CHAPITRE vm
Sécheresse de la relaiion.de ce voyage*
Lb Lion fiU équipé dé nouveau, et mis sous le commandement du lieutenant WAi<TBft TouiiG. Il partit do Nore le mars 1777»
et doubla le cap Fareweii le 3 juin. Pendant {plusieurs jooi» le temps fut oragéux« il tomba beaucoup de neige et de grêle; la mer était couverte de glaces flottantes. Enfin , le 28 mai^ Young entra dans le havrede lichtenfels. Le 24 > il leva Tancre et fit rbute au nord, au milieu de places énormes. Le froid était si excessif , que les voiles ^ les cordages et les agrès n'étaient qu^une masse de glace. L'île de Disco était alors en vue.
Dans cet endroit > la glace semblait se divi* sèr en deux plaines immenses, laissant au ^;nilieu un canal ouvert^ large de huit à dix
milles , et dans leqliel on vojail un grand nombre dalles deiglaGes^ottanles.
Le 38 juin , on eut connaissance des Jles des Femmes, fBvj 2"^ i^' de latitude au nord; la plaine de glace de Test se rapprqphâit graduellement de celle de l'ouest, elle canal devint si étroit , que Yoiing jugea prudent de ^rer de bord , et de fiiire route au sud. Il ne trouva pas de fond à cent brasses. Les lies de glace& flot tan tes étaientimmenses et innombrables; il. tomba. beaucoup dé neige. Le ihermwnètre était à 5o^(ojBg) et à 52« (o) ; le I o, il monta à 38^ (a«^6) et à {S^fii). On-^it ploiBimrsbâtinràispécdièars Ter8*7i? 16' de htiludè. Le temps devint alors très-beau ; le thermomètre était à 4o*^ (39^5) et à45^ (4''f 8&) » une cbaine de gm* des Iles s'étend» t depuis la côte jusqu'à la plaiae de glace à l'ouest, sans qu'il y eut plus J^m quart de miUe entre chacune d'elles.
. Le beau, temps ^ pendant lequel le tbermalmètre mpnta souvent à 44 et 45^» ci une fins à dura fusqu'à la fia de juin. LeZiois était , à cette épqqUe, redescendu à 65^ 5o ' ;
le 4 juillet, il était entièrement sorti du détroit, et à Tonest du cap Farewell; le 26 aoiit , il arriva dans la Tamise (i).
Par ses instructions, Young était chargé de se diriger vers la baie de Baffin, de faire son possible pour en reconnnître les côtes occidentales, et pour découvrir s*il s'y trouvait quelques rivières considérables qui rendissent probable Texistence d*un passage dans la mer Pacilique , et, dans ce cas , de tenter ce passage (2); mais il-paraît que Young ne se conforma sons aucun rapport à ces instructions , et qu'il n'essaya même pas d'entrer dans la baie de Baffin.
.Une circonstance de ce voyage mérite d'être remarquée, par le contraste qu'elle présente avec celui dé Pickersgill. En évitant les îles et les bas-fonds qui bordent la côte occidentale du Groenland , Young arriva dès le 8 juin à 720 4^' de latitude nord ; tandis que, le 5 août, Pickersgill n'était encore qu'à 6S^ 10'.
(1) Journal manuscrit du lieutenant Young.
(3) Instructions miinuscrites.
« Il était naturel d'espérer, dit le docteur Douglas, que l'uaou l'autre de ces voy^es dn LioUf sioon' tous le& deux » auraiêot fourni quelque observation ou quelque découverte qui aurait pu nous éclairer sur la pofisihiUté de trouver un passage .de ce côté de l'Amérique. Mais, malheureusement^ Texécutioa ue répondit pas à Tattecte que Ton avait conçue. Pkkersgill , qui avait ac«, quis beaucoup d'expérience en servant sovs le capitaine Cook, mérita des reproches »
et en reçut pour sa conduite dans le commandement qcii lui fut confié ; et les talens d' Young , eomme on le vit par la suite (i) , étaient plus propres à contribuer à la gloire d'une victoire ^ coname commandant dVn vaisseau de guerre , qu'à Enrichir Jà géographie de nouvelles découvertes »en affrontant des montagnes dé glace et en examinant des côtes inconnues (2). »
(1) Il môiirat dans les Indes œcideiitates , étsot q^pitaîne du Sandwich , portant le pavillon de tir George Rodn«^,en mai 1781.
(2) lutroducliou au deruier voyage de Cook.
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