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fendre les intérêts. Cependant les fails qu^il «pprit de ce capitaine le confirmèrent dans sa première opinion , et ne lui laissèrent, plus le moindre doute sur Texistence d'un passage conduisant dans la mer Pacifique.
Appujé sur ces faiïs, il décida les lords de 1 amirauté à employer un bâtiment de 1 état à un- voyage de découvertes , et à en donner le commandement au capitaine Middlelon.
La bombarde la Fournaise, et la pinque la Découverte , commandée par Guillaume Moor, furent mises sous ses ordres.
, Middlelon quitta l'Angleterre en 17^1, let passa l'hiver dans la rivière de Churchill , par 58<> 56' de latitude, où il fut retenu* Ion ne sait pourquoi, jusqu'au i.*»^ juillet 1742. En sortant de cette rivière / il suivit la côte au nord, et, le 4/ il vit Crooh Coùham y qui était encore couvert do neiges. Le 10, il était par 65° 5i' de latitude, et 88° 54' de longitude ouest. Le Welcome avait dans cet endroit onze à douze lieues de largeur, et était rempli de glaces flottantes, dont la parlie supérieure fournissait de l'eau fraîche pour l'usage de l'équipage.
Gontinuant à myiguet au milieu de la glace, Middieton aperçut > au nord du cap
Dobbs^ un autre promontoire sur le cùlé nord-ouest du Welcome, par les 65^ 12^ de latitude et 86^ 6^ de longitude ouest; au-delà était une belle entrée, ou rivière, large de sept à huit milles, et se prolongeant à quatre à cinq lieues. Les vaisseaux- entrereiit dans cette ouverture pour se mettre à l'abri des glaçons^ jusqu'à ce qu'ils se fussent dispersés dans le Welcoiiie. L'entrée de cette rivière, qui estle Wager^ se trouve par 65^ ^3' de latitude. La glace entrait e4 sortait ayéc la marée; mais les bâtimens trou-* vèrent un bon mouillage sur la côte septen* trionale, à l'abri des glaçons, dans une anse qui fut appeléei'oiw Samage.
Le i5, Middieton envoya une chaloupé ;avec un lieutenant et neuf hommes bien armés, pour examiner la rivière. Ils re- Tinrent , le 17, après avoir été aussi loin que la glace le permettait. Les bâtimens descendirent la rivière le 31, et le capitaine, en montant sur une éminence, à quelques milles au-dessus de l'entrée , vit que le
Welcome ét^t eocpre, csiilièif ment, couw^de lg]skee. pix^ n^ en re*
itodttÉIf là lisière, on remarqua un grand nombre de baleines âoires et d autres pois-^ soDS, tan dû^<qQ^^> plus iMtf,^i»i^^€«ii^^ ^ici& Jeii'jbAéiiiieos étaient à Tanêre , ils n^n avaient jamais vu. Cette circonstance fil espérer qu'il j avait une a«ilr«a oaferture qnè c^lk ^ kqueHe ib éftrinaii8iiivé& lieutenant et le maître furent chargés d'allé examiner toutes les anses sur la cota septc^ntriçpale du Wager* Us revinrent le. preinSntût , après quatre jours d'absence , et rapportèrent qullsavaient vu grand nombre de^tol^nes noires; qu'ils avaient examiné toutes les ouvertures qu'ils avaient vues , et qu'ils avaient constamment trouvé que leflux venait de l'èsl» o^ t è .dif^ léutrait dans l^nMtonchttvé dn Wager, ce qui fit évanouir tout espoir de trouver d'autre i^ue^que, celle par laquelle on élaitc<#ii|j|^^H^, '^Sii ^ 1*4 aoùt/l«s1)itîméiiNK)rtîrent de la rivière, étant par 65° 58^ de latitude. et 87® 7^>Ap loajjp^^ 4sntrèrènt da^
WHèà^!l^^9*àS(^ située au nord-est du
Wager, qui avait treize lieues de largeur»
Le lendemain ils étaient par 66° i4' de latitude , et ^6° 28' de longitude ouest, endroit où celte ouverture se rétrécissait, et n'avait plus que huU à neuf pieds de largeur. Quoique le flux vînt de lest, la vue d'un beau cap ou promontoire et la direction de la cote causèrent la plus grande joie parmi tout 1 équipage , qui se persuadait que ce cap était la pointe nord-est de TAmérique.
Middltton lui donna , par cette raison , le nom de cap fiope ( Espoir ).
Lie lendemain , lorsque le brouillard se fcrl dissipé, il reconnut que la terre se prolons-etiit au nord-ouest, et formait une baie profonde. Il navigua vers le fond de cette baie, et vit qu'il ne pouvait pas avancer au-delà de six à huit railles; il essaya de profiter du moment de la marée , mais il trouva que ce n'était qu'une eau dormante, et il en conclut qu'il devait avoir passé l'ouverture par laquelle le flux entrait dans cet endroit. Middleton parle d'une manière fort peu intelligible d'un détroit glacé qu'il y avait à lest ; il dit que, le 8, à dix heures
Diqitized b\
du malîn,ilalla à terre, accompagné du canonnier, du charpentier et de son écrivain, pour voir s'il pourrait découvrir par où le flux venait dans cette baie ou détroit. Il décrit Tentrée du détroit glacé, comme situé • entre des îles sur la côte orientale. H fit, ajoute-t-il, environ quinze milles pour monter sur la plus haute montagne qui commandait le détroit , et vit le passage par lequel le flux arrivait. La partie la plus étroite de ce détroit, dit-il, a de quatre à cinq lieues de largeur; il y a des endroits où il en a jusqu'à sept; il a seize à dix-huit lieues de longueur, et il est rempli d'îles de diflërentes grandeurs. A louest, il était couvert de glaces, non pas détachées , mais tenant fortement aux différentes îles et aux rochers.
. N'ayant aucun espoir dans cette direction , Middleton , de lavis de tout lequipage , ré-solut d'examiner l'autre rive du Welcome; depuis le cap Dobbs jusqu'à Brook-Cobham,pour savoir s'il y avait une ouverture de ce côté , puis retourner en Angleterre.
En conséquence, le 9 août, il fit route au sudj et, le i5 , après avoir renouvelé s<ip
eau à Broolc-Cobhani , il se dirigea vers l'Angleterre. Dobbs, en le voyant, parut d'abord persuadé qu'il avait fait tout ce qui était en son pouvoir, et qu'il n'y avait point de passage praticable par le Welcome; mais quelque temps après, Dobbs , étant en Irlande, reçut une lettre anonyme dans laquelle on lui marquait que le détroit glacé était une fable, de même que tout ce que Middieton avait écrit sur cette partie du voyage. Cette leltre écrite, comme on le découvrit plus tard, par le chirurgien et par l'écrivain , éveilla des soupçons dans l'esprit de Dobbs; il commença à douter que Middieton eût fait son devoir. En approfondissant ce mystère, ses doutes se changèrent à ses yeux en certitudes ; il finit par Fàccuser de trahison envers le gouvernement, et d'avoir accepté une somme de 5,000 livres sterling que la compagnie de Ja baie d'Hudson lui avait o/Ferte pour qu'il ne fît pas de découverles. Middieton nie formellement d'avoir rien reçu; mais il n'a pas l'air de disconvenir qu'il n'ait dit à quel- «ques membres de la compagnie, avant de
quitter l'Angleterre , qu'il découvrirait le passage, nord-ouest, et que cependant aucun de ceux qui raccompagneraient^ n en seraient plus savans pour cela.
La dispute s'échauffa dé plus en plus; quelques officiers de Middleton prirent parti contre lui, jurant qu'il avoit altéré les faits, que son exposé était faux, et qu'il avait cherché à les séduire pour qu'ils cachassent la vérité. Ce ne fut pas tout ; Dobbs l'accusa encore non seulement d'avoir examiné légèrement les endroits les plus importansde la côte, et la direction îînsi que la hauteurdela marée, du coté où, d'après toutes les observations faites antérieurement, il étoit le plus probable qu'il trouverait un passage, mais encore d'avoir évité la côte , ou de ne s'en être approché que pendant la nuit; d'avoir donné de faux renseignemens sur le cours des marées, et d'avoir imaginé un détroit couvert de glaces, afin d'y amener une marée, à l'appui des faussetés qu'il avait inscrites dans son journal , afin de conclure de là qu'il n'existe point de passage, etc. (i).
(i) Descrlplion des pays conligus à la baie d'Hudsoii ; par Arthur Dobbs.
Il ajoute « que loiite la conduite de Midn dletou, depuis son départ poiu* Churchill jusqu^à son retour en Angleterre, et même depuis son retour, prouve jusqu'à l'évidence qu'il voulait favoriser les intérêts de la compagnie aux dépens de ceux du public, et qu'il avait tout disposé de manière à rendre ce voyage inutile, et à empêcher d'autres navigateurs d'en entreprendre un semblable à l'avenir, afin de s'assurer la faveur de la compagnie, et la récompense qu'elle lui avait promise avant qu'il commençât ce vojage, »(i).
Les lords de l'amirauté sommèrent le capitaine Middlelon de répondre aux diflPérens points de l'accusalion dirigée contre lui parDobbs;*il le fît en entrant dans de grands détails.; mais il paraît que l'amirauté ne fut pas satisfaite de ses explications, ou du juorns qu'elle ne donna pas à sa conduite l'approbation que Mid dicton avait vivement sollicitée. On peut, au contraire, présumer qu'elle le crut coupable, et qu'elle partagea l'opinion de Dobbs sur l'existence très-pro-
(i) Description des pays coutigus à la haie d'Hudsou, par Arthur DoLJjs»
bable d'un passage au nord ouest, que Middlelon n avait pas su ou n'avait pas voulu découvrir; en efFet, dans Tannée qui suivit le retour de Middlelon, le parlement rendit un acte, par lequel une récompense de vingt inille livres sterling fut pronùse à celui ou à ceux des sujets de la Grande-Bretagne qui découvriraient un passage au nord-ouest par le détroit d'Hudson, dans l'Océan à Touest, et au nord de l'Amérique : « découverte qui serait, esl-il dit dans le préambule , d'un grand avantage au commerce de ce royaume. >*