‹ Histoire chirurgicale du siège de la citadelle d'AnversChapitre 8 sur 11 · V. BLESSURES DES PARTIES GÉNITALES · texte numérisé non relu

V. BLESSURES DES PARTIES GÉNITALES

Il n’y a rien à dire des contusions des testicules, et des orchites qui leur sont consécutives, ce serait sans le moindre intérêt.

Un soldat du 58e a eu , par un éclat de mitraille, une portion du scrotum totalement enlevée, dans l’étendue d’un pouce à peu près, sans lésion des testicules. La plaie, qui semblait faite par un instrument tranchant, s’est cicatrisée rapidement.

Chez De**'', du 61e , une portion du bord libre du prépuce a été aussi nettement coupée par un éclat de mitraille, qui avait fait une petite plaie contuse à la jambe.

Il est un phénomène notable, qui se rapporte aux blessures de la tête , mais qui doit nécessairement trouver place ici, c’est que, dans quelques cas de contusions ou de plaies contuses de la région occipitale, il est survenu, soit immédiatement, soit peu d’instans après, vers les parties génitales, des effets sympathiques, caractérisés par des érections douloureuses. J’ai eu deux fois surtout la certitude de ce fait , et quelques autres blessés m’ont dit avoir éprouvé la même sensation ; mais je regrette de n'avoir pu en constater toutes les nuances, savoir si les érections étaient toujours douloureuses, instantanées, durables ou récidivées, suivies ou non de désirs vénériens, proportionnées aux lésions de l’occiput, etc. C’est du reste un phénomène bien en rapport avec les observations de Gall; il y aurait d’intéressantes recherches à faire sur ce sujet.

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