0^ \% m^(^w

qu'o» refuse è *n protocole gu q ^q^ stjpiiI^Uon de subsides; le lendemain, ce sont les traités de 1815 qu'oo attaque violemment. Dé8on»ai3 que voulez-vous qu'an de vos ambassadeurs puisse demander et obtenir à TétFanger» si à chaque session on met en doute ou Ton révoque la signature d'un traité.

Oui, les conventions de 1815 ne seront pas notre droit politique éternel. Dieu ne le permettra pas. Nous pourrons en sortir, comme M. de la Ferronnays l'avait essayé en 1829, lorsque, rassurant l'Europe par notre esprit monarchique, nous lui offrirons l'exemple d'un gouvernement fort, qui tiendra ce qu'il a promis et ratifiera ce qu'il a consenti ; alors une puissance pourra lui dire : « Voulez-vous m'aider dans tel système politique, prétez-moi votre concours en Grèce, en Asie, à Gonstantinople, et je vous donnerai une colonie, une province, je rétablirai vos frontières naturelles. » Mais, tant que la lutte sera établie sur le pied de la propagande, de la république, de la révolution, il ne sera plus question que d'une seule chose : nous réprimer tant qu'on pourra, renouveler le traité de Ghaumont, faire des emprunts, lever des hommes. On l'a éprouvé en 1839 et en 1840, quand on a voulu entraîner M. de Metternich à nos idées sur l'Orient.

Dans la diplomatie, il faut toute liberté au pouvoir dans ses plus larges limites, garantie à tous, sécurité pour les alliances, unité de principe; autrement ce n'est

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