‹ HIstoire Chromologiue Des VoyagesChapitre 10 sur 30 · II. o · texte numérisé non relu

II. o

tcmbre. Phîpps pense qu'il partit pôÀ son voj^age dans une saison très-avantageuse^ et que le temps lui (bt très-favorable , puis-» qu'il put recohnattre ^ à plusieurs reprises , la situation de ce mur de glace qui se pro- Ibïi^'sur plus de 20^ de longitude entre 80^ et.fti* 4e latitude y sans que sur toute eettë étendue il j ait la moindre ouverture (i)* n est néanmoins probable qu'il se passe peur dPaiinées durant lesquellès il ne a'ouyre'prû-^ sieurs passages dans le mur de glace qui s'étend ordinairement entre la c&té orien-> late du^Orpëniand K parité la plus sep^ tentrionale du Sptilzberg, et que par conséquent Tété pend^n.t lequel le capitaine.

Phipps entrepiit son voyage au noitâ' tà^ singulièrepaient défavorable. •

.(1) f^oyâge aur pôie àeréal j fait par ordre dn r«i. en I773.— jLoAdreft, i'7f4« i y»h «feecirlaiK et fi9iiir«s.Tradmt en IVaii(aîai. tm,. 177$} t vol.iM^v^WCttrles etligiireti' '

troupe rai t un passage au nord3 oudi^m^ ceraitjusgu'd un degré du j^iffU/— Dé-^

0fde(iooh:^CapÉimmê ' ^Tsckouts^is.-^Cap Mulgrape. — Cùp à^.'^^ort de ÇooL—Bfortê inMUde fiienbe pour pénétrer plus apqnt m ' ' lleterre.

'-it

Jjs pea 4^ succès du voyage de^PIi^ii^g^.

fil ins Mimenéo^^

tiord un passage navigable entre les océai^ Paei$i|iie«t Atlatiliqiie. Oa-icMiiteij^o^

le\SBqpttai&e Gook , qui avait faii deux lois le

tour du Mn<^<^fty fut piftn^ti|>^-n^|y||||||^^^ ^

celte expjéditioii. Oo s'écarla cette* Ahs da plan qu'on avait snWi -jusqu'alors pour les découvertes; et, au lieu de chercher à pas-

,;8er de l'Océan atlaatique dans le .grand Océan» on résolut de suivre uné marche

• toute bpposée» et d'essayer de passer du grasad Océan, daps TOcéaâ atlantique. Les deux vaisseaux armés pour cette eifcpéditioii

furent la Résolution et la Décomerte; le premier commandé, par Goox.» Tautre par le capitaine Glerke*

On a déjà vu que, par un acte du règne ' de George JI, i^ne récompense de 20^000 liv. sterling, avait été prémise à*tou^ bâtiment appartenant à un sujet du roi delà Grande^ Bretagne qui efTectuerait le passage; mais çét acte ne s'appliquait pas aux vaisseaux An roi; de plus , pour avoir droit à la récompense, il fallait découvrir le passage^ .par la baie d'IJudson. Onfità^cefté oceà^ion subir plusieurs modificatK)ns à cet acte , qui fut conçu de manière à étendre la récompense iûix vaisseauit du roi» et à la découvenle d'uvi passage quelconque par mer effectuée entre l6a.pcéans Atlautique et Paçifique* I^e méiae

acte accorda aussi une somme de Sooo livres sterling à tout vaisseau qui approcherait du pôle arctique jusqu'à la distance d'un degré.

' Le 12 juillet 1776, la Résolution partit de Plymouth , la DécouK>erte la rejoignit au cap de Bonne-Espérance. Après avoir fait

idifFéreules découvertes dans Thémisphère méridional ; dans la mer Pacifique et sur les

•côtes du nord de l'Asie et de l'Amérique, découvertes qui sont connues de toute l'Europe, les .deux vaisseaux entrèrent dans le détroit de Behring le 9 août 1 779 , et mouil^» lèrent près d'une pointe à laquelle Cook donna le nom de cap du Prince de Galles, Il reconnut ensuite que c'était l'extrémité occidentale du continent del'Amérique. Elle ei5l située par 65*» 46' de latitude nord , et 19*» 4^' de longitude. Il vit, sur cette partie de la côte , quelques élévations qui semblaient être des cabanes , et crut aussi apercevoir des habitans.

1 De là, Cook fit route à l'ouest, et entra dans une baie située sur la côte orientale de l'Asie, et à l'entrée de laquelle il y avait un

Tilla^e et quelques habitans. En débarquant on les vil, au nombre de trente ou quarante, ranges sur une éminence , et armés de lances, d'arcs et de flèches. On s'approcha d'eux ; alors il y en eut trois qui descendirent sur le rivage, otèrent leurs bonnets et firent de profonds saints : on sut qu^ils s'appelaient Tschoutskis. Use fit un échange de présens. Cook reçut deux peaux de renard et deux dents de morse. Ces hommes montraient néanmoins delà crainte et de la défiance, se tenant toujours en .posture de faire usajre de leurs lances. Us échanofèrent leurs flèches contre des bagatelles ; mais rien ne put les engager à céder une lance ou un arc. Toutes leurs armes étaient faites avec beaucoup d'adresse, et leurs carquois étaient surtout fort beaux. Us étaientdepeau ronge, couverts de jolies broderies et d'autres ornemens. Les Tschoutskis différaient entièrement, par les traits et la taille, des habitans de la côte nord-ouest de ^Amérique, ceuxci étant très-petits, ayant la figure ronde et la pommette des joues extrêmement saillante, tandis que les Tschoutskis ont la

Digitizc

«gare ovale, sont forts et bien faits. H»

avaient les oreilles percées ; plusieurs y portaient des pendansen grains de verre; mais aucun n'avait la bouche percée , -comme les Américains, pour y admettre des ornemens.

Ils avaient un grand nombre de chiens qu'ils employaient sans doute pour Urer leurs, traîneaux , car on vit quelques-unes de ces Toitures dans une hutte; mais Gook présuma que ces animaux servaient aussi à la nourriture des Tlchoutskis , parce qu'il y . en avait plusij;urs étendus qui avaient été tues le

malin même.

De cette baie, Cook se dirigea au nordest, et il rencontra de nouveau la côte occidentale de l'Amérique. La largeur du dé- • troit, dans la parUe la plus étroite, était • d'environ quatorze lieues. Il aperçut, au nord du cap du Prince de Galles, un autre cap par 67» 4^' de latitude et 194» 5i' de longitude. Il le nomma cap Mulgrave. Il n'y°avait point de glace le long de la côte, mais elle paraissait entièrement dépourvue

de bois. . , i-, i,

. Le 1 7 août , par 70» 4? ' de latitude . Cook

sè trouva arrêté par la glacé qui s'étendait de l'est-quart-est nord à Touesl-quart-sudï)uesl et à travers laquelle il était impossible de se frajer un passage; la glace était aussi

• solide qu'un mur, et avait au moins dix à douze pieds de hauteur; au nord, elle paraissait être encore beaucoup plus haute. Le temps s'étant éclaîrci, il reconnut que Tex-

• trémité de la terre à Test, ou l'Amérique, formait une pointe que la glace cernait de tous côtés; il la nomma, pour cette raison, Icj'Capc {le cap Glacé)', elle était située par 70° 2^' de latitude et igS** 20' de longitude. , • *

Comme les glaces semblaient dériver vers 'les bâtimens, qui auraient pu se trouver pris entre elle et la côte américaine, Gook f ira de bord au sud jusqu'à ce qu'il eût retrouvé la mer libre , et ensuite fit roule au nord ; il trouva , de ce cùté-là, la glace moins compacte; elle était couverte de troupeaux de morses; on en tua plusieurs, et on en trouva la chair assez bonne. Le temps deveïïant brumeux, Cook jugea qu'il était prudent de retourner au sud; et le 21 étant

■ ■ ■ ' ( ) par 69* 52 ' de lalilude, il vit, à peu de distance, la grande masse de glace; ainsi elle couvrait alors une partie de la mer qui, quelques jours auparavant, était encore libre, et elle s'étendait plus loin au sud que lorsqu'il Tavait vue la première fois; mais il ne présuma pas qu'aucune, partie fût fixe, et regarda, au contraire, la masse entièrecomme mobile.

^ Il se dirigea vers la côte d'Amérique qui s'étendait du sud-ouest à l'est et dont Ja partie la plus proche était à quatre ou ckiq lieues de distance. Il nomma cap Lisburne l'extrémité méridionale située par 68<* 5' de latitude et de longitude. Voyant

qu'il ne pouvait avancer au nord en rangeant la côte de près à cause de la glace , il s'en éloigna, l^n allant a l'ouest, il trouva que la profbndeur de la mer augmenta graduellement jusqu'à vingt - huit brasses , et ne fui jamais plus considérable. Le 26, il Tit dç nouveau la masse de glace qui*paraissait être épaisse et* compacte, et s'étendait du nord-ouest à resl-quaçt-nord-est. La la-

tituJe était alorç ^\ 36^ et la loçgLlmW

Le 27 , se trouvant tout contre cette masse de glace, Gook se mit dans une cbalQupn pour Texaminer. Elle consistait ep glaçoilèi détachés , si rapprochés les uns des autres»

i]ue la chaloupe pouvait à peipe pa&ser «^p .trajets, lia glfice était pure et .traaspareDtei à Texception de la surface qui étoit uo peu poreus.e ; elle paraissait composée de nçige gelée, et a'élre formée eulièrenenl ep.mffi.

Ll|g glaçons avaiènt depuis douze et quinze pieds jusqu'à cent vingt à cent trente pieda d'éteodue v tps plus gi^s 9;eBibli|ie&t . s^Hl** foncer de trente pieds et plus sous la sur* face de leau. Cook ne regarda pas eQmini^ probable que tant de glaçepàt V^tre foniiéi| dans le cours de lliiveD précédent ^ et jugelF aussi qu'il n'était pas possible que le reste de l'été v2nt à bout de détrâire la dù^f^.

. partiè de ce fqui subsistait encore* de la, ipasse. }l que le soleil coQtribue^ès^ peu ^1 Jfe4jMB^ ces «masses énonn^i^

mai» ^^Sè lé^v^ aa^^pjutot les vagues. soâ->

'levées par le vent les détruisent en les froissant lune contre l autre, et en balayant les parties qui sont exposées à la houle. Davis avait eu la mêaie idée près de deux cents

ans auparavant.

Le 29, les vaisseaux eurent.connaissance

*du continent de l'Asie; les terres, comme

• à la côte de TAniérique, étaient basses au bord de la mer et s élevaient en amphithéâtre. Elles étaient dépourvues de bois ; on n'j voyait pas de neige. Cook donna le nom de cape North (cap septentrional) à une pointe escarpée et rocailleuse, située par GS'^ 56' de latitude , et 180^ 5i ' de longitude. Ne découvrant pas de terre au nord

;dece cap, il en conclut que la côte, dans cet endroit , commençait à courir à Touest.

' La saison était alors si avancée , et le temps où commencent ordinairement . les gelées si

• proche, que Cook ne crut pas qu'il fut pru- -dent de faire cette année aucune autre tentative pour trouver un passage dans TAllaalique avec aussi peu d'espoir de succès. En'

• conséquence, le 3o août, il retourna au sud, côtoyant l'Asie depuis le cap Serdze

^Kamen de Moller^ ainsi appelé, parce qQ*iI

est surmonté d*un jrocher en Torme de cœur, doubla le cap oriental ^ passa devant Teotrée de la baie de Saint-Laurent et le Tschon*' kotskoi-Noss ou cap Tschoutski, d'où il ^agna la baie de Norton, sur la côte de rAnjiérique , et enfin Jes îles 3andwicb , ok ce célèbre n a vigatear' perdit la vie.

Le capitaine Clerke devint alors le commatfdant de l'expédition , et le lieutenant Gore prit le comnaandement de la Décou-^

. verte. Le i5 mars 1779 > ^ quittèrent les.

Ues Sandwich , et se dirigj»rent au nord par le Kamtschalka, pour poursuivre la décou— Terre d'un passage dans TOcéa^ atlantique.

Le 5 juillet > . ils eurent eonuaissande du Tschoukotskoi-Noss; et, le 6, ils virent le

. cap Oriental couvert de neige et entouré de ^laoé. Le même soir , à dix heures , ils virent en même temps le tocber remarquable qui ■ s'élève en pointe près du cap du Prince de Galles, sur la câtede rAmëriqiîe'y et léeisp Oriental, sur celle de TAsîe , ainsi que les deux lies de Saiot-Diomède au milieu. Le

lendemain ib rencpntrèrent upe' masse

énorme de glace , qui paraît leur avoir faîk présager une issue malheureuse pour leur voyage : elle présentait une surface solide et compacte, et paraissait tenir à la côte d'Amérique.

Le 8 juillet , les bâtimens étant par 69° 21'. de longitude , et 192® 42' de longitude ouest, tout près des glaces , le temps fut excessivement froid : il tomba beaucoup de ûeige. Le thermomètre de Fahrenheit était , dans la nuit , à 28® (-1^78 R.); et, à midi, à 3o' (-0,89). Ayant côtoyé la glace pendant quarante lieues, dans la direction de louest, sans voir aucune ouverture , et sans qu'au-delà, au nord, la mer parût libre, Clerke résolut de retourner au sud , et d'examiner la baie de Saint-Laurent, jusqu'à ce que la saison fût plus avancée. Il trouva cependant tant de glaces au sud, tandis que la mer semblait libre du coté du nord, qu'il fit aussitôt route dans cette direction. Mais , le 1 3, il se trouva arrêté par une plaine déglace solide, dont on ne pouvait voir la fin du haut du grand mât. La latitude était 69® 57'. Les vaisseaux se trouvaient alors à

peu près à mi-canal entre les deux continens; la glace s eteodait de resl--Dord-eftàl oqas»*

sud-ouest. ' • lies bàtimens se dirigèrent vers la côte de l'Amérique , le long de la plaipe de g^oe| et , le 18 , étaient par 70* «'S'- dé htilode » ei ig4° 54' de longilude. Le lendemaiD, ils Se troavèrenf si complétexnèlit cefnés par d'énormes glaçons, qu'il ne restait qo'uM .

seule ouverture au sud, par laquelle ilssor^ tireut. Ce fui le point le plus éloigné auquel ils parvinreiït , étant alors par 70* 55' de latitude , c'est-à-dire cinq lieues au-de$sous du pc^nt où: le capitaine Copk était arrivé l^tinée précédeffte. Tje di i ils virent la côte, de l'Aniérique à la distance de huit ou dix lieue8>et firept route de ce côté; mais ils furent de nouveau arrêtés par la glace, et .

obligés d'aller à Touest. « Ainsi, remarque le capitainé.King» auteur de la relation de ce voyage, une plaine de gliaee solide et^ compacte rendant inutiles tous les efforts^ que fous pouvions faire pour nouS' appro^ cKer de la terre à laquelle elle paraissail attachée , il fallut dir^ un dernier adieu à

Féspoir de trouver un passage au nord-est pour relourner en Angleterre. »

Les vaisseaux firent ensuite route à Test; le 27, ils virent le continent de l'Asie, et,^ au-delà , de grandes plaines de glace, hdi Découverte avait essuyé de telles avaries, qu'il fallait au moins trois semaines pour la radouber, ce qui forçait d aller relâcher dans quelque port. On ne pouvait avancer vers le nord ; des masses de glaces qui entouraient les deux continens les rendaient inabordables. Les deux capitaines jugèrent en conséquence qu'il était inutile de faire de nouvelles tentatives pour trouver un passage; ils résolurent de ne pas perdre plus de temps à une recherche qui, dans Topinion de Clerke, n'aboutirait à rien, et de faire route pour la baie d'Awatska, afia d'j réparer leurs avariçs.

« Je ne chercherai pas, dit King , à cacher la joie qui brilla sur toutes les figures, dès que la résolution du. capitaine Clerke fut annoncée à l'équipage. Nous étions tous fatigués d'une navigation remplie de dangers, et dans laquelle la plus grande persévérance

ti*avaît pas été récompensée par la moindre probabilité de succès^ Nous tourûâiiie& donc les jeaa yer» notre patrie> après une almnce de trois ans, avec un plaisir et une salisfactionqui, malgré ït vojage ennuyeux. c|iie BOUS avions encore & faire» et k distance immense qui nous restait à parcourir^ étaient aussi vifs et aussi complets que si nous eus-» sions^fiéjà été en yne de Landa^nd.

Digitizcd by C

CHAPITRÉ Vn. ,

RICHARD PICKERSGILL. 1776.

Motifs du voyage, — Jnse des Mosquites.

— Glaces du Groenland, — Voyage sans

, ■■ \résultaK

ouR faciliter le succès de lexpédition de Cook, dans le cas où il pénétrerait jusqu'à la baie de BafFin , le lieutenant Pickerso-ill reçut Tordre daller dans le détroit de Davis sur le Lion , brig de guerue pour protéger les Anglais occupés à la pêche de la baleine, ensuite remonter le détroit jusqu'à la baie de Baffin et en reconnaître les côtes. Il lui était recommandé de la quitter à temps pour assurer son retour en Angleterre avant la fin de Tannée, et d'employer Lane, son second, à examiner le pays, à dresser des cartes, et à lever des vues' des différentes baies, havres, etc.: enfin lu 10 '

i faire toutes les observations qui pouvaient' être utiles à la géographie el à la navigartion (i). n n'entrait, pas dans les instructions de Hckersgill de tenter le passage. Le bal 4a TOjag#i eo renvoyant dans la baie de Baffin , était uniquement d'obtenir les wiseignemens qui pouvaient être utiles aux Vaisseaux qu'on se. proposait d'envoyer ^ Fajinée suivante à la recherche du capitaine Cook, vers l'époque où l'on pouvait supposer qu'il approcherait de la côte, orientale de TAmétique , si fiôn entrcjirise éuit couronnée de succès. • ■ ■ Le a$ mai 1776 > Pickersgill partit de Deptfordrledg juin, il jeta la sonde sur.

un banc, à trois cent vingt ou trois cent trente brasses de profondeur, par de latitude nord , et 24« de longitude ouest. Il supposa que c'étaient les restes de rtte Buss , vue par un des vaisseaux de la flotte de Frobisher; le 7 juiUçt» il eut cônpaissance du cap ïarcweli, près duquel il «e trouva arrêté le lendemain > au milieu d'une plaine.de glace.

(i) Instructiond manuscrites ^ i4 nui 1776.

On y voyait plusieurs îles de glaces , sur ^'une desquelles il y avait de la terre épaisse de plusieurs pieds, et des quartiers de rochers dont chacun paraissait peser plusieurs quiotaux. De ses flancs coulaient des ruisseaux d*eau douce. Cette masse se diri<yeait au sud : la mer étant parfaitement unie au milieu des glaces, fournit à Pickersgill l'occasion de faire plusieurs observations. La . variation de Faiguille magnétique était de 41° 5i' à l'ouest, et l'inclinaison de jcf 3o'; la latitude 60** 1' nord, et la longitude, par observation du soleil et de la lune, Ifi^ 56' ouest; d'après ces observations, et la distance à laquelle il se trouvait du cap Fare- ^ell, il place ce promontoire, par 69° 32' de latitude nord, et 44** 10' de longitude à • Touest de Greenwich.

- Pickersgill, eu faisant route au nord, paraît avoir côtoyé Je rivage d'aussi près que la glace el les rochers le permettaient. Le i5, il aperçut les étonnantes glaces du Groenland. « C'est, dit-il, une plaine de glace solide, d'une hauteur prodigieuse qui traverse le prétendu détroit de Frobisher,

lO*.

fpi est aussi élevée que les montagnes; elle présente l'aspect le plus pittoresque que ron . puisse s'imaginer, quoique le reflet De soit pas aussi brillant que j'aurais élé tenté de le supposer d'après la description qu'on eo a faite. » - Vn/:;*^

- Continuant toujours à côtoyer le rivage à quatre lieues de distance, au milieu des rochers, des îles, des bancs de sable et de la glace, Pickersgill mouilla dans un endroit qu'il nomma VAnse des MosquiteSy à cause du grand nombre de ces insectes;

. il suppose qu'ils proviennent des étangs que l'eau de neige forme au milieu des rochers; Cette anse est par 6^** 56^ 20^^ nord , et 5io 53' 3o^ de longitude ouest ; l'inclir naison de l'aiguille était de 8i« 32' 5o'^, et la variation 5o^ 3o' ouest. Pickersgiil

•communiqua en cet endroit avec les habitans du pays qu'il décrit comme polis , honnêtes, mais défians.

• En continuant à faire roule au nord, Pickersgill trouva la mer ouverte jusqu'à la hauteur du cap God's Mercj, de Davis ; il y vit une immense plaine de glace , le long

de laquelle il navigua pendant plus de cinquante milles. Le 5 août, étant par 65® ôy' de latitude, il s'aperçut qu'il n'avait pas suivi, dans la navigation du déltoit de Davis la marclie qui convenait. Il n'avait jusqu'alors jamais lait plus de douze milles par jour, parce qu'il avait rangé la terre de trop près. Ce jour-là, au contraire, il marcha beaucoup plus vite , parce qu^il voguait au milieu du détroit.

II fit ce jour-là soixante-dix-sept milles, et atteignit 66"^ 65' de latitude. — Mais bientôt le grand nombre d'îles de glace qu'il apercevait à mesure qu'il avançait, l'impétuosité du vent, une forte houle qui venait du sud, les nuits qui devenaient obscures de très-bonne heure, la saison qui s'avançait, les maladies qui se déclarèrent parmi l'équipage; enfin, le manque de tout ce qui était nécessaire pour hiverner, si l'on était surpris par la glace , firent penser à Pickersgill qu'il était urgent de songer au retour.

Il alla cependant jusqu'à 6S^ lo', et alors fit roule au sud; mais il continua à naviguer le long de la cote, au milieu des rochers,

(iSo) •

des îles et des plaines de^ glac.es» de sort^ qu'il n'arriva au cap Faiewell que le i4 août* Le 4 septembre, il entra dans le havre de Pprcupine^^ur la côte du Labrador. U j resta jusqu'au 97». puis revint èn Angleterre. On fut .trè»-inëcontentde sa conduite y et le commandeinent du Lion lut donné à ua autre officier.

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