‹ Histoire chronologique des voyages vers le pôle arctique [microforme]Chapitre 10 sur 43 · IS · texte numérisé non relu

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eau à Brook-Cobham, il se dirigea vers l'Angleterre: Dobbs, enle voyant, “parut d'abord persuadé qu ‘ilavait fait tout ce qui étaiten son pouvoir’; et qu'il n’y avait point de ‘passage praticable par le Welcome ; mais quelque temps après, Dobbs , étant en Irlande, recut une lettre anonyme dans laquelle on lui marquait que le détroit glacé était-une: fable , de même que tout, ce que Middleton avait écrit sur cette partie du voyage. Cette leitre écrite, comme on le découvrit plus tard, par le chirurgien et par l'écrivain, éveiila des soupçons dans

Fesprit ide Dobbs; il commença à douter

que Middleton eût fait son devoir. En approfondissant ce mystère, ses doutes se chan- ‘gèrent à ses yeux en certitudes ; il finit par l’accuser de trahison envers le gouvernement, et d'avoir accepté une somme de 5,000 livres sterling que la compagnie de la baie d'Hudson lui avait offerte pour qu'il ne fit pas de découvertes. Middleton nie formellement d’avoir rien reçu; mais il n’a pas l'air dé disconvenir qu’il n’ait dit à quelques membres de la compagnie, avant de

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(89) quitier l'Angleterre, qu'il découvrirait le passage nord-ouest, et que cependant aucun de ceux: qui l’accompagneraient n’en seraient plus savans pour cela. :

La dispute s’échauffa de plus en sois .

quelques officiers de Middlejon prirent parti contre. lui, jurant qu’il avoit altéré :es faits, que son exposé était faux, et ‘qu'il avait cherché à les séduire pour qu'ils cachassent la vérité. Ce ne fut pas tout; Dobbs laccusa encore non seulement d’avoir examiné légèrement les endroits les plus impor tans de la côte, et la direction ainsi quela hauteur de la marée, du côté où, d’après toutes les observations faites antérieurement, il étoit le plus probable qu’il trouverait un passage, mais encore d’avoir évité la côte; ou de ne s’en être approché que pendant la nuit; d’avoir donné de faux renseignemens sur le

, Cours des marées, et d’avoir imaginé un

détroit couvert de glaces, afin d'y amener une marée, à l'appui des faussetés qu'il avait inscrites dans son journal, afin de conclure de là qu'il n’existe point de passage, etc. (1).

(1) Description des pays contigus à la baie d'Hudson, par Arthur Dobbs.

Il'ajoute « que toute la coriduite de Middleton, depuis son départ pour Churchill jusqu’à son retour en Angleterre, et même depuis son retour, prouve jusqu’à l'évidence qu’il voulait favoriser les intérêts de la compagnie aux dépens de ceux du public, etqu'il avait tout disposé demanière à rendre ce voyage inutile, et à empêcher d’autres navigateurs d'ea entreprendre un semblable.

à l'avenir, afa de s'assurer la faveur de la compagnie, et la récompense qu’elle lui avait promise avant qu'il commençât ce voyage. » (1).

Les lords de l’amirauté sommèrent le capitaine Middleton de répondre aux différens. points de l’accusation dirigée conire lui par Dobbs ; il le fit en entrant dans de grands détails; mais il paraît que l’amirauté ne fut pas satisfaite de ses explications du moins qu’elle ne donna pas à sa co.…muite l'approbation que Middleton avait vivement sollicitée. On peut, au contraire, présumer qu’elle le crut coupable ,.et qu’elle partagea l'opinion de Dobbs sur l'existence très-pro-

(1) Description des pays contigus à la baie d'Hudson, pur Arthur Dobbs.

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bable d’un passage au nord-ouest, que Middleton n’avait pas su-ou n'avait pas voulu découvrir; en effet, dans l’année qui suivit le retour de Middleton, le parlement rendit un acte, par lequel une récompense de vingt mille livres sterling fut promise à celui on à ceux des sujets de la Grande - Bretagne qui découvriraient un passage au nOmF ONE par le détroit d'Hudson, dans l'Océan à l'ouest, et au nord de l’Amérique : « découverte qui serait, est-il dit dans le préambule, d’un grand avantage au commerce de ce royaume. »

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